TREI
provoqué en duel, on le fait aller à un rendezvous d'amour, on l'y surprend aux pieds de la marquise qui ne peut que lui accorder sa main. Luisa épouse le chevalier au nez du baron, et Cricca la soubrette. Il y a donc trois mariages conclus au dénoûment, ce qui explique le titre de l'opéra. La musique en est agréable, essentiellement mélodique et dans le goût des anciens opéras italiens. Parmi les morceaux d'ensemble, on a remarqué le chœur de moquerie au premier acte , le quatuor : Ah! mio bene nel petto, qui a de la vivacité, et un bon sextuor sans accompagnement au troisième acte. Mmes Sontag, Ida Bertrand et Mlle Giuliani ont fait valoir les rôles de femmes, l'air de contralto : Perché ognun non è al suo posto, les variations : Già délia mente involasi. Lablache et Gardoni ont aussi puissamment aidé au succès de cet ouvrage.
TRE orfei (i), opéra italien, musique de Bernardini, représenté à Rome en 1784.
TRE PRETENDENTI (i) [les Trois prétendants], opéra italien, musique de Anselmi, représenté à Lodi en 1786.
TRE REGNI (i) 0 IL BENE E IL MALE,
opéra italien, musique de M. Herbin, représenté au théâtre de la Fenice de Naples, en juillet 1872.
TRE RIVALI (le) ossia IL MATRIMONIO INASPETTATO (les Trois rivaux ou le mariage inattendu), opéra italien, musique de Marinelli, représenté à Rome en 1784.
TRE RIVALI AL SOGLIO (i) [les Trois
compétiteurs au trône], opéra italien, musique de Aldovrandini, repr.à Venise en 17 il.
TRE RIVALI IN AMORE (i), opéra italien, musique de Robuschi, repr à Venise en 1795.
TRE RIVALI (i) [les Trois rivaux], opéra italien, musique de Gazzera, représenté à Ivrée (Piémont) en mai 1876.
TRE SIGISBEI ridicoli (i), opéra italien, musique de Resta, repr.à Milan en 1748.
TRE STUDENTI IN DUE CASE, opéra italien, musique de Festa (Jean), représenté au théâtre del Fondo, à Naples, en 1830.
TRE SULTANE (le), opéra italien en trois actes, livret de Caravita, musique de Puccita, représenté à Londres en îsn, et à Paris le 22 janvier 1816.
tre sultane (le), opéra italien en deux
actes, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), repr.à New- York vers 1827.
TRE VAGABONDi (i), opéra italien, musique de Perillo , représenté à Venise en 1769.
*TRECCIE NERE, drame lyrique en un acte, paroles de M. Erminio Manzini, musique de M. Vincenzo Gianferrari, représenté au théâtre municipal de Reggio (Toscane) le 8 février 1893. C'est une œuvre intéressante, d'un caractère mélancolique, et qui renferme de bonnes qualités. Elle avait pour interprètes Mmes Calegaris et Zawner, MM. Lucignani et Modesti.
TREDICI (i) [les Treize], opéra -bouffe italien, paroles de Giorgio Giacchetti, musique de Carlo Pasta, représenté au théâtre Satura, à Turin, en 1851. Le livret reproduit celui des Treize, opéra d'Halévy. Le compositeur Pasta a fait ses études musicales au Conservatoire de Paris. Son ouvrage a obtenu quelque succès, et a eu pour interprètes la Vaschetti, Rocca et Vercellini.
TREGUA DI PTOLEMAIDE (la) [la Trêve de Ptolémaïs], opéra italien, musique d'Eslava, représenté à Cadix en 1842.
* TREILLE DU ROI (la), opérette en un acte, musique de M. Paul Henrion, non représentée, et publiée dans le Jownal des Demoiselles.
TREIZE (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Duport, musique de F. Halévy , représenté à l'Opéra - Comique le 15 avril 1839. L'idée de cet ouvrage a été prise dans une nouvelle de Balzac. Treize jeunes gens de la noblesse napolitaine se sont associés pour se livrer à toutes sortes d'équipées galantes. Deux d'entre eux, poursuivant une jeune couturière de la rue de Tolède, sont mystifiés par un aubergiste. La donnée du livret est presque intolérable; mais elle n'a pas empêché Halévy d'écrire une partition remarquable par la délicatesse de l'orchestration, l'originalité des rythmes, la nouveauté des effets d'accompagnement. Le compositeur, après avoir montré les qualités les plus variées dans le Dilettante d'Avignon, la Langue musicale, la Juive, l'Eclair, Guido et Ginevra, a prouvé dans les Treize qu'il ne reculait pas devant les innovations hardies. Le public ordinaire de l'Opéra-Comique fut un peu dérouté par le luxe inusité des combinaisons harmoniques qui lui étaient offertes, et cet ouvrage, très estimé des connaisseurs, n'eut pas un grand succès. Nous