FÊTA
le succès fut considérable, avait pour excellents interprètes Mraes Gemma Bellincioni et Barone, MM.Caruso, Menotti, Silvestri.Wigley, Paroli et Frigiotti.
*FÉE DU CIRQUE (la) [Die Cirkusfee], opérette, paroles de M. Felsch, musique de M. Stetbenhofer, représentée à Berlin, sur le théâtre "Victoria, le 30 mars 1909.
* FÉERIE DE NOËL [Ein Weihnachtsmârchenspiel], opéra, paroles de M. Frédéric Haesens, musique de M. le comte Sigwart d'Eulenbourg, représenté à Hambourg le 28 décembre 1900. Le compositeur, à peine âgé de dix-sept ans, était le fils cadet du prince d'Eulenbourg, ambassadeur d'Allemagne à Vienne. Quant au poète, qui se cachait sous le pseudonyme de Frédéric Haesens, il n'était autre précisément que le propre père du compositeur, lui-même musicien et compositeur à ses heures.
* femina, opérette en un acte, paroles de M. P.-L. Fiers, musique de M. Rodolphe Berger, représentée au Concert Européen le 27 février 1903.
* femmes curieuses (les), opéra-comique, livret tiré de la comédie connue de Goldoni, par le comte Louis Sugana,. musique de M. Ermann Wolff-Ferrari, compositeur italien, représenté au théâtre de la Résidence, à Munich, le 28 novembre 1903.
* FERIA de sevilla (la), opérette, paroles de M. Merino, musique de M. Angel Rubio, représentée à Madrid, sur le théâtre Romea, le i<*r mai 1899.
*FERVAAL, action dramatique en trois actes et un prologue, paroles et musique de M. Vincent d'Indy, représentée à l'Opéra- Comique le 10 mai 1898, après avoir paru pour la première fois, l'année précédente, au théâtre de la Monnaie de Bruxelles. C'était, en quelque sorte, le début scénique du compositeur, qui ne s'était encore produit au théâtre qu'avec un petit acte sans importance, Attendez-moi sous l'orme, donné quelques années auparavant sur la même scène de l'Opéra- Comique et disparu presque aussitôt du répertoire. Mais M. d'Indy avait obtenu en 1885 le prix de la ville de Paris pour une vaste composition, le Chant de la Cloche, qui fut jouée avec succès dans nos grands concerts, où il fit entendre ensuite plusieurs œuvres moins importantes.
Comme Wagner, dont il est un des admirateurs et des disciples les plus passionnés,
M. d'Indy écrit lui-même ses poèmes (il a seulement le tort de les écrire en prose) : comme Wagner, il choisit des sujets légendaires, symboliques et mystiques ; comme Wagner, il base sa musique sur une série de leitmotive, qu'il tourne et retourne en tous sens et de toutes façons ; comme Wagner, il introduit la symphonie au théâtre et déploie toutes les ressources d'une instrumentation exubérante, sous laquelle les voix sont étouffées sans rémission ; comme Wagner enfin, il se garde avec soin d'écrire tout ce qui pourrait avoir la forme d'un morceau, et il n'emploie qu'une déclamation continue, sans relief et sans personnalité. On souhaiterait qu'avec tout cela M. d'Indy eût un peu de l'inspiration de Wagner. C'est malheureusement l'inspiration qui manque le plus, et d'une façon cruelle, dans la partition de Fervaal, partition remarquable au point de vue de l'habileté technique, écrite magistralement, non sans une certaine grandeur et avec une sûreté de main prodigieuse, mais aussi avec une sécheresse lamentable et sans l'ombre de sensibilité ou d'émotion. Musique enfantée par le cerveau et dont le cœur est absent, musique où tout est sacrifié à l'effet matériel et brutal, et qui manque autant de poésie que de chaleur. Le public a fait grise mine à cette œuvre ambitieuse et vaine, en dépit du talent que déployaient dans son interprétation Mme Jeanne Raunay, MM. Imbart de la Tour, Beyle et Carbonne pour les rôles principaux.
* FESTIN DE LUCULLUS (le) [Das Gastmahl des Lucullus], opérette, paroles de MM. Lindau et Paulus, musique de M. Eisler, représentée à Vienne le 23 novembre 1901.
* FESTIN DE PIERRE (le), drame en un acte avec chœurs, musique posthume de Louis Lacombe, représenté à Sondershausen en avril 1902.
* festival VAUDOis, en cinq actes, paroles et musique de M. Jaques-Dalcroze, représenté à Lausanne les 4, 5 et 6 juillet 1903, pour la célébration du centenaire du canton de Vaud. C'était une vaste composition théâtrale, musicale et pittoresque, qui réunissait 2,500 exécutants. L'amphithéâtre où avait lieu les représentations pouvait contenir 18,000 spectateurs, et la scène où se produisait le drame avec ses cortèges et ses danses, mesurait 600 mètres carrés.
* FÊTARDS (les), opérette en trois actes, paroles de MM. Antony Mars et Maurice Hennequin, musique de Victor Roger, re-
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présentée au théâtre du Palais-Royal le 28 octobre 1897.
*FÊTE A SOLHANG (la) [Das fest au f Solfiant/], drame musical en trois actes, livret de M. de Borch d'après un poème d'Henrik Ibsen, musique de M. Wilhem Stenhammer, représenté à Stuttgard, sur le théâtre de la cour, le 12 avril 1899. Le compositeur est un fervent adepte de Wagner, sans être son servile imitateur, et son inspiration n'est pas sans évoquer parfois le souvenir de Niels Gade et de Mendelssohn. Son œuvre, qui avait pour interprètes principaux M116 Élisa "Wiborg et M. Nicolas Rothmul, a été très favorablement accueillie.
* FÊTE PENDANT LA PESTE (LA), opéra en
un acte, musique de M. Koretschenko, représenté à Moscou en 1902.
*FEU DU SACRIFICE (le), opéra, musique de M. Gérard Schelderup, représenté sur le théâtre Royal de Dresde en juin 1903.
* FEUX DE LA SAINT JEAN (LES), opéra-
comique, paroles de M. Louis Fouquet, musique de M. Paul Marthe, représenté au Grand-Théâtre de Nancy en avril 1900.
*fiammina (la), opéra en un acte, paroles et musique de M. Carlo Berzesio, représenté au théâtre Victor-Emmanuel de Turin le ior décembre 1899. L'auteur était critique musical du journal la Slampa.
* FIANCÉE DE CHYPRE (la), opéra, musique de M. G. Kulen-Kampff, représenté en février 1897 à Schwerin.
* fiancé de thylda (le), opérette en trois actes, paroles de MM. de Cottens et Charvay, musique de M. Louis Varney, représentée au théâtre Cluny le 26 janvier 1900.
* fiancée d'abydos (la), opéra, paroles de M. Pieters, professeur à l'Athénée deGand, musique de M. Lebrun, grand prix de Rome de Belgique, représenté au Grand-Théâtre de Gand en janvier 1897.
* FIANCÉE DE LA MER (la) [De Bruid (1er zee]. opéra flamand en trois actes, poèirfe de M -Nestor de Tièro, musique de M.Jan lïlockx, représenté an Théâtre-Lyrique flamand d'An-
to ûove ■'■ 1901. snj<-t très dramatique, finit imprégné clés mœurs typiques et du caractère populaire des pêcheurs 'le la Flandre, musique t. .m- à tour pathétique et i olorée et pittoresque, toujours vivante, animée el très Bcéniqne, avec des emprunts caractéristiques aux qhants popu-
laires flamands, employés avec une science et une habileté rares. Très grand succès. Interprètes principaux : Mm8 Judels-Kamphuyzen, Mlle van Elsacker, MM. Wauquier, Tokkie et Steurbaut.
* FIANCÉE DU SCAPHANDRIER (la), opérette en un acte, paroles de M. Franc-Nohain, musique de M. Claude Terrasse, représentée au théâtre des Mathurins le 9 janvier 1902.
* FIANCÉE DU TSAR (la), opéra en trois actes et quatre tableaux, poème de Meï, musique de M. Rimsky-Korsakow, représenté à Saint-Pétersbourg, sur le théâtre Marie, en novembre 1901.
* fiancée EN loterie (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Douane et Camille de Roddaz, musique de MM. André Messager et P. Lacome, représentée aux Folies-Dramatiques le 13 février 1896.
* FIDANZATO DEL MARE (il), nouvelle musicale en un acte, paroles de M. Romeo Carugati, musique de M. Ettore Panizza, représentée à Buenos-Ayres le 15 août 1897.
* FIDÉLITÉ DES HOMMES (la), opéra-CO-
mique, musique de M. Valentin Albert, représenté au théâtre municipal de Nuremberg en mars 1902.
*FIESTA DE SAN ANTON (la), saynète lyrique, paroles de M. Arniches. musique de ■ M. E. Torregrosa, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 24 novembre 1898.
* FIFRE DES SORCIÈRES (le) [Der Hexenpfeifer], fable lyrique, paroles de M. Klein, musique de M. Axmann, représentée à Vienne, sur le théâtre Raimund, le 5 janvier 1900.
* FIGARO A LA cour, opérette, musique de M. Alfred Mûller-Norden, représentée à Laybach en avril 1896.
* FIGLIA DI JEFTE (la), comédie lyrique en un acte, livret tiré par M. Giuseppe Pistelli d'une comédie de Felice CaraUotti portant le môme titre, musique de M. Giusoppe Righetti, représentée sous la direction de l'auteur au théâtre Arena de Vérone, le il août
•FIGLIA DI JORIO (Là), drame lyrique en deux actes, livrel de M. r.>mpeo Sansoni, musique de M. Guglielmo Branca, représenté le 27 février 1897 sur le théâtre Ponchielli, de Crémone.
'FIGURAS DE CERA (LAS), zarziiela. p.i
Foies de MM. Paso et Alvarez, musique de
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M. J. Jimenez, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 15 septembre 1898.
♦fille aux allumettes (la), opéra, livret tiré d'un conte célèbre d'Andersen, musique de M. Auguste Enna, représenté avec beaucoup de succès au Casino de Copenhague en novembre 1897.
Tille aux cerises (la) \The cherry Girï], opérette, musique de M. Ivan Caryll, représentée au théâtre du Vaudeville, à Londres, en novembre 1903.
* FILLE DE CEFN-YSFA (la), opéra anglais, paroles de M. Joseph Bennett, musique de M. Joseph Parry, représenté à Cardiff en décembre 1902.
* fille de glendalough (la), opéra, musique de M. Wallworth, représenté à Londres, sur le théâtre du Prince of Wales, en juillet
* fille de Jérusalem (la) [Die Tochter Jerusalems], opérette, paroles de M. Auerbach, musique de M. Wolfstahl, représentée à Berlin le 14 juillet 1900.
* FILLE DE LA-BAS (la) \The Girl from up there], opérette, livret tiré d'un roman américain par M. H. Morton, musique de M. G. Kerker, représentée au théâtre du duc d'York, à Londres, en mai 1901.
* fille de la mère michel (la), opérette en trois actes, paroles de M. Daniel Riche, musique de M. Ernest Gillet, représentée aux Bouffes-Parisiens en octobre 1903.
* FILLE DE tabarin (la), comédie lyrique en trois actes, paroles de MM. Victorien Sardou et Paul Ferrier, musique de M. Gabriel Pierné, représentée à l'Opéra -Comique le 20 janvier 1901. On sait que le baladin légendaire qui avait pris le nom de Tabarin fit fortune dans son métier, qu'il fit épouser sa fille à un de ses confrères de l'hôtel de Bourgogne, le fameux Gaultier-Garguille, et que, après avoir quitté une profession qui lui avait été si favorable, il se retira dans ses terres, en une campagne près de Paris, où, victime d'un infâme guet-apens, il fut lâchement assassiné, au milieu d'une chasse, par de prétendus grands seigneurs, qu'offusquait le voisinage de ce brave homme de pître parvenu à la fortune. Les auteurs du livret de la Fille de Tabarin, usant d'un droit légitime, ont arrangé à leur guise l'histoire de ce bouffon homérique. Ils nous montrent Tabarin dans son domaine, ayant pris le nom de sire de
Beauval, choyant, auprès de lui sa fille Diane, qu'il adore, et recevant toute la noblesse du voisinage. Le fils d'un de ses convives, le jeune Roger de la Brède, est devenu amoureux de Diane, qui l'aime aussi, les deux pères se mettent d'accord et bientôt le mariage est convenu. Sur ces entrefaites arrive dans le village, dont c'est la fête, Mondor, l'ancien compagnon de Tabarin. Pauvre et misérable, Mondor monte sa baraque, mais nul n'y entre, et il ne sait comment lui et les siens pourront souper. Voici qu'il rencontre Tabarin ; tous deux se reconnaissent et tombent dans les bras l'un de l'autre. Mondor demande à son ami la permission de donner son spectacle dans son orangerie, où certainement il attirera ainsi du monde. Tabarin consent, et il assiste même à la répétition. Là, mécontent de la façon dont celui qui lui a succédé tient son rôle, il lui donne des conseils et, pour se faire mieux écouter, il monte lui-même sur les tréteaux et joue la scène. Il est surpris à ce moment par ses invités, et l'on juge du scandale. Le marquis de la Brède lui signifie que tout mariage est devenu impossible. Les supplications de Tabarin le laissent inflexible. Tabarin, resté seul, se dit que, s'il mourait, le bonheur de sa fille pourrait s'accomplir, et il s'éloigne, sombre. Peu après retentit un coup de feu, on entend des cris et des lamentations, Diane, bouleversée, se précipite vers la porte du jardin, qui s'ouvre justement devant des serviteurs rapportant le corps de Tabarin mourant. Tout le monde entoure le moribond, à qui le comte de la Brède déclare alors que leurs enfants seront unis, et Tabarin, consolé sans doute par cette parole, rend son âme au ciel.
Commetous sesjeunes confrères, M. Gabriel Pierné, grand prix de Rome de 1882, a voulu, pour son véritable début dramatique, montrer ce qu'il savait faire et de quoi il était capable. Il a entassé Pélion sur Ossa, leitmotif sur leitmotif, modulations sur modulations, effets d'orchestre sur effets d'orchestre, se souciant peu de faire chanter ses chanteurs, ce qui n'est plus de mode, et étouffant les paroles sous de formidables dessins symphoniques, de telle façon qu'on n'en puisse saisir un traître mot. Il a pourtant du talent, M. Pierné, et il l'a prouvé en plus d'une occasion. Mais pourquoi sacrifier toujours le fond à la forme, traiter la mélodie, le chant proprement dit, comme une quantité négligeable, et ne s'occuper que de l'effet matériel? Ayant à écrire une « comédie lyrique » , une pièce de genre aimable et léger, le compositeur traite son
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