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tiennent de précieux renseignements sur la musique et le théâtre en ce pays. Il fit exécuter naguère, dans la salle du Châtelet, une grande cantate : le Feu du Ciel, écrite par lui sur une poésie de Victor Hugo et qui était loin d'être sans valeur. Il y a du talent aussi dans sa partition de Taï-Tsoung, dont le poème met en scène les personnages et les mœurs du Céleste-Empire.

Taï-Tsoung est le nom d'un des plus célèbres empereurs de la Chine, qui vivait au vue siècle de notre ère. L'un de ses généraux, Toug-Cheou, vient de subir une défaite, et, pour cette raison, sera condamné à mort. Toug-Cheou a un fils, Shan, qui, selon les lois en vigueur, a le droit de mourir pour lui. Shan n'hésite pas, bien qu'il aime la belle Fao-li et qu'il en soit aimé. D'autre part, Kien-Fo, le père de Fao-li, qui était protégé par Toug-Cheou, voit sa disgrâce approcher par suite de la situation de celui-ci ; il ne trouve rien de mieux, pour en conjurer les effets, que d'envoyer sa fille au sérail de l'empereur, qui ne contient pas moins de six mille femmes ! Heureusement pour elle, le jeune souverain inaugure son règne par un coup d'éclat, en donnant la liberté à ses six mille femmes.

Mais Shan, qui s'est dévoué pour son père, est dans la prison des condamnés à mort, où Toug-Cheou vient inutilement essayer de le dissuader de mourir pour lui. Voici qu'au moment où l'on attend le bourreau, c'est l'empereur qui arrive. Il ne fait point grâce aux trois cents condamnés, mais il les envoie aux moissons qui manquent de bras par suite de la guerre, en leur faisant promettre de revenir ensuite, et l'on sait à quel point le serment est sacré pour un Chinois — même pour un Chinois condamné à mort. Il va sans dire qu'à la fin tout s'arrange, que tous les condamnés sont définitivement graciés, et que Shan, qui retrouve Fao-li, devient son époux. Toute cette action est entremêlée de tableaux de mœurs très curieux, qui fournissent au compositeur d'excellentes situations musicales.

M. Guimet en a profité avec goût et intelligence. S;i partition, qui est bien écrite, renferme nombre de pages intéressantes. Tout le premier tableau du premier acte est animé, coloré et mouvementé; le second tableau, très substantiel, contient un duo de femmes, un trio scénique, le duo agréable des deux amoureux et un bon quatuor. Au second acte, où nous sommes en présence d'un concours littéraire, il faut signaler la

jolie chanson de la fille poète, et ensuite la scène très dramatique de la dégradation, qui est un des points culminants de l'œuvre. Le divertissement de l'acte du sérail est élégant et bien venu, et, si l'on peut passer sur l'acte un peu lugubre de la prison, il faut mentionner encore une scène émouvante entre Toug-Cheou, Shan et Fao-li. En résumé, l'œuvre est d'un artiste, et trouverait très légitimement sa place. à Paris si un théâtre voulait l'accueillir. Elle avait pour interprètes, à Marseille, MM. Gandubert, Bourgeois, Corpait, Queyrel, M °>es Marie Vachot (Fao-li), Guillien, Doux et Rambaud.

TALE OF MYSTERY (a), mélodrame, musique de Busby, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1802.

TALENTS A LA MODE (les), opéra-comique, musique de L.-C. Moulinghem, représenté en province vers 1785.

TALESTRI, opéra italien, livret de Scarselli, musique de Jomelli, représenté à Rome en 1752. Jomelli était à cette époque maître de chapelle de Saint- Pierre du Vatican, ce qui ne l'empêchait pas d'écrire des opéras.

TALESTRI, opéra italien, livret de Scarletti, musique de Schwanberg, représenté à Brunswick vers 1764.

talestris, opéra, livret de Scarselli, musique de Foertsch (Jean-Philippe), représenté en Allemagne en 1690.

TALISMAN (le), opéra-comique en un acte, paroles de Varin et Ad. Choquart, musique de Josse, représenté à l'Opéra-Comique le i« juillet 1850. Le canevas de cette pièce est léger et même un peu trivial. Le trompette Jéricho, revenant de la Kabylie, s'arrête dans une ferme, et là devient amoureux de la veuve Marcel, qui en est propriétaire, tandis qu'un autre soldat fait sa cour à Francine, sœur de la fermière. Le trompette voit d'abord ses vœux repoussés; mais il se trouve, à son insu, possesseur d'un talisman. Ce talisman est la pipe du bonhomme Marcel, vieux militaire qui a ordonné dans une lettre renfermant ses volontés suprêmes, que l'une de ses filles épouserait le porteur de sa pipe chérie. Le trompette Jéricho est donc accueilli par la fermière obéissante. La musique vaut mioux que le livret; elle est gracieuse et mélodique. On a remarqué l'adagio de l'ouverture, les couplets de la fermière, lo rondo de la pipe en mouvement de valse 1 1

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