‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 4)Chapitre 206 sur 351 · CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

CHRISTIANISME

CUUISTOPHE

sa « Philosophie da xviii* siècle t . (Cette réfntation a paru dans le « Ifa^^in encyclopédicpie • , naméro de mai 1805.) Labarpe tonlient, d'après Voltaire sans doate, que le « Christianisme dévoilé » est de Dami- LAViLLE.Aren croire, le dépAt des exemplaires de cet oavrage était chez le même Damilaville ; ce qni m'a fait faire ces réflexions : c Celte seale circonstance me ferait révoquer en doate rasserlion de M. La Harpe. Il est peu vraisemblable en effet qne l'antenr da c Christianisme dévoilé M ait venda lai-mème son ouvrage ; d'ailleurs cenx qui l'ont la avec attention y ont trouvé le style et les principes de l'auteur de la t Contagion sacrée «, de !'« Essai sur les préjugés r, du « Système de la nature ». et de beaucoup d'autres ouvrages du même genre, anonymes et pseudonymes. C'est la judicieuse réflexion du tbéol<^ien Bergier, dans la préface de son * Examen da matérialisme ».

» Bergier avait raison. Je pais assurer que le «Christianisme dévoilé » est la première production philosophique de l'auteur 'du c Système de la natare ». Il en avait confié le manuscrit i un militaire de ses amis (M. de Saint-Lambert), pour le faire imprimer à Nancy, oii les affaires de cet ami l'appelaient. Celui-ci s'acquitta de la commission et l'ouvrage fut en effet imprimé dans cette ville par un libraire nommé Le Clerc, tété chaude, et dont l'indiscrétion fut bien près de compromettre l'aulenr da livre et l'ami à qui il en avait confié le manuscrit. Les deux premiers exemplaires de l'imprimé furent adressés par Voltaire à Damilaville ; et c'est an fait également certain et connu d'un grand nombre de gens de lettres, que tons les exemplaires arrivés à Paris à cette époque y avaient été apportés et introduits par plusieurs officiers du régiment du roi, alors en garnison ft Nancy. Nous citerons, entre plusieurs autres officiers de ce régiment, M. de VJUevielie. ami de Voltaire, de Condorcet. etc. Damilaville n'en a jamais vendu un seul« et il a même eu beancoup de peine à en procurer un exemplaire an baron d'Holbach, qui l'a attendu longtemps. »

Voilà un fait détaillé avec toutes ses circonstances, et il me parait mériter plus de créance que l'assertion de Voltaire, qui se faisait un jen d'attribuer certains ouvrages philosophiques à des vivans on à des morts. N'a-t-il pas en effet attribué île Dîner du comte de Bouliinvilliers » et « le Militaire philosophe » à Saint-Hyacinthe, « l'Ingénu » et t la Théologie portative » à l'abbé du Laurens, anteor du t Compère Mathieu », à Damilaville lui-même un « Eclairdssement historique à roccasion d'un libelle calomnieux contre l'Essai sur les Mœurs et l'Esprit des nations? » La plupart de ces écrits sont de Voltaire : la c Théologie portative » est du baron d'Holbach; Saint-Hyactnihe est mort en 1746. L'abbé da Laurens n'est mort que vers l'année 1707. L'autorité de Voltaire est dope nulle dans des* déclarations de ce genre ; seulement on peut l'en croire lorsqu'il affirme qa'il garde le secret à des auteurs vivans, et cela pour ne pas armer la langue de la calomnie et la main de la persécution. Voyez la « Correspondance de d'Alembert », t. LXVIH, p. 318, édition in-8 de Beaumarchais, et ci-dessus « le Cathécumène », col. 535, e.

On cite une lettre da 20 décembre 1766, dans laquelle Voltaire nomme Damilaville comme l'aoteur du c* Christianisme dévoilé », mais sa lettre à d'Alembert, en date du 31 du même mois de la même année, renferme ce passage : « Je sais qui a fait « le Christianisme dévoilé », « le Despotisme oriental », c Enoch et Elie », etc., et Je ne l'ai jamais diti. » Ce dernier témoignage n'est-il pas plus fort que le premier, snr-

tout aux yeux de ceux qui connaissent le vfritjhle !ear da < Christianisme dévoilé ? »

L'abbé Morellet, dans ses Mémoires qui ont pan en 18S1, ajoute une nouvelle preuve à celles qne je viens d'alléguer, puisqu'il dit positivement qne le bar^ d'Holbach, ainsi que le public l'a so depuis, était l'auteur da « Système de la nature», de c laPoliiiqac naturelle », et du « Christianisme dévoilé », etc.. etc. Voyez t. I, p. 1 33.

Les notes mises par Voltaire en marge d*an eseatplaire du « Christianisme dévoilé », ont été recneillîes tontes pour la première fois par Beucfaotdans son édition de Voltaire; on les retrouve dans le Voltaire publié par M. Georges Atenel, t.* IV, p. 743.

Christianisme (le) éclaircl sur les différends du temps en matière de quiétisme... par l'abbé db *** (J.-Baçt. de Chbvbemont}. Amsterdam, 1700, in-8.

Voyez une réponse à cet ouvrage, dans la préfsce de la I Théologie réelle » (par P. Poiret). g 4, p. 190 et suiv.

Christianisme (du) et do son culte, contre une fausse spiritualité. (Par Chas- SANis.) Paris, Moutardier, 4802, in-12.

Christianisme (le) et la philosophie.

Réponse à la critique faite par M. Saisset contre a l'Introduction philosophique à rétude du Christianisme » de Mgr Tarchevôque de Paris (Affre), par M. A. B. (Augustin Bonnetty). Parw, W aille, 1845, in-8, 40 p.

Extrait des « Annales de philosophie chrétienne. > Voy. « Supercheries, », I, 153, fr.

Christianisme (le) raisonnable... Voyez : a Que la religion chrétienne est très-raisonnable.... »

Christianisme ( lo ) réformateur du monde, suivi de pensées religieuses et morales, par M"» L. J. (Louise Jamiie, née Laguesse). Liège, Dtsoery, 1850, in-8, 233 p. Ul. C.

Voy. c Supercheries », II, 792, e.

Christine, reine de Suède, tragédie en trois ^ctes, par L. B. D. R. S. C. (le baron DE Reveroxi Saint-Cth). Paris, Lorquet, 1816, in-8.

Voy. « Supercheries », 11, G95, f.

Christophe Colomb , drame en sept actes et clix-sept tableaux. (Par Gustave Pradelle.) Paris \ typographie Walder , 1867, in-12, 28*p.

Publié en 1869 chez Lemerre avec une nouvelle couverture portant le nom de l'auteur et une préfiice de 8 p. signée Gustave Pradelle.

Christophe Colomb ou l'Amérique decouverte, poème en vingt-quatre chants, |)ar un Américain (Bourgeois, de la Ro. chelle). Paris, Moutard, 1773, 2 vol.

in-8.

Voy. f Supercheries », I, 299, f.

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