JANE
SUPPLÉMENT
JERY
* INSTANTANEAS, à-propos lyrique, paroles de MM. Lopez Silva et Carlos Arniches, musique de MM. Torregrosa et Valverde fils, représenté à l'Eldorado de Madridle 28 juin
* iolanda, légende lyrique en trois parties, musique de M. Emile Wambach, représentée à Deventer en janvier 1902.
*IRIS, opéra en trois actes, paroles de M. Luigi Illica, musique de M. Pietro Mascagni, représenté au théâtre Costanzi de Rome le 22 novembre 1898. Ce nouvel ouvrage du trop prolifique auteur de Cavalleria rusticana n'a pas obtenu beaucoup plus que ce que nous appelons en France un succès d'estime, en dépit des réclames qui ont précédé, accompagné et suivi son apparition, et aussi en dépit d'une interprétation supépérieure, qui réunissait les noms de Mm" Dar-
dée et Milanesi, de MM. Caruso, Menotti. Silvestri et "Wigley.
*IRNERI0, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Marino Merello, musique de M. Modesto Poggi, représenté à M odène, sur le théâtre Storchi, le 18 mai 1899.
*IVAN, drame lyrique en trois actes, paroles de MM. Vincenzo Fiore et Armando Perotti, musique de M. Pasquale La Rotella, représenté à Bari, sur le théâtre Piccinni, le 20 janvier 1899. C'était le début à la scène d'un jeune compositeur à peine âgé de vingt ans et qui ne craignait pas de s'attaquer à un sujet très dramatique, traité par ses collaborateurs avec une sorte de violence. Son œuvre, bien défendue par ses interprètes, M"" Mary d'Arneiro et Orlandi, MM. Signorini, Salvati et Thos, fut accueillie avec faveur par le public.
*J'AI PRIS LA BASTILLE, opéra-comique en un acte, paroles de M. Auge de Lassus, musique de M. Auzende, représenté au théâtre de la galerie Vivienne le 29 mars 1897.
* jadwiga, opérette, paroles de MM. Hirschberger et Pohl, musique de M. Dellinger, représentée à Dresde, sur le théâtre de la Résidence, le 5 octobre 1901.
*JAHEL, drame lyrique en quatre actes, paroles de Mm« Simone Arnaud, musique de M. Arthur Coquard, représenté au Grand- Théâtre de Lyon le 24 mars i900.Mme Arnaud avait tiré le livret de cet ouvrage de son drame, les Fils de Jahel, joué avec succès à l'Odéon en 1886. Jahel, c'est l'histoire desMachabées luttant pour affranchir la Judée de la domination d'Antiochus ; c'est aussi celle de Jahel, la mère des Macchabées, qui préféra voir ses sept fils mourir sous ses yeux plutôt que de leur conseiller de renier leur foi. La partition de M. Arthur Coquard est une œuvre intéressante, dont le succès a été complet.
* JAN LE CORDONNIER, opéra-comique en un acte, musique de M. Gustave de Rœssler, représenté au théâtre municipal de Francfort en février 1900.
*janek, opéra polonais, musique de M. Ladislas Zelenski, directeur du Conserva-
toire de Cracovie, représenté à Lemberg, pour l'inauguration du nouveau théâtre, le 4 octobre 1900.
* JANKO, opéra sérieux en trois actes, paroles de MM. Panzacchi et Zanardini, musique de M. Primo Brandini, représenté au théâtre Victor-Emmanuel de Turin le 25 novembre 1897, remanié et joué sous une nouvelle forme le 6 décembre 1900 au théâtre Carcano de Milan.
* jaque A LA REINA, zarzuela en un acte, paroles de M. Sirresio Delgado, musique de M. Eladio Montero, représentée à Madrid, sur le théâtre Apolo, en mars 1901.
JARBA, opéra sérieux en trois actes, paroles de M. Salvatore Cosentini, musique de M. Gaetano Rummo, représenté à Benvenuto le 17 mars 1900. Début d'un jeune compositeur à peine âgé de vingt ans.
* jarretière (la), opérette en un acte, paroles de MM. Albert Barré et Bilhaud, musique de M. Antoine Banès, représentée sur le théâtre de l'Eldorado le 29 avril 1397.
* JEAN MICHEL, opéra en quatre actes, paroles de MM. Vallier et Garnir, musique de M. Albert Dupuis, représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 5 mars 1903.
JERY ET BŒTELI, opéra-comique en un
JÉSU
SUPPLEMENT
JEUN
acte, musique écrite par M. Kniese sur le texte célèbre de Gœthe déjà employé par divers compositeurs, représenté par les soins de M"" Cosima Wagner à Bayreuth, dans la grande salle de l'hôtel du Soleil d'or, en mars 1898.
* JESSICA, drame lyrique en quatre actes, paroles de M. Jules Adenis, musique de Louis Deffès, représenté à Toulouse, sur le théâtre du Capitule, le 25 mars 1898. M. Jules Adenis a tiré les éléments de son poème, très vivant et très dramatique, du drame célèbre de Shakspare, the Merchant of Venice; mais il a dû réduire les proportions de l'œuvre pour faire place â la musique, et n'en laisser que huit personnages sur vingt ; d'autre part, il y a introduit un dénouement tragique qui ne se trouve pas dans le drame original. Sur ce livret le compositeur a écrit une musique très émouvante, d'un grand accent dramatique, et qui a produit sur le public une impression profonde. Cette Jessica devait s'appeler d'abord Shylock et être jouée àl'Opéra-Comique, où l'œuvre avait été reçue. Les circonstances en ont décidé autrement . Parmi les morceaux les plus saillants on a signalé au premier acte la mélodie d'Antonio : C'était le soir, et une finale d'une grande allure ; au second la cavatine de Jessica, un duo très remarquable entre Shylock et sa fille et les couplets du même Shylock ; au troisième, le point culminant de l'œuvre, un délicieux entr'acte, le chœur des Hirondelles, chanté d'une façon exquise par les jeunes élèves femmes du Conservatoire de Toulouse, la poétique rêverie de Portia, un ballet charmant et un solide quintette final ; enfin, au quatrième, l'air de Shylock, celui de Jessica et la scène très dramatique du tribunal. La représentation fut un véritable triomphe pour le compositeur, qui, alors âgé de quatre-vingts ans, ancien élève du Conservatoire de Toulouse, où il était né, ancien grand prix de Rome, autour d'une douzaine d'ouvrages représentés à Paris, était revenu dans sa ville natale prendre la direction de ce Conservatoire où il avait commencé ses études. Son œuvre dernière avait pour excellents interprètes MM. Desmet (Shylock), Henderson (Antonio), Chais (Bassanio), Mmc P.aréty (Jessica), M"0 Tournié (Portia) et M'" Véry.
•JÉSUS de BETHANIE, pièce lyrique en un acte, paroles de M. Emile Campocasso, musique de M. Adalbert Mcrcié, représentée aupdit théâtre des Mathurins le 3 avril 1901.
* JÉSUS DE NAZARETH, drame biblique, poème de M. Guimera, musique de M. Morera, représenté au Tivoli de Barcelone en mars 1901.
* JEUNE DUC ÉTOURDI (le) [Eerzog Wildfang] , opéra en trois actes, paroles et musique de M. Siegfried Wagner, représenté au théâtre Royal de Munich le 23 mars 1901. Ce second ouvrage du fils de l'auteur de Parsifal est loin d'avoir reçu un accueil aussi favorable que le premier, l'Homme à la peau d'ours. Cette fois le livret a semblé par trop inconsistant, et certains critiques ont été jusqu'à dire de la musique qu'elle était au-dessous du niveau de l'opérette. Ce qui est certain, c'est que l'œuvre a été singulièrement malmenée à son apparition, ce dont on peut se rendre compte par ce récit que faisait un journal de sa première représentation : <• Ce fut, disait ce témoin, une des plus scandaleuses soirées qu'on ait vues à notre grand théâtre , et il serait arrivé pire encore si le machiniste préposé à l'éclairage n'avait eu la lumineuse idée de faire cesser tout d'un coup, en supprimant la lumière électrique, les cris , les hurlements démoniaques , les applaudissements , les sifflets , les imprécations qui, à la fin de l'opéra, éclatèrent d'une façon formidable. La chute à Munich du nouvel ouvrage de Siegfried Wagner n'aurait certainement pas, malgré l'insuffisance du livret et de la partition, excité de démonstrations si fâcheuses, si les amis du compositeur n'avaient provoqué le camp opposé par des ovations extravagantes, si le compositeur lui-même n'avait montré tant d'empressement à se présenter en scène, si à la fin le rideau, tombé au bruit des sifflets, ne s'était relevé pour laisser réapparaître Siegfried Wagner, qui fut accueilli par des sifflets plus stridents encore. Siegfried Wagner, cette fois encore poète et compositeur tout ensemble, faculté qu'il juge sans doute indispensable en qualité de fils de son père, s'est trouvé mal de ce double rôle assumé par lui. Le livret du Jeune duc étourdi montre la complète incapacité poétique de l'auteur, soit dans la technique du vers, soit dans sa forme poétique, on ne peut plus fâcheuse. A ceux qui connaissent la langue allemande je recommando la lecture do ce livret, qui pourra leur procurer un moment de douce hilarité. Quant à la partition, elle ne ré point lo progrès qu'on attendait après L'épreuve favorable du Bârenhduter. Abandonnant ici le style de la fui. le, il a voulu adop-
JOLI
SUPPLÉMENT