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ginales, elle parvient à détacher celui-ci d'une grande dame de Vicence qu'il doit épouser, et à lui faire partager son amour. Rafaël doit hésiter d'autant moins que le secret de la naissance de Topaze lui a été révélé par deux bohémiens dans un moment d'ivresse. La partition se compose d'un grand nombre de morceaux parmi lesquels on en distingue cinqqui ont particulièrement fixé l'attention, soit par leur mérite intrinsèque , soit par la brillante exécution de Mme Miolan-Carvalho, qui a déployé dans le rôle de la reine Topaze toutes les merveilles de son organisation .vocale et de son talent. L'ouverture a une sonorité étrange , bien appropriée à une action qui doit se passer au milieu d'une tribu de bohémiens. Le motif du petit sextuor : Nous sommes six seigneurs , est une belle inspiration. L'air de l'abeille, indépendamment de la mélodie, qui est gracieuse , est accompagné ingénieusement par un trémolo de violons à l'aigu ; l'effet de ce procédé est charmant. Le boléro, déjà entendu dans l'orchestre , est chargé de vocalises qui ont été une nouvelle occasion de triomphe pour la cantatrice. On a intercalé dans le second acte de l'ouvrage l'air du Carnaval de Venise, avec les variations de Paganini. MmeCarvalho les a exécutées avec une facilité, une ténuité de sons, une finesse de détails tout à fait extraordinaires. Enfin, au troisième acte, il y a un trio scénique bien réussi, entre Annibal et les deux bohémiens. Montjauze , Meillet, Balanqué, Fromant et MUe Pannetrat ont créé les rôles dans cet ouvrage dont le titre est inséparable du nom de l'artiste créateur, de Mme Carvalho.

* BEINHART VON UPENAU, opéra, mu sique de M. François Curti, représenté à Zurich le 18 février 1889.

*REINO DAS MULHERES (o) [le Royaume des femmes] , opérette fantastique, livret tiré par M. Souza Bastos d'un vieux vaudeville français portant ce titre, musique de M. Freitas Gazul, représentée à Lisbonne, au théâtre de la Rua dos Condes, en juillet 1890.

* reino DOS HOMENS (o), opérette, musique de M. Ptichini, représentée à Lisbonne, au théâtre de la Rua dos Condes, en août 1891.

REISENDEN NACH HOLLAND (die) [les Voyageurs en Hollande], opéra-comique allemand, musique de Martelli, maître de chapelle à Munster, représenté en Allemagne

REITMEISTER GORECKI (le), opéra alle-

mand, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1807.

* reitre (le), opéra-comique, paroles de MM. André Thomas et Marcel Lerouge, musique de M. Charles Mêlant, représenté à Namur, en décembre 1890.

RÉJOUISSANCES PATRIOTIQUES (les), opéra allemand en deux actes, musique de Bierey, représenté à Breslau vers 1817.

REKRUTIN AUSHUB (le Recrutement), opéra allemand, musique de Dietter, représenté à Stuttgard vers 1784.

* RELAMPAGO (el), zarzuela en trois actes., paroles de Camprodon, musique de Francisco Barbieri, représentée au théâtre de la Zarzuela, de Madrid, le 15 octobre 1857. La musique de cet ouvrage avait été écrite en vingt-deux jours, s'il faut en croire un biographe du compositeur ; elle n'en obtint pas moins un succès éclatant.

RELIGIEUSE (la) OU LES CARABINIERS,

opéra en trois actes, musique de Gustave Hartel, représenté à Chemnitz en janvier 1880, quatre ans après la mort de l'auteur.

RELIGIEUSE DANOISE (la) OU LA COM- MUNAUTÉ DE COPENHAGUE , opéra-comique en trois actes, musique de L.-E. Jadin, représenté au théâtre Montansier en 1791.

* RELOJ DE lucerna(el), opéra en trois actes, musique de M. Miguel Marqués, représenté au théâtre Apolo de Madrid en mars 1884.

RELOJ DE MADERA (el) [l'Horloge de bois], opéra espagnol, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), représenté à Madrid vers 1805.

REMPLAÇANT (le) , opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Bayard , musique de Batton , représenté à l'Opéra-Comique le n août 1837. Le poëme offre des détails choquants d'invraisemblance et de mauvais goût. La musique est bien faite, mais dépourvue de mélodie.

" remplaçant (le), opérette en un acte paroles et musique de M. Edmond Deparis représentée à Dieppe le 13 septembre 1874.

• RÉMUS ET ROMULUS, opéra allemand, musique de Berck, repr. à Brème en 1829.

RENAUD OU LA SUITE D'ARMIDE, tragédie ly rique en cinq actes, avec un prologue,, paroles de l'abbé Pellegrin, sous le nom du chevalier, son frère, musique de Desmarets, représentée par l'Académie royale de musique

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le 5 mars 1722. A cette époque l'Opéra comptait des pensionnaires renommés à cause de leur talent : Thévenard, Tribou, Dun, Lemire, Chassé et Mlles Antier, Lemaure, Eremans, Tulou, etc. Les personnages principaux de cette tragédie sont les mêmes que dans les Armide de Lulli et de Gluck, c'est-à-dire Armide, Adraste, Renaud et Hidraot; mais c'est la seule analogie à constater.

RENAUD, tragédie lyrique en trois actes, paroles de Lebœuf, musique de Sacchini, représentée à l'Académie royale de musique le 28 février 1783. Comme nous l'avons vu plus haut, le sujet de cet opéra avait été traité par Pellegrin en 1722, et il fait suite à celui de Quinault. L'héroïne de la Jérusalem délivrée régnait sur la scène lyrique depuis un siècle, car la première représentation de Y Armide de Lulli eut lieu en 1686. Gluck avait donné un nouvel éclat aux attraits de l'enchanteresse. Sacchini eut tort de s'attaquer à des souvenirs aussi récents. Ce n'est pas que sa partition de Renaud ne renferme de grandes beautés ; mais le ton uniforme de son style , la majestueuse régularité de ses périodes n'étaient pas de nature à éterniser l'intérêt d'un sujet que le succès même avait affaibli. Il était réservé au génie de Rossini d'évoquer trente ans plus tard cette grande ombre dramatique, et encore il n'a pu lui rendre qu'une courte existence. Nous signalerons néanmoins les principaux fragments de la partition de Renaud. La première scène nous offre deux chœurs assez beaux, le chœur des rois et un ensemble ; la quatrième, l'air de Renaud : Déjà la trompette guerrière; nous ferons observer que ce rôle est écrit pour une voix de haute-contre et dans un registre plus élevé encore que celui d'Orphée, dans la partition transposée par Gluck à l'usage du chanteur Legros. La scène sixième est remplie par la marche des Amazones et des Circassiennes, entrecoupée par l'air d'Antiope écrit également dans un diapason très élevé. L'orchestration de tout l'ouvrage est encore fort simple. Elle se compose des instruments suivants : deux parties de cors et trompettes, deux flûtes, deux hautbois, premiers violons deuxièmes violons, une partie pour les violes bassons et basses, timbales. Le chœur : Régnez, triomphez, belle Armide, est d'un bel effet et termine le premier acte. Le deuxième acte, qui est le plus beau, débute par un quatuor délicieux de soprani : Vous triomphez, belle Princesse; toutes les parties sont écrites sur la clef à'ut première ligne, ot, quoique la voix la plus grave ne descende

pas au-dessous du ré, l'intérêt se soutient constamment. Après le duo entre Renaud et Armide, nous remarquons un des airs les plus touchants, les plus pathétiques qu'on puisse entendre : Rarbare amour, tyran des cœurs ; l'accompagnement est d'une suavité exquise. La réduction au piano qu'on en a faite dans quelques recueils ne peut donner une idée de l'effet qu'un tel air produirait au théâtre avec l'orchestre. Nous passons rapidement sur les scènes d'évocation et sur les chants guerriers qui terminent le second acte, pour appeler l'attention des amateurs sur le finale de cet opéra. A partir de l'andante graziozo en ré , chanté par Armide : Et comment veux-tu que je vive? jusqu'à la chute du rideau , la musique est ravissante. L'orchestre y tient la plus grande place à cause de la magnificence du spectacle qui représente un palais enchanté, et sans doute la pantomime des génies. Nous nous sommes étendu sur les mérites de cette partition, parce que les trois Armides de Lulli , de Gluck et de Rossini ont, dans Y Armide de Sacchini, non pas une rivale, mais une sœur trop longtemps oubliée.

RENAUD, opéra, musique de Haeffner, représ, au th. Royal de Stockholm vers 1792.

* RENAUD, drame lyrique en un acte, poème de M. de Thémines-Lauzières, musique de Gilbert Desroches (pseudonyme de M«" la baronne Legoux), représenté à Boulogne-sur-Mer le 8 septembre 1888. Cet ouvrage était une nouvelle mise à la scène de l'épisode célèbre des amours de Renaud et Armide dans la Gerusalemme liberata. Il avait été écrit en vue du concours Rossini et présenté en effet par le compositeur à l' Académie des beaux-arts, mais sans succès.

Mm° la baronne Legoux, morte aujourd'hui, était une femme fort distinguée mais une musicienne médiocre, qui avait adopté le pseudonyme de Gilbert Desroches, sous lequel elle fit des efforts inouïs pour se présenter devant le grand public sans jamais y pouvoir parvenir. Après avoir fait jouer son Renaud, sous la forme dramatique, à Boulogne-sur-Mer, elle en lit exécuter divers morceaux, sous forme do concert, à l'une des intéressantes séances do l'Association artistique d'Angers (1892), si fâcheusement disparue depuis lors. Dans l'un comme dans l'autre cas, l'œuvre resta médiocre, sans couleur et sans Gamme.

RENAUD D AST , opéra-comiquo en deux actes, paroles de Lemonnier, musique C«

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