MATE
SUPPLEMENT
MEDÉ
Thiéry, Frandaz et Richard, MM. Dantu et Ballard. — Avant d'être joué à Paris, cet ouvrage avait été représenté à Nice en mars 1898.
* MARTIRE NOVO, monologue lyrique, paroles de M. Giovanni Vaccari, musique de M. Alfeo Buia, représenté au théâtre Social deRovigole 21 septembre 1899.
*MARTON ET FRONTIN, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Dubois et Grimault, musique de M. Francis Thonié, représenté dans une soirée au ministère de la Justice le 11 juillet 1900.
*maschere (le), opérabouffe en trois actes et un prologue, paroles de M. Luigi Illica, musique de M. Pietro Mascagni, représenté le 17 janvier 1901. Le compositeur, qui depuis dix ans occupe de sa personne tous les échos d'Italie et pour qui les cent bouches de la Renommée n'auraient pas assez de trompettes, avait, selon sa coutume, entouré les préparatifs de sa nouvelle œuvre d'une publicité laudative dont on trouverait difficilement d'autres exemples. Pour que le bruit soit plus considérable encore, il avait eu une idée qui était en son genre un coup de génie. Cette idée consistait à faire monter simultanément son opéra et à en faire donner la première représentation le même jour dans sept villes, et par conséquent sur sept théâtres différents. En effet, le Maschere firent leur apparition, le même soir, à Milan (théâtre de la Scala), à Rome (théâtre Costanzi), à Venise (théâtre de la Fenice), à Gênes (théâtre Carlo-Felice), à Turin (théâtre Royal), à Naples (théâtre San Carlo) et à Vérone (théâtre Dramatique). Malheureusement, cet excès de charlatanisme eut un résultat absolument contraire à ce qu'en attendait son auteur. Le Maschere, siffles vigoureusement à Milan, à Naples, à Vérone, à Venise et à Gênes (où on ne laissa même pas achever le troisième acte), reçus d'une façon glaciale à Turin, ne furent qu'à. Rome accueillis avec une sorte de faveur. En somme, l'ouvrage subit à peu près partout une chute cruelle et irrémédiable, et il sembla que le public de six villes différentes donnât ainsi une leçon de modestie à un artiste vraiment trop pénétré de sa valeur et de son génie.
' matas WINTHA, opéra allemand, musique de M. Xavier Scharwenka, rôp sans succès à l'Opéra allemand de New-York en mars 1897.
'MATELDA, opéra italien en un acte et
deux tableaux, paroles de M. Valentino Soldani, musique de M. Gennaro Abbate, représenté à Kharkow (Russie), le 6 novembre 1902.
* MATTEO FALCONE , opéra, paroles et musique de M. Théodore Gerlach, représenté à Dusseldorf le 28 octobre 1899.
* MAX, opéra sérieux en deux actes, paroles de M. Enrico Golisciani, musique de Mm" Rosselli-Nissim et, M. Giuseppe Menichetti, représenté au théâtre Pagliano de Florence le 27 février 1S98.
*MAZEPPA, drame lyrique en quatre actes, livret tiré du drame célèbre de Jules Slowaçki par M. Maximilien Radziszewski, musique de M. Adam Mûnchheimer, représenté sur le théâtre impérial de Varsovie le 1er mai 1900. M. Mûnchheimer exerçait les fonctions de chef d'orchestre à ce théâtre, et ce jour avait été choisi pour célébrer ainsi le cinquantième anniversaire de son entrée dans cet orchestre (1850) en qualité de premier violon. La partition de Mazeppa avait été écrite de 1883 à 1885, si bien qu'on pouvait la croire un peu en retard sur les idées nouvelles qui ont surgi dans l'art musical. En fait, la forme de l'ouvrage semble se ressentir encore de l'influence longtemps exercée par Meyerbeer, moins peut-être la grande vigueur que comporterait le sujet si dramatique choisi par le compositeur. Cette réserve faite, on a trouvé sa partition fort intéressante, et on en a signalé nombre de pages particulièrement bien venues, telles que, au premier acte, la sérénade de Mazeppa, le cortège, la polonaise pour orchestre et chœur, au second le bel air d'Amalia, au troisième un finale grandiose, et au quatrième la symphonie, d'un effet irrésistible, qui imite le galop du cheval sauvage entraînant dans la steppe l'infortuné Mazeppa attaché à ses flancs. Le succès du compositeur n'a pas été douteux, et il a partagé ce succès avec ses excellents interprètes, M"' Kruscelnizka et MM. Sienkiewiez, Dcdur ctGOrski.
* médaillon (le) , opérette , paroles de M. Léon, musique de M. Mortier, r<
à Berlin, sur le théâtre Fricdrick-W'ilhelmstadt, le 31 mars 1901.
* médée, tragédie en trois actes, de M. Catulle Mondes, avec musique de scène de M. Vincent d'indy, représentée au thé&l
la Renaissance le 28 octobre 1898. La musique de M. Vincent d indy. dure el rocaillcuse, fertile en dissonances cruelles! consistait en préludes, intern rs de ballet.
MESS
SUPPLEMENT
MESS
* MEDIO EVO LATINO [Le Moyen âge latin], trilogie musicale, poème de M. Luigi Illica, musique de M. Ettore Puiizza, représentée au Politeama de Gênes le 17 novembre 1900. L'action des trois actes se déroule en trois époques différentes. Le premier se passe en Italie au temps des croisades, vers 1150; le second en France, à l'époque des cours d'amours (1250), et le troisième en Espagne, sous l'Inquisition (1450). Chaque acte offre son petit drame, qui se développe indépendamment du concept général de l'opéra. « L'anneau de conjonction, disait un journal italien, entre un acte et l'autre, est fourni par la figure d'un poète, qui tantôt chante la guerre, tantôt l'amour, et en dernier lieu accomplit la missidri du poète civil. »
* meilief VAN gulpen (het), opéra hollandais, musique de M. Boumann, représenté à La Haye en mars 1901.
* mendiant et prince, opérette, musique de M. Cornélius Sziklaï, représentée au théâtre magyar de Budapest en octobre 1900-
* mendiante du pont des arts (la), opéra, musique de M. de Kaskel, représenté au théâtre municipal de Francfort en mai 1901 .
* mentana, drame lyrique en un acte, musique de M. Luciano Macioci, représenté à Rome, sur le théâtre Manzoni, le 27 août 1903.
* MERCATO DI MALMANTILE (il), opéra bouffe, livret de M. Massella, musique de M. Amedeo Scorrano, représenté sur le théâtre de la minuscule république de Saint-Marin en avril 1903.
* merowig, drame lyrique en trois actes et cinq tableaux, paroles de M. Georges Montorgueil, musique de M. Samuel Rousseau, représenté à Nancy en décembre 1899. C'est l'ouvrage qui, couronné au grand concours musical de la ville de Paris en 1891, avait été exécuté sous forme de concert au Grand-Théâtre (ancien Eden, aujourd'hui disparu), le 12 décembre 1892. 11 a trouvé, par sa représentation à Nancy, où son succès a été complet, la forme scénique qui lui convient et qu'avaient rêvée ses auteurs.
*MESSALINE, tragédie lyrique en quatre actes, poème d'Armand Silvestre et M. Eugène Morand, musique de M. Isidor de Lara, représentée sur le théâtre de Monte-Carlo le 21 mars 1899. On sait de quel luxe sont entourées les représentations du théâtre de Monte-Carlo, soit en ce qui concerne l'interprétation, soit sous le rapport de la mise en
scène. Pour ce qui est de l'interprétation, le compositeur eût été difficile s'il ne se fût pas montré satisfait de celle qui lui était offerte et qui réunissait les noms de MM. Tamagno (Hélion), Bouvet (Harès), Souiacroix (Myrrhon), Melchissédec (Gallus), Vinche (Myrtille et Olympias), et de M°>« Héglon (Messaline) et Leclerc (Tyndaris). Quant à la mise en scène, elle était telle que certains reportaient sur elle et sur le poème la plus grande partie du succès, au détriment de la musique. « Il faut avouer, disait un critique, que ce ne fut pas, au contraire de ce qui a lieu en général, la musique qui rencontra particulièrement cette fois-ci la faveur du public. Très habile peut-être, mais certainement dénuée d'accent et de sincérité, elle s'efface devant l'intérêt du poème, dramatique à souhait et d'écriture soignée, devant l'amusement de la reconstitution historique, le faste des décors et le luxe et le nombre généreux des costumes. Et c'est ainsi qu'avant tout, le succès de Messaline est un succès de féerie...»
Et l'œuvre du compositeur ne méritait ni plus ni mieux, car elle est d'un vide complet et d'une banalité absolue. Le public parisien a pu s'en convaincre lorsqu'elle lui fut offerte, le 24 décembre 1903, au Théâtre-Lyrique de la Gaîté, dans des conditions de splendeur scénique tout aussi remaquables. La beauté du spectacle n'a pu lui faire prendre le change sur l'extraordinaire nullité d'une musique dont la vulgarité de la forme n'a d'égale que l'inanité du fond, c'est-à-dire de l'inspiration.
* messe de valpurgis(la), opéra, paroles de M. Eugène d'Enzberg , musique de M. André Hallein, représenté au théâtre Royal de Stockholm en mars 1902.
* messidor, drame lyrique en trois actes et un prologue, paroles de M. Emile Zola, musique de M. Alfred Bruneau, représenté à l'Opéra le 19 février 1897. C'est une chose en vérité prodigieuse qu'on qualifie de drame lyrique une pièce où le lyrisme brille par son absence la plus complète, et qu'on intitule « poème » un livret dont la trivialité la plus basse est la qualité dominante et qui est écrit dans la langue à la fois la plus sèche, la plus rocailleuse et la plus antimusicale qui se puisse concevoir. Le publie de l'Opéra a été vraiment frappé de stupeur en présence d'une pièce signée d'un tel nom et dont la valeur est tellement nulle, dont la marche est à ce point niaise, puérile et ridicule, que la patience lui a manqué et qu'il n'a pu se tenir de
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