TIBERIO , IMPERATORE D'ORIENTE
opéra italien, livret de Marino Rosetti, musique de Francesco Gasparini, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Venise, en
tibulle ET délie, opéra en un acte, paroles de Fuzelier, musique de Mlle de Beaumesnil, représenté par l'Académie royale de musique le 21 mars 1784. MUo Villard de Beaumesnil était une artiste de l'Opéra; elle était bonne musicienne et douée d'imagination. Elle eut quelque succès dans Castor et Pollux et clans Tphigénie. Son petit ouvrage fut bien accueilli du public. Elle n'avait fait d'ailleurs que remettre en musique les Saturnales, acte de ballet intitulé : les Fêtes grecques et romaines (13 juillet 1723). Les deux rôles de Tibulle et de Délie étaient tenus à souhait par le ténor Rousseau et parla célèbre MmeSaint-Huberty, alors à l'apogée de son talent et de sa renommée.
* TIERRA, « tableau lyrique » en un acte, musique de M. Llanos, représenté à Madrid, sur le théâtre de la Zarzuela, en 1879.
TIETEBERGA, opéra italien, livret deLuchini, musique de Vivaldi, représenté au théâtre San-Mosè de Venise en 1717.'
* TIGE DE LOTUS, opérette en un acte, paroles de Raoul Toché, musique de M. Gaston Serpette, représentée à, Contrexéville le 26 juillet 1883.
TIGRANE (il), opéra italien en trois actes, musique de Scarlatti, représenté au théâtre San-Bartolomeo, à Venise, en 1715.
TIGRANE, opéra napolitain, musique de Arena, représenté à Venise en 1741.
TIGRANE, opéra italien, musique de Lampugnani, représenté à l'Opéra-Italien de Londres en 1747.
tigrane, opéra italien, musique deTozzi, représenté à Venise en 1762.
tigrane, opéra italien, musique de Righini. représenté à Berlin en 1799.
* TIGRANE, opéra sérieux en trois actes, musique de Nicola Piccinni, représenté (sans doute a Naples) à une date inconnue.
TIGRANE, RE d'armenia, opéra italien, livret de Giulio Cesare Coradi, musique de Albinoni, représenté à Venise en 1697.
TIGRANE, RE D'ARMENIA (il), livret de Pietr'- Antonio Beujiardoni, musique de Bo-
noncini (Antoine), représenté sur les théâtres de l'Italie vers le milieu du xvme siècle.
tigre (le), opérette en un acte, livret de M. Etienne Tréfeu, musique de M. Emile Ettling, représentée à la Tertulia le 5 avril 1873. Chantée par Guyot, Caillât, Mars, Mme Andreani et Mlle Saint-Louis.
* TILDA (la), drame lyrique en trois actes, paroles de M. Zanardini (sous le pseudonyme d'Arnaldo Graziani), musique de M. Francesco Cilea, représenté au théâtre Pagliano de Florence le 7 avril 1892.
TIMANTES, opéra allemand, livret tiré de la pièce française de Démophon, musique de Lindpaintner, repr. à Stuttgard vers 1829.
TIMBALE D'ARGENT (la), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. A. Jaime et Jules Noriac, musique de M. Léon Vasseur ; représenté aux Bouffes-Parisiens en avril 1872. Le succès extraordinaire qu'a obtenu cet ouvrage est caractéristique. Le livret est absolument immoral et la musique fort médiocre. Les auteurs semblent avoir fait la gageure de faire accepter au public les situations les plus audacieusement indécentes; ils ont gagné leur pari; leur pièce a obtenu un succès d'enthousiasme et leur a produit beaucoup d'argent. Les citoyens d'un canton du Tyrol ont perdu leur voix et dans les concours d'orphéons n'ont pu réussir à gagner le prix, qui consiste en une timbale d'argent ; le juge de l'endroit, Raab, qui est aussi directeur de l'orphéon , pour stimuler leur zèle, promet au chanteur le plus habile la main de sa nièce Molda, avec une belle dot. Dans le canton voisin, un autre juge nommé Barnabe a imposé aux garçons le célibat, aux maris la continence dans l'intérêt de la conservation de leur voix. Un transfuge de ce canton, le jeune Millier, aime Molda; mais il a juré d'observer fidèlement les statuts de son canton; il remporte le prix et, ne pouvant se parjurer, il prend la fuite aussitôt. Le lendemain le juge Raab demande compte à Mùller de sa conduite à l'égard de sa nièce. Tout s'explique et il paye la rançon de 3,000 florins qui dégage le jeune chanteur de ses serments et lui permet de consommer son union avec Molda. Voilà à quelles insanités des auteurs sont contraints de descendre lorsqu'au lieu de soumettre au jugement du public une œuvre littéraire personnelle et éclose dans leur imagination, ils prennent pour collaborateurs les vices de ce public, et bornent leur travail à les exposer sur la
TIMB