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restée assez mystérieuse de Sapho. La musique est bien faite , mais elle manque d'originalité. Le deuxième acte renferme toutefois d'assez beaux morceaux ; nous signalerons particulièrement un chœur de femmes : Al crin le eingete, dont l'effet est plein de charme. En somme, les trois morceaux saillants de cet ouvrage sont l'adagio des deux femmes, le trio et le rondo final. Mario, Tamburini et Mme Grisi n'avaient pu préserver Sa/fo de l'indifférence publique ; voilà qu'en novembre 1863, Mlle Lagrua et Mm' Grossi, secondées par le ténor Fabbris et par Cresci, chantent cet opéra avec succès à Barcelone et ailleurs. C'est probablement ce qui a décidé M. Bagier à exhumer cette partition en 1866, afin de faire valoir le beau talent dramatique de Mlle Lagrua.
SAFFO OSSia I RITI D'APOLLO LEUCA- DIO, opéra séria, musique de J.-S. Mayer, représenté au théâtre de la Fenice, à Venise, en 1794.
SAFFO, opéra italien, musique de Ferrari (J.-B.), représenté à la Fenice de Venise en
* sage de Cordoue (le), opérette, musique de M. Oscar Strauss, représentée avec succès, en novembre 1894, sur le théâtre municipal de Presbourg. L'auteur, jeune et Viennois de naissance, n'appartient ni à la famille de M. Johann Strauss, son célèbre compatriote, ni à celle de M. Richard Strauss, le chef d'orchestre et compositeur symphonique.
SAGE DE L 1NDOSTAN (le) , drame philosophique en un acte et en vers, musique de Fabre-d'Olivet , représenté à Paris en 1796.
SAGGIA PAZZIA DI JUNIO BRUTO (la) [la Prudente folie de Junius Brutus], opéra italien, livret de Lotto Lotti, musique de Giammaria Ruggeri, représenté sur le théâtre des Saints-Jean-et-Paul, à Venise, en 1698.
" saggio (il), opéra-bouffe, musique de M. Soffredini, représenté à Livourne en 1883.
* SAGBA DI VALAPERTA (la), opéra en un acte, paroles de M. Cortella, musique de M. F. Brunetto, représenté à Milan en mai 1895. On a reproché au poème d'être âpre et violent, à la musique d'être brutale et sans grande originalité dans les idées, mais avec un véritable sens théâtral et une certaine grandeur d'accent. Les interprètes étaient Mmes Lukazewska et Storchio, MM. Bieletto, Buti ot Giordano.
* SAGUNTO, opéra, paroles de M. Cebrian, musique de M. Salvador Giner, représenté au théâtre principal de Valence en janvier 1891.
SAÏD ossia IL SERAGLIO (Saïd ou le Se'rail), opéra italien, musique de Paër, représenté à Venise en 1792.
*SAÏD-pacha, opéra, musique de M. Richard Stahl, représenté au Star-Theatre de New- York en avril 1889.
saidar, opéra en trois actes, musique de Marschner, représenté à Presbourg vers 1817.
SAINT-ANDRÉ OU L'ORPHELINE BRE- TONNE (la), opéra-comique en un acte, paroles de Hippolyte Lucas, musique de M. Bazzoni, représenté sur le théâtre Beaumarchais (Opéra-Bouffe-Français), le 14 juillet 1849. La scène se passe au temps de la guerre de Vendée, pendant la Révolution , entre un officier municipal, lieutenant et aubergiste d'une part, et, d'autre part, un jeune émigré , cousin d'une jeune orpheline qu'il épouse. La musique de M. Bazzoni a paru bien faite et d'un effet agréable. Junca était chargé du rôle de l'aubergiste.
'SAINT-ANDRÉ (la), opéra en quatre actes paroles de M. Roderich Fels, musique de M. Cari Grammann, représenté au théâtre municipal de Leipzig, le 17 septembre 1885.
•SAINT-CYR, opérette en trois actes, paroles de M. O. Walther, musique de M. R. Dellinger, représentée au théâtre Cari Schulz de Hambourg, le 10 janvier 1891
SAINT DAVID'S DAY (le Jour de saint David), farce anglaise, musique de Attwood, représentée sur le théâtre de Haymarket, à Londres, en 1800.
* saint-foix, opéra-comique, paroles de M. Hans von Wolzogen, musique de M. Hans Sommer, représenté à Munich en novembre 1894. Le livret n'est guère que la traduction assez exacte de celui d'un petit opéra-comique français intitulé une Aventure de Saint-Foix ou le Coup d'Èpée (paroles d'Alexandre Duval, musique de Tarchi), représenté en 1802, et qui mettait en scène une anecdote de la vie de l'auteur des Essais sur Paris, lequel, on le sait, était un bretteur enragé. Quant à la musique, début à la scène d'un compositeur connu seulement jusqu'alors par un grand nombre de chansons, romances et ballades devenues populaires, elle a été accueillie très froidement et n'a pas eu la fortune de plaire au public, qui même l'a gratifiée de quelques sifflets.
SAIN
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SAINT-HENRI (la), opéra en un acte, musique de Blangini, représenté au théâtre de la cour en 1825.
SAINT-LUC (la), opéra national en un acte, paroles de M. Schepeus, musique de M. Van Hoey, représenté au théâtre flamand du Cirque, à Bruxelles, en avril 1865.
SAINT-LUCAS (la), opéra-comique, musique de M. Thiry; représenté au théâtre de Gand, en février 1870.
* saint-mégrin, opéra-comique en quatre actes, livret tiré du drame d'Alexandre Dumas : Henri III et sa Cour, par MM. Ernest Dubreuil et Eugène Adenis, musique de MM. Hillemacher frères, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, le 2 mars 1886. Interprètes : Mmes Cécile Mèzeray, "Wolff, Caroline Barbot, Frankin, Seuille, MM. Furst, Boyer, Renaud, Gandubert, Devriès, Nerval, Frankin, Séguier, Vérin. MM. Paul et Lucien Hillemacher présentent cet exemple, unique dans les annales de l'Académie des Beaux-Arts, de deux frères, musiciens, ayant obtenu tous deux le grand prix de Rome (le premier en 1876, le second en 1880); ils offrent ensuite cet autre exemple, singulièrement rare, de deux musiciens travaillant constamment en collaboration, sans que ni l'un ni l'autre, jusqu'à ce jour, ait publié ou produit isolément une seule œuvre au public. Le fait est curieux au point de vue de l'art, en même temps qu'il est intéressant au point de vue moral.
Saint-Mégrin était le début à la scène des deux compositeurs. Leurs collaborateurs librettistes n'avaient pas eu grand'peine à se donner pour transformer en un poème d'opéra-comique le drame célèbre qui fut naguère le coup de cloche du romantisme. Ils avaient simplement retranché l'acte de la Ligue et supprimé du même coup le personnage de Catherine de Médicis, qui, décidément, n'a pas de chance sur la scène lyrique, puisqu'on avait dû jadis la faire disparaître de l'action des Huguenots, où elle devait figurer d'abord. La plus grande partie du dialogue d'Alexandre Dumas était conservée, et ce dialogue était mis en vers pour les morceaux de chant. La partition de Saint-Mégrin, quoique d'une réelle valeur, a paru un peu trop inégale, et comme forme et comme fond, voulant presque offrir un compromis entre le drame musical de la nouvelle écolo et l'opéracomique du genre classique, employant les leitmotive du système wagnérien, et se prodiguant d'autre part en airs, chansons, ballades, couplots, -omances, dont l'ensemble forme
comme une sorte d'album à l'usage des salons de bonne compagnie. Cet ensemble manque donc essentiellement d'équilibre et d'unité, et c'est là ce qui lui a porté tort. Mais ce n'est pas à dire que l'œuvre soit sans talent, loin de là, et même sans inspiration, car elle renferme nombre de pages bien venues, dont quelques-unes fort intéressantes. Parmi celles-ci, il faut citer surtout deux morceaux symphoniques exquis, les deux entr'actes du second et du troisième actes, qui sont deux vrais bijoux. Il n'est que juste de faire ressortir ensuite le beau duo de Saint- Mégrin et de la duchesse au premier acte, puis, au second, la sarabande, la chanson de Joyeuse, l'entrée du duc de Guise, et le finale qui est d'un bel effet et d'une inspiration puissante. Le malheur est que les deux derniers actes sont inférieurs aux deux premiers, et que l'œuvre s'affaiblit à mesure qu'elle approche de sa fin. C'est toujours là un défaut irrémédiable.
*SAlNT-NicOLAS, opéra-comique, musique de M. Kopkoschny, représenté sur le théâtre national de Prague en décembre 1870.
SAINT- NICOLAS (la), opéra-comique en un acte, livret et partition de M . de Mortarieu, représenté au Théâtre-Lyrique (Athénée) le 6 juin 1873. C'est une pièce à deux personnages, qui convient mieux au salon ou au concert qu'au théâtre. Chanté par Bonnet et MUe Blainville.
* SAINT-SYLVESTRE (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Mélesville et Michel Masson, musique de François Bazin, représenté à l'Opéra-Comique, le 7 juillet 1849.
* saint-valentin (la), opérette en trois actes et quatre tableaux, paroles de MM. Maurice Ordonneau et Fernand Beissier, musique de M. Frédéric Toulmouche, représentée aux Bouffes-Parisiens le 28 mars 1895. Interprètes : MM. Huguenet, Charles Lamy, Barrai, Bartet, M'ie Alice Bonheur.
* SAINTE-CATHERINE À PALERME (la),
opéra, paroles et musique do M. II. Freundenberg, représenté sur le théâtre municipal d'Augsbourg en janvier 1889.
SAINTE CÉCILE, opéra-comiquo en trois actes, paroles de Ancelot et De Comberousse, musique de Montfort, représenté à l'Opcra- Comique le 19 septembre 1844. Cari Vanloo a représenté en sainte Cécile la jeune marquise de Gèvres, dont il est épris et qu'il e contre les tentatives de séduction du