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VIER

VIEU

* VIERGE PRISONNIÈRE DANS LA MON- TAGNE (la), opéra en cinq actes, musique de M. Ivar Hallstroem, représenté sur le Théâtre-Royal de Copenhague vers 1880. Le sujet de cet ouvrage, à la fois poétique et mélancolique, est emprunté à une ballade Scandinave depuis long-temps populaire. Au soir de la veillée de Noël, le roi de la montagne, la harpe sainte à, la main, se présente à la porte d'un château où Ton célèbre, par des jeux et des danses, les fiançailles de la belle Ingeborg. Il s'est juré de l'entraîner avec lui au fond du mystérieux palais qu'il habite dans les entrailles de la montagne et le lendemain, tandis qu'elle se dirige, en compagnie de ses parents et de ses amis, vers le cloître voisin pour assister aux matines de la fête de Noël, elle est frappée d'un enchantement, quitte soudain le cortège et pénètre avec le roi dans la grotte mystérieuse. — Des années se sont écoulées, Ingeborg, qui a perdu tout souvenir du passé, est devenue la concubine du roi de la montagne, dont elle a eu deux enfants, et elle n'a rien perdu de sa première jeunesse et de sa première beauté. Mais la première femme du roi, depuis longtemps tourmentée par la jalousie, lui fait boire un philtre qui lui rend la mémoire. Ingeborg est prise aussitôt d'un immense désir de revoir sa mère et le château qui a abrité son enfance, et elle supplie le roi de lui accorder cette grâce, qu'elle obtient en échange du serment de ne jamais prononcer le nom de celui-ci. — Au dernier acte, dans la grande salle du château, maintenant solitaire et délabré, un vieillard est tristement assis. C'est encore la veille de Noël, et, seul, dans le silence de cette demeure vide, il chante la ballade de la vierge qui a été enlevée dans la montagne et qui jamais n'est revenue. C'est l'ancien intendant de la famille, aujourd'hui centenaire. Ingeborg entre ; elle veut voir sa mère, elle la demande au vieillard, qui lui répond : « Elle est morte du chagrin d'être séparée de toi. Mais toi, qu'es-tu devenue, où étais-tu pendant ces cinquante années? — Chez le roi de la montagne. » Ces mots seuls trahissent son serment. C'est la mort; mais la mort douce comme un sommeil, tandis que des voix lointaines murmurent sur des accords très apaisés la lente mélopée de l'hymne de Noël.

Sur ce texte plein de mélancolie, M. Hallstroem a écrit une musique exquise dans laquelle il a su faire passer toute la poésie dont l'antique légende est empreinte. Sa partition, fort remarquable, se distingue par la fraîcheur des idées et la grâce du sentiment

mélodique, en même temps que par l'élégance de la forme, la richesse et la variété de l'instrumentation, le tout parfaitement clair et d'une rare distinction. L'ouvrage a obtenu un très grand succèc. de toute façon mérité.

VIERJAEHRIGE POSTEN (der) [le Poste de quatre années] , opéra allemand , musique de Truhn, représenté au théâtre Royal de Berlin en 1833.

VIERJAEHRIGE POSTEN (der) [le Poste de quatre années], opéra allemand, musique de Reinelt, représenté à Cologne en 1850.

*VIEUX BOURGEOIS DE DESSAU (le),

opérette bouffe, paroles de M. Henschel, musique de M. O. Findeisen, représentée sur le théâtre municipal de Magdebourg le 31 mars

vieux chasseur (le) , opéra allemand, musique de Stefani, représenté à Varsovie en 1808.

VIEUX CHÂTEAU (le) OU LA RENCON- TRE, opéra-comique en trois actes, paroles d'Alexandre Duval, musique de Della-Maria, représenté au théâtre Favart le 15 mars 1798. C'est une pièce assez plaisante et qui pouvait réussir, mais la musique du compositeur marseillais était devenue bien pauvre.

VIEUX château (le), opéra-comique en un acte, musique de Vander Doës, représenté au théâtre de La Haye vers 1850.

VIEUX COMPAGNON OUVRIER (UN),Opéra-

comique, musique de Kaiser, représenté au théâtre Wilhelmstadt, à Berlin, en janvier

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