PELL
SUPPLEMENT
PERL
* PÉCHÉ VÉNIEL, opérette en un acte, paroles de M. Franc-Nohain, musique de M. Claude Terrasse, représentée au théâtre des Capucines le 16 novembre 1903.
* PELLÉAS ET MÉLISANDE, drame lyrique en cinq actes (et treize tableaux), livret tiré du drame de M. Maurice Maeterlinck qui porte ce titre, musique de M. ;Claude Debussy, représenté à l'Opéra-Comique le 30 avril 1902. La pièce de M. Maeterlinck, pièce étrange, avait été jouée aux Bouffes -Parisiens le 17 mai 1893, au milieu des rires irrévérencieux d'un public mis en joie par toute une série de naïvetés et de maladresses scéniques qui, d'une œuvre à prétentions sérieuses, faisaientune involontaire bouffonnerie. M.Claude Debussy, prix de Rome de 1884, musicien abscons s'il en fut, que certains confrères de même calibre plaçaient en chef d'une- nouvelle école, crut cependant voir en Pelléas et Mélisande un sujet excellent de drame lyrique, s'en empara et, après le travail d'adaptation nécessaire, le mit en musique, à sa manière et dans les conditions où il comprend la musique dramatique. Malheureusement, il est en retard, M- Debussy, comme beaucoup de ses jeunes confrères. Eux et lui se disent et se croient en avance sur leur temps, et ils ne s'aperçoivent pas que le temps marche et que maintenant ils sont en retard. Ils ne s'aperçoivent pas que le public est las à la fin d'entendre de la musique qui n'en est pas ; qu'il est fatigué de cette déclamation lourde et continuelle, sans air ni lumière, dans laquelle il ne trouve pas une parcelle de chant véritable ; qu'il a assez de ce chromatisme insupportable grâce auquel le sens de la tonalité disparaît comme le sens mélodique ; qu'il a soif d'entendre quelques phrases qui aient un sens appréciable, qui se déroulent d'une façon logique et rationnelle, et qui ne passent pas de modulation en modulation pour aboutir encore à une modulation. Or, le rythme, le chant, la tonalité, voilà trois choses inconnues à M. Debussy et volontairement dédaignées par lui. Sa musique est vague, flottante, sans couleur et sans contours, sans mouvement et sans vie. C'est, non pas même une déclamation, mais une mélopée continuelle et dolente, sans nerf et sans vigueur,
de parti pris et de propos délibéré,
[ièce de netteté et de précision, aussi
bien dans le dessin musical proprement dit
que dans ]r> rythme et jusque dans la me-
■ . reste toujout> et Indéterminée. Jamais une nuance, ja-
mais un semblant d'opposition dans un sens ou dans l'autre. L'orchestre lui-même, toujours uniforme, est sans caractère et sans consistance, avec ses sons constamment soutenus, avec ses éternelles tenues d'instruments à vent : cors, clarinettes ou bassons,, sans que la voix brillante, vibrante et généreuse des violons se fasse jamais entendre. Le tout dans une gamme volontairement éteinte, sourde et assoupissante. Et pourtant, la partition à la fois somnolente et incorrecte de M. Debussy (car elle était singulièrement écrite, cette partition) était joliment jouée et chantée par d'excellents interprètes: M11^ Garden (Mélisande) et Gerville-Réache (Geneviève), MM. Périer (Pelléas), Dufrane (Golaud) et Yieuille (Arkel).
*PEPE gallardo, zarzuela, paroles de MM. Perrin et Palacios, musique de M. Ruperto Chapi, représenté au théâtre Apolo de Madrid le 7 juillet 1898.
* perdita, opéra en trois actes, livret imité de Shakspeare, musique de M. Joseph Nesvera, représenté au théâtre Tchèque de Prague en mai 1897.
*pergolèse, opéra en quatre actes, paroles de M. Eugenio Checchi, traduites en allemand par M. Cari Dibbem, musique de M. Pierantonio Tasca, représenté au théâtre de l'Ouest, à Berlin, le 1" août 1898. Cet ouvrage, dans lequel se trouve mis en scène, avec Pergolèse, son condisciple Duni, élève comme lui du Conservatoire de Naples, à qui l'auteur du livret a eu le tort de faire jouer un rôle indigne de lui et d'ailleurs en contradiction formelle avec l'histoire, paraît avoir obtenu un succès très honorable. On sait que depuis la triplice les compositeurs italiens sont reçus à bras ouverts dans toutes les parties de l'Allemagne, ce qui ne veut pas dire que toutes leurs oeuvres y triomphent avec éclat, car M. Mascagni et M. Leoncavallo sont à peu près les seuls dont les succès ont été réels et prolongés.
"perla de oriente (la), zarzuela en un acte, paroles do M. Fanosa, musique de M. Hcrmoso, représentée au théâtre Comique de Madrid le 31 octobre 1901.
•perle d'égypte (la), opérette, | de M. Eugène Hetai, musique de M. I Forrai, représentée sur le théâtre h or..: Budapest en février 1899.
•perle de JADE, opérette en un acte, paroles de M. Alban de l'olhùs, mus
PETI
SUPPLÉMENT