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MARS

SUPPLEMENT

MART

interprètes, Mme! Armida Parsi et Eva Tetrazzini, MM. Anastasi Pozzoni et Bellati.

*marion, ope'ra en ur. acte, paroles de M. C. Ohnesorge, musique deM. CarlFlinsch, représenté au théâtre grand-ducal de Darmstadt en mai 1897.

* maritana, opéra anglais, paroles et musique de M. Nugent, représenté à Gibraltar le 20 février 1899.

*maritorne (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Arthur Bernède, musique deM. Edouard Kann, représenté au Casino de Saint-Malole 19 août 1899.

* MARITTA OU LA MADONE A LA CRU- CHE, opéra en deux actes, musique de M. Charles Agghazi, représenté à l'Opéra royal de Budapesten octobre 1897.

* MARQUÉS DE TALAMANCA (el), opéra espagnol, paroles de M. Gagini, musique de M. Cuevas, représenté à Costa-Rica en novembre 1900.

* MARQUIS DE meillan (le), opéra en cinq actes, paroles de M. Eugène Landoy, musique de M. Albert de Wleeshauwer, représenté au théâtre royal d'Anvers en mars 1902.

* marquis turlupin (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Davin de Champclos et J. Jacquin, musique de M. Gaston Meynard, représenté sur le petit théâtre de la Bodinière le 19 mars 1897.

* marquise qui rit, opéra bouffe, musique de M. Alexandre Canepa, représenté au Politeama de Buenos-Ayres en juin 1898. L'apparition de cet ouvrage a manqué de solennité, s'il faut s'en rapporter aux paroles d'un journal local, qui écrivait ce qui suit : « Après l'audition, la majorité du public était convaincue qu'envoyer l'auteur dans une maison de fous et le directeur artistique aux galères aurait été une bonne mesure de précaution. »

* marseillaise (la), pièce lyrique en un acte, paroles de M, Georges Boyer, musique de M. Lucien Lambert, représentée à l'Opéra- Comique le 14 juillet 1900. Ce petit tableau musical mettait en scène, d'une façon un peu rapide, l'enfantement de la Marseillaise par Rouget de Lisle et mettait en action l'épisode où, chez Dietrich, Rouget faisait entendre son chant patriotique aux applaudissements de tous. On avait ici une sorte de reproduc-

tion vivante du tableau célèbre de Pils. Le compositeur avait montré de l'adresse dans l'arrangemeut musical de ce petit intermède.

* MARTES DE CARNAVAL (el), zarzuela, paroles de MM. Gotillo et Pont, musique de M. Bellver, représentée à Valence (Espagne), en février 1900.

* Martin ET MARTINE, conte flamand en trois actes, paroles de M. Paul Milliet, musique de M. Emile Trépart, représenté au Théâtre-Lyrique de la Renaissance le 6 février 1900. Il n'est pas besoin de dire si le livret de cet ouvrage est emprunté à la légende flamande si célèbre de Martin et Martine, les deux gentils jacquemarts qui depuis longtemps sonnent si gaillardement l'heure au beffroi de l'hôtel de ville de Cambrai. Leur histoire a été racontée bien des fois, entre autres en une prose singulièrement savoureuse et originale par Charles Deulin dans ses jolis Contes d'un buveur de bière, puis, en vers, par Desrousseaux, le fameux poète lillois, dans une de ses amusantes chansons en patois. M. Milliet, en dénaturant un peu la légende, l'a poussée du côté de la féerie, ce qui était son droit et ce qui n'était pas un mal. Mais il a eu le tort de ne pas donner à son livret la forme de l'opéra-comique avec dialogue parlé, que le sujet semblait appeler tout naturellement. De son côté, le compositeur a écrit sur ce livret une musique dont la lourdeur ne se marie guère avec ce sujet et qui ne brille pas assez par la nouveauté de l'invention mélodique. Pourquoi cet orchestre massif, pourquoi ces déchaînements de cuivres pour une fable mignonne qui voulait être traitée avec grâce, délicatesse et discrétion? M. Emile Trépart est un jeune artiste, élève de M. Charles Lenepveu, auquel il a dédié sa partition, qui a été organiste à l'église Saint-Ëloi et qui, dit-on, a été empêché par un mariage précoce de prendre part au concours de Rome. S'il veut réussir au théâtre il faudra qu'il modère sa fougue, qu'il apaise son orchestre et qu'il ne prenne pas une massue pour écraser une mouche. Il faudra surtout qu'il se montre plus difficile sur le choix de ses motifs, et qu'il ne se figure pas trop aisément que le bruit remplace la fraîcheur de l'idée musicale. C'est à peine si, dans sa partition, on peut signaler quelques pages agréables, telles que l'introduction, qui est d'une bonne venue, le petit récit de l'histoire de Martine et, au second acte, un air de ballet avec sourdines et un chœur lointain d'un assez heureux effet. Interprètes : Mmos Marie

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