‹ Dictionnaire des opérasChapitre 856 sur 928 · ANGE · texte numérisé non relu

ANGE

sique de M. Marius Lambert, représenté au théâtre des Variétés le 31 août 1898. Partition aimable, dans laquelle on a particulièrement remarqué une jolie Taise et d'élégants couplets de soprano.

* AMOUR D'AUJOURD'HUI (l1) [Amor von lient e], farce musicale, paroles de MM. Krenn et Schœnfeld, musique de M. Wanda, représentée au Thalia-Théâtre de Berlin en décembre 1900.

* amour DE garçon (un), opérette en un acte, paroles de M. Edouard Doyen, musique de M. Georges Lamothe, représentée sur le théâtre des Champs-Elysées en août 1863.

* AMOUR DÉFENDU (l') [Sùndige Liebe], opéra, paroles de M. Glûcksmann, musique de M. Soucoup, représenté au 'théâtre municipal de Brùnn le 4 mars 1899.

* AMOURS DE MYLORD (les), Opéra-CO-

mique en un acte, paroles de M. Louis Diétrich, musique de M. Adolphe Diétrich, représenté sur le théâtre de Narbonne le 18 mars 1865.

* AMOUR DE TROMBONE (UN), opéra-CO-

mique en un acte, paroles de MM. Dutertre et Edouard Duprez, musique de M. Croisilles, représenté à Caen, le 22 février 1863.

* AMOUR DE TZIGANE [zigeunerliebe], opéra, musique de M. Joseph Pembaur, joué au théâtre municipal d'Insprûck en mai 1898.

* AMOUR DIABLE (l1), opéra-comique en un acte, paroles de Lesage, musique de Sehaffner, représenté à Gandle 5 février 1817.

* AMOUR EN MINIATURE (L1), Opéra-CO-

mique en un acte, paroles de S. Billard, musique de Bonnefoy, représenté sur le théâtre du Havre le 15 mars 1853.

* AMOUR ET LA PEUR (l') OU L'AMANT FORCÉ D'ÊTRE FIDÈLE, opéra-comique en un acte, paroles et musique de Cambini, représenté sur le théâtre des Jeunes- Artistes le 20 octobre 1795.

* AMOUR MAGICIEN (l'\ opéra-comique en un acte, paroles et musique de M. ! représenté au théâtre des Variétés de Toulouse eu février 1903.

* AMOUREUSE DU PONT SAINT - MI- CHEL 0'). opéretl ote| paroles de M. placide l ouly, musique de MM. (

belleville (Paria) <-n isei.

* AMSICORA, opéra, paroles de M. Salvatore Scana, musique de M. Luigi Canepa, représenté les 28 et 29 avril 1903 au théâtre Verdi de Sassari, par les étudiants de l'Université, au bénéfice de leurs camarades pauvres.

* ANANKÉ, drame lyrique en un acte, musique de M. Cesare Flavoni, chef de musique du 32e régiment d'infanterie, représenté à Sienne le 12 juillet 1901.

* Andalousie, opéra en deux actes, paroles de M. Manufuerte, musique de M. Ferdinand Warncke, représenté au théâtre municipal de Kiel le 12 mars 1898.

* ANDREA chenier, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Luigi Illica, musique de M. Umberto Giordano, représenté avec un très grand succès au théâtre de la Scala de Milan le 28 mars 1896. Livret vivant, mouvementé, bien en scène, musique émue, parfois passionnée, élégante de forme et pleine de chaleur, interprétation excellente de la part de Mmcs Carrera, Tieci et Rogcrs, de MM. Borgatti, Sammarco, Giordani, Wiglcy, Roveri, Terzi et Brancaleone, tout concourut au succès très brillant de cet ouvrage, qui, de Milan, rayonna sur toute l'Italie avec la même fortune.

* ANDREA CRINI, opéra tchèque, paroles de M. Bohuslav Benech, musique de M. Hans Trucek, représenté au théâtre National de Prague en mars 1900.

*ANDRÉAS HOFER, opéra populaire en quatre actes, paroles et musique de M. Emmanuel Moor, représenté au théâtre municipal de Cologne en novembre 1902.

*ANDRIJA CUBRANOVIC, opéra croate en deux actes, musique de M. Vladimir do Bcrsa, représenté au théâtre municipal d'Agram en novembre 1900.

'Andromède, tragédie de Piètre Corneille, avec musique nouvelle de M. Julien Tiersot, représentée à l'Odéon le 18 février

* ANGEL CAIDO, zarzucla, paroles de M. Jaques, musique de M. Apolinar Brull, représentée au théâtre de la Zarzucla de Madrid le n juin 1897.

"ANGELUS (i.), opéra-comique en un acte. jton Mitchell, musique de M. Casimù I i até à l'Opéi

que !'■ -' ni. m

•angélus (l'), opéra francs

APOS

ARTU

MM. Montoya, Rattoni et A. Sinadino, musique de M. N. Sinadino, représenté à Alexandrie (Egypte), sur le théâtre Zizinia, en avril 1899. Les quatre auteurs étaient tous quatre Grecs.

* anglais ET l'artistb (i/), opérette en un acte, paroles de MM. Alphonse Baralle et Boyer, musique de M. Léon Roques, représentée sur le théâtre des Champs-Elysées en juin 1863.

* ANITA, opéra en trois actes, paroles de M. Jules Cougnard, musique de M. Georges de Seigneux, représenté au théâtre de Genève le 27 janvier 1899.

* ANNEAU DE VERTU (l') [Der Tugendring], opérette féerie en deux actes, paroles de M. Hirschel, musique de M. Louis Roth, représentée au théâtre Friedrich-Wilhelmstadt de Berlin le 14 septembre 1900.

* ANTI-PYGMALION (l1) OU L'AMOUR PRO- MÉTHÉE, scène lyrique, poésie de Poultier d'Elmotte, musique de Rochefort, ballets de Liesse, représentée sur le théâtre des Élèves pour la danse de l'Opéra le 2 juin 1780.

* ANTOINE et CLÉOPÂTRE, opéra en quatre actes, musique de M. J.-E. Wittgenstein, représenté à Metz le 30 octobre 1903.

* ANTON, drame lyrique religieux, poème de M. Luigi Illica, musique de M. Cesare Galeotti, représenté au théâtre de la Scala de Milan le 17 février 1900. L'ouvrage était divisé en quatre parties : un prologue (dans le désert Lybique), deux actes (le paganisme, le christianisme), et un épilogue (dans la Thébaïde). Le compositeur, M. Galeotti, est un jeune artiste qui a fait ses études au Conservatoire de Paris, où il a obtenu les premiers prix de piano, d'orgue et de fugue. Anton, qui obtint un véritable succès, avait pour interprètes MM. Borgatti, Menotti, Arcangeli, Luppi, Wigley, Ragni, Silingardi et Mme Bianchmi- Cappelli.

*antony, opéra sérieux en quatre actes, paroles de M. Achille Tedeschi, musique de M. "Vittorio Norsa, représenté au théâtre communal de Ferrare le 10 février 1898.

* A paises desconocidos, opérette, musique de MM. Liîîan et Ladurni, représentée à Barcelone le 25 avril 1900.

* A posilippo, « esquisse musicale » en un acte, paroles de M. Arturo Bellotti, musique de M. Silvio Negrini, représenté au Cercle mandolinistique de Trieste en février 1901.

* APÔTRES (les), oratorio, musique de M. William Elgar, exécuté en octobre 1903 au grand festival de Birmingham.

* A-PROPOS DE LA NATURE (l') OU LA BOITEUSE, opéra-comique en un acte, paroles de E. T. Simon, de Troyes, et Victor Simon, musique de Victor Simon et Foignet, représenté au théâtre Montansier le 17 octobre 1791.

'argelina (la), zarzuela, paroles de MM. Pont et Sotillo, musique de M. Bellver, représentée à Valence (Espagne) en mars 1901.

* ARIANE, opéra en trois actes, paroles de M. Charles Duprez, musique de M. Edouard Potjès, représenté au Grand- Théâtre de Gand en février 1903. Le compositeur était professeur de piano au Conservatoire de cette ville.

* arlesiana (l'), opéra sérieux en quatre actes, paroles de M. Leopoldo Marenco, musique de M. Francesco Cilèa, représenté au Théâtre-Lyrique de Milan le 27 novembre 1897.

* ARMÉE DES vierges (l1) opérette en trois actes, paroles de MM. Ernest Depré et Louis Héral, musique de M. Emile Pessard, représentée aux Bouffes-Parisiens le 15 octobre 1902.

*ARMIDA E RINALDO, opéra sérieux en trois actes, paroles et musique de M. Annibale Pellizzone, représenté à Casale Monferrato le 3 décembre 1896.

*ARMOR, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Ernest Jaubert, musique de M. Silvio Lazzari, représenté sur le théâtre allemand de Prague le 7 novembre 1898. Le compositeur, d'origine autrichienne, né à Bozen (Tyrol), est depuis longtemps fixé à Paris et naturalisé français.

* ARNELDA, opéra-comique, livret tiré d'un conte de Musceus, musique de M. André Mohr, représenté sur le théâtre municipal de Carlsruhe en mai 1900.

*ARRASTRAOS (los), saynète lyrique, paroles de MM. Lopez Silva et Jackson Voyan. musique de M. Chueca, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 28 mai 1899.

* ARTISAN DE NUREMBERG (l"), opéracomique, paroles de Mmc Alberta de Freydorf, musique de M. Ph. Bade, représenté à Carlsruhe en mai 1903.

* ARTURO DI FUENCARRALE, Opéra-bOllffe

en un acte, musique de M. Vidal, représenté récemment en Espagne.

ASTA

SUPPLEMENT

ASTA

* ARTUS, opéra espagnol, poème de M. Trullol, musique de M. Amedeo Vives, représenté à Barcelone, sur le théâtre des Novedades, en mai 1897, avec un succès retentissant.

* A SAN FRANCISCO, scène lyrique en dialecte napolitain, paroles de M. Salvatore Di Giacomo, musique de M. C. Sébastian!, exécutée à Naples, sur le théâtre Mercadante (ex- Fondo),le 13 octobre 1896.

* as D'ATOUT (l'), opérette en un acte, paroles de Mérigot et Emile Hémery, musique d'Armand Roux, représentée sur le théâtre des Délassements-Comiques le 29 septembre

* ASRA, opéra russe, musique de M. Ippolitow-Ivanow, représenté à Tiflis en 1890.

*assarpaï, opéra, paroles de MUe Dora Duncker, musique de M. Ferdinand Hummel, représenté sur le théâtre ducal de Gotha en avril 1898. On a reproché au compositeur l'emploi inutile et excessif du leitmotiv cher à Richard Wagner.

* assarpaï, opéra, paroles de M. Hartwig, musique de M. Neumann, représenté sur le théâtre grand-ducal de Brunswick le 17 avril 1898, quelques jours à peine après le précédent.

*ASTARTÉ, opéra en quatre actes, poème de M. Louis de Gramont, musique de M. Xavier Leroux, représenté à l'Opéra le 15 février 1901. C'est l'histoire d'Hercule filant aux pieds d'Omphale. Ledit Hercule quitte son épouse Déjanire pour se rendre en Lydie dans le but d'exterminer la reine Omphale, sectatrice cruelle et impudique de la déesse Astarté, dont il veut détruire le culte infâme. Déjanire, ne pouvant le retenir, veut du moins user d'un talisman pour le mettre en garde contre les séductions d'Omphale, qu'elle redoute. Ce talisman, c'est la fameuse tunique du centaure Nessus, que ce dernier lui a remise, on le sait, en lui disant que lorsque Hercule la vêtirait il reviendrait infailliblement à elle. Le vainqueur du lion de Némée s'embarque avec ses guerriers, e1 bientôt se trouve à Sardes, -résidence d'Omphale, il pénètre dans le palais de la jeune reine, et à peine est -il en sa présence qu'il en devient follement épris. Omphale, qui semble répondre à son amour, veut cependant prendre ses sûretés et lui donne à ne liqueur qui lui fera oublier Déjanire, ce qui nous rappelle d'un peu trop près le premier actede Tristan et Yseult. Cette liqueur lir.'.luit un effet tel qn'Heroole n'est plus, à

l'égard d'Omphale, un simple amoureux, mais qu'il devient comme une sorte de bête fauve ; jamais tigre en rut n'a fait preuve d'une telle bestialité. Quoi qu'il en soit, on ne comprend guère comment il se fait qu'Omphale, qui répond si bien à la passion d'Hercule, l'engage elle-même à revêtir la fameuse tunique. Hercule lui obéit, mais bientôt, brûlé par l'infâme tissu, fou de colère et de douleur et sentant qu'il va mourir, il veut se venger et incendie le palais d'Omphale pour la faire périr avec lui. Mais il a compté sans le grand-prêtre Phur, qui voyant le danger, entraîne Omphale pendant que le palais s'écroule, la fait monter sur une galère et fait route avec elle pour Lesbos. On les voit arriver sur les rives de l'île enchantée, séjour d' Astarté, dont le temple et la statue colossale s'élèvent au loin, et on assiste à l'apothéose de la déesse impudique.

La pièce n'est pas moins impudique que la déesse ; elle l'est en paroles et en actions, elle l'est à ce point que, par ordre supérieur, il fut fait défense de vendre le livret dans la salle sans l'avoir au préalable expurgé de quelques licences qui n'étaient rien moins que poétiques, et qu'on ordonna aussi certaines modifications dans les costumes des danseuses. En vérité, on était allé cette fois un peu trop loin à l'Opéra. Cette pièce, d'ailleurs, n'offrait ni intérêt, ni mouvement, ni situations ; quant à la passion, elle était remplacée par la lubricité. En fait, elle offrait bien peu de ressources au compositeur.

L'œuvre de celui-ci est conçue dans le pur système wagnérien, avec récits interminables, dialogues éternels, sans que les voix jamais se marient, et accompagnement de leitmotifs. Il y en a même un terrible, c'est celui d'Hercule, qui a visiblement hanté l'esprit de l'auteur, et qui fait frémir quand il revient périodiquement, attaqué avec violence par les trompettes dans leurs notes les plus aiguës. Il va sans dire que le musicien s'est gardé comme du feu d'écrire quelque chose qui ait l'apparence d'un « morceau ». Et cependant, voyez l'ironie ! il a placé au premier acte dans la bouche d'Hercule, sur ces paroles adressées à Déjanire : Voici l'instant des suprêmes adieux, un cantabile d'un sentiment pénétrant, avec, ô surprise! retour du motif servant de conclusion, et le public, surpris et charmé de cette oasis au milieu du désert, a accueilli la phrase avec un murmure de satisfaction et de plaisir. Mais ceci n'était qu'un accident, et tout le Le la partition s'est développé dans les conditions que j'ai indiquées. A peine en peuton citer encore, au premier acte, toute la sc"ne

Page 1