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TONN

SUPPLEMENT

TOSG

*TIRFING, opéra, musique de M. W. Stenhammer, représenté au théâtre Royal de Stockholm le 9 décembre 1898.

*TIRZA, opéra sérieux eu quatre actes, paroles de M. Eliodoro Lombardi, musique de M. Francesco Lombardi, représenté à Milan, sur le théâtre Carcano, le 13 juin 1897.

*titania, drame musical en trois actes, paroles de MM. Louis Gallet et André Corneau, musique de M. Georges Hue, représenté à l'Opéra-Comique le 20 janvier 1903. Hélas ! d'un sujet tiré de la vieille légende de Huon de Bordeaux, où Shakspeare avait trouvé la matière d'un chef-d'œuvre plein de couleur et de poésie, les auteurs du livret de Titania n'ont extrait qu'une pièce insipide, sans action, sans mouvement et sans intérêt, une pièce plus bizarre encore que nulle, et d'ailleurs parfaitement incompréhensible. Ce livret est aussi fâcheux que celui d'Oberon, qui pourtant inspira jadis à Weber un vrai chef-d'œuvre. M. Georges Hue, qui n'est pas Weber,. mais qui est loin de manquer de talent, y a cependant trouvé les éléments d'une partition très intéressante, vraiment distinguée, écrite avec style, inégale sans doute et conçue d'une façon trop systématique, mais décelant un artiste bien doué et qui. s'il voulait obéir à son tempérament naturel et se délivrer de certains principes funestes, pourrait donner véritablement une œuvre. Plusieurs pages de cette partition sont empreintes d'une poésie sincère, et si l'inspiration n'en est pas toujours d'une nouveauté absolue, elle est loin de manquer de grâce, de couleur et d'élégance. Mais le texte qui lui avait été confié n'a pas trouvé grâce devant le public, et, comme il arrive trop souvent, le musicien a pâti des fautes de ses collaborateurs.

*TOBlE, «mystère» en quatre épisodes, poème de M. Paul Collin, musique de M . Charles Silver, exécuté à Marseille, dans la salle Valette, en février 1902.

'TONNELIER DE NUREMBERG (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Charles Nuitter, musique de Louis Lacombe. Cet ouvrage intéressant, qui jusqu'à ce jour reste inconnu en France, a été représenté sur le théâtre municipal de Coblenz, le 7 mars 1897, plusieurs années après la mort du compositeur sous le titre de Meister Martin und seine Gesellen. La traduction allemande avait été faite par M. Hugo Riemann, et les interprètes principaux étaient MUe Alberti et

MM. Gaeszner, Bœrner, Demuth et Landauer. Le succès fut très vif.

* TOREADOR (le), opérette en trois actes, paroles de MM. Tanner, Nicholls, Ross et Greenbank, masique de MM. Ivan Caryll et Lionel Monckton, représentée au Gaiety- Théâtre de Londres en juin 1901. L'action, selon le titre, se passant naturellement en Espagne, on a reproché à la musique, assez brillante d'ailleurs, de se souvenir un peu trop étroitement de certain chef-d'œuvre bien connu sous le titre de Carmen.

*TOROS DEL SALTILLO. zarzuela, paroles de M. Prieto, musique de M. J. Valverde fils, représentée au théâtre Apolo de Madrid le 29 avril 1898.

* TORRE DE BABEL (la), zarzuela, paroles de M. Jimenez Prieto, musique de M. Quinito Valverde, représentée au théâtre Romea de Madrid en octobre 1897.

*TOROS DE PUNTAS, zarzuela en un acte, musique de M. J. Hernandez, représentée récemment en Espagne.

* TORTILLA AL RON, zarzuela, musique de M. Hermoso, représentée en 1896 sur l'un des théâtres de Madrid.

* TOSCA (la), opéra en trois actes, livret tiré du drame de M. Victorien Sardou par MM.GiacosaetLuigilllica.musiquedeM.Giacomo Puccini, représenté à Rome, sur le théâtre Costanzi le 14 janvier 1900. Cet ouvrage d'un des membres les plus actifs et les plus distingués de la jeune école musicale italienne était ainsi apprécié, dans son ensemble, par un critique italien : « Pour ce qui est de la musique, on dirait que Puccini, en tâchant d'éviter la manière de la Bohème, est revenu, avec Tosca, h la conception dramatique d'Edgar et de Manon, reprenant ainsi une voie plus sérieuse. Sa personnalité mélodique reste intacte et sa personnalité musicale s'accentue davantage. La technique, relativement aux œuvres précédentes, s'est améliorée sous tous les rapports ; l'instrumentation est délicate, fine et sans affectation. L'œuvre pourra être discutée comme forme d'art, elle pourra ne point contenter parfaitement ceux qui espèrent un renouvellement de notre théâtre mnsical, mais il est indéniable que Puccini reste une des individualités les plus marquantes, une des meilleures promesses de la jeune musique italienne. » Interprètes de l'œuvre : Mme Dardée, MM. De Marchi, Giraldoni. Borelli, Giordani et Galli. — Le 13 oc-

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