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MÉPHISTO, MARGUERITE, FAUST

Ah! c'est le châtiment !

DANSE GÉNÉRALE Dansez, tournez, dans ce bal infernal, C'est Méphisto qui donne le signal.

Et le rideau tombe sur cette danse ignoble vulgairement appelée cancan , qu'à Londres comme à Vienne, à Berlin comme à Pétersbourg, on appelle la danse nationale française. Je ferai observer que c'est en 1S58 que M. Offenbach a le premier introduit dans une œuvre lyrique, Orphée aux enfers, cette danse de mauvais lieu; que lasociété policée d'alors, je ne dis pas la société polie (elle avait déjà été rejoindre les vieilles lunes), non seulement passa condamnation sur ce fait, mais s'en amusa si fort que, depuis, cette danse devint le finale obligé de toutes les opérettes du maestro Offenbach; que l'administration, fidèle interprète de l'opinion publique, fit de lui et de ses collaborateurs autant

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de chevaliers de la Légion d'honneur.... Ce mouvement musical, si brillamment inauguré en 1858, arégné sansinterruptionjusqu'àprésent. La guerre et les malheurs de la patri eue l'ont pas interrompu. Il sera l'un des caractères de notre époque et fournira à la postérité des éléments pour la juger. La musique que M. Hervé a écrite sur ce livret, considérée en elle-même, est meilleure que ne le comportait le sujet, sans toutefois s'élever beaucoup au-dessus du genre de composition en usage dans les bals publics ; les motifs de valse, de polka et d'autres danses abondent; l'ouverture elle-même est une valse. La parodie musicale de la kermessedu chœur des soldats, de divers procédés particuliers à M. Gounod est assez spirituelle. Le musicien a traité aussi heureusement plusieurs tyroliennes. Comme il en met dans tous ses ouvrages, il a acquis une grande habitude dans l'arrangement vocal de ces cantilènes; mais les idées qui pourraient être gracieuses sont dénaturées par des effets de charge à outrance, qui les rabaissent au niveau des tréteaux de la foire. Cependant, au milieu de ces extravagances, on a remarqué deux pages de musique qui se distinguent par un sentiment poétique, une harmonie bien caractérisée; c'est une idylle qui a pour titre les Quatre saisons. Ce hors-d'œuvre n'a pas de sens dans la bouche de Méphisto et perd une grande partie de son charme au voisinage des sottises et des turlupinades qui l'accompagnent. Mais il est là comme un témoignage de la pensée humaine qui n'abdique pas complètement ses droits, et un hommage presque involontaire rendu à l'art qu'on injurie et qu'on profane. Les représentations du Petit Faust dépassèrent le chiffre de deux cents. L'auteur de la musique joua lui-même le rôle de Faust; les autres rôles principaux furent chantés par Milher, Vavasseur, Mmes Van Ghel, Blanche d'Anti-

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PETIT HOMME PIERRE (le) , opéra allemand, musique de Weigl, représenté au théâtre de Léopoldstadt vers 1813.

PETIT HOMME VERT (le) , vaudeville, musique de Drechsler (Joseph), représenté à Vienne vers 1815.

* petit jacquot (le), opéra-comique en un acte, paroles d'Alexandre, musique de Solié, représenté au théâtre Montansier le 27 juillet 1801.

* PETIT JOSI (le), opérette, musique de

Klerr, représentée à Vienne, sur le théâtre An der "Wien, en mars 1867.

* PETIT LULLI (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Louis Leloir et Paul Gravollet, musique de M. Charles Hess, représenté à Valenciennes le 27 février 1896.

PETIT MAÎTRE EN PROVINCE (le), comédie en un acte, en vers, avec des ariettes, paroles de Harny, musique d'Alexandre, repr.à la Comédie-Italienne le 7 oct. 1765.

PETIT MATELOT (le) OU LE MARIAGE IMPROMPTU, opéra-comique en un acte, paroles de Pigault-Lebrun, musique de Gaveaux , représenté à Feydeau le 7 janvier 1796. La pièce semble avoir été faite pour Mme Scio, qui dans le rôle du petit matelot Fulbert, âgé de seize ans, a obtenu beaucoup de succès. Quoique presque tous les personnages de cet opéra soient des adolescents, il n'en paraît pas moins vieillot. La prétention qu'a eue Gaveaux de faire de la musique descriptive dépassait de beaucoup ses moyens. Sa tempête est rendue d'une façon puérile ; le rôle du capitaine Sabord est manqué. Nous ne trouvons à mentionner que le duo des deux sœurs, le quinque : On est vraiment heureux à table, les couplets du tabac chantés par Mme Scio, qui allumait une pipe et fumait sur le théâtre, à la grande satisfaction des goujats de ce temps (la race n'en est pas éteinte ) et l'ariette du petit matelot, qui vaut beaucoup mieux :

Adieu vergue, artimon, hunier;

Adieu trop ingrate victoire.

Ma maîtresse vaut bien la gloire,

Le bonheur vaut bien un laurier.

A des vers de cette trempe, la musiquette de Gaveaux pouvait suffire. Distribution : le père Thomas, Juliet; la mère Thomas, Mme verteuil; Cécile, quatorze ans, M'ieRclandeau; Lise, seize ans, M'ie Rosine; Ba» zile, Duverney; Sabord, Résicour; Fulbert, fils de Sabord, seize ans, Mme Scio.

PETIT MEZZETIN (le;, saynète imitée de la comédie italienne, paroles de Th. de Banville, musique de M. Nargeot, représentée aux Folies-Nouvelles en octobre 1855.

* petit MOUJIK ( le ), opérette en rtrois actes, paroles de MM. Pierre Newsky et Jean Léry, musique de M. Haakman, représentée aux Bouffes-Parisiens le 16 avril 1896.

PETIT ŒDIPE (le), comédie en un acte et en vers , mêlée d'ariettes et de vaudevilles, paroles de ***, musique de Desaugiers, représenté à la Comédie-Italienne le 22 mai 1779.

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* PETIT ORPHÉE (le), opéra-comique en quatre actes, paroles de Rouhier-Deschamps, musique de Deshayes, représenté au théâtre de la Cité en 1794. Cet ouvrage, depuis lors bien oublié, obtint à son apparition un succès considérable et mérité.

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