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ATYS

de Métastase, musique de Nasell, représenté à Palerme en 1748.

attilio regolo, opéra italien, paroles de Métastase, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Dresde en 1750.

ATTILIO regolo, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Jomelli, représenté à Rome en 1752.

ATTRAPEUR DE RATS DE HAMELN (i/)

[der Rattenfœnger von Hamelri], opéra fantastique, représenté au théâtre de la Kœnigstadt, à Berlin, dans le mois de novembre 1837. Le livret a été emprunté à une légende allemande de Bûrger ; la musique en a été écrite par le maître de chapelle Glaeser, et elle a fixé l'attention.

ATYS, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, musique de Lulli, représentée à Saint-Germain, devant le roi le 10 janvier 1676, et à Paris au mois d'août 1677. Quoique oublié depuis longtemps, cet ouvrage renferme de grandes beautés ; nous citerons seulement la mélodie Le soleil peint nos champs des plus vives couleurs, dans laquelle onremarque une phrase pleine de noblesse et de charme. Louis XIV aimait beaucoup cet opéra ; il le fit représenter en sa présence en 1676, 1678 et 1682. A cette troisième reprise, le ballet fut dansé par les plus grands seigneurs et les plus belles dames de la cour. Le dauphin , le prince de La Roche-sur-Yon , le duc de Vermandois, le comte de Brionne, le marquis de Moûy jouèrent tour à tour les rôles d'Egyptiens et de divinités des eaux, tandis que Mme la princesse de Conti, Mlles de Lillebonne, de Tonnerre, de Laval et de Loubes représentaient les Egyptiennes et les nymphes des eaux. L'Académie de musique a repris Atys jusqu'à dix fois de 1687 à 1740.

On sait que Louis XIV ayant demandé à Mme de Maintenon lequel des opéras lui paraissait le plus à son goût, celle-ci se déclara en faveur à' Atys; sur quoi le roi lui répondit galamment : « Madame , Atys est trop heureux. » Pour comprendre l'à-propos de cette réponse, il faut savoir que ce sont les premières paroles d'un des airs chantés dans l'opéra. Atys fut représenté à la cour le soir même du mariage du roi avec Mme de Maintenon.

Au reste, ce succès s'explique par les qualités véritablement dramatiques que Quinault déploya dans cet opéra. On citera toujours comme un modèle de passion touchante lo dialogue entre Atys et son amante Sangaride.

Celle-ci reçoit les aveux d1 Atys et apprend en même temps son désespoir, puisqu'un grand roi doit être son époux. Elle répond :

C'est peu de perdre en moi ce qui vous a charmé; Vous me perdez, Atys, et vous êtes aimé.

Il est difficile d'amener une déclaration avec plus d'art et d'intérêt. D'un aveu qui est le bonheur le plus grand de l'amour, faire le comble de ses maux est une idée très dramatique. Atys répond à son tour :

Aimez-moi, s'il se peut, davantage,

Quandj'en devrais mourir cent fois plus malheureux.

Dans cette dernière parole, il y a du sentiment et de la passion ; cela sort des banalités de l'opéra, de ces fadeurs éternelles qui changent de forme selon la mode, sans disparaître en réalité, car elles se retrouvent dans les opéras de Scribe , comme dans ceux du xvne siècle.

Deux vers de ce poème , au troisième acte, avaient le privilège d'exciter singulièrement la bile de Boileau ; c'est lorsque Idas et Doris chantent en duo ces paroles :

Il faut souvent, pour être heureux, Qu'il en coûte un peu d'innocence.

Ce sont ces traits , et d'autres semblables, dont les pièces de Quinault sont remplies, qui ont fait dire au satirique :

Et tous ces lieux communs de morale lubrique, Que Lulli réchauffa des sons de sa musique.

Le même Despréaux, assistant à l'opéra, à Versailles, dit à l'officier qui plaçait les spectateurs : » Mettez-moi dans un endroit où je n'entende point les paroles. J'estime fort la musique de Lulli, mais je méprise souverainement les vers de Quinault. »

Dans Atys, parodie en vaudeville, paroles de Romagneti et Riccoboni fils, représentée au nouveau Théâtre-Italien le 27 février 1738, on remarque ce couplet, dont la forme a vieilli, mais dont le sens a encore une certaine actualité :

L'Opéra met en vain Du nouveau sur la scène :

Ce serait grand'pitié du cousin, Sans la musique ancienne; Il ne vit plus que de gratin.

ATYS , opéra italien , musique de Ariosti, représenté à Lutzenbourg en 1700.

ATYS, tragédie lyrique en cinq actes, paroles de Quinault, réduite en trois actes par Marmontel, remise en musique par Nicolas Piccinni, et représentée par l'Académie royale de musique, le 22 février 1780. Piccinni était, à cette époque , le seul compositeur capable de détrôner son prédécesseur Lulli. Le succès»

AU

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