WALTHER VON DER VOGELWEIDE
opéra, musique de M. Albert Kauder, représenté sans succès à Prague en 1895, et ù. l'Opéra impérial de Vienne en février 1896.
WANDA, opéra allemand, musique de Doppler, représenté à Pesth et au théâtre de la Cour, à Vienne, en octobre 18G2. Le livret a été traduit du hongrois.
■wanda, opéra* italien, musique de Wogritsch , représenté au théâtre Pagliano de Florence en décembre 1875.
wanda, opéra en cinq actes, musique de
Dvorzak, représenté au Théâtre-Tchèque de Prague le 15 juin 1877.
* WANDA, opéra en deux actes, musique de M. Romolo Bacchini, représenté avec succès à Fermo en septembre 1896,
WANDERING BOYS (the) [les Garçons errants], opéra anglais, musique de Bishop, représenté sur le théâtre de Covsnt-Garden, à Londres, en 1814.
WANDERSCHAFT (die) [la Promenade], opéra allemand, musique d'Eulenstein , représenté à Vienne vers 1800.
* WAPPING OLD STAIRS, opéra-comique, paroles de M. Stuart Robertson, musique de M. Howard Talbot, représenté au Vaudeville- Theatre de Londres en février 1894.
WAS ERHL/ET DIE MANNER TREL
[Qu'est-ce gui peut rendre les maris fidèles) 1 opéra allemand, musique de .Ruprecht, représenté à Vienne vers 1795.
WASSERFALL IN FEINHEIN (der) [la
Chute d'eau de Feinhein], mélodrame, musique de Nidecki, représenté au théâtre de Léopoldstadt , à Vienne, en 1825.
WATER CARRIER (the) [le Porteur d'eau ou les Deux journées], traduction de l'opéra de Cherubini, représenté au Lyceum Théâtre de Londres en septembre 1876. Chanté par •Santley et M"e Torriani.
WATERMAN (the) [le Batelier], operacomique anglais, musique de Dibdin, représenté à Londres vers 1790. Ce petit ouvrage est rempli de mélodies charmantes.
WATWORT, mélodrame, musique de Fuss (Jean), représenté àPresbourg vers 1810.
' WAVERLEY, opéra en cinq actes, imisi que de M. Franz von Holstein, représenté en Allemagne en 1852.
WEBER'S BILD (l'Image de Weber), opéra allemand, musique de Taeglichsbeck, représenté au théâtre de Munich en 1S23.
WEDDING NIGHT (la Nuit des noces), farce anglaise, musique de Samuel Arnold, représentée sur le théâtre de Hay-Market, à Londres, en 1780.
WEIBER VON WEINSBERG (les l-'cmmes
de Weinsberg, opéra allemand, musique do Conrad (Charles -Edouard), repri
Leipzig en 1850.
WEIBER VON WEINSBERG (DIB) [ 1rs
Fem> g . opéra allemand, mu-
WERT
WERT
sique de Schmidt (Gustave) , représenté à Francfort-sur-le-Mein vers 1861.
WEINLESE (die) [les Vendanges] , opéra allemand, musique de Beecke , représenté à "Vienne vers 1785.
WELCHER IST DER RECHTE ? ( Qui a
raison?), opéra-comique allemand, musique de Clasing, représenté à Hambourg en I811.
WELFENBRAUT (die) [la Fiancée du Guelfe], opéra-allemand, musique du comte Fr. de Wittgenstein, représenté à Gratz le 19 décembre 1879, et à Salzbourg en avril 1880.
WENZEL OU LE MAGISTRAT DU PEU- PLE, drame lyrique en trois actes, paroles de Fabien Pillet, musique de Ladurner, représenté au Théâtre-National (Montansier) en 1794. C'est une pièce patriotique dont l'action se passe dans une petite ville sur les frontières de l'Allemagne. Un jeune officier français en est le héros ; on arbore au dénoûment le drapeau tricolore. Cet opéra eut un succès de circonstance. Ladurner fut le professeur de piano de M. Auber et de l'excellent organiste Boély. Cette circonstance, plus que ses productions, assure à son nom une place dans l'histoire de la musique.
WER ANDERN EINE GRUBE GR.ŒBT , F.ŒLT SELBST HINEIN (Celui gui tend un piège à autrui y est pris lui-même), opéra allemand, musique do A. Mùller, représenté au théâtre de Josephstadt en 1824.
WERTER (il), farce italienne, musique de Benvenuti, représentée au théâtre de Pise en
WERTER E CARLOTTA , opéra italien , musique de Puccita , représenté à Milan en
WERTHER, opéra Italie», sujet emprunté au roman de Goethe, musique de Raffaele Gentili, représenté à Rome en novembre 1862, et au théâtre de la Cannobiana, à Milan, en novembrs 1864.
* WERTHER, drame lyrique en quatre actes, livret de MM. Edouard Blau, Paul Milliet et Hartmann, musique de M. J. Massenet, représenté à rOpéra-Comique le 1 6 janvier 1893. Les auteurs de ce livret de Werther ont tiré le meilleur parti possible du roman de Gœthe, qui, quoi qu'on en puisse dire, est aujourd'hui quelque peu démodé et d'une lecture laborieuse. Ils en ont pris juste ce qu'il fallait pour le mettre à la scène et provoquer l'inspiration tendre et passionnée d'un musicien
tel que M. Massenet, dont un semblable sujet servait à souhait le tempéramment. Il est certain que le compositeur a trouvé là le thème d'une de ses œuvres à la fois les plus délicates, les plus touchante et les plus exquises, et qu'en s'empara'nt musicalement ' de la Charlotte du poète il en a fait l'une de ses figures les plus idéales, un de ces types qu'on n'oublie plus une fois qu'on les a entrevus. Dans l'ensemble de l'œuvre nulle emphase, nul excès, nulle exagération, mais la note juste, sincère, telle qu'elle doit être perçue et réalisée, avec son émotion intense et pourtant la sobriété qui doit empêcher le drame de tourner au mélodrame. Et pour écrire cette partition de Werther le musicien de Manon a retrouvé, avec le style si pur et si châtié qui le caractérise, toute la poésie dont il avait su entourer la figure de l'amante de Des Grieux et qu'il a répandue à flots sur le front pur de sa Charlotte.
Des quatre actes dont se compose cette partition, — et dont le dernier est très court, — le premier et le troisième surtout ressortent en pleine lumière et, chacun en leur genre, sont d'une beauté absolue. Au premier, dans lequel le pittoresque se mêle à l'émotion, la scène des enfants est tout à fait charmante, et cette leçon de solfège donnée par le vieux bailli à ses six enfants est d'un entrain et d'un attrait délicieux; il y faut signaler encore l'épisode du départ pour le bal, puis, avec un caractère plus sérieux, la belle invocation de Werther à la nature, si pleine d'ampleur, et le beau duo, si ému, du retour de Werther et de Charlotte, dans lequel les deux êtres expriment tour à tour, et d'une façon si heureuse, les sentiments secrets dont ils sont animés.
Le troisième acte est l'acte du pathétique et de la passion, traversé furtivement par un éclair joyeux, l'arrivée inattendue de Sophie. Il s'ouvre par la scène des lettres, que le musicien a traitée d'une façon admirable. Charlotte est seule, le soir, elle ouvre un meuble et en tire les lettres de Werther, qu'elle relit une à une, la poitrine oppressée et les larmes aux yeux. Cet air, dans lequel l'orchestre joue un rôle d'une extrême importance, et dont la déclamation, entrecoupée de dessins et de répliques d'instruments, est d'une vérité si grande et d'une émotion si touchante, est une des plus belles pages scéniques qu'ait jamais écrites M. Massenet; elle étreint le cœur littéralement et fait couler ies larmes. Ici, le talent et l'inspiration vont de pair, et l'habileté du compositeur n'a d'é-
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