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ROBERTO DEVEREUX, CONTE D'ESSEX

opéra italien en trois actes, livret de Cammarano, musique de Donizetti, représenté pour la première fois à Naples en 1837, et chanté par Baroilhet, Bassadona, Mme Ronzi de Begnis. Cet opéra a été donné au Théâtre- Italien de Paris le 27 décembre 1838. Le sujet a été tiré de la tragédie de Thomas Corneille. Elisabeth éprouve de l'amour pour le comte d'Essex, qui de. son côté est captivé par les charmes de Sara, duchesse de Nottingham. Robert Devereux, se faisant deux ennemis à la fois , de la reine vindicative et jalouse, ainsi que du duc de Nottingham outragé, est condamné par sentence du parlement à avoir la tête tranchée. La partition, écrite avec une grande facilité, renferme de beaux motifs. On ne comprend pas que Donizetti ait eu l'enfantillage de choisir pour thème de son ouverture le God save the Icing, qui n'a été composé que cent cinquante ans après l'époque de l'action du drame. Le premier acte offre deux beaux duos, l'un chanté par la Grisi et Rubini , l'autre par le célèbre ténor et Mme Albertazzi : Questo addio fatale. Le second acte n'intéresse guère que par l'action dramatique. Mais au troisième on retrouve l'âme du maître de Bergame dans deux cavatines, dont la seconde est délicieuse : Ragnato il sen di lagrime, et dans la scène finale où Elisabeth apprend la mort de celui qu'elle aimait et qu'un ordre tardif n'a pu sauver. La Grisi a déployé dans le rôle d'Elisabeth ses belles qualités de tragédienne et de cantatrice.

* roberto di normandia, opéra-ballet en quatro actes et sept tableaux, musique de MM- Cordiali et Dcnina, représenté sur le théâtre Altieri, de Turin, en août 1864.

roberto e costanza, opéra italien, musique de Fornasini, représenté au théâtre Nuovo de Naples en 1839.

ROBIN DES BOIS, opéra en trois actes, paroles de Castil-Blaze et de Sauvage, musi-

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que de Weber, représenté à l'Odéon le 7 décembre 1824, repris à l'Opéra-Comique le 15 janvier 1835, et au Théâtre-Lyrique le 24 janvier 1855. — V. FreischIitz.

ROBIN GRAY, intermède, musique de Samuel Arnold, représenté à Haymarket de Londres en 1794.

ROBIN HOOD , opéra - comique anglais , musique de Shield , représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1784.

ROBIN HOOD, opéra anglais, musique de Charles-Frédéric Baumgarten, représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, en

ROBIN HOOD, opéra anglais, musique de Mac Farren, représenté au théâtre Anglais en 1861.

* ROBIN HOOD, opéra-comique, poème de M. H.-B. Smith, musique de M. Reginald de Koven, représenté à l'Opéra de Chicago, en juin 1890.

ROBINET THE BANDIT, opéra anglais, musique de Addisson , représenté au théâtre de Covent-Garden, à Londres, vers 1820.

* ROBINSON, zarzuela-boufï'e en trois actes, paroles de Garcia Santisteban, musique de Francisco Barbieri, représentée à Madrid, sur le théâtre du Cirque, le 18 mars 1870, avec un énorme succès. C'est Tune des œuvres les plus populaires du compositeur.

* ROBINSON CRUSOÉ, opérette en un acte, paroles de M. W. Busnach, musique de M. Pillevesse, dit Pillevestre, représentée aux Fantaisies-Parisiennes le 21 février 1866.

ROBINSON CRUSOÉ, opéra-comique en trois actes et cinq tableaux , paroles de MM. Cormon et Hector Crémieux, musique de M. Jacques Offenbach, représenté à l'Opéra- Comique le 23 novembre 1867. Les auteurs n'ont pris que quelques noms propres au roman de Daniel Foë. Ils ont imaginé une fable tout à fait invraisemblable. Robinson quitte sa famille pour chercher la fortune, dans l'intention de revenir enrichir ses parents et surtout sa jolie cousine, la jeune Edwige, qu'il aime. Il s'embarque ; il fait naufrage ; il est jeté dans une île déserte ; Vendredi est devenu son compagnon et son confident. Là viennent le rejoindre et sa cousine Edwige, et son ami d'enfance Toby, et la servante Suzanne. Après quelques démêlés avec les cannibales et quelques coups de pistolet, tout

ce monde s'embarque pour retourner dans la vieille Angleterre. Les tableaux descriptifs abondent dans cet ouvrage ; mais l'auteur da la Belle Hélène, malgré ses efforts, ne s'est pas élevé au-dessus du médiocre dans ce genre. Il a échoué là où d'autres compositeurs sérieux, convaincus, ont échoué avant lui. Les scènes de mœurs sauvages, la description des beautés de la nature , des forêts vierges, de l'océan , de la nuit sous les tropiques, tout cela a été traité avec supérioritépar des maîtres , entre autres par Kreutzer et par Lesueur dans leurs partitiônsdePa«i et Virginie, et cependant il n'en est rien resté pour le public. C'est la musique du premier acte qui a paru la mieux traitée. Il renferme une jolie ronde, la ronde du dimanche, l'ariette de Suzanne et un bon quatuor. Dans le deuxième acte on a remarqué le duo entre Robinson et Vendredi, et la chanson bouffonne du Pot-au-feu, et dans le troisième, les eouplets : Maître avait dit à Vendredi. Cet ouvrage a été interprété par Montaubry , Sainte-Foy, Ponchard, Crosti , M">e Galli- Marié, Mlles Cico et Girard.

* ROBINSON CRUSOE NELL'ISOLA DE- SERTA, opéra-bouffe, paroles de Leone Tôt tola, musique de Vincenzo Fioravanti, représenté en 1828 à Naples, sur le théâtre Nuovo.

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