‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 4)Chapitre 5 sur 351 · NOTICE BIOGRAPHIQUE. IX · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE. IX

rent de chercher un nouveau local. L'hôtel de Crol, rue du Regard, ayant été désigné, les livres y furent transportés, et Tannée suivante, le même ministre nomma H. Barbier conservateur du dépôt provisoire de la bibliothèque du Directoire. Il continua à rechercher dans les dépôts littéraires les livres qui manquaient à cette bibliothèque. En peu de temps, elle fut composée de plus de trente mille volumes.

Pour avoir une idée des peines et des travaux occasionnés par le choix et la rëuniond'un nombre aussi considérable délivres, il faut se figurer Timmense quantité de volumes de tous les genres, contenus dans les seuls dépôts de Paris (on les a toujours portés au moins à 1,500,000) ; il faut se représenter aussi la confusion que cette multitude d'ouvrages avait dû engendrer, la nécessité de parcourir des yeux plus de douze cents bibliothèques, dans lesquelles les mêmes articles étaient répétés, la difficulté enfin de trouver ce qu'elles pouvaient contenir de bon, et de le séparer d'avec ce qui était médiocre, inutile et souvent incomplet.

Sans exclure aucun des bons livres qui font partie du système des connaissances humaines, M. Barbier s'attacha spécialement, dans la formation de la bibliothèque du Directoire, à ceux qui concernaient la philosophie, la morale, la politique, le droit public, Tadministration, le commerce» etc.

A peine en eut-il terminé le catalogue, qu'il se vit forcé de se livrer à de nouveaux travaux.

£n 1799, peu de temps après le 18 brumaire, les consuls arrêtèrent qu*il serait choisi, dans la bibliothèque du Directoire, des livres pour leur usage personnel, et que le reste formerait celle du Conseil-d'État.

En efTet, le premier consul prit les livres d'histoire et d'art militaires ; Cambacérès déclara que son iatention était d'avoir les meilleurs ouvrages de droit public, de législation, de littérature et d'histoire ; le consul Lebrun et Tex-consul Sièyes firept également des choix en rapport avec leurs études.

M. Barbier fit encore de nouvellesrecherches pour former labibliothèque du Gonseil-d'£tat, dont il fut nommé bibliothécaire en 1800. Transportée au château des Tuileries, elle fut alors placée dans un très-beau local, auprès de la salle des séances du Conseil.

Après trois années de travail, il publia le catalogue de cette bibliothèque^ Sorti des presses de Timprimerie du gouvernement, cet ouvrage, tiré à un petit nombre d'exemplaires, fut, malgré quelques imperfections, favorablement accueilli des savants français et étrangers ; ils y trouvèrent le fruit des nombreuses recherches sur les anonymes, dont son auteur s'était occupé depuis plusieurs années. M. Barbier suivit pour ce catalogue, ainsi que pour tous ceux qu'il rédigea plus tard^ le classement méthodique des ouvrages, qui présente beaucoup plus de difficultés, mais aussi plus d'avantages que

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