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RITRATTO (il), opéra italien, musique de Zingarelli, représenté à Milan en 1799.
RITRATTO (il), opéra buffa en un acte, musique de Morlacchi , représenté à Vérone en 1807. Ce fut le premier ouvrage bouffe écrit par ce maître ; il fut représenté au lycée philharmonique de Vérone avec succès. Le compositeur avait alors vingt-trois ans.
RITRATTO (il), opéra italien, livret de M. de Lauzières, musique de Braga, représenté au théâtre du prince de Syracuse, à Naples, en mars 1858.
RITRATTO DEL DUCA (il) [le Portrait du duc], opéra italien, musique de Generali, représenté à Venise en 1808.
RITRATTO Dl PERLA (il), opérette italienne en deux actes, livret de Golisciani, musique de Cesare Rossi, représentée au Circolo Unione de Naples, le 7 janvier 1879; chantée par Colonnese et M^es Lablanche, Rossi.
RITROSIÀ DISARMATA (la) [la Rigueur désarmée] , duodrame italien, de Métastase, musique de Elsner, représenté à Varsovie ■vers 1825.
RITTERSCHLAG (dbr) [l'Accolade chevaleresque], opéra allemand en deux actes , livret de Mosenthal d'après un vaudeville de Dumanoir, musique de Hermann Riedel, représenté à l'opéra de Vienne le 26 mai 1880. Ces accolades sont deux gifles octroyées à des personnages auxquels elles n'étaient pas destinées.
* RIVAL BEAUTIES (the), opérette en deux actes, musique de M. Alberto Randegger, représentée à Londres, dans un concert donné à Saint-George's Hall, en mai 1885. C'était là, paraît-il, une œuvre de jeunesse de ce musicien habile, qui remplissait alors les fonctions de chef d'orchestre de la troupe d'opéra anglais de Cari Rosa.
RIVAL CANDIDATES (the) [les Candidats rivaux], opéra anglais, musique de Caster, représenté au théâtre de Drury-Lane à Londres vers 1790.
RIVAL CONFIDENT (le), comédie en deux actes , mêlée d'ariettes , paroles de Forgeot, musique de Grétry, représentée aux Italiens le 26 juin 1788. Nous signalerons seulement de cet ouvrage l'ariette : Ici lorsque l'on est heureux, et surtout la ronde : L'âge a su borner nos désirs, qui a de la grâce et de l'entrain.
* RIVAL Y DUENDE, zarzuela, musique de M. Gabriel Balart, représentée au Théâtre- Principal de Barcelone, en mai 1863.
RIVALE D'ELLE-MÊME (la), opéra-comique en un acte, paroles de Bins de Saint- Victor , musique de Solié, représenté à I'Opéra-Comique le 3 octobre 1800.
RIVALE DI SE STESSO (il) [le Rival de soi-même], opéra italien, musique de Weigl, représenté au théâtre de la Scala, à Milan, vers 1809.
RIVALI (i) [les Rivaux], opéra italien, musique de Balfe, représenté à Palerme en 1831.
RIVALI generose (le), opéra italien, musique de E. Paganini, représenté à la Scala, à Milan, en 1809.
RIVALI GENEROSI (i), opéra italien, livret de Apostolo Zeno, musique de Vignati, représenté sur le théâtre de San-Salvatore à Venise en 1697, à Rome, puis repris à Venise sur le théâtre de San-Samuele avec succès.
RIVALI IN PUNTIGLIO (le) [les Rivaux en délicatesse], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Venise dans le carnaval, en 1786.
RIVALI PLACATI (i) [les Rivaux apaisés], opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté en Italie en 1768.
* RIVALI senza. AMANTE, opéra-comique en un acte, musique de M. Filoteo Greco, représenté au Politeama de Naples le 5 mai
* RIVALITÉ VILLAGEOISE (LA.), Opéra-
comique en un acte, paroles de Philibert, musique de Charles-Philippe Lafont, représenté au théâtre des Jeunes- Artistes le 29 octobre 1801. Lafont, tout jeune alors et qui jouait la comédie, était destiné à devenir l'un des plus grands violonistes de l'école française.
rivaux D'UN MOMENT (les), opéra en un acte, paroles de Corsange, musique de Champein (Stanislas), représenté à Feydeau le 30 juin en 1812.
* RIVAUX GÉNÉREUX (les), opéra-comique, musique de Levasseur l'aîné, représenté sur le théâtre particulier d'un grand seigneur en 1770.
RIVER SPRITE (the) [l'Ondine], opéra anglais, musique de M. Franck Mori, représenté à l'Opéra anglais de Covent-Garden, à Londres, en mars 1865.
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• RIVISTA DEL 77 (la), revue lyrique, paroles de Ruggero Rindi, musique de Giovanni Valente, représentée à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1878.
RizziO , opéra allemand en cinq actes, musique de Schliebner, représenté à Prague en avril 1863.
ROB-ROY, opéra anglais, musique de Davy (John), représenté à Haymarket de Londres eu 1803.
ROB-ROY , opéra , paroles de Paul Duport et de Forges, musique de M. de Flottow, représenté à Royaumont chez M. de Bellissen, et au théâtre de l'hôtel de Castellane au mois de mai 1837. M^e de Forges a chanté avec talent le rôle de Diana Vernon.
* ROB-ROY, opéra-comique, livret tiré du roman célèbre de Walter Scott, musique de M. Reginald de Koven, représenté en 1894, à New- York, sur le Herald Square Théâtre.
ROBERT bruce, opéra-pastiche en trois actes, paroles d'Alphonse Royer et Gustave Vaëz, musique de Rossini, représenté à l'Académie royale de musique le 30 décembre 1846. Le sujet du poème a été tiré de l'Histoire de l'Ecosse par Walter Scott. Robert Bruce, roi d'Ecosse, défend sa couronne contre les entreprises d'Edouard II, roi d'Angleterre, Douglas le Noir vient lui offrir le secours de son épée. Il est accompagné de sa fille Marie, qui est aimée d'Arthur, jeune officier anglais. Celui-ci est amené par les circonstances à sauver la vie du roi d'Ecosse. Il est accusé de trahison, et va payer de sa tête l'acte de générosité que sa passion pour la fille de Douglas lui a fait commettre, lorsque celui-ci s'empare du château occupé par Edouard et en expulse les Anglais.
Quatre opéras au moins de Rossini ont ser vi à composer ce pastiche. Ce sont Zelmira, la Donna del Lago, Torwaldo e Dorliska et Bianca eFattero. Niedermeyer fut chargé de combiner tous les éléments de cette œuvre singulière Ac point de vue de l'art lyrique, on ne saurait se montrer trop difficile et même sévère à l'égard d'entreprises musicales decette espèce. Il n'appartient qu'au seul compositeur de puiser dans son propre répertoire des morceaux qu'il juge utile pour sa gloire de remettre en lumière, parce qu'il les adapte à leur nouvelle destination en les modifiant presque toujours; de même qu'un statuaire peut faire d'un Caïn un Vulcain, et même d'une Sapho une Pénélope. L'artiste
assume ainsi la responsabilité de son œuvre. Mais, à l'occasion de Robert Bruce, nous n'avons pas le courage de crier au scandale, puisque ce pastiche a eu pour résultat d'enrichir le répertoire français de très beaux airs tirés d'opéras qu'on ne représente plus. Au lieu d'engager nos lecteurs à se voiler la face, nous préférons les inviter à ouvrir leurs oreilles aux mélodies du chantre de Pesaro. L'air chanté par Douglas : Eh quoi! chez vous la crainte, suivi de l'allégro : Prêts pour la guerre , est d'une ampleur , d'une fermeté harmonique superbes ; il a été tiré de Zelmira ; la barcarolle chantée par Marie : Calme et pensive plage, est la mélodie charmante de la Donna del Lago : 0 mattutini albori; le grand air de soprano : 0 saint amour! première flamme, est celui de la Donna del Lago : Oh! quante lagrime. Le finale, qui offrait aux yeux éblouis des spectateurs la foule harmonieuse des bardes revêtus de robes blanches et tenant à la main leur lyre d'or, était d'un effet scénique admirable. La musique de cette scène appartient également à la Donna del Lago.Nous devons mentionner aussi la romance de Zelmira, intercalée sur les paroles : Anges sur moi penchés, dont la mélodie est suave et l'harmonie pénétrante. Baroilhet a chanté le rôle de Robert Bruce ; Anconi , celui de Douglas; Bettini et Paulin, ceux d'Arthur et d'Edouard. Le rôle de Marie n'était pas favorable au talent de M"6 Stoltz. Mlle Nau complétait, dans un rôle secondaire, la représentation.
* Robert bruce, opéra, musique du R.
P. Adolphe de Doss, représenté à Liège, au collège Saint-Servais, par les élèves de l'établissement, le 28 décembre 1878.
ROBERT DER TEUFEL (Robert le Diable), parodie allemande, musique de A. Mùller, représentée au théâtre An - der - Wien , à Vienne , en 1833.
ROBERT ET calixte, opéra-comique allemand, musique de Kurzinger, représenté à Vienne en 1794.
ROBERT ET JEANNETTE, opéra, musiquo de Hanke, représenté à Varsovie en 1781.
ROBERT LE diable, opéra en cinq actes, paroles de Scribe et G. Delavigne, musique de Meyerbeer, représenté à l'Académie royale de musique le 21 novembre 1831. Cet opéra est, avec celui des Huguenots, le principal titre de gloire du grand compositeur. Il avait déjà obtenu des succès en Allemagne et ea
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Italie, où il avait fait représenter Emma di Besburgo, Marguerite d'Anjou et II Crociato; mais son génie l'entraînait vers des régions plus élevées. Le livret de Robert le Diable lui offrit les situations dramatiques les plus favorables à l'épanouissement de ses puissantes facultés. Une légende du moyen âge a fourni le sujet du poème dont voici l'analyse succincte. Un être malfaisant, sorte d'envoyé de Satan, a séduit Berthe , fille du duc de Normandie. Robert est le fruit de cette union. Ses déportements excitent contre ce jeune seigneur l'indignation de ses vassaux, qui le chassent. Robert, fugitif, aborde en Sicile, se fait aimer de la princesse Isabelle et devient son fiancé. Mais il irrite par son insolence les chevaliers et le père d'Isabelle; il va succomber sous les coups de ses ennemis, quand un mystérieux personnage, le chevalier Bertram, le dégage. Robert s'attache à son libérateur et lui jure une amitié à toute épreuve. Or ce Bertram est son père , le séducteur de sa mère. Il est damné et ne songe plus qu'à enchaîner son fils à sa destinée. Livré à ses perfides conseils, Robert joue avec fureur et perd ses richesses et même ses chevaux, ses armes, à la veille du tournoi dans lequel il doit combattre pour celle qu'il aime. Le prince de Grenade triomphe à sa place et va épouser Isabelle. Bertram propose alors la conquête d'un talisman, d'un rameau qui doit faire recouvrer à Robert tout ce qu'il a perdu. Ce rameau doit être cueilli dans le monastère antique fondé par sainte Rosalie. Là, au milieu des ruines, les ombres des nonnes sacrilèges se livrent chaque nuit à d'impudiques ébats. Robert, à qui Bertram reproche son manque de courage, cède encore et va s'emparer du rameau magique. Il retourne auprès d'Isabelle, qui, sentant l'influence impérieuse du talisman, frémit, demande grâce, et a recours à ses larmes. Robert s'abandonne à sa générosité naturelle, brise le rameau aux pieds d'Isabelle; mais il redevient faible et désarmé. Il est contraint de s'enfuir. Bertram, pressé par l'heure fatale, découvre enfin à son fils le mystère de sa naissance et le conjure de se livrer à lui. La scène se passe sur le parvis de la cathédrale de Palerme. L'orgue se fait entendre ; Alice, sœur de lait de Robert, présente à celui-ci le testament de sa mère. Un affreux combat se livre dans son âme. Enfin la terre s'entr'ouvre sous les pieds de Bertram , et Robert , ramené au bien, épouse la princesse.
Des épisodes fort intéressants viennent distraire le spectateur des invraisemblances
de ce drame romantique. A travers ce merveilleux, l'idée de la lutte entre le bien et le mal se fait jour, et c'est le principal ressort de l'action dramatique.
Meyerbeer a fait preuve dans cette œuvre d'une individualité puissante et a indiqué un horizon nouveau. Il a dramatisé la science harmonique des écoles allemandes par des procédés que nous ne pouvons qu'indiquer brièvement. L'expression du caractère du personnage et de la situation dramatique est dans l'accord. L'impression en est plus concise, plus instantanée que dans la phrase mélodique qui a besoin de quelques mesures pour exercer son influence. La modulation enharmonique est la ressource la plus habituelle du maître pour entrer inopinément, sans préparation, dans le sens moral de son sujet. 11 résulte de cette manière d'envisager la composition que, privée d'un texte, d'un titre , d'un canevas , d'une situation exprimée, la musique de Meyerbeer n'intéresse pas, n'attache pas autant que celle des compositeurs qui se préoccupent moins de peindre avec énergie , précision et toute la force possible les sentiments humains, que d'émouvoir l'âme par le charme prolongé de l'oreille et par la sensation du rythme. C'est pour cette raison que les pièces instrumentales de Meyerbeer sont généralement courtes. L'esthétique de son art ne l'invitait pas à faire précéder ses opéras d'ouvertures développées. L'orchestration de Meyerbeer est admirable de science, de ressources, d'intentions dramatiques; mais elle ne se détend jamais. La sonorité, la variété des timbres , tout concourt incessamment à l'effet. Que les imitateurs du maître prennent garde ; s'ils poussaient trop loin ce système sans le soutenir par d'éminentes qualités, ils agiraient sur leur auditoire d'une manière plutôt acoustique que musicale.
L'analyse de la volumineuse partition de Robert le Diable nous entraînerait trop loin. Nous devons nous borner à en rappeler quelques fragments. Le compositeur, d'accord avec les auteurs du livret, a pu ménager et graduer l'intérêt en l'appliquant successivement à des scènes de caractères très variés. Les deux premiers actes n'offrent que des tableaux gracieux auxquels le sentiment dramatique n'a qu'une faible part. La ballade : Jadis régnait en Normandie, a de l'originalité et de la couleur ; la romance d'Alice : Va, dit-elle, mon enfant, est d'une suavité, d'une sensibilité exquises ; l'harmonie en est intéressante et distinguée. Le chœur sylla-
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bique : Au seul plaisir fidèle , avec la Sicilienne : 0 fortune, à ton caprice, ont eu un succès populaire. Les modulations qui ramènent les motifs sont piquantes , mais peut-être trop développées. L'air de soprano : En vain j'espère, au milieu de phrases charmantes, offre des difficultés d'exécution; le duo : Ah! l'honnête homme , est un chef- d'oeuvre de haute comédie musicale. Les deux caractères du naïf villageois et du satanique Bertram sont rendus avec une Vérité saisissante.
Les trois derniers actes diffèrent totalement des actes précédents. Les scènes mystérieuses, lugubres , bizarres , pathétiques s'y succèdent. C'est la Valse infernale avec ses accords sauvages et stridents ; ce sont les couplets d'Alice : Quand je quittai la Normandie, interrompus par l'arrivée de Bertram, qui donne lieu à un duo dans lequel la frayeur est simulée par la musique avec une habileté merveilleuse ; le duo : Si j'aurai ce courage, où se trouve cette phrase, recueil des ténors : Des chevaliers de ma patrie, manque d'unité de composition, sans doute à dessein ; des phrases fort mélodiques et inspirées se suivent sans être reliées entre elles; l'évocation : Nonnes qui reposez, empreinte d'une énergie forte et pittoresque; l'air : Robert, toi que j'aime, appelé communément l'air de Grâce, qui, très beau à la scène, conserve au salon toutes ses qualités mélodiques et son expression pathétique; enfin le Chœur des moines, qui réunit le triple mérite de la beauté du chant, de l'originalité du rythme et de la vérité d'expression. La scène des dernières luttes de Robert, la prière, les aveux de Bertram : Je t'ai trompé, je fus coupable , terminent dignement cet ouvrage gigantesque dont on peut critiquer la théorie à quelques égards , mais qui a certainement élargi l'horizon de l'art musical, fait connaître des ressources nouvelles et enrichi le répertoire des facultés humaines. L'interprétation de Robert le Diable a été fort remarquable dès l'origine. Le rôle de Bertram fut créé par Levasseur avec une supériorité qui a fait longtemps honneur à cet artiste; celui de Robert a été d'abord chanté par Adolphe Nourrit avec chaleur et intelligence, puis par Duprez et Gueymard; celui de Raimbaut, par le ténor Lafont. Mm« Cinti- Damoreau se faisait vivement applaudir dans le rôle d'Isabelle. M'ie Dorus fut, en 1832, remplacée dans celui d'Alice, par M'i« Falcon. M»t Stoltz l'a chanté depuis avec talent. On remarquait dans le ballet , dont l'idée était un peu trop romantique, M»" Ta-
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glioni, Montessu, Julia et Noblet. De tous les opéras modernes, celui de Robert le Diable a été un des plus souvent représentés.
* ROBERT THE DEVIL (Robert le diable), opéra, musique de John Barnett, représenté à Londres vers 1825.
ROBERTO DA PICARDIA. Sous ce titre, Robert le Diable a été représenté en Italie avec succès en 1855. Naudin a chanté le rôle de Robert.