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PRISE DE TOULON PAR LES FRANÇAIS

(la), opéra-comique en un acte, paroles de Duval , musique de Lemierre de Corvey, représenté à la salle Favart le 21 janvier

PRISE DE TOULON (la), opéra-comique en un acte , paroles de Picard , musique de Dalayrac, représenté à Feydeau le 1er février 1794. On voit que l'ancien garde du corps du comte d'Artois a mis plus que de l'empressement à ne pas se laisser oublier.

* PRISE DE TROIE (la), opéra en trois actes, poème et musique d'Hector Berlioz, représenté au théâtre municipal de Nice en février 189 1. Cet ouvrage formait la première partie des Troyens à Carthage, dont la seconde partie seule fut représentée au Théâtre- Lyrique, en 1863, sous le titre : les Ti-oyens. Berlioz ne l'entendit jamais, et ce n'est que dix ans après sa mort que le public parisien put connaître la Prise de Troie par la double exécution qui s'en fit simultanément, au mois de décembre de cette année, aux Concerts- Populaires et aux concerts du Châtelet, qui la firent entendre intégralement à plusieurs reprises. On applaudit surtout, dans l'un et

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l'autre endroit, la grande marche avec chœurs qui ouvre le second acte, un octuor superbe, rair-pantoniime exécuté par l'orchestre et l'admirable Marche troyenne devenue si célèbre. L'ouvrage, malheureusement, n'a pas paru encore sur une de nos scènes lyriques parisiennes. Le public allemand, plus heureux que nous, a pu l'applaudir et l'admirer, car il a été joué dans plusieurs villes de l'autre côté du Rhin. En France, c'est à Nice seulement qu'il a été représenté jusqu'ici. Les personnages mis en scène par Berlioz dans la Prise de Troie sont Cassandre, Coribe, Énée, Hector, Priam et Astvanax.

PRISON D'EDIMBOURG (la), opéra-comique en trois actes , paroles de Scribe et Planard, musique de Carafa, représenté à l'Opéra-Comique le 20 juillet 1833. Les livrets d'opéras qu'on a taillés dans l'ample étoffe des romans de Walter Scott ont eu ■ peu de succès. Assurément on ne doit s'en prendre qu'à l'impéritie des littérateurs dramatiques. Quoi de plus émouvant que la belle conception de la Prison du comté d'Edimbourg, de mieux dessinés que les caractères des principaux personnages. Sans doute il existe une grande différence entre les conditions d'un drame et celles du roman le plus dramatique. Il me semble cependant que lorsque ce dernier est bien conçu et qu'il offre des situations à la fois poétiques et originales, terribles et tendres , le plus fort est fait; et que le librettiste n'a plus besoin que de faire preuve d'une entente suffisante de la scène pour en tirer un grand parti. Cette habileté ne manquait ni à Scribe ni à Planard ; et cependant ils ont échoué cette fois et ont entraîné dans leur chute le malheureux compositeur. Nous disons malheureux, car M. Carafa a toujours été victime du défaut d'inspiration de ses collaborateurs. Son opéra de Masaniello, son chef-d'œuvre, n'est pas même resté au répertoire. La partition de la Prison d'Edimbourg renferme de grandes beautés. Indépendamment d'une facture facile et d'une instrumentation brillante et colorée, on y trouve de la sensibilité et des mélodies charmantes. Les rôles d'Effie et de sa sœur Jenny Deans, celui de la folle Sara, sont traités avec un talent magistral. Nous rappellerons le beau finale du deuxième acte et le chœur qui commence le troisième acte dans la prison d'Edimbourg. Le duo de soprani, si gracieusement écrit pour les voix, rappelle la mélodie célèbre de Tancredi : Di tantipalpiti. Il y a là une ressemblance qui m'a frappé. On sait que Carafa a été le collabo-

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rateur de Rossmi dans plusieurs de ses opéras italiens ; mais on ne sait pas jusqu'où s'est étendue cette collaboration. L'opéra de la Prison d'Edimbourg a été chanté par Révial, Hébert, M™es ponchard, Clara Margueron et Mlle Massy.

PR1SONER {le Prisonnier), opéra anglais, musique de Attwood, représenté à Drury- Lane en 1792.

PRISONNIER (LE) ou LA RESSEMBLANCE,

opéra-comique en un acte, paroles d'Alexandre Duval, musique de Della-Maria, représenté au th. Favart le 29 janv. 1798. Le livret n'offre que des situations dont l'invraisemblance ne dissimule pas la banalité. Le succès néanmoins fut immense et populaire.

Duval affirme, dans une notice sur son collaborateur , que celui-ci n'employa que huit jours à composer la musique du poème qu'il lui avait confié. Les motifs, sans être bien saillants, ne manquent pas d'un certain tour mélodique assez original, ce qui explique la vogue qu'ils ont obtenue. Nous citerons particulièrement la romance du prisonnier : H faut des époux assortis dans les liens du mariage, qui pendant un demi-siècle a été un des timbres les plus souvent employés dans les vaudevilles. Citons encore le duo de la ressemblance. Les couplets : Lorsque dans une tour obscure, qui se terminent par ce refrain : La pitié n'est pas de l'amour; et enfin le rondeau : Oh! c'en est fait, je me marie. Cet opéracomique a dû aussi son succès à ses interprètes : Elleviou, Mme» Saint-Aubin et Dugazon, comme aussi un intérêt posthume à la mort prématurée de Della-Maria.

prisonnier anglais (le), opéra en trois actes, de Desfontaines, musique de Grétry , représenté à la Comédie-Italienn9 le 26 décembre 1787.

PRISONNIER D'ÉTAT (lk), opéra-comique en un acte, de Mélesville, musique de Batton, représenté au théâtre Feydeau le 6 février 1828.

" PRISONNIER DO CAUCASE (i.E), Opéra

en trois actes, musique de M. César Cui, représenté à Saint-Pétersbourg sans grand succès. Le livret, à intentions dramatiques, est d'une forme et d'une banalité enfantines. Un inconnu est prisonnier dans le Caucase; une jeune fillo devient follement «'prise do lui, lui fait l'aveu de son amour, lui procure les moyens de s'enfuir et se tue ensuite. La musique ne vaut pas beaucoup mieux, dit-on, et manque surtout essentiellement d'origi-

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