TAI
gnaler les morceaux les mieux venus, il faut citer, au premier acte, le gentil sonnet de Francisquine, son duo avec Gauthier : Je tremble un peu, une chanson à boire très franche, le duo de Tabarin et de sa femme, et un chœur d'un effet excellent; au second, un bon trio, le joli chœur : Qui veut des roses? et la scène capitale et dramatique de la parade. Tabarin a été fort bien joué par MUe Dufrane, MM. Dereims, Melchissédec, Dubulle et Sapin.
TABARIN DUELLISTE , opérette en un acte, paroles de MM. Gilles et Furpille, musique de M. L. Pillaut , représentée aux Bouffes-Parisiens le 22 avril 1866. Cet ouvrage a été froidement accueilli.
* tabernera DE LONDRES (la), zarzuela en trois actes, paroles de Garcia Gutierrez, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 14 novembre 1862 à Madrid, sur le théâtre du Cirque.
TABLE ET LE LOGEMENT (la), opéracomique en un acte, paroles de Gabriel et Dumersan, musique de Chelard, représenté à l'Opéra-Comique le 24 décembre 1829. Cet opéra-comique fut joué à Munich sous le titre de l'Etudiant.
tableau PARLANT (le), comédie en un acte, en vers, mêlée d'ariettes, paroles d'Anseaume, musique de Grétry, représentée à la Comédie-Italienne le 20 septembre 1769. Cette pièce, d'une gaieté sans mélange, montra au public la souplesse du talent du compositeur. Il venait de faire représenter deux ouvrages fort sérieux: le Huron et Lucile. Quoique le Tableau parlant ait été traité de comédie-parade par les auteurs, et que Grétry ait cru nécessaire de l'ennoblir le plus qu'il a pu, c'est un opéra-comique de bon goût et d'une conception plus originale que les Bendezvous bourgeois. Il eût été à souhaiter que le genre de l'opéra-comique n'ait pas pris des allures plus risquées. Grétry écrivit la partition du Tableau parlant en deux mois ; elle renferme de jolis motifs. Nous citerons l'air : Pour tromper un pauvre vieillard, les couplets : Vous étiez ce que vous n'êtes plus, la description comique de la Tempête par Pierrot, et un bon duo : Je brûlerai d'une ardeur éternelle. Clairval et Mme Laruette jouèrent les rôles de Pierrot et de Colombine. La réputation de Grétry était encore assez peu établie pour qu'un sot fit croire à quelques personnes qu'il avait pris à des maîtres italiens les principales mélodies du Tableau parlant, h Galuppi,
à Pergolèse, à Traetta. Il ne fut pas difficile de confondre l'imposteur.
* TABOO (the), opérette, paroles de M. Mason Carnes, musique de M"e Ethel Harraden, représentée au Trafalgar-Theatre de Londres, le 19 janvier 1895.
* TACERE ED AMARE, opéra, paroles de Monaglia, musique de Jacopo Melani, représenté sur le théâtre degliAcademici Infuoeati à Florence, en 1674.
* tache de sang (la), opérette en un acte, musique de M. Francis Chassaigne, représentée à l'Eldorado en 1878.
* ta-DA-da, opérette-revue en deux actes et trois tableaux, paroles de M. J. de Rieux, musique de M. L.-A. Dubost, représentée aux Bouffes-du-Nord le 25 novembre 1876.
TAG DER VERLOBUNG (der) [le Jcur des fiançailles], opéra-comique, musique de Fuchs (Ferdinand), représenté à Vienne en 1842.
TAGLIALEGNA DI DOMBAR (il) [le Bûcheron de Dombar], opéra italien, musique de Grazioli, représenté à Rome en 1828.
TAICAN, RE DELLA CINA (Taican, roi de la Chine), opéra italien, livret de Urbano Rizzi, musique de Gasparini, représenté sur le théâtre de San-Cassiano, à Venise, en 1707.
TAILLEUR DE L'OPÉRA (le), opéra-COmique, musique de Gurrlich , représenté au théâtre Royal de Berlin en 1801.
* TAILLEUR D'ULM (le), opéra-comique, musique de M. Gustave Pressel, représenté àStuttgard, en décembre 1866.
* TAÏ-TSOUNG, grand opéra en cinq actes et sept tableaux, paroles de M. Ernest d'Hervilly, musique de M. Emile Guimet, représenté au Grand-Théâtre de Marseille le il avril 1894. Voyageur intrépide, écrivain substantiel et élégant, musicien instruit et non sans inspiration, M. Emile Guimet, qui est le fils du chimiste bien connu par son invention du bleu Guimet, s'est fait lui-même un nom par son esprit libéral et son grand amour de l'art sous ses diverses formes. C'est à lui que Lyon doit le théâtre Bellecour, à lui que Paris doit ce remarquable musée des religions qu'on appelle volontiers le musée Guimet. M. Guimet a publié d'intéressantes relations de ses voyages dans les pays lointains, entre autres deux volumes sur le Japon, illustrés par M. Rôbida et qui con-