SORE
pendant plusieurs mois, malgré la naïveté de l'intrigue. C'est qu'il suffit d'écouter quelques mesures pour comprendre qu'il y a là une musique de maître et une harmonie d'une grande perfection. Les accompagnements sont traités avec un goût consciencieux. La romance de la jeune villageoise n'a pas vieilli ; elle est charmante. Il n'en est pas de même de l'air du sorcier, qui paraît long parce qu'il est monotone. Mais la ronde finale est d'une gaieté si franche et offre des phrases si bien tournées qu'on éprouve une véritable sensation de plaisir et de belle humeur, influence devenue bien rare dans le répertoire moderne. Le quatuor fait presque tous les frais de l'orchestre de Philidor. De loin en loin les bassdns et les flûtes tiennent des notes, mais rarement offrent des dessins intéressants. Ce petit ouvrage a été chanté par Geraizer, Barnolt, Mmes Decroix et Bonelli.
SORCIER (le), opéra-comique en un acte, paroles et musique de M™" Anaïs Marcelli, pseudonyme de Mme Perrière-Pilté, représenté au Théâtre-Lyrique le 13 juin 1866.
SORCIER PAR HASARD (le), opéra-comique en un acte, paroles et musique de De Pellaert, représenté à Gand en 1819.
SORCIÈRE (la), opéra, musique de Eberl, représenté à Vienne vers 1795.
* SORCIÈRE (la), zarzuela, paroles de M. Ramos Carrion, musique de M. Chapi, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, en décembre 1887.
* SORCIÈRE (la), action dramatique et lyrique, paroles et musique de M. Herkomer, représentée en Angleterre, chez l'auteur, dans le comté de Hertford, en mai 1888. M. Herkomer est le peintre bien connu qui, seul parmi les artistes anglais, obtint la grande médaille d'or àTExposition universelle de Paris en 1878. Il se donna, par ce petit ouvrage imaginé par lui, le régal d'un spectacle d'un caractère particulier, très remarquable au point do vue des effets tout nouveaux et très curieux de la mise en scène, que la place me manquerait pour analyser ici. Les rôles principaux étaient tenus par lui-
• même, son oncle M. John Herkomer, son frère M. Hermann Herkomer, et sa belle-sœur Mlle Griffiths.
* SORCIÈRE (la), opéra, livret tiré d'une tragédie de M. Arthur Fitzger portant le
le même titre, musique de M. Auguste Enna, représenté avec beaucoup de succès au théâtre Royal de Copenhague en janvier 1892. Cet ouvrage, traduit en allemand, fut joué l'année suivante et très bien accueilli à l'Opéra royal de Berlin. La Sorcière fut le début du compositeur, alors à peine âgé de trente ans, début éclatant et qui le fit tout à coup sortir de l'obscurité dans laquelle il était resté jusqu'à ce jour. On a distingué dans son œuvre un sentiment dramatique plein de puissance, le don de la mélodie et une rare habileté dans l'art de l'instrumentation.
* SORCIÈRE DE BOISSY (la), opérette en trois actes, musique de M. Zaytz, représentée à Vienne le 26 avril 1886.
SORCIÈRE DE PULTAVA (la), opéra allemand, poème du baron de Auffenberg, musique de Strauss, maître de chapelle de Carlsruhe, représenté dans cette ville en 1S46.
SORCIÈRE DU MOULIN (la), opéra-comique allemand, musique de Naumann, représenté à Berlin en janvier 1862.
SORCIÈRE PAR HASARD (la), Opéra-CO-
mique en deux actes, paroles et musique &« Framery, représenté à la Comédie-Italienne le 3 septembre 1783.
SORCIÈRES DE BÉNÉVENT (les), opéra en deux actes, musique de Balducci, représenté à Naples en 1837. Cet ouvrage a été écrit pour six voix de femmes.
* sordello, opéra sérieux, paroles de Temistocle Solera, musique de Buzzi, représenté sans succès à Milan, sur le théâtre de la Scala, le 26 décembre 1856.
SORDO (il) [le Sourd], opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples vers 1774 .
SORDO (il), opéra italien, musique de Girace, représenté en Italie vers la fin du xvme siècle.
* SORELLA Dl MARCK (la) , opéra, musique de M. Setaccioli, représenté à Rome, sur le théâtre Costanzi, le 6 mai 1896. Les deux rôles principaux de cet ouvrage étaient tenus par deux grands artistes, M. Roberto Stagno et Mme Gemma Bellincioni.
* SORELLA DI PELAGIO (la), opéri, musique de Temistocle Solera, représenté en. Espagne vers 1845.