PAD
SUPPLEMENT
PADR
tions et disparitions, avec ses feux de bengale, ses éclairs, ses coups de tonnerre, sa tempête, sa pluie, ses vols d'anges et autres choses semblables. Et pour caractériser le drame avec les assassinats, les meurtres qui abondent en chaque acte, il faut remarquer que l'ouvrage se termine par une apothéose qui rappelle les pantomimes des cirques. De la musique il y a peu de chose à dire, une fois admis que l'on peut donner le nom de musique à un amas de notes mal réunies entre elles, sans que jamais se détache une pensée mélodique, une phrase, une idée. L'orchestration, tout en cherchant à se montrer pleine et vigoureuse, reste vide et monotone par suite de l'abus continuel des bois et des cuivres. En somme, une œuvre absolument insupportable. »
* ORMESINDA, opéra sérieux en trois actes et cinq tableaux, paroles et musique de M. Annibale Pellizzone, représenté à Casalmonferrato le 22 février 1900. Le sujet, très dramatique et très lyrique tout ensemble, met en scène un épisode émouvant de la conquête de l'Espagne par les Maures.
*ORSOLA, drame lyrique en trois actes, paroles de M. P.-B. Gheusi, musique de MM. Paul et Lucien Hillemacher, représenté à l'Opéra le 16 mai 1902. Un drame bien noir, bien invraisemblable, bien mal écrit, sans couleur et sans intérêt, ne possédant aucune des qualités qui conviennent au genre lyrique. Une musique bruyante, écrite solidement et avec expérience, mais sans charme, sans inspiration, sans l'ombre même d'une idée musicale, et selon les plus purs principes de l'école néo-wagnérienne, par deux artistes, deux frères, qui naguère obtinrent l'un et l'autre le grand prix de Rome et qui depuis lors n'ont cessé de travailler en collaboration. C'est surtout à leurs tendances qu'on peut s'en prendre. Les auteurs de la partition dCOrsola sont dans la voie débilitante et funeste où nos musiciens se laissent entraîner depuis une vingtaine d'années et qui a produit des résultats si déplorables. Ils sacrifient l'idée au procédé, le fond à la forme, sans
vouloir comprendre que cette forme, chez eux absolument arbitraire, est à la fois antimusicale et anti-scénique, et qu'elle ne nous adonné que des œuvres sans valeur, sans saveur, sans couleur, des œuvres que le public, d'abord surpris, puis bientôt lassé, accueille avec une indifférence de jour en jour plus complète et plus accentuée. Ils ont pu s'en rendre compte par la froideur glaciale que ce public a montrée à la représentation à'Orsola, qui était jouée par MM. Dubois, Delmas, Noté, Laffitte, M,,s Aïno Ackté et Héglon.
*OSTERIA DELLA POSTA (l'), comédie
lyrique en trois actes, livret tiré par M. Cesare Gabardini d'une comédie de Goldoni qui porte le même titre, musique de M. Pietro Duffan, représentée au théâtre Royal de Malte le 27 mars 1900. L'auteur dirigeait en personne l'exécution.
*OTHON LE TIREUR [Otto der Schilts], opéra, paroles de M. Volger, musique de M. W. Rudnick, représenté à Liegnitz le 3 novembre 1898.
* ouragan (l'), drame lyrique en quatre actes, livret de M. Emile Zola, musique de M. Alfred Bruneau, représenté à l'Opéra- Comique le 29 avril 1901. Malgré la prétention orgueilleuse des deux auteurs, malgré l'étonnante vanité, vraiment curieuse, dont ils faisaient preuve dans 1' « avertissement » placé par eux en tête du programme de la première représentation, leur œuvre n'obtint et ne pouvait obtenir aucun succès. La pièce n'est qu'un mélodrame non seulement banal, mais mal fait, mal construit, et dénué d'intérêt autant que de chaleur et de poésie. La musique, pauvre, bruyante et criarde sans être sonore, mal écrite pour lorchestre aussi bien que pour la voix, absolument dépourvue d'Inspiration, n'offrait, elle non plus, aucune espèce d'intérêt. Il est inutile de s'appesantir sur une œuvre aussi vide de sens sous tous les rapports, et l'on ne peut que souhaiter aux auteurs de faire un retour sur eux-mêmes et de les voir prendre une revanche d'un insuccès flagrant et trop mérité.
*PAD ARKUNA, opéra tchèque, paroles de M. Schulz, musique posthume de M. Fibich, représenté sur le théâtre tchèque de Prague en novembre 1900.
* padre benito (el), zarzuela, paroles de MM. Sanchez Pastor et Paso, musique de M. Valverde, représentée à Séville en juin 1S97.
PAQU
SUPPLÉMENT
PARY
* PADRINO DE " EL NENE », 0 TODO POR
EL ARTE (el), zarzuela en un acte, paroles de M. Julian Romea, musique de MM. Fernandez Caballero et Hermoso, représentée à Madrid en 1S96.
*PADRONE (il), opéra en deux actes, musique de M. Dominico Bolognesi, représenté le 24 février 1897 à, San Remo, sur le théâtre du Prince-Amédée.
*PAGE (le), opéra bouffe en un acte, paroles de M. Sacha Guitry, musique de M. Ludo Ratz, représenté au théâtre des Mathurins le
* pajarita ( la ) , zarzuela , paroles de M. Flores Garcia, musique de M. Angel Rubio, représentée au théâtre Romea de Madrid en mai 1900.
* palleter ( el ) , zarzuela , paroles de MM. Royo etThous fils, musique de M.Bellver, représentée à Valence, sur le théâtre de la Princesse, en décembre 1901.
* PAMPA, opéra italien sérieux en trois actes, paroles de M. Guido Borra, musique de M. Arturo Berutti, représenté à Buenos- Ayres le 27 juillet 1897.
*panadera (la), opérette, paroles de M. Ballesteros, musique de M. Perez Soriano, représentée à l'Eldorado de Barcelone le 8 mai 1899.
*PANDORE, comédie lyrique, musique de mistress Moncrieff, représentée à Londres, dans la salle Saint-George, en janvier 1899, dans un spectacle donné par la London Organ School et l'International School of Music.
* PANTOUFLE D'ARGENT (la) [The Silver Slipper], opérette, musique de M. Leslie Stuart, représentée au Lyric-Théâtre de Londres en juin 1901.
* PANTOUFLE DE VERRE (la), Opéra-COmi-
que en un acte, musique de M. Joseph Mraczek, représenté en avril 1902 au théâtre de Briinn.
* papa de francine (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Gavault et de Cottens, musique de M. Louis Varney, représentée au
my le 5 novembre 1896.
* papa priessnitz, opéra-comique en un acte, musique de M. Charles Pigné, roprësent.; au théâtre du « Quartets Club », à Brooklyn New-York), en juin 1898.
'PÂQUES FLEURIES '(!rilne Ostern], opéracomique en trois actes, paroles de M. Henri
Bohrmann-Riegen, musique de M. Hugo Kobler, représenté au théâtre municipal de Brûnn le 22 avril 1899. C'était le début au théâtre du jeune compositeur.
* paradis DES FEMMES (le), opérette, musique de M. le baron Victor d'Erlanger, représentée sur le théâtre An der Wien, à Vienne, en janvier 1901.
*paradiso perdito (el), à-propos comico-lyrique, paroles de MM. Jackson et Merino, musique de MM. Angel Rubio et Estelles, représenté à l'Eldorado de Madrid le 17 juin
* parisienne (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Léon et Held, musique posthume de Franz de Suppé, représentée au Cari-Théâtre de Vienne le 26 janvier 1898. Malgré le talent et la très légitime renommée de l'auteur de Boccace et de Falinitza, cet ouvrage n'obtint guère plus que ce qu'on appelle chez nous un succès d'estime.
*PARRANDAS (las), zarzuela en trois actes, paroles de MM. Flores Garcia et Brianes, musique de M. Brull, représentée au théâtre Parish de Madrid le il mars 1901.
*parysatis, drame en trois actes et un prologue, de Mm° Jane Dieulafoy, avec musique de scène, chœurs et ballet de M. Camille Saint-Saëns, représenté aux Arènes de Béziers, devant 12.000 spectateurs, les 17 et 19 août 1902. Mm" Dieulafoy, on le sait, a été la collaboratrice active de son mari dans ses belles explorations archéologiques en Perse. Son long séjour en ce pays lui donna l'idée d'un roman historique qu'elle publia sous le titre de Parysatis, et c'est de ce roman qu'elle tira les éléments d'un drame écrit par elle expressément pour le vaste cadre des Arènes de Béziers et dans des conditions scéniques toutes particulières. La musique, sous forme do marches, de chœurs et de danses, tenait une place importante dans ce drame, et M. Saint-Saëns consentit volontiers ;'i l'écrire. C'est dire quelle en est la valeur, aussi bien au point de vue poétique qu'au point de vue musical, et dans les conditions grandioses où elle devait être conçue. Pour une telle œuvre il fallait un maître, un maître rompu aux formes les plus nobles et les plus pures de l'art classique, et nul plus que l'auteur de Samson et Dalila n'était qualifié sous ce rapport. Il faut signaler surtout, parmi les meilleures pages de la partition, la musique du prologue, la scène finale du premier acte, la chanson avec chœur du second, un chœur délicieux :
PASS
SUPPLÉMENT
PËGH
Prince charmant, avec ses exquises sonorités de harpes, un autre chœur : Louez Anita la pure, d'une délicatesse incomparable, un beau chant de chasseurs accompagné de trompes, et enfin les airs de ballet, qui sont d'une grâce pleine d'élégance. C'est au milieu du ballet que se trouve une véritable perle, le Chant du rossignol, inspiration toute empreinte de poésie, avec ses brèves interventions du chœur.
*PAS DE DEUX, opéra-comique, musique de M. Max Karge, représenté à Berlin, au nouveau Théâtre-Royal (ancien théâtre Kroll), en avril 1897.
* PASO A DOS, zarzuela, paroles de M. Arambilet, musique de M. Guillé, représentée à Madrid, sur le théâtre des Maravillas, le 28 juin 1899.
* PASQUA d'azzimi, opéra en un acte et deux tableaux, paroles de M. Gattesco Gatteschi, musique de M. Sauvage, compositeur italien malgré son nom de forme française, représenté à l'Arène nationale de Florence le 23 novembre 1898.
* PASQUA SULL' alpe, nouvelle musicale en trois parties, paroles et musique de M.Francesco Dandi dall' Orologio, représentée par des amateurs, dans la maison de l'auteur, le 18 avril 1896.
♦PASSION (la), mystère sacré en quatre actes et neuf tableaux, paroles et musique de M. Henri Giulietti, représenté au Nouveau- Théâtre le 24 janvier 1899. L'œuvre était en grande partie déclamée. Les deux seuls solistes étalent Mu« Avelly et Mme Telba. Les chœurs avaient, naturellement, une tâche importante.
* PASSION (la), mystère en seize tableaux, paroles de M. l'abbé Jouin, curé de l'église Saint-Augustin, musique de M. Alexandre Georges, organiste de l'église Saint- Vincentde-Paul, représenté au Nouveau-Théâtre le 14 mars 1902. Cet ouvrage contenait une partie déclamée fort importante ; la partie chantante, en dehors des chœurs, avait pour interprètes M"" Éléonore Blanc, MM. Bernaert, Daraux et Warmbrodt.
♦PASSION DU christ (la), drame religieux en quatre époques et dix épisodes, musique de M. Clay M. Grene, exécuté par les élèves du collège de Sainte-Claire, à San- Francisco, en juillet 1901. Chose singulière : dans ce drame dont le Christ est le héros et dont il devrait être le protagoniste, il n'appa-
raît pas un seul instant. On a déjà tenté plusieurs fois, à San-Francisco, de représenter la Passion ; mais l'autorité civile, sur les instances du clergé, s'y est toujours opposée, et, du reste, il paraît que l'opinion publique est elle-même opposée à la représentation de l'Homme-Dieu sur la scène. Mais cette fois, et dans ces conditions, l'ouvrage a été accueilli avec une grande faveur au cours de plusieurs exécutions.
* pater, opéra en un acte et deux tableaux, paroles de M. Mantica, musique de M. Guglielmi, représenté au théâtre Quirino de Rome le l" juillet 1899. L'apparition de ce petit ouvrage présente ce fait original que la représentation en fut d'abord interdite par la censure, sous prétexte que le livret était inspiré par les principes socialistes les plus dangereux et rempli de phrases subversives ; or, cela pouvait paraître d'autant plus étrange que ce livret était l'œuvre d'un haut fonctionnaire, simplement secrétaire du ministre de l'instruction publique. La questure n'en exigea pas moins certaines suppressions et modifications. Pour ce qui est de la musique, on signalait des tendances wagnériennes très prononcées dans une partition qui ne manque pas d'habileté, mais où la déclamation prend une place excessive, et où les voix sont étouffées sous un orchestre lourd et bruyant. Avec cela, quelques pages heureuses et décelant un talent qui donne des espérances.
"PATRON MEILLEUR (un) [Ein besserer Herr~], farce musicale, paroles de MM. Horst et Lunzer, musique de M. Gothov-Grùneke, représentée à Vienne le 19 octobre 1900.
* PAUVRE HENRI (le) [Dsr arme Heinrich], opéra, livret tiré d'une vieille légende mise en vers jadis par le trouvère Hartmann von der Aue, musique de M. Hans Pfitzner, représenté à l'Opéra royal de Berlin en septembre 1899. Bien que cet ouvrage ait été accueilli assez favorablement, la critique a émis l'avis qu'il conviendrait plutôt au concert qu'au théâtre.
* pauvre petite elsa, opéra, musique de M. Cyrille Kistler, représenté au théâtre grand-ducal de Schwerinen avril 1902. Comme dans la Muette de Portici, l'héroïne de cet ouvrage est muette.
* pêcheuse (la), fantaisie en un acte, paroles de M. Fléron, musique de M. Adolphe Stanislas, représentée au théâtre des Capucines le 15 avril 1902.