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BRIN

le salon de Mme Gaveaux-Sabatier. Le prétendu compositeur de ce petit ouvrage ne connaissait pas une note de musique. C'est un jeune artiste russe, M. Minkous, celui qui écrivit pour l'Opéra, avec Léo Delibes, la musique du ballet la Source, qui se chargea de transcrire ses « idées » et évidemment de construire sa partition.

* bonheur (le), opéra, paroles de M. Théodore Kirchner, musique de M. Rodolphe de Prochazka, représenté au Cari- Théâtre de Vienne le 27 mars 1898.

* BONHOMME NOËL, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Léo Dieusis et Théo Hannon, musique de M. Louis Hillier, représenté à Spa en août 1901.

* bonne aventure, ô gué (la), revue de l'année 1867 en quatre actes et huit tableaux, par M. Amédéede Jallais, musique d'Auguste Léveillé, représentée sur le théâtre des Folies-Marigny, le 14 décembre 1867.

*BONS COMPÈRES (les) ou LES BONS AMIS,

opéra-comique en un acte, paroles anonymes, musique de Benjamin de Laborde, représenté à rOpéra-Comique (Foire Saint-Germain) le 5 mars 1761. Cet ouvrage n'obtint aucun succès, par le fait de la faiblesse du livret ; on s'adressa à Sedaine, qui s'efforça de rendre celui-ci supportable, mais sans y pouvoir réussir. Il prit alors le parti d'écrire sur la musique de Laborde un poème nouveau, et l'ouvrage, ainsi transformé, reparut devant le public quelques années après, sous le titre de l'Anneau perdu et retrouvé. (Voyez ce titre).

* BONNE D'ENFANTS (la) [Die Kinds frau] , farce musicale, paroles de M. Zell, musique de MM. Haimann et Stern, représentée à Vienne, sur le théâtre de la Josephstadt, en

* BONNE MAMAN [Dabicka], opéra-comique, musique de M. Adalbert Horak, représenté au théâtre national de Prague en mars 1900.

*BORRACOS (los), saynète lyrique, paroles de MM. Quintero frères, musique de M. Jeronimo Jimenez, représentée au théâtre de la Zarzuela de Madrid le 3 mars 1899.

* BOTIN DE GUERRA, zarzuela en un acte, paroles de M. Eusebio Sierra, musique de M. Thomas Breton, représentée à Madrid en 1896.

* botte secrète (la), opérette bouffe en un acte, paroles de M. Franc-Nohain, musi-

que de M. Claude Terrasse, représentée au théâtre des Capucines le 27 janvier 1903.

* BOUCHE DE LA VÉRITÉ (la) [Der Wahrheitsmund], opérette, paroles de Mlle Adèle Osterloh, musique de M. Henri Platzbecker, représentée au vieux théâtre municipal de Leipzig le u octobre 1899.

* BOUDDHA, légende musicale, paroles de M. Ferdinand d'Hornstein, musique de son père, M. Robert d'Hornstein, représentée au théâtre royal de Munich le 1er mars 1900.

'BOUQUETIÈRE DU CHATEAU- D EAU (la),

opérette en trois actesfc livret posthume de Paul Burani, musique de M. Constanti»

Lubomirski, représentée au théâtre du Château-d'Eau le 10 janvier 1902.

* BOURREAU DE BERGEN (le), opéra-comique en un acte , paroles et musique de M. Edouard Behm, représenté sur le théâtre royal de Dresde le ier janvier 1899. L'auteur, pianiste connu à Berlin, avait tiré son sujet d'une vieille anecdote allemande que Henri Heine a rajeunie en en faisant une jolie ballade, mais qui n'offre assurément aucune espèce d'élément comique. Quant à la musique, elle est purement wagnérienne.

'BOURREAU de bergen (le), opéra, paroles de M. Grans, musique posthume de Gustave Niehr, représenté à Dessau, sur le théâtre de la Cour, le 13 mars 1900. Le compositeur était mort l'année précédente.

* BREDOUILLE, opéra-comique en un acte, paroles de Galoppe d'Onquaire, musique de Paul Bernard, représenté en 1863 dans les salons de Mme la princesse Vogoridès.

*BRELAN DE DAMES, opéra-comique en un acte, paroles de Morin de Clagny, musique du violoniste N. Louis, représentée à Versailles, dans la salle du Jeu de Paume, pour une fête de bienfaisance, le 22 juin 1853.

* BRELAN DE VALETS, opéra-comique en un acte, paroles de Jules Lévy, musique de Blum, représenté à Strasbourg en 1S63.

* BRIGAND (le) [Betyarvilag], opérette paroles de M. Markus, musique de M. Feher, représentée sur le théâtre hongrois de Buda pestle 7 avril 1899.

*BRIN D'AMOUR, opérette en un acte, pa rôles d'Achille Lafont, musique de Louis Heffer (pseudonyme d'Hervé), représentée sur le théâtre des Folies-Nouvelles le 23 septembre 1857.

BURG

BURG

BRiSÉis (1er acte), drame lyrique, poème d'Éphraïm Mikaël et M. Catulle Mendès, musique posthume d'Emmanuel Chabrier, représenté à l'Opéra le 8 mai 1899. A quoi pouvait servir, à quoi rimait cette exhibition fragmentaire d'une œuvre dont deux des auteurs sur trois avaient disparu, d'une œuvre dont la partition avait été laissée inachevée par le compositeur et qui ne pouvait qu'exciter l'indifférence du public, averti d'avance que l'intérêt qu'il y pouvait prendre n'aurait aucune satisfaction ? Le sujet n'était autre que celui de la Fiancée de Corinthe, dont Gœthe s'était naguère inspiré. La musique ne pouvait rien ajouter à la renommée de Chabrier, artiste à la fois remarquable et inégal, mort sans avoir pu donner sa pleine mesure. Cette musique, bruyante à l'excès, selon la coutume de l'auteur, était quelque peu incohérente et, malgré quelques bons passages, surtout dans . les scènes chorales, dont le sentiment dramatique était intense, donnait à l'auditeur une impression mélancolique et presque pénible. Laissons reposer les morts, puisqu'ils ne sont plus là pour défendre leurs œuvres par le travail de préparation à la scène, qui amène toujours des retouches et des corrections. Les interprètes de ce premier acte de Briséis, qui l'ont vaillammemt défendu, étaient Mlle Berthet (Briséis), Mmo Chrétien-Vaguet (Thanasto), MM. Vaguet (Hylas) et Bartet (saint Jeau-Baptiste).

* BRUNETTE, opéra-bouffe en un acte, paroles de Charles Potier, musique de Parizot, représenté à Bordeaux en 1862.

* BUENAVENTURA (la), zarzuela en un acte, paroles de MM. Fernandez Shaw et Lopez Ballesteros, musique de MM. Vives et Guervos, représentée avec un grand succès, en mai 1901, sur le théâtre Apolo de Madrid. Le sujet était tiré de la Gilanilla de Cervantes.

*BUENA SOMBRA (la), saynète lyrique, paroles de M. Quintero, musique de M. Apolinar Brull, représentée au théâtre de la Zarzuela de Madrid le i mars 1898.

* BUENOS mozos (los), zarzuela en trois' actes, paroles de MM. I.opez Silva et Fernandez Shaw, musique de M. Ruperto Chapi, représentée au théâtre Apolo de Madrid, en décembre 1899. La faiblesse du livret fit tort à la musique, qui était fort agréable, et l'ouvrage n'obtint qu'un succès négatif.

• burgonde la . opéra en quatre actes.

poème de mm. Emile Bergerat el Camille de

Sainte- Croix, musique de M. Paul Vidal, représenté à l'Opéra le 23 décembre 1898. Bien étrange, ce poème de la Burgonde, qui nous reporte au temps de l'invasion des Gaules et de leur ravage par Attila. Au premier acte, qui nous représente le campement des Huns dans une forêt de l'Ile-de-France, nous voyons Hagen, prince de Worms, Gautier d'Aquitaine et Ilda la Burgonde, qui ont été livrés en otages à Attila par lés rois leurs pères, en échange d'une sauvegarde pour leurs États. Hagen et Gautier sont devenus tous deux amoureux d'Ilda ; mais comme celle-ci préfère Gautier à son compagnon , Hagen a conçu contre son rival une haine mortelle. De son côté, Attila a jeté les yeux sur Ilda. Il en résulte que Pyrrha, sa favorite, craignant d'être délaissée par lui, favorisera le projet que les deux amants ont formé de s'enfuir ensemble. Attila doit donner un festin qui sera une orgie, Quand l'infâme sera ivre, tous deux s'échapperont et iront en Aquitaine, protégés dans leur fuite par Pyrrha. Ainsi arrive-t-il. Pendant la fête, Ilda disparaît avec Gautier. Mais Attila s'en aperçoit bientôt, et il entre en fureur lorsque paraît un cavalier masqué qui, sans vouloir se faire connaître, lui propose, s'il lui donne vingt guerriers et vingt chevaux, de courir après les fugitifs, de les rejoindre et de les ramener. Il exige seulement comme récompense, qu'Attila s'engage à lui donner la femme qu'il aime et dont seul il est le maître. Attila promet, et le cavalier s'éloigne avec son escorte. Il n'a pas de peine à retrouver les fugitifs, se précipite sur eux sans qu'ils aient le temps de se reconnaître, les enchaîne et les ramène au camp. Ici, les événements se précipitent. Hagen se fait connaître à Attila, et lui rappelle sa promesse. « C'est bien, lui dit celuici; quelle femme veux- tu? — Celle que je ramène, Ilda la Burgonde. » Attila le prend de haut avec lui, puis déclare à Ilda qu'il veut lui-même l'épouser. Et comme Ilda lui apprend qu'elle aime Gautier, il fait enchaîner ce dernier pour qu'on l'emmène au supplice. Mais voici que Hagen, pris de remords, et voyant que pour toute récompense de sa trahison il n'a fait que jeter Ilda dans les bras d'Attila et vouer Gautier à la mort, jure de sauver celui-ci ou de mourir avec lui. Il le délivre bd effet, mais est lui-même frappé mortellement, tandis qu'Ilda, de sou côté, tue Attila avec son propre glaive et s'enfuit définitivement avec celui qu'elle aime I Telle est cette pièce, dont le dél tut capital

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