‹ Dictionnaire des opérasChapitre 77 sur 928 · AUBE · texte numérisé non relu

AUBE

qui fut cependant assez grand pour faire croire à Gluck qu'on l'oubliait, ne se prolongea pas longtemps. Le second acte renferme de beaux morceaux. Les interprètes des grands ouvrages, à cette époque, étaient : en première ligne, M'ies Levasseur et Laguerre ; puis Mlles de Beaumesnil, Duplant, Durancy. Larrivée et Moreau chantaient les rôles de basses-tailles ; Legros, Lainez et Tirot ceux de ténors.

* A ultima HORA, zarzuela en un acte, paroles de José Olona, musique de Joaquin Gaztambide, représentée au théâtre Basilios, de Madrid, le 29 mai 1850.

* AU BAL DU ROI, opérette en un acte, musique de M. Henri Covin, représentée dans un salon en mars 1873.

AU clair de LA LUNE, opérette en un acte, paroles de M. de Léris, musique de M. Renaud de Vilbach, représenté aux Bouffes- Parisiens le 4 septembre 1857. Après les variations composées par Boieldieu sur le motif du Clair de la lune ; O dolce concento, dans les Voitures versées , M. Renaud de Vilbach a su en trouver de nouvelles fort intéressantes.

* AU CLAIR DE LA LUNE, opéra-comique en un acte, musique de M. Giuseppe Garibaldi, représenté à Versailles le 5 septembre 1872.

AU FOND DU verre, opérette en un acte, paroles de Dubreuil, musique de M. Laurent de Rillé, représentée en mars 1861, au théâtre Déjazet.

* AU NOM DE LA LOI, opéra-comique en trois actes, musique de M. Siegfried Ochs, représenté avec beaucoup de succès au théâtre municipal de Hambourg ennovembre 1888. L'action, intéressante et mouvementée, se déroule en France, à l'époque du Directoire, et la musique, heureusement venue, contient nombre de pages à effet.

AU PLUS BRAVE LA PLUS BELLE, Comédie mêlée de chant en un acte, paroles de Philippon, musique de Plantade, représentée à Louvois (Théâtre des amis de la patrie) vers 1794. Cet ouvrage, mentionné dans la biographie de Plantade, n'a laissé aucune autre trace.

AU PORT, opéra- comique, livret de MM. Jules Ruelle et Gaston Escudier, musique de M. Etienne Rey, représenté à Cabourg en août istô. Chanté par Edouard-Georges et Mme Peschard.

AU TRAVERS DU MUR, opéra-comique en un acte, paroles de M. de Saint-Georges, musique de M. le prince Poniatowski, représenté à l'Opéra-Comique en novembre 1861, après l'avoir été au Théâtre-Lyrique le 9 mai de la même année. La partition, bien écrite dans la forme italienne, renferme des morceaux agréables, surtout les petits couplets Tra la la, je n'en sais pas plus long que ça; joué par Gourdin, Crosti, Ambroise, Mlles Marimon, Pannetrat et Tuai.

AUBERGE D'AURAY (1/), opéra-comique en un acte, paroles de Moreau et d'Epagny, musique de Carafa et d'Hérold, représenté à l'Opéra-Comique le 11 mai 1830.

AUBERGE DE BAGNÈRES (1/), opéra-COmique en trois actes, paroles de Jalabert, musique de Catel, représenté à Paris le 16 avril 1807. La musique en est charmante, et un excellent trio pour soprano, ténor et basse, est resté dans le répertoire des chanteurs : Ah ! monsieur est docteur. Les formes savantes de la musique de Catel en rendirent d'abord le succès difficDe ; mais les reprises qu'on fit de cet ouvrage prouvèrent combien il était apprécié par les véritables amateurs.

AUBERGE DES ARDENNES (l'), opéracomique en un acte, paroles de MM. Michel Carré et Jules Verne, musique de M. Aristide Hignard, représenté au Théâtre-Lyrique le ior septembre 1860. Il s'agit d'un huissier que l'orage a contraint de se réfugier dans une auberge. Le fils de la maison s'amuse à ses dépens en lui faisant croire qu'il est tombé dans un repaire de brigands. C'est une suite de scènes burlesques. Les morceaux les plus remarqués sont l'air bouffe : Ah ! quel doux espoir ! Je dors comme un loir, et la chanson Lisette est une bonne fille. Wartel, Girardot, ont bien joué ce petit ouvrage.

AUBERGE DES VOLONTAIRES (1/), opéracomique, musique de Langlé, écrite au commencement du xixe siècle. Inédit.

AUBERGE EN AUBERGE (d'), opéra en trois actes, paroles de Dupaty, musique de Tarchi, représenté au théâtre Feydeau en 1800.

* AUBERGE POLONAISE (1/), opérettebouffe en trois actes, paroles de MM. West et Gênée, musique de M. H. Zumpe, représentée au théâtre Friedrich- Wilhelmstadt de Berlin le 26 novembre 1891.

AUBERGE SUPPOSÉE (1/), opéra-comique en trois actes, paroles de Planard, musique de Carafa, représenté le 26 avril 1824.

AUGA

AUGA

AUBERGISTES DE QUALITÉ (les), opéracomiqueen trois actes, paroles de Jouy, musique de Catel, représenté le 17 juin 1812. Cet ouvrage renferme des mélodies agréables et d'un goût très-pur.

* AUBERGISTES DE QUALITÉ (LES), Opéracomique en trois actes, livret de M. Paul Schumacher, musique de Bernard Scholz, représenté au théâtre municipal de Leipzig le 10 mars 1883. Le poème de cet ouvrage n'était autre que la traduction de la pièce de Jouy mise en musique par Catel et représentée à l'Opéra-Comique en 1812.

AUCASSINET NICOLETTE OU LES MŒURS DU BON vieux temps, opéra-comique en trois actes, paroles de Sedaine, musique de Grétry, représenté à Versailles le 30 décembre 1779, et à Paris le 3 janvier 1780. Le sujet est tiré d'un charmant fabliau du xme siècle, qui, de nos jours, a été reproduit en manuscrit avec des miniatures admirables par feu Charles Leblanc. Cette série de compositions charmantes et d'une exécution merveilleuse ferait la fortune d'un artiste chromolithographe, si l'amateur éclairé qui s'en est rendu acquéreur consentait à la livrer au public. Ce même fabliau a été tout récemment imprimé avec une élégante traduction de M. Alfred Delvau. Pour revenir à la musique de Grétry, nous dirons que le compositeur a cru devoir employer dans la partition des modulations de plain-chant, et les a appropriées aux paroles gothiques qui se trouvent dans le poème, particulièrement sur cette cantilène : Nicolette, ma douce amie. Mais on goûte peu cet effort plus ou moins archéologique. Lorsque l'ouvrage fut représenté à la cour, on rit aux éclats, dans les endroits que Sedaine et Grétry avaient crus les plus touchants. Ne saehant à quoi attribuer cette déconvenue, l'illustre compositeur formule dans ses Essais l'opinion singulière que voici : « Soyons de bonne foi ; nos tragédies en musique n'ontelles pas produit presque tout leur effet musical après le premier acte? et si l'action du drame ne nous attachait aux actes suivants, peut-être le dégoût s'emparerait-il des auditeurs au point qu'ils désireraient ne plus rien entendre. » Cette « bonne foi » qu'invoque Grétry n'est-elle pas plutôt un manque de foi dans l'art et dans les effets qui lui sont propres? A ce compte, pourquoi ne remplacerait-on pas le dernier acte d'Orphée, le troisième acte de Guillaume Tell, le quatrième des Huguenots ou de la Juive par un dialogue vif et animé?

Cette pièce médiocre peut servir à expliquer dans quel sens il faut entendre ce qu'on aditdel'opéra-comique: que la musique était presque tout dans le succès de ces sortes d'ouvrages, rarement faits pour être lus. C'est peut-être ce que l'auteur a fait de plus mauvais; le fond est d'une absurdité qui révolta tout d'abord : quelques changements, beaucoup de spectacle , et surtout le jeu do Mme Dugazon firent supporter une reprise de la pièce. Le père d'Aucassin est un imbécile odieux, le fils est un fou non moins odieux, et le père de Nicolette un niais. Ce ne sont pas là des caractères de chevalerie, bien que l'auteur ait eu la prétention de peindre les mœurs du bon vieux temps.

Du reste, Sedaine s'est inspiré du vieux roman d'amour, qui est, comme nous l'avons dit plus haut, une des plus charmantes productions littéraires du moyen âge. Nous allons en donner une analyse succincte :

Garin, père d'Aucassin et comte de Beaucaire, avait acheté aux Sarrasins une jeune fille nommée Nicolette, dont Aucassin est amoureux et qu'il voudrait épouser. Garin les fait enfermer l'un et l'autre ; mais Nicolette parvient à s'échapper et se réfugie dans une forêt voisine. Dans sa fuite, elle reconnaît la voix d'Aucassin, qui se plaignait dans son cachot, et pour le consoler elle lui jette une mèche de ses cheveux. Bientôt Aucassin parvient lui-même à sortir de sa prison ; il rejoint Nicolette et s'éloigne avec elle de Beaucaire. La barque qui les emporte est assaillie par une tempête ; ils abordent sur un rivage, où ils tombent entre les mains des Sarrassins, venus pour combattre le roi du pays. Ceux-ci, après avoir lié les bras et les mains d'Aucassin, l'abandonnent dans une barque, que les flots ramènent àBeaucaire juste au moment où Garin vient de mourir : le jeune homme est reconnu par les vassaux de son père, qui le proclament seigneur de Beaucaire. Cependant Nicolette, transportée à Carthage, y retrouve son père, qui est précisément le roi de cette ville ; mais on veut lui faire épouser un roi païen ; tous ses sentiments se révoltent contre cette indigne alliance et elle se voit encore obligée de prendre la fuite. Elle revient à Beaucaire, y retrouve son fidèle amant, et l'épouse. On ne connaît point l'auteur de ce roman, où des couplets monorimes en vers de sept ou de huit syllabes sont entremêlés à des récits en prose. Tout y est naïf, tendre et gracieux. La Bibliothèque impériale en possède un exem-

AUMO

Page 1