RETOUR DES DIEUX SUR LA TERRE
(le), opéra, musique de Colin de Blamont, écrit vers 1725.
RETOUR DES OFFICIERS (le) , comédie en un acte, en prose, avec un divertissement, paroles de Dancourt, musique de Gilliers, représentée aux Français le 19 octobre 1697. Il n'y a pas d'autre musique dans cette pièce qu'use ouverture dans le goût italien du temps, un preludio avant le divertissement et des couplets chantés pendant la kermesse.
* RETOUR DU champ-de-mars (le), divertissement en un acte, mêlé de vaudevilles et d'airs nouveaux, paroles et musique du Cousin-Jacques (Beffroy de Reigny), représenté au théâtre des Beaujolais en juillet 1790. Cette pièce formait la suite de la Fédération du Parnasse du même auteur, et était jouée dans la même soirée.
* RETOUR DU MARIN (le), opéra-comique en trois actes, musique de Franz de Suppé, représenté à Hambourg en mai 1885.
RETOUR DU PRINTEMPS (le), opéra, musique de Charpentier (Marc- Antoine), écrit vers 1680.
RETOUR INATTENDU (le), opéra-comique en un acte, paroles de Bernard Valville, musique de Gaveaux , représenté au théâtre Feydeau le 28 mars 1802.
* RETOUR INATTENDU (le) OU LE MARI REVENANT, opéra-comique en un acte, paroles de Monet, musique de F'rançois Foignet fils, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 10 mai 1802.
RÉUNION DU 10 AOÛT (la) OU L'INAU- GURATION DE LA RÉPUBLIQUE FRAN- ÇAISE, sans-culottide dramatique en cinq actes, paroles de Moline et Bouquier, musique de Porta, représenté à l'Opéra le 5 avril 1794.
REVANCHE DE CANDAULE (la), opéracomique en un acte, paroles de MM. Henri Thierry et J. Avenel, musique de M. Debillemont. Il fallait bien que le sujet scabreux du tableau si remarqué de M. Gérome passât de la toile au théâtre ; seulement tout est grotesque dans ce petit ouvrage. Candauleva demander à Gygès de satisfaire aussi sa curiosité comme il a satisfait la sienne. Gygès a beau imaginer toutes sortes de prétextes, il lui faut obéir au tyran. De concert avec M»16 Gygès, il mystifie Candaule. La musique n'a rien offert de saillant. Chanté par Berthelier, Lécuyer, M"» Fonti.
•revanche de fortunia (la), folie musicale en un acte, paroles de M. Hippolyte Lefebvre, musique de M. Victor Robillard, repr. aux Folies-Marigny le 1" juillet 1865.
* REVANCHE DE FRONTIN (LA), opérette en un acte, paroles de M. Gallay, musique de M. Mou.:het, représentée aux Folies-Bordelaises le 20 novembre 1880.
* revanche de sganarelle (la), opéracomique en un acte, paroles de M. Docquier, musique de M. Léon Du Bois, ancien prix de
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Rome de l'Académie de Belgique, représenté à Nantes le 31 mars 1890.
REVANCHE DE VULCAIN , opérette de MM. Commerson et Furpille, musique de M. Cottin, représentée aux Folies-Nouvelles en décembre 1856.
RÊVE (le) , opéra en un acte , livret d'Etienne, musique de Gresnick , représenté au théâtre Favart, à Paris, le 27 janvier 1799.
RÊVE (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Chivot et Duru, musique de M. Savary, représenté au Théâtre-Lyrique le 13 octobre 1865.
* RÊVE (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Sémiane et Albert Gérés, musique de M. Henri Cieutat, représenté au théâtre des Menus-Plaisirs le 17 février 1888.
* RÊVE (le), drame lyrique en quatre'actes et sept tableaux, d'après le roman de M. Emile Zola, poème de M. Louis Gallet, musique de M. Alfred Bruneau, représenté à l'Opéra-Comique le 18 juin 1891. Y avait-il, dans le roman intime et mystique de M. Emile Zola, les éléments d'un drame lyrique, d'une action véritablement théâtrale, avec le mouvement, la couleur, les élans passionnés si incontestablement nécessaires à toute œuvre musicale destinée à la scène ? Les amours de la jeune Angélique et du fils de l'évêque Jean d'Hautecœur, tels qu'ils se présentaient, suffisaient-ils à animer cette action, à la vivifier, à lui donner le ressort et le nerf indispensables? Trouvait-on là, enfin, les contrastes, les oppositions, surtout les situations que réclame impérieusement la scène lyrique ? Il ne me semble pas qu'on puisse répondre affirmativement à toutes ces questions, et, malgré le talent déployé par le librettiste dans son adaptation, je pencherais plutôt pour la négative.
Mais aussi bien, n'est-ce pas le livret du Rêve qui a suscité les discussions animées qu'on a vu s'élever autour de cet ouvrage. C'est la musique, première œuvre importante d'un jeune artiste bien doué sans doute, mais très audacieux, très désireux de faire'du bruit, et qui semble surtout, si l'on veut bien me passer cette expression, avoir pris à tâche de casser de nombreuses vitres pour ameuter les passants et attirer l'attention sur son œuvre et sur sa personne, à quelque prix que ce puisse être. A quoi l'on peut dire qu il a réussi de la façon la plus complète.
Élève de M. Massenet, second grand prix de
composition musicale à l'Institut en 1881, M. Bruneau s'était fait, dès avant l'apparition du Rêve, la réputation d'être un des plus intransigeants parmi les plus intransigeants de la jeune école, n'entendant et ne voulant rien entendre au sujet de ce que ces messieurs appellent « des concessions au public » , et poussant à leur point le plus extrême les plus pures traditions wagnériennes. Il n'est pas besoin de dire, par conséquent, qu'on chercherait vainement dans la partition du Rêve l'ombre et l'apparence même d'un « morceau p . Les scènes se succèdent, le dialogue se continue sans interruption, sans repos et sans césure, et — les leU-motive mis à part, car il y en a plusieurs, cela va de soi, — l'on ne voit jamais se reproduire un dessin musical une fois qu'il s'est établi. D'autre part, jamais deux voix ne se font entendre ensemble, et l'intention du compositeur est si arrêtée de supprimer l'harmonie des voix, que lorsque par instants la situation l'oblige absolument à en produire deux l'une avec l'autre, il les fait invariablement chanter à l'unisson. Enfin, il proscrit résolument les chœurs ; et ceci encore est si voulu que, dans le tableau du Clos-Marie, où se trouve une petite scène de lavandières, scène qui appelait l'ensemble choral d'une façon si naturelle et si heureuse, il ne leur accorde pas la parole et les fait danser au lieu de chanter. Notez que ceci est absolument illogique, que le chœur eût été là absolument à sa place, et que rien ne saurait en tenir lieu, Mais on a des principes ou on n'en a pas...
Ces observations, toutefois, ne s'adressent qu'au sentiment scénique de l'auteur. Mais on peut formuler d'autres critiques, celles-ci concernant le côté purement musical, et touchant à des points qui me semblent plus graves. Si habitués que nous commencions à être aux licences et aux duretés harmoniques, il faut avouer que nous n'avions pas encore été soumis — au théâtre, du moins — à un régime tel que celui que M. Bruneau nous a imposé sous ce rapport. Assurément, les dissonances sont le condiment, le piment, si l'on veut, de l'harmonie ; ce n'est pas une raison pour nous condamner au poivre rouge continu. 11 y a, dans l'harmonie de M. Bruneau, des heurts d'accords véritablement impossibles, des accords d'ailleurs absolument in« analysables; quelquefois il leur donne un semblant de figure, pour l'œil, à l'aide de la pédale, qu'il emploie du reste avec trop de fréquence; mais ils n'en demeurent pas moins douloureux pour l'oreille. J'ajoute qu'il y a là un
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parti pris de violence et d'étrangeté, car le musicien en arrive à pervertir inutilement des harmonies naturelles par elles-mêmes, à l'aide d'altérations qui les rendent déchirantes. Quant à des préparations, à des résolutions d'accords, il est inutile de lui en demander; il ne s'en occupe même pas. Il résulte de tout cela que le sentiment de la tonalité disparaît d'une façon presque absolue, et qu'on ne sait pour ainsi dire jamais dans quel ton l'on se trouve. Aussi, qu'arrive-t-il? Comme cette musique est véritablement diabolique à chanter, que les voix n'ont jamais de point d'appui, le compositeur, pour ne point les laisser s'égarer, se voit obligé souvent de soutenir la partie vocale en la redoublant à la basse, ce qui est anti-musical et ce qui produit à chaque instant des suites d'octaves de l'effet le plus déplorable. Les octaves ne le gênent point d'ailleurs, même entre les parties instrumentales ; il s'en trouve une assez jolie série, entre autres, au début de l'introduction du second acte !
Ce qu'on peut reprocher encore à M. Bruneau, c'est, non point la pauvreté de son orchestre, qui est généralement nourri et corsé, mais son manque d'intérêt symphonique.
Quand on prend à Wagner ses principes, sa déclamation, son discours vocal ininterrompu, son mépris des ensembles, il faudrait lui emprunter aussi son admirable, son incomparable orchestre. A la vérité, ce n'est pas là chose très facile... mais vraiment la trame symphonique est ici bien lâche, et les développements brillent trop par leur complète absence.
Essayer de tracer une analyse serrée de la partition du Rêve serait chose impossible, étant donné la forme générale de l'oeuvre et l'absence presque complète de points de repère. Je voudrais cependant tâcher d'en faire ressortir quelques pages. L'inspiration, il faut le confesser, n'y est pas abondante ; elle n'en est pourtant pas toujours absente. Je n'en voudrais pour preuve que la longue phrase adressée à Tévêque par Angélique, au premier acte :
Il me semble qu'elles sont miennes, Ces statues aux regards si doux...
phrase bien développée, et dont le caractère est suave et pénétrant. Il faut tirer de pair aussi toute la première partie du second tableau, celui du Clos-Marie, où le musicien s'est fort joliment servi d'une des délicieuses chansons populaires si heureusement recueillies par M. Julien Tiersot. Il a traité ce thème avec beaucoup de goût et d'habileté, et l'effet
a paru d'autant plus heureux qu'on trouvait là un rythme et une tonalité, ce dont on était un peu trop complètement sevré jusqu'alors. Il y a encore de-ci, de-là, quelques jolis accents, quoiqu'on puisse reprocher au musicien de s'être fâcheusement dérobé dans certaines situations importantes, et de n'avoir pas su trouver les élans chaleureux qu'elles exigeraient impérieusement. Entre autres, il a employé heureusement et à diverses reprises (trop fréquemment même) certains thèmes du chant liturgique. H a obtenu ainsi un joli effet, à la fin du second tableau, en faisant chanter par les voix invisibles le thème de l'Ave verum, et plus tard en faisant entendre, au passage de la procession, le chant de la Fête-Dieu.
En résumé, la partition du Rêve est une oeuvre volontairement étrange, une œuvre d'une intransigeance farouche, faite pour dérouter de parti pris l'esprit et les oreilles, conçue dans un système scénique et musical absolument arbitraire, et dans laquelle une grande somme de talent, d'un talent très réel, a été dépensée pour aboutir à un résultat qui n'est pour plaire ni aux artistes, ni au public. Je sais bien qu'aujourd'hui le public est l'objet du mépris de quelques-uns de nos jeunes musiciens. Pour qui travaillentils, cependant? Il n'est pas inutile de faire remarquer à ce propos qu'en dépit des cris de triomphe poussés par les amis du compositeur et du bruit fait par eux autour de son œuvre, le Rêve a obtenu un total de vingttrois représentations. C'était là l'opinion du public. Voxpopuh...
Le Rêve, qui ne comportait que cinq personnages, offrait une interprétation remarquable, confiée à Mlle Simonnet (Angélique), à Mme Deschamps (Hubertine), à MM. Engel (Félicien), Bouvet (Jean d'Hautecœur) et Lorrain (Hubert).
* RÊVE AU PAYS DO BLEU (un), fantaisie en un acte, paroles de MM. Ernest Depré et de Callias, musique de M. F. de la Tombelle, représentée au théâtre de la Galerie Vivienne le 26 février 1892.
rêves D'AMOUR, opéra-comique en trois actes, paroles de MM. Dennery et Cormon, musique d'Auber ; représenté à l'Opéra-Comique le lundi 20 décembre 1869. C'est le dernier rêve de gloire du plus aimable compositeur français de notre siècle, du successeur de Boieldieu, du maître des maîtres modernes, à l'Opéra-Comique seulement, ce qui est encore beaucoup dire. Nul doute que si
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la pièce eût été mieux imaginée, la donnée un peu plus vraisemblable, si le sentiment de la nature eût été plus réel, tout en restant un peu voilé par une sorte de glacis de convention, la musique eût réussi, car elle n'est pas inférieure à celles du Maçon, de la Sirène, de la Barcarolle, en un mot des partitions de second ordre d'Auber. Il y a même çà et là dans le dernier ouvrage écrit par le maître des hardiesses harmoniques et des effets d'instrumentation qui attestent qu'il s'était maintenu au courant du mouvement musical, et que, sans abjurer ses dieux, il s'initiait aux doctrines nouvelles. Le livret est, comme je l'ai dit, sans véritable intérêt. Un paysan romanesque a trouvé une belle demoiselle endormie, comme une Marion, sous un pommier, l'a contemplée, a déposé un baiser sur sa joue et s'est enfui à toutes jambes. MUe Henriette de la Roche- Villers a conservé le souvenir de cet épisode; elle n'a pu voir Marcel, c'est le nom du paysan, elle le croit beau, noble, riche. Cependant Marcel doit épouser Denise; la noce se prépare, les habitants du château arrivent pour jouir du spectacle d'une noce au village. La belle endormie apparaît aux yeux effarés de Marcel qui quitte tout, Denise, la noce et les violons, et se sauve encore. On a représenté là un des charmants tableaux de Lancret, complété par des costumes et des décors empruntés à ceux de Watteau. C'est la Balançoire, le Colin-maillard que les auteurs de la mise en scène ont ingénieusement reproduits. En rôdant autour du parc, Marcel rencontre Henriette, lui parle ; il est fou d'amour, il veut se rapprocher de la noble demoiselle et s'enrôle. Il revient nécessairement capitaine à l'acte suivant. Entre temps, un vrai chevalier, amoureux d'Henriette qui se croit sa cousine, lui révèle qu'elle n'est que la fille adoptive du marquis de la Roche- Villers et qu'on l'a recueillie dans la famille même où Marcel allait entrer. Ce qui aurait dû motiver et amener son union avec Marcel l'en éloigne par un caprice des librettistes. Henriette, voyant le désespoir de Denise, s'éprend d'une grande tendresse pour elle, et, lorsque Marcel revient, lui déclare qu'elle est sa sœur ; Denise épouse Marcel et Henriette le chevalier. On voit que cette pièce ne méritait pas d'être mise en musique par Auber; mais la partition sera lue avec un vif intérêt par les musiciens; l'ouverture en est charmante, pleine de frais motifs ; c'est one fort jolie pastorale. La romance de Mariai au second acte est expressive, ainsi que
les couplets de Denise : Ce qu'on voit faire, et le duo d'Henriette et du chevalier ; au deuxième acte, on a remarqué une jolie valse; au troisième, précédé d'une gavotte, un trio bouffe excellent: Dans un bon ménage, qui doit commander ? Cet ouvrage a été interprété par Capoul, Gailhard, Sainte-Foy, Prilleux, Mlles Priola, Girard et Nau.
RÊVE D'UN ÉCOLIER (le), opéra-comique, paroles de M. Longuet, musique de M. Gariboldi, représenté par les élèves de l'Ecole internationale de Saint-Germain-en-Laye le 27 juin 1868.
RÊVE DANS LA NUIT DE NOËL (un),
opéra allemand, musique de Ferdinand Hiller, représenté avec succès sur le théâtre de Dresde dans le mois de mai 1845.
* RÊVE DE LA MARQUISE (le), Opéra-COmique en un acte, musique de M. Edouard Laurens, représenté au château d'Ecresmes (Loiret) en juillet 1885.
RÉVEIL D'ÉPIMÉNIDE (le), de Goethe , musique de Weber (Bernard-Anselme), représenté sur le théâtre de Kœnigstadt à Berlin en 1814.
RÉVEIL DE CAMAILLAKA (le) , Opéra, musique de Scio , représenté au théâtre Molière en 1791.
* RÉVEIL DE HELGE (le), drame lyrique en un acte, paroles et musique de M. Alfred Lorenz, représenté à Schwerin, sur le théâtre de la Cour, en février 1896.
REVENANT (le), opéra fantastique en deux actes, paroles de Calvimont, musique de Gomis, représenté à l'Opéra-Comique le 31 décembre 1833. M. Gomis, auteur du Diable à Séville, a fait preuve d'habileté dans cet ouvrage. On remarque dans sa partition un beau duo pour soprano et ténor : Belle Sara, mon bonheur, la ronde du sabbat : Sous la présidence, et le chant d'église avec accompagnement d'orgue : Daigne, au pied de ton trône.
* revenant (lb), opérette en un acte, paroles de M. Mille-Noé, musique de M. Emile Bourdeau, représentée dans un salon en février 1867.
* revenant (lb), opérette en un acte, musique de M. Henri Covin, représentée dans un salon en mars 1873.
REVENANTS bretons (les), opéra-comique en un acte, paroles d'Alfred de Gué-
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