RAYMOND OU LE SECRET DE LA REINE
drame lyrique en trois actes.paroles de MM. de Leuven et Rosier , musique de M. Ambroise Thomas, représenté à l'Opéra-Comique le 6. juin 185L La légende du masque défera
RAYM
RE
fourni le sujet de ce sombre mélodrame. La scène se passe à Moret, près de Fontainebleau, au premier acte. Raymond est un jeune paysan, enrichi par la protection d'une personne inconnue. Il va épouser la pauvre orpheline Stella. Tout à coup son mariage est rompu par l'intervention du chevalier de Rosargue, créature du cardinal Mazarin ; car Raymond est le frère du roi, et ne doit pas épouser une paysanne. Il reçoit le brevet d'officier et part pour la guerre. Au second acte, Raymond est à Fontainebleau, où il voit la reine, sa mère, et apprend d'une des dames de la cour le fatal secret. Mazarin en est informé ; il donne ordre de conduire Raymond dans une prison lointaine, et de cacher sous un masque de fer les traits qui peuvent révéler sa naissance. Après diverses péripéties , tous les personnages se retrouvent dans . un couvent. Le chevalier reconnaît, dans Stella, sa fille. Il répare son lâche abandon en prenant la place de Raymond , et, poussant le dévouement jusqu'à l'héroïsme, il se couvre du masque fatal et se laisse conduire à la Bastille. Un tel livret convenait peu au genre de talent de M. Ambroise Thomas, qui d'ailleurs a eu la mauvaise fortune de prodiguer des trésors de science et de goût dans des pièces médiocres et souvent pires. L'ouverture offre un andante remarquable , suivi d'une brillante péroraison. Le chœur des vieillards, au milieu duquel se trouve une chanson à boire fort originale, a été redemandé par le public. Un autre chœur dialogué, de femmes, a obtenu le même accueil : Heureux époux, quelle faveur! Le deuxième acte renferme, entre autres morceaux intéressants, une romance charmante chantée par le ténor : En proie au douloureux martyre, et une scène pastorale tour à tour musicale et chorégraphique. M. Ambroise Thomas a donné à cette partie de son ouvrage un caractère archaïque parfaitement réussi. L'ariette : Petits oiseaux , que vous êtes heureux , est d'un goût exquis. Nous ne citerons du troisième acte que la prière des moines , la cavatine du ténor : Point de pitié pour mes larmes, et la mélodie de Stella : Illusion chérie. Le style idéal du compositeur s'est trouvé presque toujours en désaccord avec le fond de cette pièce empruntée au répertoire de l'Ambigu. L'exécution de cet ouvrage a été confiée à Boulo, Bussine, Mocker et à Mi'« Lefebvre et Lemercier. La partition pour piano et chant a été arrangée par M. Vauthrot.
• RAYMOND AND AGNES, drame lyrique, musique d'Edward I.odor, représenté à Man-
chester en 1855, et reproduit plus tard à Londres, au théâtre Saint-James.
RAYMOND DE TOULOUSE, opéra-comique en trois actes, paroles de Guilbert de Pixérécourt, musique de Foignet père et fils, représenté au théâtre des J.eunes-Artistes le 16 septembre 1802.
* RAZZIA, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Verneuil et Corre, musique de M. Van Damme, représenté à Gand en février 1S96. L'auteur de la musique appartenait à l'orchestre du théâtre.
RE ALLA CACCIA (il) [le Roi à la chasse], opéra italien, musique de Galuppi , représenté à Venise en 1763.
RE ALLA CACCIA (il), opéra italien, musique de Felice Alessandri, représenté à Londres en 1769.
RE GILIDORO (il), fable dramatique, musique de Bertali, représentée à Vienne en
RE INFANTE (il) , opéra italien, livret de Matteo Noris , musique de C. Pallavicino, représenté à Venise en 1683.
RE INFANTE (il) , opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Perti, représenté à Bologne sur le théâtre Malvezzi en
RE maccarone, opérette italienne, livret d'Ovidi, musique de Canti, représentée au théâtre Quirino, à Rome, le 13 mai 1880; chanté par De Martino, Milzi et Mme Garofolo.
RE MANFREDI (il), opéra posthume, musique d'Andréa Casilini, représenté à Gênes en octobre 1872. Cet ouvrage, écrit en 1856, n'a pas réussi.
re manfredi (il), opéra italien en trois actes, livret de Léopold Marenco, musique de Montuoro, représenté au teatro regio de Turin le 10 janvier 1874. Cet ouvrage, dont la musique était d'une insipidité rare et d'une faiblesse lamentable, est tombé sous les. huées et sous les sifflets et à pu, a grandpeine, ôtrejoué deux fois.
* re manfredi, opéra sérieux, paroles de M. Golisciani, musique do M. Carlo Sessa, représenté au théâtre Dal Vernie de Milan le 83 juillet 1884.
* RE nala, opéra sérieux en quatre actes, paroles de M. Vinccnzo Valle, musique de
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M. Antonio Smareglia, représenté au théâtre de la Fenice de Venise le 9 février 1887. Joué par Mme cerne, MM. Fagotti, Fari et Sillich.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de l'abbé Pietro Mctastasio, musique de Sarti , représenté sur le théâtre du San-Mosè à Venise en 1753 , avec un immense succès. La partition de Sarti est la plus remarquable de toutes celles qui ont été écrites sur cette pièce charmante. Nous citerons les airs suivants : Intendo, arnico rio ; Alla selva, al prato, al fonte; So, che pastor son io ; Si spande al sole in faccia; Per me rispondete; Di tante sue procelle; le duetto: , Vanne a regnar, ben mio ; Al mio fedel dirai; Ogu' altro affetto ormai ; Ahper voi lapianta umile; Bar bar o, o dio, mi vedi; Se vincendo vi rendo felici; le quartetto : Ah tu non sei più mio; l'Amerà, farà costante; Io rimaner divisa; Se tu di me fai dono; Sol puô dir , corne si trova; Voi, che fausti ognor donate , et le chœur final : Dalla selva et dall'ovile.
RE PASTORE (il.) [le Roi pasteur], opéra italien , livret de Métastase , musique de Bono, représenté à Milan en 1753.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de Métastase, musique de Jean- Frédéric Agricola, représenté à Berlin en
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien , livret de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Stuttgard en 1755.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien , livret de Métastase , musique de Gluck , représenté à Vienne en 1756.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien , livret de Métastase , musique de Zonca, représenté à la cour en 1760.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de Métastase, musique de Piccinni, représenté à Naples en 1760.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien , livret de Métastase, musique de P. Guglielmi , représenté à Venise en 1767.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de Métastase, musique de Uttini, représenté à Venise vers 1773.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien en deux actes , livret de Métastase, musique de Mozart, représenté à Salzbourg en 1775. Ce fut à l'occasion du séjour de l'électeur Maximilien dans cette ville que Mo-
zart composa cet ouvrage, dans lequel se révéla son aptitude à écrire la musique dramatique.
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de Métastase, musique de Rauzzini (Matthieu), représenté à Dublin en
RE PASTORE (il) [le Roi pasteur], opéra italien, livret de Métastase , musique de Parenti , représenté en Italie vers 1787.
RE TEODORO (il) [le Roi Théodore], opéra-bouffe italien, livret de Casti, musique de Paisiello, représenté à Vienne en 17S4, et au théâtre de Monsieur le 21 fév. 1789. Ce fut sur la demande de l'empereur Joseph II que le compositeur écrivit II re Teodoro , un de ses chefs-d'œuvre. On trouve dans la partition autant de grâce mélodieuse que de verve scénique. Le septuor du Roi Théodore est une composition charmante qui est devenue célèbre dans toute l'Europe. Traduit en français par Moline, cet ouvrage fut représenté à l'Opéra, le 11 septembre 1787, sous ce titre : le roi Théodore à Venise.
REA SYLVIA, opéra italien, musique de Cutrera, représenté à Palerme en 1840.
* rebecca, opéra sérieux, musique de M. Bartolomeo Pisani, représenté sans succès à Milan, sur le théâtre de la Scala, le 5 novembre 1865.
RECHERCHE DE L'INCONNU (la) , opérette en un acte , paroles de M. Charles Bridault, musique de M. Mangeant, représentée aux Folies-Nouvelles en décembre 1857.
recimero, opéra séria en trois actes, livret de Matteo Noris , musique de Pergolèse, représenté sur le théâtre San-Bartolomeo, à Naples, vers 1731.
RECIMERO, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Jomelli, représenté à Rome en 1740.
RECIMERO, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Borghi, représenté à Florence en 177S.
RECIMERO, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de P. Guglielmi , représenté à Naples en 1778.
RECIMERO, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Buroni, représenté à Stuttgard en 1773.
RECR
REGA
recimero, opéra italien, musique de Zingarelli, représenté à Venise en 1785.
RECIMERO, opéra italien en deux actes, musique de Siri, représenté au théâtre Saint- Charles, de Naples, en 1791.
RECIMERO, RE DE' VANDALI, opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de C. Pallavicino , représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, à Venise, en 1685.
* réconciliation (la.), opérette en un acte, paroles de J. Deschamps et Félix Savard, musique de Georges Rose, représentée aux Nouveautés le il juillet 1867.
réconciliation villageoise (la),
opéra-comique en un acte, en prose, mêlé d'ariettes, paroles de Laribardière, retouchées par Poinsinet, musique de Tarade, représenté aux Italiens le 15 juillet 1765.
* RECRUE DE LIÈGE (la), opéra-bouffe en langue wallonne, musique de Jehan-Noël Hamal, représenté à Liège en 1757.
RECRUES (les), opéra, musique de Mederitsch, représenté à Vienne en 1794.
RECRUTEN AUF DEM LANDE (die) [les Recrues en campagne], opéra allemand, musique de Stegmann, représenté à Mittau en
RECRUTEURS (lks), opéra-comique en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. de Jallais et Vulpian , musique de M. Lefébure-Wély , représenté à l'Opéra- Comique le 13 décembre 1861. Sur un livret insipide, l'habile organiste a écrit une partition hérissée de combinaisons harmoniques, estimable à cause de la science de détail qu'on y remarque, mais peu mélodique en somme, et dépourvue de qualités dramatiques. Le contrepoint sur l'air de La tnonaco est intéressant; les couplets de Lucas, au commencement du second acte , empruntent leur effet comique à un procédé bien souvent employé dans les pièces du théâtre de la foire : Vous ne serez pas mon nez, mou épouse. Qu'aux Variétés on se serve de tels moyens pour faire rire ; qu'on y chante : Ce roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, nous n'avons rien à y voir; mais le genre de l'opéra-comiquo devrait être préservé de ces drôleries usées et peu spirituelles. Chanté par Sainte -Foy, Berthelier, Gourdin, Capoul, M'io» Marimon, Délia et Tuai.
* RECUERDOS DE GLORIA, zarzuela en un acte, musique de M. José Rogel, représentée à Madrid en 1858.
RED-CROSS KNIGHTS (les Chevaliers de la Croix-Rouge), opéra anglais, musique de Attwood, représenté sur le théâtre de Haymarket, à Londres, en 1799.
* RÉDEMPTION, mystère en cinq parties, musique de Giulio Alary, représenté au Théâtre-Italien en 1850.
* rédemption (la), légende musicale, paroles de Menasei, musique de M. Auguste Scharrer, représentée sans succès au théâtre municipal de Nuremberg en novembre 1896.
REDENDE GEMALDE (das) [le Portrait parlant], opéra allemand, musique de Stegmann, représenté à Kœnigsberg vers 1774.
* redingote grise (la), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Lenéka et Bernède, musique de M. Frédéric Le Rey, représenté pour l'inauguration du Théâtre-Mondain, le 29 mars 1895.
REDIVIVA (la), opéra italien, musique de M. Carrer, représenté au théâtre Carcano, de Milan, en février 1S56.
RÉDUCTION DE PARIS (la), drame lyrique en trois actes, paroles de De Rosoy, musique de Bianchi, représenté aux Italiens le 30 septembre 1775. Henri IV est le héros de la pièce.
REEDIFICAZIONE DI GERUSALEMME
(la), opéra italien, musique de Zingarelli, représenté à Florence vers 1812.
* regalo de boda (un), drame lyrique en trois actes, livret intéressant et très pathétique de M. Zapata, musique remarquable de M. Miguel Marques, représenté avec un brillant succès sur le théâtre de la Zarzuela de Madrid en décembre 1885. Un fait bien rare se produisit à la première représentation, où le public redemanda avec insistance l'ouverture, que l'orchestre dut exécuter une seconde fois. L'interprétation excellente de cet ouvrage était confiéo à M1»" Soler Di Franco, Latorre et Bricva, à MM. Berges Ferrer, Loitia et Orejon.
* regalos (los), zarzuela en un acte, musique de M. José Rogel, représentée à Madrid en 1 8 <i 5 .
REGATA DE VENISE (la) OU L'AMOUR PARMI LES GONDOLIERS, opéra, musique
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de Flies, représenté au théâtre National de Berlin en 1798.
REGENBRUDER (die) [les Frères de la pluie], opéra allemand, musique de Ignace Lachner, représenté à Stuttgard en 1849.
REGENTE (il) , opéra italien, musique de Mercadante, représenté à Naples vers 1840.
REGGIA D'IMENEO (la.) [le Palais de l'hymen], opéra italien, musique de Naumann, représenté à Dresde vers 1782.
REGIEQUIVOCI (i), opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Pollaroli, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1697.
REGINA , opéra allemand , musique de Lortzing, représenté à Leipzig en 1847.
REGINA CREDUTA RE (la), opéra italien, livret de Matteo Noris, musique de Bononcini (Antoine) , représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1706.
REGINA DE'VOLSCI (la.) [la Reine des Volsques] , opéra italien , livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne, pour le jour de naissance de l'impératrice Eléonore, en 1690.
REGINA DEL NEPAL (la), opéra séria, livret de Tommasi da Sciacca, musique de G. Bottesini, représenté au théâtre Royal de Turin le 25 décembre 1880. Chanté par Patierno, Battistini, Navarini, M™e» Turolla et Bamhelli.
REGINA DI CASTIGLIA (LA.) [la Reine de Castillé], opéra italien, musique de Guindani, représenté à Parme en février 1876.
REGINA DI CIPRO (la) , opéra italien, musique de J. Pacini, représenté à Turin en 1846, et à Trieste en septembre 1864.
REGINA DI GOLCONDA (la), opéra italien, musique de Rauzzini, représenté à Lon-
REGINA DI GOLCONDA (la) , opéra italien , musique de Donizetti , représenté à Gênes en 1828.
* REGINA DI LEONE (la), opéra sérieux, musique d'Angelo Villanis, représenté à Venise, sur le théâtre Apollo, en 1851.
* REGINA DI SCOZIA (la), opéra sérieux, musique de M. Stuard-Stresa, représenté à Turin en 1883.
* REGINA DIAZ, opéra en deux actes, paroles de MM. Targioni-Tozzetti et Guido Menasci, musique de M. Umberto Giordano, représenté au théâtre Mercadante (ex-Fondo).de Naples, en février 1894. Le livret n'est qu'une sorte d'imitation de celui de \&Mariadi Roh-vn de Donizetti. Les interprètes de cet ouvrage étaient Mme Bordalba, MM. Apostolu, Buti et Contini.
* REGINA E CONTADINA, opéra-comique, musique de M. Sarria, représenté avec succès à Naples, sur le théâtre des Fiorentini, en juin
RÉGINE ou DEUX NDITS , opéra -comique en deux actes, paroles de Scribe, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra- Comique le 17 janvier 1839. L'action se passe dans la ville de Dunkerque au temps de la République. Une jeune demoiselle noble, fille d'un duc de Volberg, a épousé un soldat, en 1793, pour échapper aux persécutions d'un représentant du peuple. Immédiatement séparée de ce soldat , elle le retrouve colonel douze ans plus tard, à la veille de la bataille d'Austerlitz. Régine avait obtenu un consentement de divorce ; mais , malgré, l'opposition de sa tante et les préjugés de sa famille, elle déchire l'acte de divorce et change son titre de princesse de Volberg contre le nom plébéien de Mme Roger. Il est vrai que ce Roger est devenu dans l'intervalle comte de l'empire , ce qui diminue singulièrement l'héroïsme de Régine et affaiblit le ressort de la pièce de M. Scribe, lequel d'ailleurs enrichit ou anoblit toujours ses héros au dénoûment. C'est sur un si pauvre livret qu'Adolphe Adam a écrit, avec la plus grande facilité, une musique facile. On a remarqué dans le premier acte les couplets du maire de Dunkerque : J'ai peur, j'ai peur, chantés par Henri; l'air de Régine : Ur jeune et beau trompette, chanté par Mlle Rossi enfantillage musical de mauvais goût. Le second acte n'a de saillant que le grand duo final dans lequel se trouve un cantabile poulie soprano , gracieusement accompagné par un violoncelle obligé. Roger, Mme Boulanger et Mlle Berthault ont joué les rôles du soldat, de la tante et de la soubrette.
reginella, opéra italien, musique de Gaetano Braga; représenté au théâtre Carcano de Milan, en novembre 1872.
RÈGNE DE DOUZE HEURES (LE), Opéra,
musique de Cavos, représenté à Saint-Pétersbourg en 1805.
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RÈGNE DE DOUZE HEURES (le), opéracomique en deux actes , paroles de Planard , musique de Bruni, représenté à Feydeau le 8 décembre 1814.
RÈGNE DE LA FORCE (le), opéra , musique de Bierey , représenté à Breslau vers
* RÈGNE DE TITUS (le), cantate, musique de Vergn, exécutée à l'Odéon le 3 novembre
REGNERUS, opéra en trois actes, musique de Schiefferdecker, représenté à Hambourg -en 1702.
REGNO DELLE AMAZZONI (il) , opéra
italien, musique de Accorimboni, représenté au théâtre de Parme vers 1782.
REGNO GALANTE (il),, opéra italien, livret de Boccardo, musique de Giovanni Reali, représenté sur le théâtre du San-Mosè, à Venise, en 1727.
REGULUS, opéra, musique de J. Michl, représenté à Freisingen en 1782.
* REI DAMNADO (el), opérette, paroles de MM. Ramos Carrion et Vital Roza, musique • de M. Chapi, représentée à Lisbonne, au théâtre de la Rua dos Condes, en mai 1893.
* rei kalakana xxxvii (o), opérette en deux actes, musique de M. Freitas Gazul, représentée à Lisbonne, sur le théâtre du Prince-Royal.
reine berthe (la), opéra en deux actes, livret de M. Jules Barbier, musique de M. Victorin Joncières, représenté à l'Opéra le 27 décembre 1878. La légende de Berthe la Fileuse, versifiée au xme siècle par le trouvère Adenès, a fourni le sujet de la pièce. Elle pouvait être exposée avec plus de clarté, surtout dans un ouvrage lyrique, où les récitatifs ne sont pas nettement articulés par les chanteurs. L'impatience causée au public par l'obscurité de l'action a rejailli sur la partition, et cet opéra n'a pu être donné que trois fois. La musique n'est pas cependant sans mérite, ni inférieure à celle de plusieurs ouvrages représentés depuis quelque temps et qui, «ans avoir du succès, ont été accuellis plus favorablement. Les personnages sont : Pépin le Bref; Berthe, fille de Flor, roi de Hongrie, et de la reine Blanche-Fleur; Enguerrand, seigneur de Laval ; Aliste, fille d'Enguerrand; Simon, vieux bûcheron ; Gertrude, femme de Simon, un page. Le premier acte se passe sur la lisière d'une forêt. Les
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bûcherons veulent y mettre le feu pour se venger des exactions et des cruautés exercées par la reine ou en son nom ; soit ; mais l'auteur aurait dû choisir un autre méfait que celui qu'il signale, c'est-à-dire la pendaison d'un braconnier :
Vengeons-nous en livrant à la flamme Le domaine royal ; Rendons à cette reine infâme Le crime pour le crime et le mal pour le mal.
Simon cherche à s'opposer à leur fureur ; il demande qu'on épargne sa maison, asile qui abrite
L'ange inconnu, la jeune hôtesse Qui de son coeur sur vous a versé le trésor ! Qui de son travail même et non de larmes vaines A secouru vos maux et soulagé vos peines, Celle que vous nommez la fée aux tissus d'or !
Berthe paraît; elle promet d'obtenir pour le pauvre peuple des traitements plus doux, et, cédant au charme que cette jeune fille exerce, les séditieux ajournent leur dessein incendiaire. Restée seule avec Simon et Gertrude, elle rappelle qu'ils l'ont recueillie mourante, inanimée, et, à leurs questions sur sa naissance, elle répond :
Vous m'aimez! que suis-je autre chose?
Je suis votre fille Isabeau.
Mais elle sait qu'elle a perdu le rang suprême, la couronne de reine de France, par l'infâme machination du seigneur de Laval. Chargé par le roi Pépin d'aller en Hongrie chercher Berthe sa fiancée, ce seigneur l'a conduite dans une forêt, l'a frappée de sa masse d'armes et, la croyant morte, a fait prendre ses habits à sa fille Aliste et a présenté celle-ci au roi comme l'épouse qui lui était destinée. Berthe a rencontré dans les bois un bel écuyer et son cœur a parlé en sa faveur. Mais, pendant qu'elle s'abandonne avec confiance à cet amour, survient un page qui, dans le bel écuyer, salue le roi lui-même. Berthe, indignée d'avoir été trompée, s'enfuit. Les paysans mettent le feu à la forêt. Le roi, la reine et tous ceux qui les accompagnent quittent ce lieu sinistre ; ainsi finit le premier acte.
Le second a lieu dans une salle du palais. Les dames et les pages s'amusent à se lancer des cercles d'or avec des baguettes, autrement dit à jouer aux grâces :
Volez, anneaux léger!, Volez dans l'air, volez ver» elles; Soyez d'amour les messagers Fidèles.
Aliste a des pressentiments. On a annoncé la prochaine arrivée d'un page envoyé vers
REIN
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les parents de Berthe. Enguerrand de Lava, cherche à rassurer sa fille en lui disant qu'L a donné des ordres pour que le page soit frappé avant qu'il ait pu remplir sa mission.
Le roi survient ; il annonce à la reine et à Enguerrand stupéfaits que, chevauchant à l'aventure, il a délivré le page attaqué par des malfaiteurs et déjà blessé par eux. La reine essaye d'éviter la vue de ce messager. Le roi, qui conçoit des soupçons et d'ailleurs n'aime pas Aliste, insiste [pour qu'on introduise le page, qui n'est autre que Berthe ellemême. Ici commence pour les deux coupables une scène de torture morale fort bien conduite et qui réussirait dans une autre pièca que dans un opéra. Le page rend compte à la reine des sentiments de ses parents pour elle, de ce qu'on rapporte de ses vertus, de l'affection qu'elle inspirait à tous, et l'ironie est sanglante. Il finit par annoncer la venue dans trois jours du roi Flor et de la reine Blanche- Fleur. Cette scène se complique encore de l'étonnement que cause à Pépin le son connu de cette voix. Le bûcheron Simon, suivant les instructions de Berthe, vient offrir à la reine des tapisseries de la belle inconnue qu'elle avait témoigné le désir d'admirer. Pépin consent à les voir. Aliste et son père, affolés de terreur, veulent quitter le palais secrètement ; le roi se trouve sur leur passage et les oblige à assister à l'exhibition de ces tapisseries. Simon les déroule et en décrit le sujet. C'est l'histoire en figures de la jeune princesse Berthe. On y voit successivement son départ pour la France, son arrivée à la frontière, le crime d' Aliste et d'Enguerrand. Celui-ci se trouble : « Il ment, s'écrie-t-il ; ne le croyez pas, sire. Qui donc m'a vu? Qui donc répond de lui?» — Moi ! la reine Berthe ! répond Isabeau, paraissant en costume royal. Pépin a retrouvé l'objet aimé. Enguerrand est livré à la justice du roi ; Aliste expie son usurpation dans un couvent.
Ce livret singulier n'a pas été pris au sérieux par le public de l'Opéra. Le compositeur, au contraire, a déployé à le traiter une ardeur et une conviction incontestables, et sa partition est une œuvre très laborieuse. Les morceaux les plus saillants à notre avis sont, dans le premier acte : la romance de Berthe, Refuserez-vous de m' entendre? la cantilène, Je suis la colombe; le finale, Comme un oiseau de Dieu ; dans le second acte, le chœur de femmes, Volez dans l'air, anneaux légers; le duo, Rassure-toi ; l'air, A toi merci, ma bonne épée, et la musique orchestrale de la scène des ta-
pisseries. Les procédés de composition de M. Victorin Joncières sont fort éclectiques ; l'accent dramatique y domine toutefois et les situations sont traduites dans le langage musical avec une grande intelligence, comme par exemple la scène entre Berthe et Pépin . Je suis sa7is doute le jouet d'un rêve. On aurait pu s'attendre à plus de simplicité dans quelques détails, tels que dans les sonneries de trompettes qui modulent en fa, en la bémol, en si, en ré, en ut successivement et donneraient la meilleure opinion de la facture des instruments de cuivre au vm° siècle, si l'on ne devait pas dans un opéra sacrifier l'archaïsme à l'idéal ; cependant trop de complications nuisent au caractère. Distribution : Berthe, Mme Daram; Aliste, Mme Barbot; Gertrude, Mme Ni vet-G renier; un page, Mlle Blum; Pépin, M. Vergnet; Simon, M. Gailhard ; Enguerrand, M. Caron.
* REINE CHRISTINE (la.), opéra en trois actes, musique du comte Frédéric- Guillaume de Redern, représenté à l'Opéra royal de Berlin en janvier 1860. L'auteur, simple compositeur amateur, occupait alors les fonctions d'intendant général des théâtres royaux et de la musique de la cour à Berlin.
REINE D'UN JOUR (la) , opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint- Georges, musique d'Adolphe Adam , représenté à l'Opéra-Comique le 19 septembre 1839. 1-e librettiste a imaginé d'improviser une reine de circonstance qui n'est autre que Francine Camusat , marchande de modes de Calais qui débarque sur le sol anglais, passe pour la femme de Charles II , attire l'attention de Richard Cromwell et des puritains , et favorise, sans s'en douter, la rentrée dans ses Etats de la princesse de Portugal, qui vient partager les dangers de son royal époux. Rentrée dans la vie privée , la marchande de modes épouse le pauvre marin Marcel. L'invention est bizarre. La musique de la Reine d'un jour n'a rien de remarquable, si ce n'est peut-être les couplets chantés par Mocker : iVon, non, je *>« vous aime pas, et le chant du matelot au second acte. Mme Leplus a chanté le rôle de Francine. Masset a débuté avec éclat dans cet ouvrage, en compagnie de Grignon, de Mme Boulanger et de Mlle Berthault.
REINE DE CHYPRE (la), opéra en cinq actes , paroles de M. de Saint-Georges, musique d'Halévy , représenté à l'Académie de musique le 22 décembre 1841. Le poème de
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cet opéra est une œuvre littéraire remarquable. Il rappellerait même la tragédie lyrique telle qu'on l'envisageait au siècle dernier, si l'époque de l'action ne se rapprochait pas des temps modernes. Cependant on est encore en 1469. Un patricien de Venise a promis Catarina, sa fille, à un chevalier français, Gérard de Coucy. Le Conseil des Dix, par la bouche de Mocenigo, lui ordonne de rompre cet hymen et d'accepter pour gendre Lusignan, un roi. Il hésite, et ne cède qu'à des menaces de mort. Au second acte, Catarina est contrainte, pour sauver les jours do son fiancé , de lui déclarer qu'elle renonce à lui, qu'elle ne l'aime plus. Le troisième acte se passe dans la capitale du royaume de Chypre. Mocenigo est informé de la présence de Gérard. Dans la crainte qu'il ne soit un obstacle à ses projets, il le fait attaquer par des spadassins ; un inconnu lui porte secours et le délivre. Au quatrième acte, Lusignan et la reine débarquent dans l'île. Le cortège défile et la fête commence. Gérard a juré de tuer l'époux de Catarina ; mais , au moment de le frapper , il reconnaît en lui l'inconnu à qui il doit la vie. Lusignan, généreux, la lui sauve une seconde fois. Plusieurs années s'écoulent, Gérard s'est fait chevalier de Rhodes ; Catarina s'est noblement résignée à son sort; elle est mère. Un poison lent va délivrer la république de Venise d'un roi qui sert mal ses desseins ambitieux. Gérard accourt pour avertir Catarina du complot formé contre les jours de son époux. Cette entrevue forme une des plus belles scènes lyriques du théâtre moderne. Mocenigo paraît, et dit qu'il rejettera le crime sur eux; Lusignan a entendu cette menace ; il fait arrêter Mocenigo, mais non pas avant que celui-ci n'ait donné d'une fenêtre le signal à ses Vénitiens d'attaquer la ville. Lusignan sort presque mourant pour combattre; il est vaillamment secondé par Gérard, mais il revient sur la scène pour y succomber dans les bras de Catarina. Celle-ci montre son fils aux Cypriotes, qui l'acclament comme souverain. Gérard retourne à Rhodes. De tous les livrets d'opéras modernes, celui-ci est peut-être le mieux fait. Il donne lieu a des situations très dramatique.* que le regrettable compositeur a rendues avec une puissante expression, une science profonde, une sensibilité exquise. Son a pu se manifester avec plus d'éclal dans plusieurs scènes de la Juive; mais la partition de la Heine de Chypre est admirable d'un bout à l'autre, et la plus riche en motifs de toutes celles qu'il a écrites. Le ca-
ractère général est grave, énergique, tendre et pathétique. Il ne pouvait avoir une vivacité que le sujet ne comportait pas. L'introduction offre une phrase de violoncelle d'une haute distinction. La romance : Le ciel est radieux, le duo qui suit, dans lequel se trouve cet ensemble charmant : En ce jour plein de charmes , inaugurent avec grâce la tragédie dont le nœud se forme dans le duo entre le patricien et l'envoyé de Venise : Sommes-nous seuls ici? Nous signalerons particulièrement la phrase : Eh'! qu'importe à la république et les serments et les amours! Le chœur des gondoliers, qui ouvre le second acte, a été souvent bissé ; il est suivi d'une magnifique scène : Le gondolier, dans sa pauvre nacelle, d'uue mélancolie profonde. Aucun compositeur n'a esprimé ce sentiment aussi bien que M. Halévy. C'était le fond même de sa nature. Mme Stoltz jouait et chantait cette scène d'une manière admirable. Duprez, à son tour, disait avec beaucoup de charme le duo : Arbitre de ma vie. Dans la scène du jeu, on remarque les couplets syllabiques, devenus populaires : Tout n'est dans ce bas monde qu'un jeu. Le grand duo : Vous qui de la chevalerie, dans lequel se trouve la romance : Triste exile', est, jusqu'à l'allégro, un des plus beaux morceaux du répertoire; interprété par Duprez et Baroilhet, il électrisait l'auditoire. Nous ne signalerons du quatrième acte que les airs de danse, qui sont mieux réussis qu'on ne pouvait s'y attendre de la part d'Halévy, et le cantabile : Seul espoir de ma triste vie , phrase d'une tristesse amère. L'auteur a rencontré là, par l'effet de la vérité même de son inspiration , la forme des plus anciens airs d'opéras dans lesquels le discours musical était scrupuleusement approprié aux paroles. On remarquera que ce chant est syllabique. Quoique exécuté dans un mouvement lent , il ne perd rien de son expression et de son intérêt. Chaque note, chaque accord portent et suivent l'accentuation du texte. Après la touchante cavatine chantée par Baroilhet : A ton noble courage, le dénoûment se prépare, et comme il est amené par l'entrevue de Gérard et de Catarina, le compositeur a réservé pour ce duo du cinquième acte ses meilleures inspirations. Ce duo : Malgré la fui suprême, qui commence en réalité au récitatif de Gérard: Quand le devoir sacré qui près du roi m'appelle, est un chefd'œuvre. I.a noblesse des sentiments, la passion contenue, la douleur sont exprimées dans un langage sublime. Si cet ouvrage, qui en somme est entre les mains do tous les
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musiciens, n'est pas représenté aussi souvent qu'il le mérite à l'Opéra, il ne faut pas l'attribuer à la longue tension des sentiments graves, au défaut de variété, à la teinte un peu sombre de la tragédie , car le public est habitué depuissoixanteansàdes récréations plus sombres encore , telles que la scène du Miserere du Trovatore , ou celle de l'assassinat nocturne dans Rigoletto. D'ailleurs on pourrait à la rigueur introduire au troisième acte des divertissements plus vifs dont l'arrivée du cortège royal fournirait l'occasion. La véritable raison , à notre avis , c'est que le duo du cinquième acte, qui explique le passé et prépare le dénoûment, arrive trop tard, au moment où le public est fatigué d'une longue représentation, dont le mouvement un peu solennel des morceaux chantés et du récitatif a encore augmenté la durée, et puis, y a-t-il encore un public pour des œuvres de ce caractère, distingué et tendre, pathétique et toujours élevé? L'opéra de la Reine de Chypre a été un des mieux interprétés du répertoire. Mme Stoltz, Duprez, Baroilhet jouissaient alors de toute la faveur du public. Massol chantait à ravir les couplets des dés. Le rôle de Cornaro était tenu par Bouché.
* REINE DE gamara (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Richard Gênée et Stein, musique de M. Alexandre Neumann, représentée au Carl-Theater de Vienne en octobre 1894.
REINE DE LA MOISSON (la), opéra-comique, musique de M. Salesses, représenté à Orléans en avril 1859.
REINE DE SABA (la), opéra en quatre actes, paroles de MM. Michel Carré et Jules Barbier, musique de M. Charles Gounod, représenté à l'Opéra le 28 février 1862. C'est Gérard de Nerval qui a fourni aux auteurs la donnée de ce poème assez bizarre. La reine de Saba, appelée Balkis , vient visiter Soliman au milieu des travaux d'art gigantesques qu'il fait exécuter. L'ouvrier chargé de leur direction s'appelle Adoniram. Enivré d'orgueil, il brave le roi lui-même et inspire à Balkis un amour passionné.
A cent raille ouvriers, dont la voix le proclame,
Adoniram dicte sa loi ; Jaillisse une étincelle, et Sion est en flamme. Qui de vous osera porter la main sur moi ?
Soliman a beau presser son hymen avec Balkis; celle-ci conspire sa perte avec Adoniram, et s'enfuit avec cet artisan. La dernière scène se passe dans le ravin de Cédron. Ado-
niram est assassiné par trois de ses ouvriers dont il a repoussé les réclamations de salaire, et Balkis attribue ce meurtre à la vengeance de Soliman. Quelle a pu être l'intention des auteurs en produisant sur la scène une fable aussi absurde? Si leurs personnages sont des mythes comme dans le Wilhem-Meister de Goethe , ils n'ont pas su en accuser assez fortement les rôles. Le plus sage des rois a été transformé par eux en une espèce de Cassandre aussi niais que crédule. La reine de Saba n'est plus cette grande figure mystérieuse que nous trouvons dans les livres saints; c'est une créature qui ne se distingue que par sa bassesse et par sa fourberie. Un tel sujet répugne à notre première scène lyrique. La partition de M. Gounod renferme assurément des beautés; mais le système y prédomine et trop souvent y tient lieu d'inspiration. On n'a guère applaudi qu'un chœur dialogué entre des Juives et des Sabéennes, encadre dans un magnifique décor représentant un bois de cèdres. L'ouvrage a été chanté par Gueymard, Belval et Mme Gueymard.
reine DES astres (la), opéra allemand, musique de Lindpaintner, représenté à Stuttgard vers 1835.
* reine des fées (la), opéra en un acte, paroles de M. Constant Frédéricx, musique de Paul d'Acosta (pseudonyme d'un riche amateur), exécuté dans un concert, à Gand, en mars 1890.
REINE DES GITANOS (la), opéra-comique eu un acte, paroles de M. Henri de Bornier, musique de M. Ch. Lartigue, représenté dans les salons de M. d'Algarra le 12 mars
* REINE DES KORRIGANS (la), opéra-CO-
mique en trois actes, paroles de M. Cassien- Frogier, musique de M. Caspar, représenté à Nancy le 27 décembre 1890.
REINE DES PÉRIS (la), comédie persane en cinq actes, avec un prologue, paroles de Fuselier, musique d'Aubert, représentée par l'Académie royale de musique le 10 avril 1725. Cet opéra n'a pas été repris.
REINE DES SARMATES (la), opéra allemand en cinq actes, musique de Georges Kastner, représenté à Strasbourg en 1832.
REINE DES SERPENTS (la), opérette allemande, musique de Drechsler (Joseph), représentée à Vienne vers 1820.
* reine diamant (la), opérette, parolei
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de MM. Th. Taub et J. Fuchs, musique de M. E. Jakobwski, représentée avec un assez vif succès au Carl-Theater de Vienne en avril
REINE INDIGO (la), opéra-bouffe en trois actes, livret de M. Ad. Jaime et Victor Wilder, musique de Johann Strauss, représenté au théâtre de la Renaissance le 27 avril 1875. Cet ouvrage a été d'abord représenté à Vienne sous ce titre : Indigo ou les Quarante voleurs. Le livret est une suite de scènes décousues où le grotesque le dispute à l'absurde. Fantasca et son fiancé Janio ont quitté les rives du Danube bleu pour celles de l'Euphrate. La femme du sultan, nommée Indigo, vient de succéder à son mari défunt. Elle vend les trente-trois femmes du sérail, parmi lesquelles se trouve Fantasca. Elle veut épouser Janio; celui-ci parvient à déjouer la passion de cette reine et à s'enfuir avec sa maîtresse. M. Johann Strauss, qui est un excellent musicien, a déployé un talent remarquable dans cette partition qui se distingue surtout par la variété des rythmes, la richesse de l'harmonie et les combinaisons des effets de l'instrumentation. Je signalerai dans le premier acte le chœur des Bayadères, le terzetto valse : Quel sombre et noir présage, et plusieurs phrases du finale ; dans le deuxième, les couplets du Merle blanc, la valse brindisi : O flamme enivrante ; dans le troisième, la scène du marchand d'esclaves, le chœur des femmes : Maître drôle; la tyrolienne chantée par Fantasca et le chœur valse : Danube d'azur. On ne peut se défendre d'un sentiment de tristesse en voyant l'art musical prostitué à des turpitudes et à des enfantillages qui dépassent tout ce que M. Offenbach a semé dans ses ouvrages.
Il est difficile de comprendre que le public puisse trouver amusants des morceaux dans lesquels on chante sur une musique fort bien faite : Ahl que j'étais bêle, bête, bêle, bête, bête ; Notre affaire est sûre, sûre, sûre, sûre , La chose est faite, faite, faite, etc., etc. En se rappelant le refrain de la Belle Hélène, ce roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, on pense à la fable de ['Ane et le Petit Chien.
Distribution : Fantasca, Mme Zulma Bouffar; la reine Indigo, Mlle Alphonsine; Janio. Félix Puget; Romailour, Vauthier; Babazouk, Daniel. Cet ouvrage a obtenu un très grand succès. Si^ne des temps!
REINE JEANNE (la), opéra-comiquo en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de Monpou et Bordèse,
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représenté à l'Opéra-Comique le 12 octobre 1840. La scène se passe à Naples. La reine est détrônée, par ses sujets, excités à la révolte par le prince Durazzo. Jeanne se déguise en bohémienne et oppose à son ennemi un aventurier nommé Lillo, dont elle fait un prétendant. A la faveur des troubles nouveaux qu'elle suscite , de concert avec le duc de Tarente, elle remonte sur le trône de Naples. La musique de cet opéra, faite en collaboration, tient nécessairement du pastiche. Jamais deux compositeurs travaillant ensemble n'ont montré des qualités plus opposées. Aux accents heurtés et inégaux de Monpou succèdent les mélodies faciles et dans le goût italien de Bordèse. Cependant, malgré ce défaut d'unité , l'ouvrage a été bien accueilli. Au premier acte , on a remarqué le boléro , et au second un trio très bien traité. Mme Eugénie Garcia a eu du succès dans le rôle de Jeanne. Les autres personnages ont été représentés par Botelli, Mocker, Grignon, Daudé et Mlle Darcier.
* REINE MARIETTE (la), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Zell et Gênée, musique de M. Ignace Briill, représenté au théâtre Royal de Munich le 16 juin 1883. Les auteurs du livret de cet ouvrage ne s'étaient pas mis en frais d'imagination, se bornant à traduire purement et simplement celui de repéra-comique français la Heine d'un jour, de Scribe, Saint-Georges et Adolphe Adam, ■ représenté en 1839.
REINE MOZAB (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Auguste Carré, musique de M. Jules Duprato, publié dans le Magasin des demoiselles en 1859.
« REINE TOINON (la) OU LA LAITIÈRE
DE trianon, opéra-comique en deux actes, paroles de M. Jacques Fcrny, musique de M. Anacharsis Prcstrau, représenté au Théâtre des Arts, à Rouen, en 18SG. Cet ouvrage, traduit en italien par M. Enrico Golisciani, a été représenté ensuite à Naples, au théâtre Sannazzaro, le 18 avril 1890.
reine topaze (la) , opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Lockroy ot Léon Battu, musique de M. Vict or Massé, représenté au Théâtre-Lyrique le 27 décembre 1856. Topaze est une jeune fille qui a été enlevée tout enfant à ses parents, nobles et riches patriciens de Venise. Elle est devenuo la reine en quelque sorte d'une troupe de bohémiens. Elle aime un jeune capitaine nomni' et, par ses manœuvres aussi hardies qu'ori-