‹ Dictionnaire des opérasChapitre 757 sur 928 · TEMI · texte numérisé non relu

TEMI

maîtresse et devient le rival d'Eurite. Le peuple de Mysie épouse le parti de Télèphe. Eurite est immolé dans le temple d'Hercule, à l'endroit même où il a donné la mort à son prédécesseur. Arsinoé se tue de désespoir. Isménie est proclamée reine de Mysie et s'assied sur le trône avec Télèphe.

La partition renferme des morceaux fort intéressants. Dans le premier acte, nous signalerons les couplets des bergers : On voit encore descœurs fidèles; le grand airduroi : Toutm'épouvante, hélas/ que mon sort est à plaindre. Dans le deuxième acte , le duo d'Isménie et de Télèphe : Ah! qu'après des maux douloureux; l'air d' Arsinoé : Unique espoir des cœurs jaloux ; celui de Télèphe : Ah! c'est à toi d'être alarmé, dont l'accompagnement a du mouvement et de l'expression. Dans le troisième acte, un beau chœur des peuples de la Mysie : Digne sang de nos rois , et les airs de danse, les passe-pieds, etc. Dans le quatrième acte, le duo d'Isménie et de Télèphe, qui est terminé par Une belle invocation à Hercule, et la marche du sacrifice. Dans le cinquième acte, nous ne trouvons à signaler que le chœur : Régnez dans ces climats, héros victorieux. On ne peut nier que Campra ait tiré un parti puissant des ressources que lui offrait l'état de l'art français à l'époque où il a écrit ses ouvrages. Les voix ne sont accompagnées que par des violons et des basses à deux et trois parties. L'emploi des flûtes, hautbois, bassons et trompettes est rare, et réservé la plupart du temps aux intermèdes de danse. Les partitions de Campra sont généralement bien écrites pour les voix et la sonorité de ses chœurs est excellente. Les principaux artistes qui interprétèrent cette tragédie lyrique furent Hardouin* Thévenard, Cochereau, Le Mire, Dun, Pelissier, et Miles Poussin, Journet, Pestel, Aubert, Antier, etc.

TELEPHE, opéra allemand, musique da Ch. Arnold, repr. à Kœnigsberg vers 1830.

TEMISTOCLE, opéra italien, musique de Manelli, reDrésenté à Florence en 1639.

TEMISTOCLE, opéra italien, livret d'Apostolo Zeno, musique de Ziani, représenté à Vienne en 1701, pour l'anniversaire de la naissance de Léopold I" ; repris, au théâtre Obizzi de Padoue, en juin 1721.

TEMISTOCLE , opéra italien , livret de Zeno, musique de Chelleri, représenté à Padoue en 1720.

temistocle , opéra italien livret de

Zeno , musique de Caldara , représenté à Vienne le 4 novembre 1736.

TEMISTOCLE, opéra italien, livret de Métastase, traité déjà par plusieurs compositeurs sous le titre à.' Artaxerxès Longuemain, musique de Pampino, représenté à Vienne et sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en 1737, et repris en 1744 avec la musique refaite par Bernasconi.

TEMISTOCLE, opéra italien, livret de Métastase, musique de Porpora , représenté à Londres en 1742. Cet ouvrage, qui a obtenu un grand succès, renferme les airs suivants : Ch' io speri? Ah padre amato; Al furor d'avversa sorte; Chi mai d'inigua Stella; Basta dir, ch' io sono amante; Fra mille furori; Io partità, ma tanto ; Contrasta assaipiù degno , Non m'abbaglia quel lampo fugace; E' spezie di tormento; Sceglier fra mille une core, Fu troppo audace, è vero ; Tal per altrui diletto; Ah d'ascoltar già parmi; Quandoparto, e non rispondo ; Ammiro quel volto; Oh Dei, che dolce incanto ; A dispetto d'un tenero affetto ; Serberô fra ceppi ancora; Di',che a sua voglia eleggere; L'ire tue sopporto in pace ; Ora a danni d'un ingrato ; Ah frenate il pianto imbelle ; Di quella fronte un raggio; Ah si resti... Onor mi sgrida; E' dolce vendetta; Non tremar, vassallo indegno; Aspri rimorsi atroci, et le chœur final : Quando un' émula d'invita, suivi d'un air de circonstance. Mai non sarà felice.

TEMISTOCLE , opéra italien , livret de Métastase, musique de Bernasconi, représenté à Vienne en 1744.

* temistocle, opéra sérieux en trois actes, musique de Jomelli, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, en 1757.

temistocle , opéra italien , livret de Métastase, musique de Manna, représenté à Plaisance en 1761.

* TEMISTOCLE, opéra sérieux italien, musique de J. Duran, compositeur espagnol, représenté à Barcelone, le 4 novembro 1762.

TEMISTOCLE, opéra italien en trois actes, livret de Métastase, musique de Monza, représenté à Milan en 176G.

temistocle , opéra italien , livret de Métastase, musique de J. Pacini, représenté à Padoue en 1838.

TEMISTOCLE IN BANDO (Thémistocle en exil), opéra italien, livret de Morselli, musique de Zanetti, représenté à Venise en 1683.

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TEMISTOCLE IN PERSIA, opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghl (Antoine), représenté à Vienne en 1681.

TEMPEL DER DANKBARKEÏT (der) [le Temple de la reconnaissance}, opéra allemand, musique de Martelli, maître de chapelle à Munster vers 1790; représenté en Allemagne.

TEMPEL DES FRIEDENS (der) [le Temple delà paix], opéra allemand, musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1777. Cet ouvrage fut aussi donné sous le titre de Tempel des schiksals (der) [le Temple du destin].

TEMPEST (the) [la Tempête], opéra anglais en trois actes , musique de Smith , représenté à Londres en 1756.

TEMPESTA (la), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Naples en 1799.

TEMPESTA (la) , opéra italien en deux actes, paroles de Scribe, musique d'Halévy, représenté à Londres, sur le théâtre de la Reine, le vendredi 14 juin 1850. Le canevas du livret reproduit en partie la pièce de Shakspeare , the Tempest, qui renferme des éléments lyriques dont l'habile auteur a su tirer un parti ingénieux. L'introduction musicale est savante et originale. Le premier acte débute par un chœur des esprits aériens qui obéissent aux ordres d'Ariel. Les sylphides endormies se réveillent et forment un ensemble chorégraphique d'un effet poétique que l'on retrouve plus tard dans le premier tableau de la Magicienne. La célèbre danseuse Carlotta Grisi a mimé avec un grand succès un rôle de génie dans cet ouvrage. Les deux rôles principaux de Miranda et* de Caliban, ont été interprétés par Mme Sontag et par Lablache. Nous citerons parmi les morceaux les plus remarquables de la partition, la cavatine : Parmi una voce il murmure, le duo : S'odio, orror di me non hai, et le finale du second acte, qui est plein de mouvement et d'originalité. M. Balfe, le compositeur anglais , conduisait alors l'orchestre du théâtre de la Reine. La Tempesta fit fureur à Londres, et nos voisins ont amplement dédommagé les auteurs de l'émigration à laquelle l'état des beaux-arts en France les avait sans doute contraints. Mme Sontag , devenue depuis quelques années la comtesse Rossi, venait de reparaître sur la scène dans cet opéra, Scribe adressa à son mari le quatrain suivant :

A monsieur le comte Bossi.

C'est toi seul qui pouvais enchaîner dans son vol

Ce rossignol divin qui nous charme à l'entendre.

Car de tout temps Rossi, chacun doit le comprendre, Fut la moitié de rossignol.

On remarquera que ce jeu de mots est bien lourdement exprimé ; mais nous savions depuis longtemps qu'il ne faut exiger de la plume de Scribe que la chute et le trait. Lablache distança l'académicien dans les quatre vers italiens qu'il' adressa au compositeur à l'occasion de son succès :

Quanio dalle altre varia D'Halévy la Tempesta !

Quelle fan piover grandine, Oro fa piover quesla.

La Tempête d'Halévy Diffère des autres tempêtes :

Celles-ci font pleuvoir la grêle, Celle-là fait pleuvoir de l'or.

Nous citerons encore ce toast en l'honneur du cher et illustre maître qui ;a laissé parmi nous tant de regrets ; si les vers sont médiocres, l'intention au moins est bonne :

Salut à toi, prince de l'harmonie, Qu'ont consacré tant de succès nouveaux, Cher Halévy, dont le noble génie, Hier encore excitait les bravos.

Jusqu'à Paris, que l'écho les répète, Que ces bravos retentissant dans l'air.

Portent au loin le bruit de la Tempête, Chez nous, jadis annoncé par l'Eclair.

La Tempesta fut représentée au Théâtre- Italien à Paris le 25 février 1851. Lablache était extraordinaire dans le rôle affreux de Caliban , comme acteur à la fois terrible et grotesque, tour à tour méchant et tendre. Mme Sontag chantait le gracieux rôle de Miranda ; Gardoni et Colini ceux de Fernand et de Prospero.

TEMPESTA, OSSia DA UN DISORDINE NE nasce UN ordine (la), opéra italien, musique de Fabrizi (Vincent), représenté à Rome en 1788.

* TEMPESTAD (la), zarzuela en trois actes, musique de M. Ruperto Chapi, représentée à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, en 18S3.

TEMPÊTE (la) , opéra , livret tiré de la pièce de Shakspeare, musique de Lock, représenté à Londres en 1673.

tempête (la), opéra anglais , paroles de Dryden, musique de Purcell, représenté à Londres en 1690.

TEMPÊTE (la) [Der sturm], grand opéra allemand , livret tiré de la pièce de Shakspeare , musique de Winter , représenté à Munich en 1793.

TEMPÊTE (LA) OU L'ÎLE ENCHANTÉE , drame lyrique, musique de Rolle (Henri), représenté à Berlin en 1802.

* TEMPÊTE (la), opéra, musique da

TEMP

TEMP

Kaschperoff, représenté sans grand succès à Saint-Pétersbourg, en novembre 1867.

* TEMPÊTE (la), drame lyrique d'après Shakespeare, livret de MM. Armand Silvestre et Pierre Berton, musique de M. Alphonse Duvernoy, exécuté dans la salle du Châtelet le 24 novembre 1880, avec Mmes Gabrielle Krauss et Franck-Duvernoy, MM. Vergnet, Faure et Gailhard pour interprètes. Cet ouvrage important et remarquable à beaucoup d'égards venait d'obtenir le grand prix de composition musicale ouvert tous les deux ans par la ville de Paris. Il obtint un succès très mérité lors de son exécution publiquegrâce à son inspiration mâle et à ses rares qualités de forme et de style. Parmi ses pages les plus applaudies, il faut citer tout particulièrement le beau duo de Ferdinand et de Miranda : Parle encore ! que ta voix m'enivre..., le trio très dramatique : Courbe-toi, vaincu, sous ta chaîne ! la chanson très originale de Caliban ivre, puis le morceau symphonique du sommeil de Miranda, le prélude de la troisième partie et le joli air de ballet des Sylphes. C'est là une œuvre vraiment intéressante, et qui produirait certainement un grand effet à la scène.

* TEMPÊTE (la.), opéra, musique de M. Ernest Franck, représenté à Hanovre en octobre 1887.

* TEMPÊTE (la), opéra, musique de M. Antoine Urspruch, représenté à Francfort-surle-Mein en mai 1888.

* TEMPÊTE (la), opéra, musique de M. Fibich, représenté à l'Opéra national de Prague en mars 1895.

TEMPIO D'amore (il), opéra italien, musique de Jean-Frédéric Agricola, représenté à Berlin en 1755.

tempio della GLORIA (il), opéra italien, musique de Cocchi (Joachim), représenté à Londres en 1759.

TEMPIO DELL' ETERNITÀ (il), opéra italien allégorique, livret de Métastase, représenté à Vienne en 1772. L'auteur de la partition ne nous est pas connu, et il est possible que plusieurs compositeurs y aient concouru. En voici les airs principaux : Per costume, o mio bel Nume ; Tu vedrai fra quelle sponde; Non mérita rigor ; le chœur : Mai sul Gange al sol nascente ; Nasce in un giorno solo ; Tutlo cangia, c' t di, che viene; Chi nel cammin d'onore; Tu vedrai, che virlù non paventa ; lo

chœur : Quai astro, quai lume; Léon di stragi altero ; A regnar dal cielo eletto; Che belf amar, se un volto ; Dali' arte arnica; Non sien de' pregi loro; Tal credo, che in cielo; le chœur : Dir, che ne' lumi tuoi; Mille cose in un momento; Non t'arrossir nel volto; Oh corne spesso il mondo ; le duetto : Quando la serpe annosa, et un chœur final de circonstance : Nasca Elisa, e una schiera immortale.

TEMPIO DI DIANA IN TAURICA (il),

opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi (Antoine), représenté à Vienne en 1678, dans les jardins de Schœnbrunn.

TEMPLARIO (il) [le Templier], opéra italien, livret tiré du roman i'Ivanohé, de Walter Scott, musique de Nicolaï, représenté à Milan en 1839, à Turin en 1840, à Nice en février 1854 et aux Italiens de Paris le 28 janvier 1868. L'ouverture a été écrite dans la forme rossinienne. Le morceau le plus remarquable de cet ouvrage est le sextuor du premier acte. Les rôles principaux ont été chantés par Niccolini et Mme Krauss. Une traduction française a été faite de cet ouvrage qu'on a joué en province, notamment à Bordeaux en 1S64.

TEMPLE DE gnide (le), pastorale en un acte, paroles de Bellis et Roy, musique de Mouret, représentée par l'Académie royale de musique le mardi 31 octobre 1741. Cet ouvrage fut réuni à d'autres ballets, tels que la Fêle de Diane, les Amours de Ragonde, etc.

TEMPLE DE LA GLOIRE (le), opéra-ballet en trois actes, avec un prologue, paroles de Voltaire, musique de Rameau, composé pour l'arrivée du dauphin, représenté à Versailles le samedi 27 novembre 1745, et à l'Académie royale de musique le mardi 7 décembre suivant. Cette pièce prouve que Voltaire n'avait pas tous les talents ; car on ne peut rien imaginer de moins lyrique que cette rapsodie, dont Apollon, Bélus, Lydie. l'Envie, la Fureur, Bacchus, Krigonc, Trajan, Plautine font les frais. On demandait à l'abbé de Voisenon s'il avait vu le Temple d» la gloire? ■J'y ai été, répondit l'abbé; ella n'y était pas ; je me suis fait écrire. • On lit dans la pii'ce :

Ne condamnez point mes exploits : Quand on veut se rendra la maître, On est malgré soi, quelquefois.

Plus cruel qu'on ne voudrait être.

On parodia ainsi ces vers :

Quand du Quinault moderne on usurpe Ici droi Et qu'on veut se rendra le maître, On est malgré soi. quelquefois, Plus mauvais qu'on ne voudrait être.

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Voltaire reconnaît lui-même son infériorité dans le genre lyrique eu, peut-être, si on sait bien lire, l'infériorité de ce genre par rapport à son génie. «J'ai fait, dit-il, une grande sottise de composer un opéra; mais l'envie de travailler pour un homme comme Rameau m'avait emporté. Je ne songeais qu'à son génie, et je ne m'apercevais pas que le mien, si tant est que j'en aie un , n'est point fait du tout pour le genre lyrique. Aussi, je lui mandais , il y a quelque temps, que j'aurais plutôt fait un poème épique que je n'aurais rempli des canevas. Ce n'est pas assurément que je méprise ce genre d'ouvrage , il n'y en a aucun de méprisable ; mais c'est un talent qui, je crois, me manque entièrement.» Jélyotte chanta le rôle d'Apollon. Cet opéraballet fut repris l'année suivante, en 1746, sans aucun succès.

temple de LA paix (le), opéra-ballet en six entrées, paroles de Quinault, musique de Lulli, représenté à Fontainebleau devant le roi le 12 septembre 1685, et ensuite à Paris, par l'Académie royale de musique, au mois d'octobre de la même année. Voici la distribution des rôles lors de la représentation donnée à la cour ; on y trouvera des noms de grands seigneurs et de grandes dames accolés à ceux de danseurs et de ballerines de l'Opéra. On s'amusait beaucoup alors. C'est ce que le poète appelle par la bouche d'Amyntas et de Ménalque : « Charmant repos d'une vie innocente. »

Première entrée. Nymphes : Mme la princesse de Conti et M1 Ie de Pienne.

Bergères .-MU" Lafontaine et Desmâtins.

Bergers : M. le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang et Favier.

Deuxième entrée. Nymphes : Mme la duchesse de Bourbon, Mlle de Blois, Mlle d'Armagnac.

Bergères : M^e d'Usez, Mme de Lewestein, Mlle d'Estrces, la demoiselle Bréard.

Bergers : M. le prince d'Enrichemont, M. le chevalier de Sully, M. le comte de Guiche, M. le chevalier de Soyecourt.

Trois jeunes bergers : M. le chevalier de Chasteauneuf , les petits Lallemand et Magny.

Troisième entrée. Filles basques : Mme la duchesse de Bourbon, les demoiselles Laurent et Lepeintre.

Deux petits Basques : M, le marquis de Chasteauneuf et le petit Magny.

Six grands Basques : M le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang, Favre,Dumirail et Magny.

Quatrième entrée. Filles de Bretagne z Mme la princesse de Conti, Mile de Pienne, Mlle Roland, les demoiselles Lafontaine et Bréard.

Bretons : M. le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang, Favier et Dumirail.

Cinquième entrée. Sauvages américains :

M. le marquis de Moy, le sieur Beauchamp, les sieurs Pécourt, Dumiraii, Joubert, Magny, Favre, le petit Lallemand et le petit Magny.

Sixième entrée. Africaines : Mme la duchesse de Bourbon, Mme la princesse de Conti, Mlle de Blois et Mlle d'Armagnac.

Africains : M. le comte de Brione, les sieurs Pécourt, Lestang et Favier.

La majeure partie de cette œuvre lyrique est un dithyrambe en l'honneur de Louis XIV, et la répétition de ces louanges hyperboliques est fastidieuse ; mais il y a des intermèdes charmants, notamment la scène suivante, admirablement traitée par Lulli.

STLVIE

Qu'étes-vous devenu, doux calme de mes sens?

Mille troubles secrets, sans cesse renaissants, S'agitent dans ce lieu paisible, Trop heureux un cœur insensible, A qui l'amour est inconnu!

Doux calme de mes sens, qu'êtes-vous devenu?

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