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acte, musique de Diamanti, représenté au théâtre de Bologne en 1S

TURCO FINTO (il) [le Faux Turc], opéra italien, musique de François Léo, représenté à Naples vers 1754.

TURCO IN ÏTALIA (il), opéra allemand, musique de Seydelmann, représenté à Dresde en 1788.

TURCO IN ITALIA (le Turc en Italie), treizième opéra composé par Rossini, âgé alors de vingt-trois ans. Il fut représenté au théâtre de la Scala, à Milan, pendant l'automne de 1814, et aux Italiens, à Paris, à plusieurs reprises depuis le 23 mai 1820. Cette jolie partition peut être considérée comme l'émule en bouffonnerie de Yltalienne à Alger.

TURCS (les), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Hector Crémieux et Adolphe Jaime, musique de M. Hervé ; représenté au théâtre des Polies-Dramatiques le 23 décembre 1869. La tragédie de Racine, Bajazet, a servi de prétexte à une parodie par à peu près qui ne parodie rien du tout. Roxane aime Bajazet ; elle l'arrache à la mort que son frère lui préparait ; ils s'enfuient ensemble de Stamboul et se rendent à Babylone qu'assiège Amurat. Roxane est reconnue comme la fille du roi de Babylone, ce qui amène la paix. Cette pièce n'est qu'une succession de tableaux et de scènes qui n'ont d'autre objet que de piquer la curiosité du spectateur, souvent par des moyens d'un goût douteux ; tantôt c'est l'éternelle lamentation du gardien du sérail qu'on a entendue dans cent ouvrages; tantôt la charade du cordon ; puis une chasse grotesque ; ensuite la valse des houris; un chœur de bayadères; un chœur de muets ; le fabliau d'Héloïse ; les odalisques au bain ; la scène de la tête de Turc ; un nocturne de bateliers ; la parodie bouffonne d'une prière au Soleil, d'un mauvais goût achevé; la chanson de la belle Géorgienne ; enfin une pantomime de combat.

Les valses, les polkas, les marches émaillent la partition de M. Hervé; pourtant il est juste de faire observer que l'habitude a singulièrement développé l'art d'écrire chez ce musicien, qu'à sa facilité mélodique naturelle est venue se joindre une entente mieux raisonnée des effets d'harmonie et que sa musique bouffonne est bien autrement traitée que celle de son initiateur au genre burlesque, M. Offenbach. Le disciple a dépassé le maître. Si <vu moins M. Hervé se séparait de lui plus

complètement en ne se servant de cette habileté, de cette verve, de cette fécondité spi rituelle qu'en faveur de comédies vraiment dignes de l'art dramatique ! N'est-il donc pas possible d'amuser les gens autrement que par des tableaux licencieux, des chansons graveleuses et des exhibitions plastiques? Est-ce que le répertoire des opéras-bouffes italiens et des farces napolitaines n'est pas là pour prouver le contraire ? Et toutes les pièces et arlequinades des théâtres de la foire Saint-Germain et de la foire Saint-Laurent n'attestent-elles pas que l'esprit gaulois peut s'allier à un certain respect de la décence publique ? En somme, si le livret des Turcs me semble de tout point une détestable pièce, la partition est une œuvre musicale dont la critique peut s'occuper. Le premier acte est le meilleur ; je citerai: Salut grande lumière; le duetto d'Atalide et de Yaya; la valse de la sultane, la marche turque, la valse des houris. Dans le deuxième acte, il y a un chœur de muets d'un effet original et fort comique; ce chœur est d'abord mimé pendant que l'orchestre joue ; les choristes agitent tous les lèvres de la même manière et en mesure,en accompagnant cette mimique des mêmes gestes; puis ils se mettent ensuite à crier à qui mieux mieux :

Nous sommes muets de naissance.

Comme vous pouvez en juger, etc.

Les principaux rôles ont été joués par Milher, Vavasseur, Marcel, Chaudesaigues, Miles Devéria, Perret, Latour.

TURIA LUCREZIA, opéra italien, livret de Niccolô Minato, musique de Draghi, représenté sur le théâtre de la Cour, à Vienne, en

TURIA LUCREZIA, opéra italien, livret de Domenico Lalli, musique d'Antonio Pollaroli, représenté sur le théâtre de Sant' Angiolo, à Venise, en 1726.

TURK AND NO TURK (Turc et point Turc), opéra-comique anglais, musique de Samuel Arnold, représenté sur le théâtre de Hay- Market, à Londres, en 1789.

TURLUTUTU , EMPEREUR DE L'ÎLE VERTE, farco en trois actes, paroles et musique du Cousin-Jacques, représenté à Paris en 1797.

TURNO ARICINO, opéra italien, livret de Silvio Stampiglia, musique de Antonio Bononcini, représenté à Florence on 1704, f t à Vienne, pour le jour do naissance, de Jo-

TUTT

seph Ier, en 1707. Le même poème fat mis en musique par Alexandre Scarlatti, et représenté sur le théâtre de la Paix, à Rome, en 1720, et à Naples, sur le théâtre de San- Bartolommeo, en 1724.

TURNPIKEGATE (the) [la Barrière], opéra-comique anglais, musique de Mazzinghi et Reeve, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, vers 1799.

tuteur AMOUREUX (le), opéra-comique, musique de Stamitz, représenté à Francfort vers 1776.

" tuteur avare (le), opéra-comique en trois actes, musique tirée d'un opéra italien d'Anfossi, arrangée et adaptée par Cambini, représenté au théâtre des Beaujolais en 1788. tuteur ORIGINAL (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Joigny, musique de Gresnick, représenté avec beaucoup de succès au théâtre des Amis-des-Arts (ci-devant Molière) le 21 mars 1799.

TUTORE BURLATO (il) [le Tuteur berné], opéra italien, musique de Caruso, représenté à Bologne dans l'automne de 1778.

TUTORE ED IL DIAVOLO (il) [le Tutew et le diable], opéra-bouffe italien, musique de Bona (Pietro), représenté au théâtre Nuovo de Naples dans le mois d'avril 1832 .

' TUTORE NNAMURATO (LO), comôdie mu sicale, poème (en dialecte) de Pietro Trinchera, musique de Nicola Calandro, représenté à Naples, sur le théâtre délia Pace, en

TUTORI E LE PUPILLE (1), opéra-bouffe italien, musique de M. Deschamps ; représenté au théâtre de la Pergola, à Florence, en avril 1869.

* tutti amanti, opéra-comique, musique de Carlo Romani, représenté en 1847 au théâtre de 'a Pergola de Florence.

TUTTI GELOSI, opérette italienne, livret de Minichini, musique de G. Castellani, représentée au théâtre Varietà de Naples le 22 décembre 1878

tutti IN masghera, opéra italien, musique de Carlo Pedrotti, représenté à Vérone en 1856. C'est le meilleur ouvrage de ce maître gracieux, dont l'inspiration, pour n'être pas toujours très neuve, n'en était pas moins fertile et distinguée. Traduit en français, cet ouvrage a été représenté à Paris sur le théâtre de l'Athénée, le 23 septembre 1869; il était intitulé les Masques.

TYRO

TUTTI QUANTI SONO PAZZI (Ils sont tous fous], opéra-bouffe italien, musique de Locchini, représenté au théâtre des Fiorentini, à Naples, en 1766.

TUTTO IL MALE VIEN DAL BUCO, opéra italien, musique de Paër , représenté à Venise en 1804.

tutto per amore, opéra semi-seria, musique de Naumann, représenté à Dresde vers 1775.

TUTTO PER inganno, opéra-bouffe italien, musique de Trento , représenté à Lisbonne en 1815.

TWELFTH NIGHT (the) [la Douzième nuit], opéra anglais, musique de Bishop, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1820.

TWENTY YEARS AGO , farce anglaise, musique de Welsh, représentée sur le théâtre du Lycée, à Londres, vers 1801.

TWO FACES UNDER A HOOD (Deux têtes sous un bonnet) , opéra-comique anglais, musique de Shield, représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1807.

TWO GENTLEMEN OP VERONA (Deux gentilshommes de Vérone) , opéra anglais , musique de Bishop , représenté sur le théâtre de Covent-Garden, à Londres, en 1851.

TWO TO ONE (Deux pour un), opéra-comique anglais, musique de Samuel Arnold, représenté sur le théâtre de Hay-Market, à Londres, en 1785.

TWO WORDS or SILENT NOT DUMB

(Deux mots ou le Silence éloquent), opéra anglais, musique de Addisson, représenté sur le théâtre du Lycée à Londres, vers 1820.

TYROLER KASTEL (der), opéra allemand, musique de Haibel, représenté sur le théâtre de Schikaneder, à Vienne, vers 1791.

TYROLIENNE (la; , opéra-comique en un acte, paroles de MM. de Saint-Georges et Achille Dartois, musique de M. Leblicq , représenté au Théâtre-Lyrique le 6 décembre 1861. Le livret est imité de la Prima donna, vaudeville représenté aux Variétés; l'instrumentation a paru traitée avec une science suffisante des combinaisons et de l'accompagnement.

* TYROLIENS DE L'ELDORADO (les), Opérette en un acte, paroles de M. Siégel, musi-

TZIG

Tzia

que de M. Michiels, représentée au concert de L'Eldorado en 1877.

* TYROLIENS DE PONTOISE (LES), Opérette en un acte, musique de M. Francis Chassaigne, représentée au concert de l'Eldorado le 17 novembre 1875.

TYRTÉE, opéra en trois actes, musique de Lesueur, reçu à l'Opéra en 1794, mais non représenté.

TYRTÉE, opéra en deux actes , paroles de Legouvé, musique de Henri Berton. Cet ouvrage a été répété généralement à l'Opéra, mais n'a point été joué.

TZIGANE (la.), opéra-comique en trois actes, livret de MM. Delacour et "Wilder, musique de M. Johann Strauss, représenté au théâtre de la Renaissance le 30 octobre 1877. La pièce est nouvelle autant que peut l'être un livret adapté à des situations analogues déjà exploitées dans le Réveillon de MM. Meilhac et Halévy, dans l'opérette Die fledermaus [la Chauve-souris) [voyez page 469] et dans Cagliostro (voyez page 184). La musique a été tirée de ces deux derniers ouvrages du même compositeur et augmentée de plusieurs morceaux nouveaux. Le prince, il paraît que les auteurs n'ont pas jugé nécessaire de désigner autrement un personnage libidineux et ridicule, le prince donc a épousé par procuration la princesse Arabelle sans la connaître, et, le jour même de ses noces, il se livre à toutes ses fantaisies amoureuses au milieu d'une troupe de bohémiennes. Afin de ramener cet époux infidèle en s'en faisant aimer, la princesse se déguise en tzigane, est proclamée la reine de la bande et séduit le prince de telle sorte qu'il dépose sa couronne à ses pieds. Elle se fait alors reconnaître, et tout est pour le mieux. Comme on le voit, la donnée est faible et l'idée de ce travestissement n'est pas neuve. Mais, en ces sortes d'ouvrages, on n'attache d'intérêt qu'aux épisodes; plus ils sont grivois, de haut goût et fournissent aux actrices l'occasion de dire des gaudrioles, plus la pièce a de succès. L'ouverture est trop développée et n'offre pas de variété. Malgré deux phases relativement lentes, l'ensemble n'est que de la musique de danse bien écrite, très rythmée et un peu meilleure que celle do nos bals publics français, voilà tout. C'est là d'ailleurs le caractère général de la partition. Les couplets de Matthias : Je porte en moi deux personnages, sont communs. Le terzettino suivant tourne à la polka ; puis viennent des couplets qui so terminent en valse, et ainsi do

suite jusqu'à la fin. Il est vrai que le livret ne se prêtait guère à un genre plus relevé. Il suffit d'en citer quelques fragments :

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