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* TROMBONE DE SCHERKINGEN (le), parodie du Trompette de Sàckingen (opéra de Victor Nessler), paroles de M. O. Ewald, musique de M. F. Bayer, représenté à Cassel, sur le théâtre de la Cour, en janvier 1889.
* TROMPA DE EUSTAQUIO (la.), zarzuela, musique de M. Vilamala, représentée aux Bouffes-Madrilènes de Madrid le 29 janvier
TROMPETER VON SACKINGEN, opéra allemand, musique de Bernhard Scholz, représenté à Wiesbaden le 20 janvier 1877.
TROMPETTE DE CHAMBORAN (le), opéracomique en un acte, livret de MM. de Leuven et J. Adenis, musique de M. Deffès, représenté au Casino de Dieppe en août 1877. Jolie pièce et bonne musique.
TROMPETTE DE M. LE PRINCE (le),
opéra-comique en un acte, paroles de Mélesville, musique de F. Bazin, représenté à l'Opéra-Comique le 15 mai 1846. La scène se passe à Etampes au temps de la Fronde. La nièce de l'échevin de la ville est aimée de Fabien, le trompette de M. le prince. Elle a pour parrain le marquis de Brassac, officier de l'armée royale. L'échevin frondeur, qui ne connaît ni l'un ni l'autre, est sur le point de faire pendre le futur de Fanchette et de faire épouser à celle-ci le marquis de Brassac, son adversaire politique. Le quiproquo s'éclaircit, et tout finit par une capitulation. Cette pièce est agréable et la musique en est vive et gracieuse. L'air de Fanchette : Jusqu'à l'aurore, travaillons, est sémillant; la romance du marquis : Dans un instant je vais donc te revoir , est une jolie mélodie. Les couplets de table, chantés par l'échevin Goulard, ont de la rondeur : enfin M. Bazin a montré, dans un quintette très-développé et dans le trio de la capitulation, de bonnes qualités scéniques. L'ouvrage a été représenté par Henri, Emon, Sainte-Foy, Mmes Révilly et Félix.
TROMPETTE DE M. LE PRINCE (le), opéra-comique en un acte, musique de Vander Does, représenté au théâtre de La Haye vers 1S48.
* TROMPETTE DE SACKINGEN (lb), Opèra-
comique, ou plutôt opérette en trois actes, musique do Victor Nessler, représenté sur le municipal de Leipzig le 4 mai 1884.
Le sucors vraiment colossal que cet ouvrage a obtenu depuis dix années sur ton scènes de l'AUomagne, où il a fait fureur et.
oii il continue de se maintenir au courant du répertoire, ne serait pas pour donner une haute idée du goût musical des Allemands. La musique de Nessler, qui pourtant n'était point sans quelque talent, est en effet d'une vulgarité insigne et d'une déplorable médio-, crité. On peut supposer sans doute avec quelque apparence de raison que le sujet du Trompette de Sâckinyen, dont la popularité est immense par toute l'Allemagne depuis ? longues années, est surtout la cause de la vogue étonnante qu'a pu rencontrer en ce ! pays une œuvre aussi manifestement et aussi complètement médiocre.
TROMPEUR SANS LE VOULOIR (le), opéracomique en trois actes, paroles de Creuzé de Lesser, Vial et Roger, musique de Bouteiller, représenté à Feydeau le 24 mai 1817.
TROMPEUR trompé (le), opéra-comique en un acte, de Vadé, représenté à l'Opéra- Comique le 18 février 1754, retouché par Framery, et repris, avec la musique de Biaise, à la Comédie-Italienne , le 9 août 1767.
TROMPEUR TROMPÉ (le), opéra-comique en un acte, de Bernard Valville, musique de Gaveaux (Pierre) , représenté à Feydeau le 2 août isoo.
trompeur trompé (le), mélodrame en un acte, musique de Gyrowetz, représenté à Vienne en îsio.
TROMPEUR trompé (le), opéra allemand, musique de Bierey, représenté à Breslau en 1813.
trône d'écosse (le), -«opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Hector Crémieux et Adolphe Jaime, musique de M. Hervé, représenté sur le théâtre des Variétés en novembre 1871. Les livrets de ce genre sont imaginés scène par scène sans que les auteurs se préoccupent de faire une œuvre dramatique composée des éléments les plus essentiels. Bah ! c'est leur moindre souci. Il en est de leur métier comme de celui des clowns au Cirque-Olympique ; c'est une série de tours et de culbutes, à pied ou à cheval , avec ou sans musique, sans autre but que d'amuser les spectateurs et d'exciter leur curiosité par la variété du spectacle. On est en Ecosse où règne la reine Jane; ses sujets conspirent contro elle; ils veulent faire monter sur le trône à sa place un descendant do Robert Bruce. Un certain commis voyageur en vins, nommé Robert Mouton arrive sur ces entrefaites ; les Ecossais conspirateurs trouvent qu'il ressemble à Robert Bruce ot le procla-
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ment roi ; Robert Mouton, par suite de diverses circonstances, arrive à épouser la reine au palais d'Edimbourg ; l'envoyé du roi de France arrive et signale dans la personne du nouveau roi d'Ecosse son marchand de vins ; Jane, désespérée d'être descendue du trône à un comptoir, devient folle. Le chef de la conspiration, Mac-Razor, se livre à toutes les excentricités imaginables ; le véritable descendant de Robert Bruce, Robert XX, sort d'une armoire où il était caché, casse le mariage de la reine et l'épouse à son tour. Il y a aussi dans la pièce un certain Buckingham, dont les bottes vernies fascinent tous les regards et captivent tous les cœurs. On est honteux d'écrire une analyse d'un ouvrage aussi extravagant ; cependant, j'ai cru utile de bien établir la nature des œuvres dramatiques qui attiraient la foule, dont tout le monde parlait, dont les auteurs jouissaient d'une popularité incontestable, ainsi que des faveurs et des encouragements de l'administration, avant et après la guerre qui nous a coûté la perte de deux provinces. Ajoutons que le Trône d'Ecosse, qui ne le cède en rien au Petit Faust, a été représenté dans le mois de novembre 1871, non-seulement l'année même de la guerre, mais presque au lendemain de la Commune. Pour donner une idée du genre de littérature auquel appartient ce livret , il suffit de reproduire cette ballade :
Au sein de la blonde Ecosse,
Tout au fond du Lochaber,
Je conserve en ronde bosse,
La tête du roi Robert.
Pour secouer notre opprobre,
Son buste s'animera;
Robert Bruce reviendra;
Il reviendra z'à. Pâques
Ou le vingt-quatre octobre,
Ecossais, hâtez-vous,
Préparez vos bignoux,
Ce n'est pas l'vingt-quatre août
Qu'il apparaît chez nous;
Ce n'est pas au Pérou,
Ni sur l'mont Canigou,
C'est dans nos bois de houx
Qu'ici vous l'verrez tous.
Les couplets les plus applaudis sont ceux de Flora. C'est une déclaration; je voudrais, dit-elle, être ceci, être cela, et en dernier lieu :
Dans mes chimères les plus sottes Je voudrais.... Vous en ririez !
Etre le vernis de ses bottes, Pour passer ma vie à ses pieds.
Tels sont les passe-temps délectables de )a gaieté française.
Encore une citation pour montrer un échantillon de la culture politique et littéraire du peuple par le théâtre :