‹ Dictionnaire des opérasChapitre 676 sur 928 · REY · texte numérisé non relu

REY

iennec,de Bréhat, musique de J.-B. Wekerlin. La scène se passe dans une ferme de la basse Bretagne. Alain, jeune pâtour, aime Yvonne, la fermière, chez laquelle il est en service; mais il n'ose le lui dire ; Yvonne le devine de reste, son cœur étant au même diapason. Claudine, sœur d'Yvonne, qui devait être épousée par Jobic,. le tailleur du village, a été laissée par ce dernier, qui fait la cour à Yvonne depuis qu'il sait que cette dernière est plus riche que sa sœur. Ce sorcier de Jobic, car il professe aussi ce métier, joue tous les tours possibles au crédule Alain , et finit par lui persuader qu'il est damné, et que sa femme le sera aussi. La ruse se découvre, et Alain obtient la main d'Yvonne; cette dernière dotant sa sœur Claudine , Jobic revient à ses premières amours. Il y a plusieurs airs populaires bretons dans cette pièce, entre autres : J'suis né natif du Finistère, et les Nahinigouz. Cette pièce a été jouée plusieurs fois en public à la salle Herz et dans d'autres salles de concert. Elle a été mise en répétition à l'Opéra-Comique, et retirée par les auteurs la veille de la première représentation, sous la direction de M. Beaumont. C'est une pièce de mœurs bretonnes, faite par un Breton.

* RÉVÉREND (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Georges Ohnet, musique de M. Taudou, représenté à Perpignan, ville natale du compositeur, le 31 mars 1883. M. Taudou, aujourd'hui professeur d'harmonie au Conservatoire, avait obtenu un premier prix de violon dans cet établissement et, en 1869, le premier grand prix de Rome à l'Institut ; mais, l'état de sa santé ne lui permettant pas de faire le voyage d'Italie, il renonça à la pension attachée à ce prix, ce qui permit à l'Académie des beaux-arts d'attribuer l'année suivante deux premiers prix. C'est, croyons-nous, le seul exemple de ce genre que présentent les annales du prix de Rome.

Page 1