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avoir été chantés maintes fois dans nos concerts ; je n'aurai pas de peine à faire comprendre qu'ils acquièrent toute leur valeur à la scène, et que cette valeur est décuplée par le fait de l'action dramatique. Je préfère de beaucoup l'un et l'autre au duo de Dalila avec le grand prêtre. Je passerais volontiers sur la scène inutile de la meule qui forme le premier tableau du troisième acte, et je dirais presque qu'il y a là une coupure tout indiquée. Mais le dernier tableau est encore d'une merveilleuse opulence : le ballet est exquis, le duo en canon de la libation est d'un caractère grandiose, et la scène de l'orgie est d'un tourbillonnement voluptueux, d'une puissance tumultueuse impossible à décrire. L'œuvre entière, enfin, est d'une beauté achevée. Elle a été jouée à l'Opéra par Mme Jehin- Deschamps (Dalila), MM. Vergnet (Samson), et Lassalle (le grand prêtre).
" samsonnet, opérette en trois actes, pa rôles de M. Paul Ferrier, musique de M. Victor Roger, représentée au théâtre des Nouveautés le 26 novembre 1890. Interprètes : MM. Brasseur, Maugé, Germain, MU» Mily- Meyer.
* SAMUEL, drame biblique, musique de M. Hopkins, compositeur américain, exécuté à Londres, dans un concert donné à Prince's- Hall, en mars 1889.
* SAN ANTON DE LA FLORIDA, zarzuela en un acte, musique de M. Albeniz, représentée en octobre 1894 au théâtre Apolo, de Madrid.
SAN GUGLIELMO D'AQUITANIA, drame sacré, musique de Pergolèse, représenté dans le cloître de Sant'-Agnello-Maggiore, à Naples, dans l'été de 1731.
" SAN LUIGI GONZAGA, opéra sérieux, musique de Simon Mayr, représenté à Bergame en 1822.
SAN PIETRO IN CESAREA (Saint Pierre à Césarée), opéra italien, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1735.
SANCHO PANÇA DANS SON ÎLE, comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, paroles de Poinsinet jeune, musique de Philidor, représentée aux Italiens le 8 juillet 1762.
SANCIADI CASTILLA, opéra italien, musique de Donizetti, représenté à Naples en
SANCIO, opéra allemand attribué à Keiser par les uns, à Telemann par les autres,
représenté à Copenhague ou à Hambourg vers 1722.
* SANG DE HUSSARD, opérette, livret tiré d'une pièce populaire hongroise du poète Cœpreghi intitulée le Portefeuille rouge, musique de M. Hugo Félix, représentée avec beaucoup de succès à Vienne, sur le théâtre An der Wien, en mars 1894.
SANGARIDO, opéra-comique en un acte, paroles de Panard et Pellissier, musique de Carafa, représenté à l'Opér a-Comique le
SANICO ET SINIDE, opéra, musique de C.-H. Graun, représenté à Brunswick vers
* SANNA, opéra- comique en un acte, musique de M. Rauchenecker, représenté à Elberfeld en 1893.
SANSONE, drame sacré, musique de Basili, représenté au théâtre San-Caiio, à Naples. en 1824.
SANSONE ACCECATO DA'FILISTEI (Samson aveuglé par les Philistins), oratorio, représenté chez les PP. de la congrégation de l'Oratoire, à Venise, livret de D. Bernardo Sandrinelli, musique du P. Francesco-Antonio Urio, mineur conventuel.
SANTA ceciliavergine, drame italien, musique de Franc6seo Basili, représenté à l'Académie des Unissoni, à Pérouse, en 1796.
SANTA CHIARA (Sainte Claire), opéra en trois actes, paroles de Gustave Oppelt, musique de S. A. R. duc Ei-nest de Saxe-Cobourg-Gotha , représenté pour la première fois à Cobourg le 15 octobre 1854, et à Paris sur le théâtre de l'Opéra le 27 septembre 1855. Le livret a été primitivement écrit par Mme Birch-Pfeiffer. Une légende russe en a fourni le sujet. L'action se passe tour à tour en Russie et en Italie. Le czarewitch Alexis s'étant imaginé que la princesse Charlotte, sa femme, conspirait contre lui, lui a versé un breuvage empoisonné ; mais la dose ayant été trop faible pour procurer la mort, la princesse se ranime sur son lit de parade. Un archimandrite l'enveloppe d'un voile , l'entraîne loin du palais. La pauvre femme se réfugie en Italie, dans un monastère où sous le nom de Sainte Claire, elle se fait, par ses vertus, une réputation de sainteté. Divers épisodes viennent atténuer un peu la couleur lugubre du sujet. Le second acte est
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le plus remarquable. Il renferme un beau chœur sans accompagnement. La scène de l'enterrement est bien conçue. Les airs de danse au troisième acte sont aussi fort bien traités. L'ouvrage a été interprété par Roger, Merly, Belval, Coulon, Mmes Lafont et Dussy.
SANTA ELENA AL CALVARIO, opéra sacré, livret de Métastase, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1731. Les airs les plus intéressants de cet ouvrage sont les suivants : Saeri orrori, ombre felici ; le chœur Di quanta pena è frutto; Veggo ben io, perché ; Raggio di luce; Del calvario già forger le cime; In te s'affida, e spera; In te s'ascose; le duetto : Bal tuo soglio luminoso; Si scuoterrano i colli; Sul terren piagata a morte; Dal nuvoloso monte ; Amor, speranza, e sede; Al fulgor di questa face.
* SANTAGUILLO, zarzuela en un acte,. musique de M. José Rogel, représentée à Madrid en 1857.
* SANTUARIO DEL VALLE (el), ballade en deux actes, musique de M. Miguel Marques, représentée sur le théâtre de la Zarzuela, à Madrid, en février 1879.
sapeur À LA clef (un), opérette en un acte, paroles de M. Barthélémy, musique de M. Labit, chef de musique au 34e régiment de ligne, jouée au théâtre de Strasbourg en juin 1870.
SAPHIR (le), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven, Michel Carré et Hadot, musique de M. Félicien David, représenté àrOpéra-Comique le 8 mars 1865. Les librettistes ont dépecé la comédie du vieux Shakspeare : Tout est bien qui finit bien, et en ont assez facilement tiré une pièce amusante. Hermine , fille du médecin de la reine de Navarre, a sauvé l'enfant royal de Béarn. l-'etir lui prouver sa reconnaissance, la reine lui promet de lui accorder ce qu'elle demande, c'est-à-dire d'épouser le comte Gaston de Lusignan, son frère de lait, son ami d'enfance. Gaston, n'osant désobéir à son souverain, se résigne, mais abandonne aussitôt sa nouvelle épouse et part pour la guerre, lui jurant qu'elle ne deviendra sa femme que le jour où il lui mettra au doigt une baguo ornée d'un saphir, que les comtes de Lusignan ont la coutume de donner à leur fianilciixième acte nous transporte à Naples. Gaston fait la cour à une certaine Fi.imcoœpagnie de son page < divinet du capitaine l'arole, se livre à une exis-
tence assez désordonnée. Mais la pauvre Hermine arrive, conte son aventure à une duègne expérimentée, qui organise un rendez-vous nocturne dans lequel Gaston trouve, au lieu de Fiammetta, sa propre femme, qui obtient de lui par surprise le précieux saphir et retourne en France. Au troisième acte, tous les personnages se retrouvent au château du comte. Celui-ci, surpris de voir Hermine consolée de son veuvage et recevant d'assez bonne grâce d'ailleurs les hommages de jeunes seigneurs, sent naître en lui la jalousie. Il réclame ses droits ; mais il n'a plus en sa possession le saphir qu'à son tour la comtesse lui demande. Fiammetta et la duègne ne peuvent le lui rendre, et enfin c'est Hermine elle-même qui le lui montre à son doigt. La musique de cet ouvrage offre des morceaux charmants, mais aussi des parties auxquelles l'inspiration a fait défaut. Nous signalerons un très beau chœur au commencement du premier acte ; un joli duo : Le temps emporte sur son aile ; une chanson pleine d'entrain de Fiammetta ; un bon quatuor scénique ; un chœur de matelots et la sérénade du ténor, dans le second acte. Enfin au troisième, l'air de danse béarnais et l'air du comte : C'est pour vous seule, Hermine. L'ouvrage a été fort bien chanté par Montaubry, Gourdin, M'ies Cico, Girard et Baretti.
SAPHIRA , opéra allemand, musique de Birnbach, représenté à Breslau vers 1783.