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Le sujet de la pièce est le même que celui de l'opéra de Spontini ; mais quelques incidents diffèrent et le dénoûment est conforme à la coutume barbare de la religion des Romains. La vestale est enterrée vivante. Son amant, Decio, veut tuer le grand-prêtre et se tue lui-même. Quoique la tragédie se déroule j usqu'au bout dans toute son horreur, la musique a un caractère moins dramatique que celle de l'opéra français. La scène s'ouvre par un chœur de vestales : Salve , salve, d'un effet gracieux. La vestale Emilia, et sa confidente Giunia , chantent ensuite un duetto : Di conforto un raggio , parfaitement écrit pour les voix. Le chœur triomphal et la marche manquent de grandeur.
C'est pendant le couronnement du triomphateur que Decio apprend que celle qu'il aime est vestale. Cette scène amène le finale du premier acte, qui débute par un andante admirable : Quanto mi cinge. La mélodie, d'un style noble et pathétique, est traitée en septuor avec une ampleur et une richesse d'effets qui en font un chef-d'œuvre. L'introduction du second acte offre un quatuor instrumental d'une sonorité très dramatique et telle, qu'on en entend rarement d'aussi expressive. Le basson, le hautbois, la flûte, auxquels viennent se joindre les notes les plus graves de la clarinette , ont été choisis par le compositeur pour rendre sa pensée. La prière de la vestale : Giunia se fine al cielo ascendere , est distinguée et touchante. Le feu s'est éteint ; le grand prêtre, accompagné des vestales, entre en scène et chante un air avec chœurs d'un effet saisissant : Versate amare lagrime. Le finale a paru un peu monotone. Au troisième acte, le morceau le plus saillant est l'air chanté par Tamburini : Se non potra la vittima. Les chœurs sont généralement bien traités, et l'orchestration témoigne du goût et de la science du respectable directeur du Conservatoire de Naples. Mme Grisi et Albertazzi ont interprété avec talent les rôles de la vestale et de Giunia; Mario, Morelli et Tamburini, ceux de Decio, du grand prêtre et de Publie On regrette que clans un ouvrage de cette importance, Mercadante n'ait fait chanter à la vestale ni air ni cavatine, pas même la prière, que sa qualité et sa situation rendaient inévitable. Peut-être faut-il attribuer à cette lacune , à ce manque d'intérêt vocal du premier rôle , le peu d'empressement des directeurs à faire entendre un des meilleurs ouvrages du répertoire italien.
VETERAN TAR [le Vieux matelot), opéra-
comique, musique de Samuel Arnold, représenté sur le théâtre de Drury-Lane, à Londres, en 1801.
VETTER DAMIEN (le Cousin Damien), musique d'Er.lenstein, représenté à "Vienne vers 1800.
VEUF DU MALABAR (le), opéra-comique en un acte, paroles de Siraudin et Adrien- Robert B... (Charles Basset), musique de Doche , représenté à l'Opéra-Comique le 27 mai 1846. Les auteurs du livret se sont bien gardés d'introduire dans la pièce les déclamations sentimentales de la tragédie de Lemierre. Il s'agit d'un joaillier français nommé Laverdurette, époux de l'Indienne Djina, jeune coquette qui emploie tous les moyens pour forcer son mari à la conduire en France. Ne pouvant y réussir, elle feint de se noyer pour contraindre son époux à se tuer sur sa tombe, selon une coutume du pays, imaginée par les législateurs de l'Opéra-Comique. Laverdurette sauve sa vie en offrant une cassette de pierreries à un magistrat; mais c'est sa propre femme qui, sous la robe et le capuchon de ce magistrat, reçoit le cadeau et se charge de dérober le veuf aux conséquences de son veuvage. Tous deux s'embarquent , et l'incognito de Djina ne cesse sans doute que quand elle a touché le sol français, ce paradis si désiré. La musique n'offre guère que des couplets d'une mélodie franche et assez jolie. Ce petit ouvrage a été bien joué par Ricquier, Sainte-Foy, Chaix et Mme Henri Potier.
VEUVE AMÉRICAINE (la), opéva-comique en deux actes, musique de Lebrun, représenté au théâtre Montansier en 1799.
VEUVE DU MALABAR (la.), opéra-bouffe en trois actes, livret de MM. Delacour et Crémieux, musique de M. Hervé , représenté au théâtre des Variétés le 26 avril 1873. Les anachronismes et la confusion des antipodes sont les moyens ordinaires qu'emploient les faiseurs de ce genre de pièces pour amuser le public. Boulot, petit marchand de Paris, ruiné et facétieux, est allé chercher fortune dans l'Inde. Il y est devenu le seigneur Boulboum et se dispose à épouser une riche princesse de Lahore, Tata-lili. Il reconnaît ea elle son ancienne maîtresse, Anita-Tivoli. Un autre hymônée se prépare aussi entre Zizibar et Cocorilla, la couturière. Boulboum passe pour avoir été tué par une panthère ; comme il a été marié sous le régime indou, sa veuve inconsolable doit périr dans les flammes d'un
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bûcher, et de grandes réjouissances publiques s'apprêtent à l'occasion de ce spectacle. Tatalili chante même une valse entraînante pour célébrer le martyre de l'hyménée. Mais les femmes se révoltent contre la loi de Brahma. Tout le reste se passe en farces assez désopilantes. Il y a çà et là des scènes vraiment comiques. La musique a les défauts ordinaires des opérettes de M. Hervé. Elle n'est pas toujours correctement écrite, les accompagnements sont négligés, l'harmonie est prime-sautière et quelquefois témoigne des études incomplètes de l'auteur; mais, malgré tout cela, on sent qu'il écrit de verve, sans se soucier de la facture. Il rencontre souvent l'inspiration ; il u le sens de la comédie musicale et il a un fonds d'idées, sous ce rapport, plus fertile que ses congénères. Dans le premier acte, on a remarqué Ja romance de Zizibar, avec le chœur dont les effets rhythmiques sont fort grotesques, l'air de Cocorilla, celui de Boulboum; dans le deuxième acte, une marche, une chanson à boire dite par Cocorilla, le chœur : Gloire à Tata-Uli ; les couplets : Voyez, messieurs, voyez l'objet. Une valse assez jolie sert d'entr'acte; elle a été déjà entendue au commencement du deuxième acte; mais, associée à des paroles trop ridicules, on y fait peu d'attention. Je signalerai enfin le quintette de la balance, le chœur des gens de maison et la tyrolienne nègre. Distribution : Boulboum, Dupuis; le nabab Kerikalé, Berthelier ; Zizibar, Léonce; Tata-lili, MUe Schneider; Cocorilla, Mlle Heilbron.
VEUVE GRAPIN, opérette en un acte, paroles de M. Deforges, musique de M. de Flottow , représentée aux Bouffes-Parisiens le 21 septembre 1859. C'est une jolie pièce, accompagnée d'une musique agréable et légère. Elle a été jouée à Berlin dans le mois de février 1861, avec beaucoup de succès.
VEUVE INDÉCISE (la), parodie en un acte de la Veuve coquette, sur un canevas de Vadé, avec des ariettes, musique de Duni, rep. à la foire Saint-Laurent le 24 septembre 1759.
* VEUVE INDIENNE (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Zell et Richard Gênée, musique de M. G. Geiringer, représentée à Vienne, sur le théâtre An der Wien, le 9 février 1889.
* VEUVE PROSPER, SUCCESSEUR, Opérette en trois actes, paroles de MM. Alévy, Vély, Vallier et Fournier, musique de M. Thony, représentée au théâtre Déjazetle n octobre 1893.
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VEUVE PRUDENTE (la) , opéra allemand, musique de Lasser , repr. à Munich en 1792.
* VIA libre, jeu comique en un acte et trois tableaux, paroles de MM. Arniches et Lucio, musique de M. Cnapi, représenté à TEldorado de Barcelone en octobre 1893.
*VIAGE DE MIL DEMONIOS (un), zarzuela en trois actes, musique de M. José Rogel, représentée à Madrid en 1873.
* VIAGEM Â RODA DA MUNDO (a), Opérette en trois actes, musique de M. Freitas Gazul, représentée à Lisbonne, sur le théâtre de la Trinité.
* VIAGEM DO REI CARRAPATO, opérette, paroles imitées d'un vaudeville français par MM. Schwalbach et Eça Leal, musique de M. Victor Hussia, représentée à Lisbonne, au théâtre de la Trinité, en avril 1893.
VIAGGI (i) [les Voyages], opéra-bouffe italien, musique de d'Arienzo , représentée au théâtre Castelli de Milan, sans succès, en juillet 1875.
VIAGGIATORI (i) [les Voyageurs], opéra italien en trois actes, musique de Léo (Leonardo) , représenté sur le théâtre de l'Académie royale de musique le 12 février 1754. La troupe italienne, dont le séjour en France, pendant les deux années 1752 et 1753 , eut une influence si heureuse sur le caractère des œuvres lyriques, représenta environ douze opéras. A l'exception de la Serva padrona de Pergolèse, ce n'étaient pas des chefsd'œuvre. Cependant la musique de Ciampi, de Latilla, de Jomelli, de Léo dut faire ouvrir bien des oreilles.
VIAGGIATORI FELICI (i) [les Heureux voyageurs], opéra italien, musique de Piccini, représenté à Naples vers 1776.
VIAGGIATORI FELICI (î), opéra italien, musique d'Anfossi, repr. à Londres en 1782.
VIAGGIATORI FELICI ( i ) , opéra buffa. musique de Parenti , représenté à Venise vers 1785.
VIAGGIATORI RIDICOLI (i), opéra buffa.
musique de A. Mazzoni, représenté à Parme en 1756.
VIAGGIATORI RIDICOLI (i), opéra italien, musique de l'erillo, représenté à Venise en 1761.
VIAGGIATORI RIDICOLI (î), opéra italien , musique de Gassmann, représenté à Vienne ea l'co.