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AUDE

d'Hercule et de ses guerriers, qui ne manque ni d'éclat ni de grandeur, et les chœurs mêlés de danses du troisième acte, qui sont d'un heureux effet. Mais, grands dieux! dans tout cela que de bruit, que de violence, quel orchestre écrasant, et combien les oreilles en sont endolories ! En résumé, beaucoup d'habileté technique dans cette musique, et peu, trop peu d'imagination. L'interprétation d'Astarté était confiée à MM. Alvarez (Hercule), Delmas (Phur), Laffitte (Hylas), à Mmes Héglon (Omphale), Grandjean (Déjanire) et Hatto (Iole).

* ASTORRE, opéra, musique de M. D. Krug- Valduse, représenté au théâtre municipal d'Augsbourg en janvier 1897.

*atahualpa, opéra italien en quatre actes, livret de M. Carlo F. Scotti, musique de M. Ferruccio Cattelani, représenté sur le théâtre San Martin, à Buenos-Ayres, le 10 mars 1900.

*atala, opéra sérieux en trois actes, paroles de M. Émilio Grigico, musique de M. Giuseppe Miceli, représenté à Naples, sur le théâtre Mercadante (ex-Fondo), le 17 février

* atal-kar, opéra en quatre actes, livret de M. Enrico Golisciani, musique de M. Cesare Dall'Olio, professeur de composition au Conservatoire de Bologne, représenté à Turin, sur le théâtre Balbo, le 14 décembre 1900.

*ATENAIDE, opéra, musique de M. Alfredo Lotti, représenté à Cerreto Guidi en février

AUBERGE DU TOHU-BOHU (l'), vaudeville-opérette en trois actes, paroles de M. Maurice Ordonneau, musique de M. Victor Roger, représenté au théâtre des Folies-Dramatiques le io février 1897. Interprètes : MM. Jean Périer, Simon-Max, Gardel, Bartel, Landrin, "Vavasseur, Burguet, René, Mmes pierny, Roland et Bréan.

* AUBERGISTE DES CHASSEURS (l'), opéra allemand, musique de M. Hans Steiner, représenté à Metz en avril 1902.

*AU bois, opérette en un acte, paroles d'Albert Monnier, musique de Bernardin, représentée aux Folies-Nouvelles en janvier 1857. L'auteur de la musique remplissait les fonctions de chef d'orchestre à ce théâtre.

*AUCASSIN ET NICOLETTE, opéra, musique de M. Auguste Enna, représenté sur le théâtre Royal de Copenhague en février 1896.

* AUCUN DES DEUX, opéra-comique, musique de M. Max Karge, représenté à Berlin en avril 1897.

*AU Dahomey, opérette anglaise, paroles de M. P. Dunbar, musique de M. W. Marion Cook, représentée sous la direction du compositeur, à Londres, au Shaftesbury-Théâtre, en mai 1903. Cet ouvrage présentait cette particularité que l'auteur, le compositeur et tous les interprètes étaient nègres.

*AUDE ET ROLAND, poème lyrique, texte de MM. Georges Hartmann et Edouard Adenis, musique de M. Léon Honnoré, exécuté au Conservatoire le 19 novembre 1896. Cet ouvrage avait été couronné au concours Rossini, et il présentait cette particularité que, grâce à lui, l'auteur sortait pour la seconde fois vainqueur de ce concours. Le poème, qui n'est ni meilleur ni pire que tant d'autres du même genre, nous montre Charlemagne assiégeant depuis cinq ans dans les Alpes la ville de Vienne, qui refuse toujours de se rendre. Fatigué de cette résistance, il finit par proposer aux assiégés une combinaison que ceux-ci acceptent et qui renouvelle un peu l'exploit héroïque des Horaces et des Curiaces : les Viennois choisiront un champion, qui devra se mesurer avec celui que Charlemagne aura désigné de son côté. Le sort du combat décidera de celui de la ville ellemême, qui devra se rendre si son champion est vaincu, tandis que, s'il est vainqueur, Charles devra lever le siège et s'éloigner. C'est Roland que choisit Charlemagne, et c'est Olivier qui combattra pour les Viennois. Mais ici la situation se complique. La sœur d'Olivier, la belle Aude, aime Roland, dont elle est aimée, sans qu'on sache d'ailleurs comment ils ont pu se connaître. Olivier, qui l'ignorait jusqu'alors, apprend tout à coup cet amour, et profite de cette révélation pour verser sur sa sœur un torrent d'injures. Et voici qu'au moment où les deux adversaires, vont se mesurer, la vierge Marie apparaît à Aude et lui apprend que les Sarrasins vier nent d'envahir la France. Aude s'empress* alors de séparer les combattants en leur faisant connaître la nouvelle. Sur ce fait important, Charlemagne et les Viennois se réunissent pour agir ensemble contre l'ennemi commun, les deux champions se tendent la main et Aude devient l'épouse de Roland. Puis, comme épilogue, la scène change et nous transporte à Roncevaux, où nous assistons à la mort de Roland.

Sur ce poème, tout ensemble héroïque, lé-

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