MINE
manifester son mécontentement d'une façon stridente et non équivoque. C'est qu'en vérité on ne se moque pas des gens avec plus de sans-gêne ou d'inconscience que ne l'a fait M. Emile Zola en cette circonstance. Et il faut malheureusement ajouter que la musique de M. Alfred Bruneau n'était point faite pour racheter ou pour pallier les inconcevables erreurs de son collaborateur. Il est vraiment peu de partitions aussi nulles, aussi vides, aussi incolores que celle de Messidor. On ne saurait dire cette fois, comme d'aucuns l'ont prétendu à propos des œuvres précédentes du compositeur, que c'est là, de la musique avancée, qui cherche les routes nouvelles et qui évite les sentiers battus ; à vrai dire, on se demande si c'est même de la musique. Dans les quatre actes qui constituent cette partition, on ne rencontre pas une idée fraîche ou seulement saisissable, pas l'ombre d'un dessin mélodique, pas huit mesures qui vous entrent dans l'oreille ; c'est le néant, le vide absolu. L'auteur, qui fait de la critique à ses moments perdus et volontiers se montre dur envers ses confrères, qu'il prétend régenter, devrait être plus sévère envers lui-même. Trouve-t-on du moins une compensation à la complète absence d'idées dont il fait preuve, à l'absolue pauvreté de son inspiration? Aucune. Son harmonie est flasque ou sans raison tourmenté, son orchestre est veule, sans personnalité, d'une sonorité médiocre, sans un seul détail piquant ou intéressant. Lorsqu'on veut prendre à Wagner sa forme et ses procédés, quand ou veut s'épargner la peine de construire des morceaux et de leur donner un plan, quand on prétend ne faire que de la déclamation (ce qui, par parenthèse, est beaucoup plus facile), il faut aussi s'efforcer d'acquérir les nobles qualités du maître. Mais si, comme c'est ici le cas, la déclamation est molle et sans consistance, si la modulation, maladroite et inexpérimentée, manque de relief et de saveur, si l'orchestre n'a ni le nerf, ni l'éclat, ni la couleur nécessaires, et si, par surcroit, l'inspiration fait complètement défaut, que reste-t-il ? M. Bruneau avait au moins une bonne occasion de. montrer ses qualités de mélodiste et de symphoniste ; je veux parler du grand ballet qui forme tout un tableau de cet étrange opéra de Messidor. Eh bien, il en faut bien convenir, ce ballet est manqué d'un bout à l'autre, et le caractère de la musique est tel qu'on se demande môme comment il est possible de danser sur une musique à ce point dépourvue de couleur, de rythme et de mouvement.
La carrière de Messidor a été courte, et complet a été l'échec subi par les auteurs. C'est pour eux une épreuve à recommencer. Ils n'ont pas eu toutefois à se plaindre de leurs interprètes, qui ont fait tous leurs efforts pour défendre l'œuvre contre la mauvaise humeur du public. Ces interprètes n'étaient autres que Mme Jéhin-Deschampset Mlle Berthet, MM. Alvarez, Delmas, Renaud et Noté, qui tous ont fait de leur mieux.
* MICHEL-ANGE ET ROLLA, opéra en un acte, musique de M. Crescenzio Buongiorno, compositeur italien, représenté à Cassel, sur le théâtre de la cour, en janvier 1903.
* mignardise, fantaisie en un acte, paroles de MM. F. Febvre et Michel Carré fils, musique de M. Francis Thomé, représentée au théâtre des Capucines le 30 janvier 1900.
* mignonnette, vaudeville -opérette en trois actes, paroles de M. Georges Duval, musique aimable et gracieuse de M. Georges Street, représenté au théâtre des Nouveautés en octobre 1896. La pièce était connue un peu tard pour attirer l'attention du public, sans apporter d'ailleurs avec elle aucun élément de véritable fantaisie; la partition, sans afficher de prétentions inutiles, était fine et soignée. Interprètes : MM. Germain, Guyon, Tarride, Lauret, M™" Filliaux et Aimée Martial.
* MIGUEL ANDRÈS, drame lyrique en trois actes, paroles de M. Pascual Millan, musique de M. Joaquin Larregla, représenté au théâtre Price, de Madrid, en décembre 1902. Le compositeur s'était servi, pour cette œuvre de caractère populaire, de plusieurs thèmes de chants populaires des Pyrénées, qu'il avait traités avec habileté et qui lui avaient valu un vif succès.
•MILAGRO DE SAN ROQUE (el?, zarzuela, musique de M. Lopez del Toro, représentée à Madrid, sur le théâtre des Mara villas, le 30 juillet 1899.
* MlLENA, opéra, paroles et musique de M. Ernest Bruckmuller, représenté à Iglau (Autriche) en avril 1897.
* milena, drame lyrique en un acte, paroles de M. Taddeo Ricci, musique de M. Giovanni Giannetti, représenté au théâtre Bcllini de Naples le 15 novembre 1897.
* mineros (los), zarzuela, paroles de M. Delgado, musique de M. Torregrosa, représentée à l'Eldorado de Barcelone le il mars 1899.
MOGA
MONS
* minotaure (le), opérette bouffe en trois actes, paroles de MM. Charles Clairville et Adrien Vély, musique de M. Paul Marcelles, représentée au théâtre des Galeries-Saint- Hubert de Bruxelles en novembre 1902.
*MINISTER EXTRAORDINARY (THE), Opérette, musique de M. Walcker, représentée à Indianopolis en juin 1899.
* miracle (le), légende musicale en trois tableaux, poème de M. Richard Voss, musique de M. Lothar Kempter, représentée à Zurich en novembre 1898. Les trois tableaux ont pour titres : i° Cherches; 2° Où est la vérité? 3° Aimez vos ennemis. On chercherait vainement dans l'œuvre une idée dramatique ou scénique, mais ces trois tableaux donnent une idée poétique de l'empire romain à son déclin et qui est définitivement vaincu par le christianisme triomphant. La musique, qui semble inspirée tour à tour du Par si f al de Wagner et du Christ de Rubinstein, a contribué pour sa grande part au succès de l'œuvre.
* MIS DOS MARIDOS, zarzuela, paroles de MM. Cocat et Criado, musique de MM. Santonja et Santa Maria, représentée au théâtre Comique de Madrid le 18 octobre 1900.
* misa DE CAMPANA (la), opérette, paroles de M. Pinedo, musique de M. Bellver, représentée à Valence (Espagne), sur le théâtre de la Princesse, en novembre 1901.
*MISS bouton D'OR, opérette en deux actes et sept tableaux, paroles de M. Michel Carré, musique de M. Louis Ganne, représentée à l'Olympia le 14 octobre 1902.
* MISS chipp, conte fantastique en quatre actes et cinq tableaux, paroles de MM. Michel Carré et André de Lorde, musique de M. Henri Bérény, représenté aux Bouffes-Parisiens le 31 mars 1903.
*MISS BROWN, opérette, musique de M. Charles Kohler, représentée à Linz, sur le théâtre municipal, au mois d'avril 1897.
*MISS mystique (la), opéra-comique, paroles de M. Charles Klein, musique de M. Sousa, représenté à Londres sur le théâtre de la Comédie, en décembre 1899.
*MISSISSIPI, zarzuela, paroles de MM. Paso et Garcia Alvarez, musique de M. Ruperto Chapi, représentée à l'Eldorado de Madrid le 23 juin 1900.
*MOCANA, opéra italien, musique deXavier Migoni, représenté le 26 avril 1854 à Lis-
bonne, sur le théâtre San Carlos. Cet ouvrage était joué par Miraglia, Bartolini, Figueiredo, Antonio Pruni et Mme Anaïde Castellan.
* MOI ET LA PETITE CHRISTINE, Opéra,
musique de M. Auguste Enna, représenté au théâtre Royal de Copenhague en octobre 1902.
* MOÏNA, drame lyrique en deux actes et trois tableaux, paroles. de M. Louis Gallet, musique de M. Isidore de Lara, représenté sous les auspices du prince de Monaco au théâtre-casino de Monte-Carlo le 14 mars 1897. Les interprètes étaient Mmo Gemma Bellincioni (cantatrice italienne qui pour la première fois chantait en français), MM. Van Dyck, Maurel, Bouvet, Melchissédec et Boudouresque.
* moines DU malabar (les), opéra bouffe en trois actes, paroles de M. Francis AVilson, musique de M. Ludwig Englander, représenté à New- York, sur le Knickerbocker-Théàtre, le 13 septembre 1900. L'auteur du livret remplissait un des principaux rôles de cet ouvrage.
*molinera (la), zarzuela, livret en prose de MM. Morales del Campo et Soriano, musique de M. Chalons, représentée au théâtre Romea de Madrid le 20 décembre 1900.
*MONA DE PASQUA, saynète lyrique en un acte et deux tableaux, paroles de M. José Fillae, musique de MM. Sola et Senis, représentée au théâtre Ruzafa, de Valence, en décembre 1899.
"monadero falso (el), zarzuela, paroles de M. Avila, musique de M. Paez, représentée à San Fernando le is janvier 1898.
*MONiGOTES del chico (los), zarzuelarevue, paroles de M. Navarro Gonzalvo, musique de MM. Barrera et Calleja, représentée au théâtre Moderne de Madrid en juin 1901.
* monsieur beaudau , opérette, musique de M. Fritz Baselt, représentée à Berlin, au théâtre « Sous les Tilleuls », en août 1897.
* MONSIEUR est servi, fantaisie musicale en un acte, paroles de M. Mich, musique de M. Ed. Michel, représentée au théâtre des Capucines le 22 novembre 1902.
* MONSIEUR LE PROFESSEUR, opérette, musique de M. Bêla von Ujj, représentée sur le théâtre An der Wien, à Vienne, en décembre 1903.
* monsieur LOHENGRIN, opérette en trois actes, paroles de M. Fabrice Carré, musique