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phonique n'avait pas de secrets pour lui, il a écrit du moins pour Vakoul le Forgeron quelques morceaux de danse charmants : une polonaise brillante et pleine d'entrain, un menuet délicieux, une danse russe agréable, et une danse petite russienne tout à fait caractéristique. Quoi qu'il en soit, cette partition n'est pas l'une des meilleures œuvres du compositeur, et son succès n'a duré qu'un moment. Vakoul le Forgeron, en paraissant à la scène, avait d'ailleurs d'excellents interprètes qui ont vaillamment combattu en sa faveur : Mmes Raab (Oxana) et Bitchourine (Solokha), MM. Kommissarjevsky (Vakoul) et Melnikow (le diable).
VAL D'ANDORRE (le), drame lyrique en trois actes, paroles de M. de Saint-Georges, musique d'Halévy, représenté sur le théâtre national de l'Opéra-Comique le samedi 11 novembre 1848. Le poème est intéressant et la partition renferme de très belles pages. Cet ouvrage a eu déjà la plus brillante destinée. La scène se passe dans les Pyrénées, où fleurit la petite république d'Andorre. Rose-de- Mai est une orpheline au service d'une riche fermière nommée Thérèse. Georgette , autre jeune paysanne , complète ce trio féminin. Stéphan, le chasseur de chamois, parle au cœur de toutes trois, mais n'a des yeux que pour Rose. Un vieux chevrier, Jacques Sincère, dont le type rappelle celui d'Edie Ochiltree de Walter Scott, possède tous les secrets de ces personnages, et s'intéresse aux deux jeunes amoureux. Il veut même donner à Rose, pour sa dot, la somme de 3,009 livres, fruit de ses économies pendant quarante ans; mais voilà qu'au milieu des rivalités qu'inspire le beau Stephan, un recruteur arrive pour réclamer les quinze citoyens que la république d'Andorre doit fournir pour le service de la France. Le sort désigne Stéphan. Dans son désespoir, le chasseur s'enfuit dans la montagne, où il sera poursuivi, atteint, puis traité en déserteur. Rose, cédant à une inspiration funeste , dispose d'une somme confiée à sa garde par Thérèse, et s'en sert pour racheter son fiancé. Elle compte sur le don promis du vieux chevrier, et c'est dans sa pensée un emprunt de quelques heures. La pauvre Rose est accusée de vol et comparaît devant le conseil des anciens, rassemblé sur la montagne pour la juger. Les scènes les plus déchirantes se succèdent. Pour conclure , le vieux chevrier aidant, la pauvre fille découvre, dans sa rivale et son accusatrice, dans la fermière Thérèse , sa propre mère, qui la reconnaît et obtient du tribunal un facile pardon. Ce drame, plein
d'émotions, a été traité par le grand compositeur avec cette sensibilité profonde et ex quise qui était particulière à son tempérament et à son génie. La partition est rich en effets variés, hu sentiment vif de la nature anime l'ouverture. L'air du chevrier : Voilà le sorcier, est un chef-d'œuvre de coloris musical. Le quatuor : Savant devin , est d'une déclamation vraie et spirituelle. Rien n'égale la chaste et naïve rêverie de la romance chantée par Rose-de-Mai :
Marguerite, Qui m'invite A te conter mes amour».
Dans le second acte, rempli par les situations les plus pathétiques, on remarque surtout les couplets : Le soupçon, Thérèse, chantés avec une expression admirable par Bataille, quia obtenu un grand succès dans la création du rôle difficile du chevrier. Le finale de cet acte est magnifique. Le troisième acte offre des morceaux qui ne le cèdent en rien aux précédents sous le rapport de la mélodie et de l'effet scénique. On y distingue particulièrement la romance de Stéphan : Toute la nuit suivant la trace ; le trio : Mon Dieu ! l'ai-je bien entendu? dont la strette est pleine de chaleur, et enfin la scène du jugement. M1|e Darcier a laissé des souvenirs durables dans le rôle de Rose-de-Mai, comme actrice et comme cantatrice. L'ouvrage a été d'ailleurs monté exceptionnellement; car l'administration de l'Opéra-Comique était encore riche en sujets de divers caractères. Audran, Jourdan, Mocker, Henri et Palianti, Wles Lavoye et Révilly formaient, avec Mlle Darcier et Bataille, un ensemble très satisfaisant. Le Val d'Andorre a été joué au Théâtre- Lyrique en octobre 1860 , avec succès.
Mme Meillet remplit le rôle de Rose-de-Mai , créé par M'i<= Darcier; M'ie Roziès, celui de Georgette; Monjauze, Fromant, Bataille, Meillet, ceux du chasseur , de Saturnin, du chevrier et du recruteur Lejoyeux.
* VALASKI ET OPHÉLIE OU LE PASSAGE DE L'HERMITAGE, opéra-comique en trois actes, musique de Dreuilh, représenté vers 1805 au Grand-Théâtre de Marseille, où cet artiste remplissait les fonctions de chef d'orchestre.
* VALDESI (1), « esquisse lyrique » en un acte, paroles et musique de M. le comte Franchi- Vernay (connu dans le journalisme sous le pseudonyme dTppolito Valetta), représentée à Turin, sur le théâtre Carignan, le 4 décembre 1885.
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