SYLVIA OU LA FLEUR DE LA ?ORÊT
opéra en deux actes, paroles de M. Elliot Galer, musique de M. Malandaine, représenté à Londres, sur le théâtre New-Royalty, en février 1866.
SYLVIE, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Jules Adenis et J. Rostaing, musique d'Ernest Guiraud, représenté à 10péra-Comique le il du mois de mai 1864. Or dirait qu'il existe à l'usage des compositeurs, anciens prix de Rome , un magasin théâtral surabondamment pourvu de livrets inoffensifs, rapetassés, écrits à l'encre de la petite vertu, dissimulant mal leur âge, comme il y a chez le costumier de vieilles défroques auxquelles on donne un coup de brosse avant de les mettre sur le dos des comparses. Pauvres lauréats surnuméraires ! Ils attendent avec intrépidité, ils attendent longtemps, sinon toujours, et, affamés qu'ils sont, ils acceptent le pain de seigle qu'on leur distribue en un jour de libéralité. Sylvie devait s'appeler les Lunettes du parrain. Le père Jérôme les a reçues de Sylvie le jour de sa fête. A travers ces besicles il trouve Sylvie charmante, et veut l'épouser malgré elle. Qub font les deux amants ? car il y a naturellement un jeune amant. Pour ramener le vieux parrain à la raison , ils tirent d'un bahut ses habits de noces , gardés précieusement, s'en affublent, et se présentent sous ce travestissement aux yeux de Jérôme. C'est sans doute