FAITS
FAMEUSE
Faits (les) et Dits de Jehan Molinet, par le traverseur des voies périlleuses (Jeh. BoucHBT). Paris, 1531, in-fol. goth.
Faits (des) et Gestes du pape Jules lU, et ce qui se peut espérer de ce concile, lequel il prétend recommencer à Trente, là où sont découvertes les pratiques et menées papales par lesquelles ce pape cuidoit abuser le monde sous la couverture du nom de concile ; traduit en françois de ritalien (de Pierre-Paul Vbrgerio). i55i,
Faits (les) et Gestes du preux Godeflfmy de Boulion, et de ses chevaleureux frères Baudouin et Eustache, issus de la noble lignée du chevalier au Cyne, avec leur généalogie; aussi plusieurs cronicques et histoires tant du roy sainct Loys que de
filusieurs autres chevaliers (le tout traduit, 'an i499, du latin du • Spéculum historiale » de Vincent, de Beauvais, de l'ordre des Frères Prescheurs, par Pierre Desrb y). Paris, Nicolas Chrestiet^^ s. d., in-4.
MaiUaire cile uoe édition de 1 500, loos le même titre. Voyei le mot « Généalogie », et pour le déltil des différentes éditions Bmnet, t Manuel dn libraire >, 5a éd., Ut col. 1636 et 1697.
Faits (des) et non des mois ; sur Napoléon 1", empereur dos Français. (Par P.- C. Legomte.) Paris, Rondonneau, 1801, in-8.
Faits et notions magnétiques. (Par le comte DE LuTZEBOURG.) Strasbourg, 1788, in-8, 99 p.
Faits historiques relatifs à la ville de Douai. (Par P.-A.-S.-J. Ploitvain.) Douai, imp. de Deregnaucourt, 1810, in-lz.
Réimprimé en 1828 sons ce titre : « Ephémérides historiques de lai ville de Dooai. Sec. édit. oorr. et aagm. de faits inédits >. Douai, Deregnaucourt, in-lS.
Faits illustres (les) des monarc[ues français, depuis l'origine des Gaulois jusaues et y compris le règne de Louis XVIII.
(ParJ.-P.-R.CuisiN.) Parw, Masson. 1824, 2 vol. in-i2.
Faits inédits des événements de juin, à Paris, par un détenu politique échappé aux persécutions (Th. Beghin). Liège, Charron, 1848, in-8, 12 p.
Presque tous les exemplaires de cette brochure ont été siisis à la Trootière el détruits par ordre du gouvernement français. Ul. G.
Faits mémorables advenus depuis Pbaramond... jusques à l'an 1557... (Par Jean DU TiLLET.) Lyon, B. Rigaud, 15*77, in-12.
Même ouvrage que la « Chronique des rois de i^rance i.Voy.lV, 598, b.
Faictz (les) merveilleux de Virgille. (A Ja fin) : Paris, Guillaume Nyoerd, pet. iD-8, 16 p.
Réimpression faite en 1831, à Paris, cKe% Pinard, par les soins de G. V. (G. Veikâkt), el tirée â 42 exempl.
Faits militaires du capitaine Druge, de Vienne. Vienne, imp, de Timon, 1839, in-8, 19 p.
Cette biographie militaire, rédigée par 11. A. F. (Adrien Fiytado), d'après les documents fournis par le D' Bmge, neveu dn capitaine, avait paru d'abord dans la c Revue de Vienne », t. 11, p. 143-1S4.
Faits (des) opposées à des mensonges, ou Réponse à un libelle intitulé : « Confidences de l'hôtel Bazancourt, par M. Pigeon ». (Attribué à René-Charles Gcilbert nE PixERËGOURT.) Paris, imp. d'Evérat,
Faits qui ont influé sur la cherté des grains en France et en Angleterre. (Par Louis-Paul ABEILLE.) Paris, 1768, in-8, 48 p.
Faits qui servent de base à a la Prévention nationale ». (Par Rctip de La Bretonne.) Genève et Paris, Regnault, 178 i, 2 vol. in-12.
C'est la troisième partie de c la Prévention nationale • . Voy. l'ouvrage de Moniselet sur Rétif 1 a U Bretdkine, Paru, 1854, iu-18, p. 141.
Fakir (le), conte en vers. (Par E.-F. de Lantier, publié par Alex.-Barth.-Laur.
Grimod de La Reynibre.) ConstantinopU, 1780, in-8.
D'après Quérard, c'est à tort que cet ouvrage a éii attribué k Lantier.
Falsification (de la) du pain, contenant le détail des substances introduites dans les farines de qualité inférieure pour obtenir du pain plus blanc... (Par Ch.-Jo5. de Mat.) Vilvurde, de Mat, 18o4, in-18, 13 p. J. D.
Fameuse (la) Comédienne, ou Histoire de la Guérin, auparavant femme et veuve de Molière. Francfort^ chez Frans Rottenberg, marchand libraire, 1688, in-12, 89p., plus 3 p. contenant les portraits en vers de nuit comédiennes du théâtre Guénégaud.
Dans la première édition de ce Dîclionnairt, n° 8G72 (premier supplément), sous le Ulre des • Intrigues amoureuses de M.... (de Molière) et de mad... (Guérin). son épouse », Dombes, 1690, in-8, j'avais placé cette note :
« Lancelot et l'abbé Lebœuf croyaient cet ooirr^e de Blot (1) ou du célèbre La Fontaine. » (Note tirée
(1) Il faut laisser de côté Blot, iiaron de Gkavigu). chsinsonnier de la Fmnde, puisque l'on sait Maintenant qu'il était mort eu 1055 (J. Bounassies. p. li;.
FAMEUSE
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«les Stromales de Jamel le Jeane. par l'abbé de Saint- Uger.)
M;is depuis j'ai trouvé dans le c Glaneur fraoçoîs », 1736, tome II, pa^e 8, un article sur Guérin d'Etriché, dans lequel on parte de 1' < Histoire de la Molière » y h présent femme de Guérin , par Teu M»* Boudin, qui avait élî elle-même comédienne de campagne.
* Jusqu'à ce qu'il nous arrive des rensei^piemenls plus précis, M°>' Roudin peut donc être considérée comme anteur de la < Fameuse GomédieuDe a.
Od lira peut-être ici avee quelque intérêt des détails sur les dtSérentes éditions de cet ouvrage ; je les dois à M. Beffara. avantageusement connu par 1' c Esprit de Molière «, Paris, 1777, S vol. in-iâ, et par la « Dissertation sur J.«B. Poquelin- Molière, sur ses ancêtres, l'époque de sa naissance, qui avait été inconnue jusqu'à présent, etc. » Parit, Vente, 1821. in-8.
Les deux premières éditions sont conformes entre elles, e&eepté qu'on a fait des chanjferoents à la seconde dans une grande quantité de phrases, parties de phrases, ou même de mots seulement.
La troisième édition paraît avoir été faite d'après la seconde : mais on n'y a point compris ce qui, dans la c Famease Comédienne *, aux pages 30 à 32. et dans les « Intrigues amoureuses >, aux pages 37 à 40. est relatif aux amours du duc de Bellegarde et de Baron.
Il y a été fait encore d'autres changements, et on a pris plusieurs phrases, parties de phrases on mets seulement, soit' dans la première édition, soit dans la sdconde, qu'on avait sûrement sous les yeux.
Dans le tome IV des « Pièces intéressantes et peu connues pour servir à l'histoire et à la littérature », par de La Plar«, Paris. Prault. 1785, in-l2, on trouve, pages 175 à 184. ce qui suit :
c Conversation intéressante entre Molière et son ami Chapelle », tirée d'un petit livre devenu trèsrare, intitulé : « les Intrigues amoureuses de M*** (Molière) et de son épouse », à Bombes, lti00,'in-12.
La Place dit en note, à la page 178 : « Nous avons pensé, dans ce qui va suivre, ne devoir rien changer aox expressions du diali^e. ne fût-ce que ponr montrer ce que le courant d'un siècle peut apporter d< différence dans le style d'une nation dont la Uofne était regardée comme fixée.
On croirait, d'après cela, que La Place a copié littéralement la c Conversation » dans la seconde édition, intitulée : les < Intrigues amoureuses », 1G90. 120 pages; mais il est certain que non, puisqu'il y a beaucoup de différences. Il ne Ta pas copiée non plus dans l'édition intitulée : « Intrigues de Molière et de sa femme », en 88 inges.
Dans les trois premières éditions on termine la. « Conversation » en disant qoe t Chapelle se retira et « laissa Molière, qui rêva encore fort longtemps aux « moyns d'amuser, d'apaiser sa douleur ». Et la copie de La Place se termine ainsi : « Mats, dit-il en « s' interrompant tout à coup, j'aperçois Jonsac et « Desharreaux qui nous arrivent... Allons noui mettre
* k table, mon ami, et commencea par ce qui vous a < déjà plusieurs fois réussi, c'est-à-dire par vous « relâcher sur Tanstérité de votre triste et maudit
* régime. Imitez-nous enfin, quoique de loin, et parc Ions de choses plus gaies. »
On doit donc^enser que c'est sur une autre édition des • Intrigues amoureuses ■, faite encore à Dombes en 1690. tB-12, que La Place a pris et copié littéralement la c Conversation », et qoe par conséquent relte édition est la quatrième.
Lancelot et Tabbé Lebœuf ayant pensé que la < Fameuse Comédienne » était de Blot ou de La Fontaine, Blot ne serait-il. pas l'auteur des changements faits pour la seconde édition en 120 pages, et plus particulièrement pour la troisième en 88 pages, ou pour la quatrième ?
On ne peut croire que cet ouvrage soit de La Fontaine; il est indigne de lui, et il n'était pas capable d'insulter, par un pareil libelle, aux mânes de Molière» qui avait toujours été son ami (1).
Il serait intéressant de savoir quelle était cette M"** BouDin, comédienne de campagne, que le « Glaneur » indique comme l'auteur de la « Fameuse Comédienne ».
On voit dans la c Bibliothèque des théâtres » , dans les * Recherches sur les théâtres », dans les « Tablettes dramatiques », dans le c Dictionnaire de Léris », par un manuscrU particulier contenant des noms de beaucoup d'auteurs de pièces représentées au Théâtre- Français, etc., etc., qu'il y a en un A. P. P. Châteauneuf, qu*on croyait avoir fait partie de la troupe des comédiens de M. le Prince, et qui était auteur de la c Feinte Mort de Pancrace ». comédie en nn acte et en vers de quatre pieds, donnée par cette troupe en 1663. Ce Chftteauneuf n'a jamais joué sur le théâtre Gnénégaud. On ne parle ni de lui ni de la pièce dans r c Histoire du Théâtre-François » de Parfait.
Dans la < Fameuse Comédienne » on voit, page 18, qu'il y avait (quelques années après le mariage de Molière) un Chdteauneuf portier, et dont la femme ouvrait les loges à l'hôtel de Guénégaud, Cette femme, < qui avait assez vu le monde pour en pouvoir parler », fut pendant plusieurs années la confidente de M»>* Molière ; elle était bien instruite de toutes ses aventures, principalement de ses liaisons avec Dnboulai après la mort de Molière ; elle joue nn grand réle, par ses conseils, dans la c Fameuse Comédienne » (pages 18 à 66) : mais ces deux dames se brouillèrent, et n'étaient point raccommodées lors de l'impression de cet ouvrage en 1688.
Ce Châteauneuf, de comédien de M. le Prince, serait-il devenu portier du théâtre de Gnénégaud ? Ce qui ne serait point étonnant.
On avait d'abord pensé qu'il pouvait avoir épousé une demoiselle Boudin, ancienne comédienne de province, et que celle-ci. après sa brouillerie avec M"** Molière, aurait comitosé la « Fameuse Comédienne », pour se venger de ce qu'elle n'avait pas toujours voulu suivre ses conseils, ou pour tout autre motif : mais, comme cette Châteauneuf ne joue pas un trop beau réle et n'a pas été peinte sous de trop belles couleurs dans la c Fameuse Comédienne » (pages 18 à 36), on a été obligé d'abandonner cette idée et de croire que la Châteauneuf et M°*« Boudin sont deux personnes distinctes, et il est impossible de se procurer d'autres renseignements snr ces deux dames (2).
(1) M. Paul Lacroix, dit M. J. Bonassies. p. xii, a étonné bien des gens en employant sa vaste érudition à soutenir le contraire. A l'appui de son dire, il accumule des hypothèses et des affirmations qui semblent peu solides ou téméraires.
(2) Jamet le jeune demanda un jour au fils de Jean Racine si son illustre père n'avait pas eu part à l'ouvrage que j'attribue à cette dame ; le fils ne répondit ni oui, ni non (Slromates. t. H). (Note ajoutée à l'article Bondindans la table.de la 2* édit. du t Dictionnaire des anonymes ».)
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