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malaise à l'agonie d'une pauvre femme poitrinaire, et, si cette femme est une cantatrice qui chante jusqu'à la dernière scène, on sera toujours tenté de lui dire : « Assez ! reposez-vous. » Violetta Valéry, nouvelle Dame aux camélias , mène une existence tumultueuse, dissipée, vertigineuse avec son amant Alfredo. Le père de celui-ci va trouver la courtisane et tente des efforts désespérés pour lui arracher son fils. Les scènes de bal, de jeu se succèdent. "Violetta, compromise , outragée, devient odieuse à Alfredo, qui s'en éloigne en la maudissant. Au troisième acte, la malheureuse femme est arrivée au dernier degré de la phtisie pulmonaire; étendue sur son lit funèbre, elle rassemble ses forces pour chanter un duo avec Altredo, qui est revenu assister à l'agonie de sa maîtresse, pendant qu'on entend au dehors la bacchanale du mardi gras, et elle meurt dans ses. bras. On peut dire que la musique du maestro a fait accepter le sujet. Elle est assurément bien propre à captiver l'auditeur le plus prévenu. L'introduction, le chœur dans lequel se trouve le brindisi : Libiamo ne' lieti calici , le duo sur un temps de valse sont des morceaux tout à fait saillants, dont la mélodie est ferme, vive, accentuée et bien caractérisée. Au second acte, la scène entre le père et le lils est assez pathétique. Celle dans laquelle Alfredo, indigné, jette à la tête de Violetta les billets de banque et l'or, a de l'énergie et du mouvement. Le troisième acte, comme nous l'avons dit plus haut , est douloureux à voir, mais la musique est délicieuse à entendre. La romance chantée par Violetta mourante, son duo passionné avec Alfredo, méritent d'être placés au rang des meilleures inspirations de M. Verdi. Il est à regretter que le compositeur ait un peu négligé son instrumentation. Certains instruments de cuivre, comme le cornet à pistons, accompagnent trop obstinément les voix pendant de longues phrases entières. Le rôle principal a été joué avec succès par M"» Piccolomini en 1856; les autres ont été remplis par Mario et Graziani. La Traviata fut l'occasion d'un nouveau triomphe pour Mi'o Patti. Cet opéra a été donné au Théâtre-Lyrique, le 27 octobre 1864, sous le titre de Violetta. M"» Nillson y a trouvé l'un de ses plus beaux succès.

•TRAVIATA. (a), parodie lyrique en quatre actes, musique de M. Francisco de Frcitas Gaiul. représentée sur le théâtro du Gymnase de Lisbonne.

"TRAYO, zarzuela, musique de M. Guillermo Cereceda, repr. à Madrid vers 1870.

TRE AL SOGLIO (i) [Trois pour un trôné], opéra italien, livret de Stampiglia, musique d'Aldovrandini , représenté sur le théâtre Marsigli Rossi, à Bologne, en 1711 et 1716.

TRE AMANTI ridicoli (i), opéra italien, musique de Galuppi, repr. à Venise en 1761.

TRE BRAVI (i), opéra semi-seria, livret de Panerai, musique de Grassoni, représenté au théâtre Stamura d'Ancône le 12 juin 1880.

TRE CIGISBEI RIDICOLI (GLl) [les Sigisbés ridicules], opéra italien , musique de Ciampi (Legrenzio-Vincenzo), représenté à Londres en 1748.

TRE COSCRITTI (i), opéra, livret de Bardare, musique de N. d'Arienzo, représenté au R. Albergo de' Poveri, à Naples, le 10 février

TRE DIFENSORI DELLA PATRIA (l),

opéra italien, musique de Pescetti, représenté sur le théâtre de Sant'-Angiolo, à Ve nise en 1729.

TRE DIFENSORI DELLA PATRIA (l),

opéra italien, musique de Galleazzi , représenté au théâtre Obizzi, à Padoue, en 1730.

TRE GOBBI (i) [les Trois bossus], opéra ita- • lien, musique de Romani (Etienne), représenté à Livourne vers 1799.

TRE GOBBI (i) [les Trois bossus], opéra de salon, musique de Garcia (Manuel-del- Popolo-Vicente).

TRE MARITI (i) [les Trois maris], opéra italien, musique de J. Mosca, représenté à Rome vers 1811.

TRE mariti (i) , opéra, musique de Gustave Carulli, représenté en Italie vers 1835.

TRE mariti (i), opéra italien, musique de Bazzoni, représenté à Milan en 1836.

TRE NOZZE (le), opéra-bouffe en trois ac- «es, paroles de Berettoni, musique de M. Alary, représenté au Théâtre-Italien le 29 mars 1851. Le livret reproduit la pièce de Pourceaugnac de Molière. Le vieux baron d'Acetosa doit épouser la fille de la marquise de Forli ; mais Luisa lui préfère le chevalier de Villa-Franca. Le valet Cricca, aidé d'une rusée soubrette, conduit l'intrigue. Tour à tour on berne le baron, on lui fait danser la polka, on l'accuse d'avoir été un séducteur: il est

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