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PETITE mariée (la), opéra-bouffe en trois actes, livret de MM. Eugène Leterrier et Albert Vanlo, musique de M. Charles Lecocq, représenté au théâtre de la Renaissance le 21 décembre 1875. Cet ouvrage est jusqu'à présent le meilleur opéra -bouffe du fécond compositeur, quoiqu'il soit le moins travaillé et renferme peu de morceaux saillants. Mais la pièce est amusante et reste dans des limites que l'on ne devrait jamais dépasser. Graziella, à peine mariée à San-Carlo, qu'elle aime, est l'objet des entreprises du podestat Rodolfo. Pour y échapper, elle est contrainte de passer pour la femme de Montefiasco, lui-même au pouvoir d'une épouse intraitable sur le chapitre de ses droits et qui les réclame au besoin la cravache à la main. Les deux jeunes mariés traversent une foule d'incidents comiques; plusieurs même ont un caractère tendre et touchant. Si M. Lecocq avait le bon goût, dans Fintérêt de sa réputation et en même temps de la dignité de l'école française, de se montrer plus sévère et beaucoup moins accommodant .dans le choix de ses livrets, s'il renonçait absolument aux concessions à faire à un public aussi ingrat et mobile qu'exigeant, il pourrait espérer d'occuper une place restée vide à la suite des maîtres dans le genre charmant de l'opéra-comique, si délaissé de nos jours; car on ne connaît plus guère de pièces intermédiaires entre le grand opéra et l'opérette burlesque, parce que l'esprit et le goût font depuis longtemps mauvais ménage. L'ouverture de la partition de la Petite mariée est peu intéressante. Dans le premier acte, on peut signaler la chanson du coup de l'étrier, le duo de Graziella et de San-Carlo, la valse de la cravache. Dans le deuxième, les couplets de l'épée, ceux du jour et de la nuit, le duo de l'enlèvement et une assez jolie ronde de nuit. Le troisième acte est le plus musical de l'ouvrage. Les couplets des reproches : Pour vous sauver, on se dévoue, sont ingénieusement rendus, et une pointe de sensibilité se fait remarquer dans le duo des larmes : Tu pleures, Graziella. Les livrets que M. Lecocq met en musique ne lui fournissent pas l'occasion de faire preuve de son mérite en dehors de la comédie. La Petite mariée a obtenu un grand succès. Distribution : le podestat, Vauthier ; San-Carlo, Puget ; Montefiasco, Dailly; Graziella, MUe Jeanne Granier; Lucrezia, Mlle Alphonsine.

petite muette (la), opéra-comique en trois actes, livret de M. Paul Ferrier, musique de M. Gaston Serpette, représenté aux Bouffes-Parisiens le 3 octobre 1877. L'auteur

a imagine une pièce aussi invraisemblable que compliquée. Mercedes est devenue muette le jour de son mariage avec le vieux seigneur José d'Albatros. Le docteur Cacomillas déclare que la jeune femme ne recouvrera la parole que sous l'influence de l'amour. Le colonel de dragons Raphaël apporte à don José le brevet de lectrice de l'infante accordé par le roi à la marquise. Malgré l'embarras où cet honneur jette les habitants du château, on part pour la cour. Le colonel sait pendant le voyage rendre la parole à la petite Muette. Alors, pour expliquer au mari un prodige aussi surprenant, l'auteur de la pièce n'a trouvé d'autre moyen qu'un coup de canon, qui sauve les jours du roi et fait de don José d'Albatros le plus heureux des favoris et le plus ridicule des maris. De telles élucubrations sont peu propres à relever l'art dramatique et encore moins l'art musical. M. Serpette a dépensé plus de savoir - faire et d'habileté technique que de goût dans cet ouvrage. La première partie de l'ouverture est agréable ; la fin en est commune. Les morceaux les mieux faits au point de vue musical sont : le chœur des vétérans, le duo de Raphaël et don José .• Lisez, jious sommes en famille ; une habanera, le chœur, Buvons, la chanson militaire, une aubade, déjà entendue dans l'ouverture, et la chanson finale de Polichinelle, lue par Mercedes à la petite infante, qui est franchement gaie. Afin de rendre la musique plus animée, les auteurs de ces opérettes abusent des effets syllabiques. Chanté par Daubray, Jolly, Minart, Jeannin, Scipion, Maxnère, Dubois, Vincbon, Rivet; Mmes Peschard, Théo, Luce, Descot, Blot.

'petite NANETTE (la.), opéra-comique en deux actes, paroles et musique du Cousin- Jacques (Beffroy de Reigny), représenté au théâtre Feydeau le 9 décembre 1796. Ce petit ouvrage obtint un très grand succès, certifié par ce fait que peu de temps après son apparition un commerçant s'établissait dans la rue du Four-Saint-Germain, en arborant audessus de sa boutique l'enseigne : A la Petite Nanette. Il n'y a pas fort longtemps que cette enseigne subsistait encore.

'petite poocette (la), vaudeville-opérette en trois actes, paroles de MM. Ordonneau et Maurice Hennequin, musique de M. Raoul Pugno, représenté au théâtre de la Renaissance le 7 mars 1891.

•PETITE PRINCESSE (la), opérette en un acte, paroles de M. Bertol-Graivil, musique

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de M. Charles de Sivry, représentée au Théâtre d'Application le 8 mai 1893.

PETITE REINE (la), opéra-comique en trois actes, livret de MM. Jaime et Noriac, musique deM.Vasseur, représenté aux Bouffes-Parisiens le 9 janvier 1873. On a remarqué dans la partition, un peu incolore, un duo dans lequel est intercalé un joli madrigal: Quand vous me regardez à travers vos cils bruns ; l'ensemble vocal du deuxième acte et dans le troisième, un duo agréable et le rondo du baiser. Chanté par Désiré, Potel, M™es Judic et Peschard et Mlle Scalini.

* PETITE REINETTE (la.), opérette en trois actes, paroles de MM. Clarville et William Busnach, musique de M. Louis Varney, représentée à Bruxelles, sur le théâtre des Galeries-Saint-Hubert, en octobre 1882. Cet ouvrage est tombé à plat par la faute du livret.

* PETITE SOUBISE (la), opérette en un acte, paroles de MM. Max et Leclerc, musique de M. Raoul Schubert, représentée au Casino de Luc, le 19 août 1887.

* petite tonkinoise (la), opérette en un acte, paroles de MM. Lebreton et Beissier, musique de M. Albert Petit, représentée à l'Eden-Concert le 5 juillet 1890.

* PETITE VEUVE (la), opérette en un acte, paroles de M. Verneuil, musique de M. Bovery fils, représentée au théâtre de Montmartre (Paris) le 27 janvier 1883.

* PETITES BREBIS (les), opérette en deux actes, paroles de M. Armand Liorat, musique de M. Louis Varney, représentée au théâtre Cluny en juin 1895.

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