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à Vienne en 1750. Les airs les plus remarqués ont été les suivants : Ragion chi prétende ; Al mar va un picciol rio; Algiovanil talento; Ah non più, gelar mi fai; et le duetto Cresci, arboscel felice.
VERO omaggio (il), cantate italienne, musique de Rossini, exécutée au théâtre des Filarmonlâ pendant le congrès de Vérone.
VERO ORIGINALE (il), opéra-buffa, musique de J.-S. Mayer, représenté au théâtre Valle, à Rome, en 1808.
* veronico CYBO, opéra sérieux, musique de Meiners, représenté au théâtre de la Pergola, de Florence, le 3 avril 1866.
VERRŒTHER IN DEN ALPEN (DEE) [le Traître dans les Alpes], opéra allemand, musique de Génast, représenté à Weimar en
VERSIEGELT BÛRGERMEISTER (der) [le Bourgmestre sous le scellé], opéra-comique allemand , musique de Schmidt ( Marie- Henri), représenté à Dresde en 1847.
* verso Y PROSA, zarzuela en deux actes, musique de M. Miguel Marqués, représentée à Madrid, sur le théâtre Apolo, en avril
* vertigo (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Crisafulli et Henri Bocage, musique de M. Hervé, représentée à la Renaissance le 29 septembre 1883. Interprètes principaux : MM. Jolly, Marcel, M""» Thuillier-Leloir et Cécile Lefort.
VERT-VERT, opéra-comique en un acte, paroles de Desfontaines , musique de Dalayrac, représenté k l'Opéra-Comique le n octobre 1790.
VERT-VERT OU LE PERROQUET DE NE- VERS, opéra-comique en un acte, paroles de Bernard Valville, musique de Gauthier, représenté au théâtre des Jeunes-Artistes le 2 décembre 1800.
VERT-VERT, opêra-comiqueentrois actes, paroles de MM. Henri Meilhac et Charles Nuitter, musique de M. Jacques Offenba*ch ; représenté à l'Opéra-Comique le 10 mars 1869. Le livret a été imité d'une ancienne pièce de MM. de Leuvcn et Desforges, dans laquelle Mlle Déjazet a obtenu un grand succès il y a trois quarts de siècle. La scène se passe dans un pensionnat. La sous-directrice a t'pousé secrètement le maître à danser Baladon- Deux pensionnaires sont aussi plus ou moins
mariées à deux officiers de dragons. On voit déjà que les librettistes ont pris la salle Fa- ' vart pour le passage Choiseul; mais ce n'est rien encore. Le perroquet, héros du joli poëme de Gresset, vient de mourir ; le jardinier Binet l'enterre .dans une platebande du jardin, aux accents d'un chœur funèbre. Il y a là un neveu de la directrice qui est élevé dans ce gynécée et qui fait la cour à une demoiselle Mimi; il reçoit le nom du défunt et hérite de ses prérogatives. La directrice l'envoie toutefois voyager sous la conduite du jardinier Binet. Mimi se désespère ; elle trouve l'uniforme d'un de ces messieurs les dragons, s'en revêt et court après son amant, qu'elle retrouve dans une auberge donnant la réplique à une chanteuse de théâtre, la prima donna Corilla. Elle gagne à sa cause les deux dragons qui grisent Vert-Vert et le ramènent au pensionnat ; arrivés là, les dragons profitent du trouble de la sous-directrice, qui s'est laissé surprendre avec le Vestris Baladon, pour emmener leurs femmes, et Mimi s'empare de l'inconstant Vert-Vert. Je laisse au lecteur le soin de juger de la valeur de ce livret. M. Offenbach n'a pas été plus neureux que lorsqu'il a fait jouer Barkouf au même théâtre; et cependant c'est à mon avis son meilleur ouvrage comme compositeur. On l'eût accueilli avec faveur s'il eût été donné aux Bouffes-Parisiens. La romance de Vert-Vert :
Oui, l'oiseau reviendra dans sa cage, Retrouver le bonheur qui l'attend,
est agréable. J'en dirai autant de l'air di> coche dont l'accompagnement est ingénieux Il y a aussi à la fin du troisième acte ur quatuor d'un assez joli effet. Chanté par Ca poul, Sainte-Foy, Gailhard, Couderc, Potel Mlles Girard, Cico, Moisset, Tuai.
VERWANDELTE WEIBER (die) [les Femmes métamorphosées], opéra allemand, musique de J.-A. Miller, représenté au théâtre de Koch en 1767.
VERWANDLUNO (die) [la Métamorphose], opéra allemand, musique de J. Miller, représenté à Breslau vers 1805.
VERWANDLUNGEN (die) [les Métamorphoses], opéra allemand, musique do Fischer (Antoino), représenté à Vienne vers 1800.
VERWECHSELUNQ (dib) [le Changement], opéra allemand , musique de Holly, représenté en Allemagne vers 1776.
VESPASIANO, opéra italien, livret de Cor-
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radi, musique de C. Pallavicino, représenté sur le théâtre de Saint-Jean-Chrysostome, à Venise, en 1678. Cet ouvrage fut souvent repris pendant l'espace de vingt ans.
VESPASIEN , opéra allemand, musique de Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 1683.
VESPASIEN, opéra italien, musique d'Ariosti, représenté à Londres en 1724.
VESTALE (la) , opéra italien , musique dfc Vento, représenté en Italie vers 1770.
VESTALE (la), opéra, musique de J. Giordani, représenté à Modène en 1786.
VESTALE (la), opéra italien, musique de Rauzzini, représenté à Londres en 1787.
VESTALE (la), tragédie lyrique en trois actes, paroles de Jouy, musique de Spontini, représentée pour la première fois à l'Académie impériale de musique le 15 décembre 1807. Ce chef-d'œuvre faillit ne pas voir le jour. Le jury de l'Opéra , auquel le compositeur romain dut soumettre sa partition, déclara que le style en était bizarre, l'harmonie défectueuse, l'orchestration bruyante, que certains passages étaient complètement inintelligibles, en accordant toutefois qu'on y remarquait çà et là quelques belles choses; enfin il fut d'avis que l'ouvrage ne devait pas être exécuté. Non seulement un tel jugement était peu courtois à l'égard d'un musicien qui avait fait jouer déjà quatorze opéras environ à Naples, à Venise , à Parme, à Florence, mais il témoignait des innovations hardies, alors incomprises, dont Spontini devait enrichir l'art musical. L'impératrice Joséphine décida que la Vestale serait mise en scène. Persuis et Rey, musiciens médiocres, furent chargés de la revision de cette œuvre de génie , et Spontini dut refaire plusieurs morceaux. Les répétitions durèrent un an, et les frais de copie s'élevèrent à la somme de dix mille francs. Enfin l'opéra fut joué et eut un succès immense qui dura trente ans.
Le poème avait été proposé à Cherubini et à Méhul, qui l'avaient refusé. Le plan en est bien ordonné, le style toujours lyrique et les beaux vers y abondent.
Au premier acte, le théâtre représente le Forum et le temple de Vesta. Licinius revient vainqueur des Gaulois et va recevoir les honneurs du triomphe; mais Julia, sa fiancée, est entrée pendant son absence dans le collège des Vestales, et c'est elle-même qui doit déposer la couronne du triomphe sur le front du héros, son amant. Licinius, plus
épris que jamais, déclare à Julia qu'il ira pendant la nuit la ravir dans le temple pour lui faire partager sa destinée. L'acte se termine par des jeux publics.
Au second acte , la grande vestale remet à Julia la verge d'or qui doit servir à attiser le feu sacré. A peine s'est-elle retirée que les devoirs de la prêtresse et la passion de l'amante viennent tour à tour bouleverser le cœur de Julia. Cédant à l'empire d'un premier amour, elle ouvre à Licinius la porte du temple. Au moment le plus pathétique de leur entretien, le feu s'éteint sur l'autel. Ils comprennent aussitôt toute l'horreur de leur situation. Cinna accourt pour arracher son ami Licinius à la fureur du peuple ameuté aux portes du temple; il l'entraîne. Les vestales arrivent et trouvent Julia évanouie sur les marches de l'autel. On la dépouille de ses ornements sacrés, et le grand pontife prononce la sentence de mort en couvrant la jeune fille d'un voile noir. Elle sort escortée par les licteurs.
Au troisième acte, les spectateurs voient . la fosse où la prêtresse parjure à ses serments doit être ensevelie vivante. Liciniusse livre à toute sa fureur; il apprend que l'armée reste insensible à sa cause et qu'il ne peut compter que sur un petit nombre d'amis prêts à périr avec lui. Le funèbre cortège s'avance. Julia se prépare au sacrifice de sa vie et adresse une prière aux dieux, quand Licinius, à la tête de quelques soldats, se présente et se déclare coupable du sacrilège dont on punit son amante. Les prêtres demandent sa mort; le tumulte est à son comble. Tout à coup la foudre éclate et vient rallumer le feu de l'autel. Licinius et Cinna retirent de la tombe Julia évanouie. Le pontife cède à la volonté divine, manifestée par un tel prodige, et un dernier tableau montre les deux époux dans le cirque de Flore, présidant aux jeux et aux danses en l'honneur de Vénus Erycine.
L'empereur Napoléon 1er fit exécuter des fragments de la partition aux Tuileries le 14 février 1807. Après tes premières répétitions, malgré sa prédilection pour la musiquede Paisiello et de Zingarelli, il fut frappé du grand caractère de cette œuvre et il dit au compositeur : « Votre opéra abonde en motifs nouveaux; la déclamation est vraie et s'accorde avec le sentiment musical; de beaux airs, des duos d'un effet sûr, un finale entraînant ; la marche du supplice me paraît admirable ; M. Spontini, je vous répète que
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tous obtiendrez un grand succès ; il sera mérité. »
Presque tous les morceaux de la partition sont remarquables à différents titres. Le second acte renferme les beautés les plus saillantes; le charme de l'expression et l'ampleur du style; la tendresse et la vigueur y dominent tour à tour. Nous rappellerons seulement aux amateurs le duo entre Licinius et Cinna : Unis par l'amitié, qui offre une des phrases les mieux inspirées qui aient été écrites ; la prière de Julia :
0 des infortunés, déesse tutélaire I Latone ! écoute ma prière Mon dernier voeu doit te fléchir.
Daigne, avant que j'y tombe Ecarter de ma tombe Le mortel adoré pour qui je vais mourir.
Dans cette scène pathétique,, le musicien s'est surpassé. Tout, dans cette prière, contribue à lui donner l'expression de tendresse sérieuse et résignée que la circonstance solennelle comportait ; une mesure lente à neuf croches, les rentrées de l'orchestre répétant la phrase de la cantilène comme un écho sorti des profondeurs du temple ; enfin le ton de fa dièze mineur qui, malgré de récentes dénégations à l'égard des propriétés tonales, conserve, selon nous, un caractère plaintif allié à une certaine fermeté. L'air : Impitoyables dieux, porte l'empreinte de la violence, comme la cavatine : Les dieux prendront pitié , celle de la douceur. Le tempo rubato employé dans ce dernier est de l'effet le plus heureux. Le finale du second acte est un des plus émouvants qui soient au théâtre. Ici Spontini a été créateur d'une nouvelle forme lyrique. Il s'est pénétré de la situation. Les prêtres, le peuple accablent Julia d'imprécations :
De son front que la honte accable, Détachons ces bandeaux, ces voiles imposteurs, Et livrons sa tête coupable Aux mains sanglantes des licteurs.
Une strette à trois temps très rapide et poursuivie avec vigueur et en crescendo par l'orchestre et les chœurs enleva les spectateurs et causa le plus vif enthousiasme. Cet effet a été employé depuis dans une foule d'ouvrages. La marche du supplice ne serait peut-être pas remarquée aujourd'hui comme elle le fut jadis, à cause des combinaisons nouvelles de sonorité funèbres employées par Rossini, Halévy et surtout par Meyerbeer. Spontini est entré résolument dans cette voie qu'on a trop encombrée au grand détriment de la mélodie et du goût.
Voici quello a été à l'origine la distribution des rôles : Licinius, Lainez ; Cinna, Lays ;
16 grand pontife, Dérivis; Julia, Mme Brânchu ; la grande vestale, Mlle Maillard.
Cet ouvrage fut repris à l'Opéra le 16 mars 1854 avec Roger, Obin, Bonnehée, Mlles Poinsot et Sophie Cruvelli. L'air : Dans le sein d'un ami fidèle, chanté par Cinna, parut encore magnifique. On remarqua dans le rôle de la grande vestale des phrases entraînantes, entre autres celle-ci, adressée à Julia :
Ahl je sens que pour toi j'ai le cœur d'une mère. Et je bénis ma fille embrassant mes genoux.
Le finale du second acte, qui passe à juste titre aux yeux des musiciens pour un chefd'œuvre incomparable, a produit peu d'effet.
On avait été obligé de transposer plusieurs rôles; l'orchestre n'avait pas assez répété cette musique pour la bien interpréter.
MUe Sophie Cruvelli a eu de très belles poses dans son rôle de Julia ; mais l'intelligence de ce genre de musique lui a fait complètement défaut. Roger lui-même, si consciencieux et si passionné pour la musique des maîtres, n'a pas rendu le rôle de Licinius avec tout le succès désirable. En somme, c'est une partie à recommencer. Mais ce n'est pas tout de monter un chef-d'œuvre; il faut un public pour le comprendre, et, pour le moment, ce public n'existe pas en France.
La partition de la Vestale fut proposée par le jury nommé par Napoléon, pour un des prix décennaux de 10,000 fr., et le poème de Jouy fut également admis pour un prix de 5,000 fr. Les contestations auxquelles donnèrent lieu les décisions du jury décidèrent l'empereur à ne pas distribuer les récompenses proposées.
L'opéra de la Vestale eut un autre genre de succès. Sans parler de la parodie qu'en fit l'auteur lui-même, et qui réussit sur le théâtre du Vaudeville, nous rappellerons le spirituel pot-pourri de Désaugiers, qui eut un succès populaire.
VESTALE (la), opéra italien, musique d9 Puccita, représenté à Londres en 1809.
VESTALE (la), opéra séria, musique de Generali, représenté àTrieste en 1816.
VESTALE (la), opéra allemand, musique de C. Guhr, représenté àCasscl vers 1817.
vestale (la) , opéra italien, musique de J. l'acini, représenté à Plaisance en 1830, et à Barcelone en 1841.
vestale (la), opéra soria en trois actes, musique do Mercadante, représenté sur le théâtre Royal italien le 23 décembre 1841.