WALD
musique ; il n:en est rien resté qu'un motet religieux bien traité : Fugit nox.
VOYAGES de vendredi (les), opéra allemand, musique de Spindler , représenté à reslau et à Vienne vers 1800.
VOYAGE INCOGNITO (le), opéra-comique en un acte , paroles de Castel , pseudonyme de Planard, musique de Gasse , représenté à Feydeau le 1er juillet 1819.
I VRAIS SANS-CULOTTES (les) , opéra-COmique en un acte, paroles de Rezicourt, musique de Lemoyne, représenté à Feydoau lo 12 mai 1794.
VRAJIA SILA (la Fatalité), opéra russe, musique de Séroff; représenté à Saint-Pétersbourg en décembre 1872.
* VRIJER IN DE STROP (de), opéra-comîque flamand en un acte, musique de M. Joseph Mertens, représenté à Anvers le 18 mars
* VUELTA AL MUNDO (la), zarzuela en quatre actes, paroles de L.-M. de Larra, musique de Francisco Barbieri et Rogel, représentée à Madrid, sur le théâtre du Prince- Alphonse, le 18 août 1875.
* VUELTA DEL CORSARIO (la), zarzuela en trois actes, paroles de Garcia Gutierrez, musique d'Emilio Arrieta, représentée le 18 novembre 1863 à Madrid, sur le théâtre du Cirque. Cet ouvrage forme la suite et la seconde partie d'une autre zarzuela des mêmes auteurs, el Grumete, représentée dix ans auparavant au même théâtre.
WAARENH&NDLER VON SMIRNA (der)
[le Marchand de Smyrne], opéra allemand, musique de Holly, représenté à Berlin en
WADOU FIA (le Fils du Désert), opéra hongrois, musique de Doppler (Charles), représenté à Pesth en 1854.
WAFFENSCHMIED (der) [l'Armurier], opéra allemand, musique de Lortzing, représenté au Théâtre-sur-la-Vienne le 30 mai 1846, sous la direction de l'auteur. Cet ouvrage a eu un grand succès en Allemagne.
WAHL DES HERCULES (die) [le Choix d'Hercule], opéra allemand, musique de Schweitzer, reorésenté à Gotha vers 1775.
WAHRWOLF (der) [le Loup-garou\, opéra allemand, musique de Strauss, représenté à Carlsruhe vers 1839, puis à Vienne.
•wÀhrwolf, opora romantique, livre!
tiré d'une légende fantastique allemande, musique de M. le comte de Hochberg, surintendant des théâtres impériaux de Berlin, mii- .-m théâtre municipal do Hambourg en avril 1893.
WAISE UND DER MCERDER (nu:) [l Orpheline et le meurtrier], mélodrame allemand, musique de Seyfried, représenté à Vienne vers isou.
WALD BEI HERMANNSTADT (der) [la Forêt d' Hermannstadt], opéra allemand, musique de Westmeyer, représenté à Prague en novembre 1867.
WALDBLUME (les Fleurs de la forêt), opéra allemand, musique de Kittl, écrit à Prague vers 1850. Cet ouvrage parait avoir été conçu dans le style de M. Wagner, dont M. Kittl a été le collaborateur. Ce compositeur était directeur du Conservatoire de Prague.
WALDEMAR, opéra allemand, musique de Weigl, représenté à Vienne vers 1824.
walder , opéra sérieux , musique de Benda, représenté à Gotha vers 1768.
WALDMAEDCHEN (das) [la Fille des bois], opéra allemand, musique de Wcber, représenté à Munich en novembre 1800. C'est un ouvrage de la jeunesse du maître, alors âgé seulement de quatorze ans. Le public lui fit un accueil favorable; on le représenta à Vienne, à Prague, à Saint-Pc tersbourg. Cependant, malgré ce succès précoce, Weber, mécontent de cette œuvre hâtive, la refit entièrement plusieurs années après, à Stuttgard, chez le prince Louis do Wurtemberg, et la fit représenter sous le nom de Sylviina.
WALDM/CNNER (die) [les Sylphes], opéra
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allemand , musique de Henneberg, écrit à Vienne vers 1815.
* WALDMEISTER, operette-bouffe en trois actes, musique de M. Johann Strauss, représentée à Vienne en novembre 1895. Malgré le talent et la renommée très légitime de l'auteur, cet ouvrage n'a obtenu que peu de succès.
WALDMULLER S MARGREL (Marguerite, lameuniêre des bois), drame lyrique, paroles de Rodenberg, musique de Marschner, représenté au théâtre de la Cour, à Hanovre, le 13 novembre 1855.
WALDRAF DER WANDERER (Waldraf le voyageur), opéra allemand, musique de P. Maschek, écrit à Vienne vers 1793.
WALK FOR A WAGER (la Promenade par gageure), farce anglaise, musique de J. Hart, représentée à Londres vers 1820.
* WALKYRIE (la), drame musical en trois actes, paroles et musique de Richard Wagner, représenté sur le théâtre Royal de Munich le 26 juin 1870, et sur le théâtre Wagner de Bayreuth le 14 août 1876. (Joué pour la première fois en français, sur une traduction de Victor Wilder, au théâtre de la Monnaie de Bruxelles) le 9 mars 1887, et ensuite à l'Opéra de Paris, le 12 mai 1893.) Cet ouvrage forme la première partie de la tétralogie de Wagner, l'Anneau du Nibelung , dont l'Or du Rhin (Rheingold) forme le prologue.
Il n'est pas très facile de faire une analyse de ce poème étrange de la Walkyrie ; aussi vais-je l'emprunter, entrés grande partie, à un compte rendu que M. Charles Tardieu, un wagnérien de la première heure, a fait naguère de cet ouvrage. Qu'est-ce que cette fin éternelle dont les dieux sont menacés, ainsi qu'Erda l'a donné à entendre à, Wotan à la fin du Rheingold? Tout en le sachant, Erda n'a pas voulu le dire, et Wotan, inquiet, a perdu sa sérénité. D'ailleurs mécontent de lui, il a touché l'anneau maudit par Alberich, il l'a volé, introduisant ainsi dans le monde le parjure, la violence et même le meurtre, dont Fafner a donné le signal en assassinant son frère Fasolt pour demeurer seul maître du trésor du Nibelung. Si la fin du règne des dieux doit être le châtiment de ces crimes, n'est-il aucun moyen de l'ajourner, de la reculer autant que possible? Il descend donc dans les profondeurs de la terre pour consulter la sage et savante Erda... et cette consultation donne naissance aux neuf Walkyrjes,
dont Brunehilde est 1 aînée. Filles des désirs de Wotan, les neuf sœurs personnifient ses volontés, et le dieu compte sur elles pour écarter la réalisation des prophéties d'Erda, l'écroulement de sa souveraineté. Elles ont mission de stimuler l'héfBîsme parmi les hommes, de les relever sur les champs de bataille pour les emporter a travers les nuages sur leurs chevaux ailés, et de les amener dans les vastes salles du Walhalla, où Wotan les réveille et les rassemble pour l'aider à combattre, le moment venu, les ennemis de la suprématie divine. Ce n'est pas tout. Wotan, qui sous plus d'un rapport ressemble au lubrique Jupiter, a fait, sous le nom de Velse ou Wolfe (loup), une excursion sur la terre, où il a eu. d'une femme que l'auteur ne nous fait pas connaître, deux enfants, Siegmund et Sieglinde. Cette dernière, réduite en esclavage, a été achetée par le guerrier Hunding, qui en a fait sa femme. Quant à Siegmund, élevé par son père au fond des bois, il se trouve seul un jour, Wotan ayant disparu sans laisser de trace, après lui avoir annoncé qu'au moment de sa plus profonde détresse, il trouverait une épée qui lui donnerait la victoire. Tels sont les événements qui nous sont révélés par Siegmund et par Wotan au premier et au second acte de la Walkyrie et qui remplissent l'intervalle qui sépare le Rheingold de cet ouvrage.
Au premier acte, nous sommes dans la demeure sauvage de Hunding, dont un frêne immense aux puissants rameaux soutient la toiture de bois. Le soir approche, l'habitation semble déserte, lorsque Siegmund, meurtri, brisé, y pénètre brusquement pour échapper à la poursuite d'une tribu qu'il vient d'outrager en voulant protéger une jeune fille que sa famille prétendait contraindre à une union détestée. Hunding appartient à cette famille, ce que Siegmund ignore. Celui-ci, épuisé, se jette et s'étend sur une peau de bête, lorsque entre Sieglinde. Siegmund ignore qu'elle est sa sœur, qu'il n'a pas revue depuis longues années et qu'il croit morte. Elle le console, le réconforte, et déjà une tendresse innommée germe dans le cœur de ces deux êtres, que les liens du sang unissent à leur insu. Bientôt Hunding paraît, et, trouvant Siegmund, lui offre l'hospitalité. Mais il ne tarde pas à apprendre, par le récit même de celui-ci, qu'il est son ennemi, et, tout en le laissant sous son toit, il le provoque pour le lendemain en combat mortel. Resté seul, Siegmund est bientôt rejoint par Sieglinde, qui a versé un narcotique à Hunding pour l'endormir, à Hunding, qui lui fait
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horreur et qu'elle voudrait fuir. Elle montre au proscrit désarmé une épée qu'un vieillard enfonça dans le frêne qui soutient la cabane, le jour de son union avec Hunding. Ce vieillard, dont nul ne sait le nom, c'est Wotan, et l'épée est celle qui donnera la victoire à qui saura l'arracher du frêne. Siegmund se rappelle alors la promesse de son père; il saisit l'épée et s'en empare : elle sera tout à la fois le gage de sa victoire et de la délivrance de Sieglinde, car le frère et la sœur, amoureux l'un de l'autre, vont s'enfuir et commettre un inceste. Wagner n'y regarde pas de si près : « Tu seras pour ton frère, dit Siegmund, la fiancée et la sœur à la fois ; et maintenant, fleurisse le sang des enfants de Velse ! » Et ils s'éloignent de la demeure maudite !
Nous voici au second acte^ dans un site sauvage, traversé au fond par un gigantesque pont de roches. Quelle est cette jeune femme cuirassée, coiffée d'un casque ailé d'où s'échappent ses cheveux, et vêtue d'une robe blanche que recouvre un manteau couleur de sang?C'estBrunehilde, l'aînée des Walkyries, la fille chérie de Wotan, qui accourt à l'appel de son père en jetant au ciel des exclamations étranges : Hojotoho ! JTeiaha ! Hahei ! Heiaho ! Wotan lui ordonne de se préparer à porter la victoire à Siegmund, que poursuit Hunding. Wotan prend donc parti pour son fils Siegmund, une des espérances de son armée de héros du Walhalla, contre Hunding, l'époux outragé. Mais arrive Fricka, qui ne l'entend pas ainsi, Fricka, l'épouse de Wotan, la Junon Scandinave. Dans une scène interminable, et de nature à décourager les auditeurs les plus intrépides, Fricka fait à Wotan tout un cours de morale, en lui reprochant de vouloir favoriser l'inceste et l'adultère. Wotan se défend mollement mais longuement, et se rend — enfin ! — aux raisons de Fricka. Vient alors une nouvelle scène entre Wotan et Brunehilde, aussi longue, hélas ! dans laquelle le père commande à sa fille tout le contraire do ce qu'il lui avait ordonné d'abord : tout à l'heure la victoire de Siegmund, maintenant sa mort. Elle n'y comprend rien, mais, désolée, cllo promet pourtant d'obéir. Mais Wotan parti, Siegmund et Sieglinde paraissent, et la Walkyrie s'attendrit. Elle offre à Siegmund le séjour du Walhalla, où ses sœurs lui verseront les boissons les plus délicieuses, mais Sieglinde ne l'y suivra pas. 11 refuse, et, plutôt que d'abandonner Sieglinde, il la tuera peur mourir après ell Brunobilde n'y tient plus; pour la première fois, elle a 1'intoitiOU de l'amour :
en dépit des ordres de Wotan, dont la volonté révolte sa raison, elle promet à Siegmund de lui donner la victoire. Et voici qu'au loin, sur le sommet de la roche, derrière une nue transparente, on voit paraître Hunding, qui appelle Siegmund au combat. Celui-ci s'élance et le rejoint. Les deux hommes sont aux prises. Siegmund, protégé par Brunehilde, va percer Hunding de son épée, lorsque la lance de Wotan s'abat sur elle et la brise en deux morceaux. Et, tandis que Brunehilde les ramasse et s'enfuit à cheval avec Sieglinde, Siegmund est tué par Hunding, qui lui-même est foudroyé par Wotan, furieux d'avoir été obligé de lui donner raison, mais décidé pourtant à punir Brunehilde d'avoir essayé de lui donner tort !
Il ne faut pas moins que les splendeurs du troisième acte pour faire oublier les longueurs cruelles et meurtrières du second. Ce troisième acte, qui nous transporte sur « le rocher du Brûnhildenstein » , s'ouvre par un tableau superbe, une scène d'une grandeur épique et sublime en son genre, la chevauchée des Walkyries. Elles arrivent l'une après l'autre, fendant l'espace sur leurs chevaux ailés, bondissant à, travers les nuages, déchirant l'air de leurs cris stridents, dominant la tempête elle-même, et, tandis qu'on les voit passer comme l'éclair, le galop fantastique et les hennissements sauvages de leurs coursiers ont leur écho dans les sonorités haletantes et tourmentées d'un orchestre déchaîné. Cela est superbe, et l'on sait si cette scène est célèbre depuis le premier jour où elle s*est imposée à l'admiration du public... Mais Brunehilde manque au rendez-vous des Walkyries. La voici pourtant avec Sieglinde, à qui elle ordonne de vivre pour donner naissance au fils de Siegmund, le futur Siegfried, qu'elle porte dans ses flancs. F.Ue la met en sûreté, puis bientôt, soumise et repentante, se présente devant Wotan, qui arrive plein de courroux. Son père l'accable de reproches et prononce sa condamnation. Ello n'est plus la Walkyrie, le Walhalla est fermé pour elle. « Tu m'as désobéi, lui dit-il, tu t'es levée contre moi ! Tu descendras au rang d'une simplo mortelle. Abandonnée sur la terre, condamnée aux durs labeurs de la vie, c'est à un homme que tu appartiendras 1 » A cette malédiction, les Walkyries, ses sœurs, poussent un cri d'horreur et disparaissent seule avec son père, Brunehilde implore vainement son pardon. Wotan, quoique '•nui, reste inébranlable. ■ Enfin, lui dit elle, tu sais quel sang coule en mes venus. Pille d'un
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