XVI NOTICE BIOGRAPHIQUE
sa c Dissertation sur les traductions françaises de Tlmitation de J. G.^ • et son « Supplément à la correspondance littéraire de Grimm. »
En effet, il sut toujours trouver le temps de revenir à ses études chéries, quiontfait le bonheur de toute sa vie; c*est ainsi qu'outre les autres ouvrages qu'il fit paraître^ comme auteur et comme éditeur, et dont on trouvera la liste à la suite de cette notice^ il ne cessa de coopérer, dès 1796^ à différents journaix littéraires. L'utilité fut constamment le but de ses travaux comme de ses recherches bibliographiques ; il aimait à se rappeler qu il avait signalé de nombreux plagiats, qu'il avait découveit et relevé diverses erreurs littéraires, et qu'il était parvenu à retrouver et à publier des pièces que Ton croyait entièrement perdues» telles que la « Ballade de La Fontaine sur Escobar, » la c Lettre de J.-J. Rousseau à Grimm, 9 quelques a Opuscules de Voltaire et de Gondorcet» » le « Mémoire inédit de Louis XIT sur Finconduite du marquis de Barbezieux, b etc., etc.
11 entretint une correspondance littéraire avec les savants les plus distingués de la France, de la Suisse, de l'Italie, de la Belgique» de TAUemagne et de TAngleterre. Un grand nombre de personnes le consultèrent aussi trèssouvent, et il répondit toujours à chacune d'elles avec une complaisance peu commune et une étendue de savoir qui faisaient chérir sa personne et admirer ses rares connaissances.
a Quoique sérieusement occupé, notre savant bibliothécaire» ainsi que Ta remarqué M. Tourlet (1), accueillit toujours de très-bonne grâce toutes les personnes que leiu*s affaires, ou même la curiosité, amenaient vers loi. Les hommes lettrés et les amateurs pouvaient en être reçus avec une haute dis*^ tinction; mais en général, tous ceux qui le visitaient s'en retournaient charmés des agréments de sa conversation, de la douceur de son caractère et de Turbani té de ses mœurs... Il se montra toute sa vie doué d'une belle âme» d'un esprit droit, d'un cœur facile à s'épancher» citoyen probe, philosophe aimable, homme de lettres sans jalousie» savant modeste et laborieux» écrivain impartial» critique habile, mais exempt de toute passion haineuse. La générosité, Thonneur et la délicatesse des sentiments ne furent pas chez lui des vertus empruntées, mais un don de la nature. Il sacrifia constamment son intérêt à ses devoirs ; il fit le bien sans ostentation. Il servit ses amis, ou ceux qui lui étaient recommandés, avec tout le zèle dont il était capable» et souvent par des démarches qu'il se serait épargnées pour luimême. »
a Personne aussi» d'après le témoignage de M. A. Mahul (2), ne fut plus
(1) Voy. < Moniteur» du 3 janvier 1826.
(2) Tome VI de 1' « Annuaire nécrologique >, année 1825| p. 7-19.