‹ Dictionnaire des ouvrages anonymesChapitre 2 sur 333 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

De nombreux catalogues de ventes publiques, rédigés avec intelligence par les grands libraires de Paris, nous ont également fourni des renseignements très utiles.

Nous avons laissé de côté des ouvrages consacrés à la seience des anonymes, tels que le travail de M. Robert sur les anonymes et les pseudonymes de la Provence et celui du P. Sommervogcl sur les anonymes des écrivains appartenant à la Compagnie de Jésus. Notre œuvre, nos recherches devaient rester indépendantes de celles auxquelles se sont livrées ces deux éminents bibliographes.

Nous devons témoigner notre reconnaissance à des bibliophiles qui ont bien voulu nous apporter un précieux concours. Nous ne saurions trop louer le dévouement aussi actif qu'éclairé de M. Henri de l'isle qui nous a signalé de nombreux ouvrages provoquant de sa part des notes où se révèle une érudition bibliographique aussi judicieuse que solide.

Adressons aussi tous nos rcmerciments à M. Ladrague, de Moscou, qui nous a fourni de fort utiles renseignements sur une portion de la bibliographie bien peu connue en France et relatifs aux livres publiés en Russie ou en Pologne.

La seconde partie de notre travail concerne les pseudonymes. Nous nous sommes attaché, comme nous l'avons fait précédemment dans l'édition Daffis, à recueillir des pseudonymes antérieurs au XIX e siècle, partie que Quérard beaucoup plus au fait de la littérature contemporaine que de celle antérieure à l'an 1700 avait à peu près laissée de côté. Nous nous sommes rencontré quelquefois avec M. Georges d'Ileylli (encore un nom supposé) qui, dans son Dictionnaire des Pseudonymes dont une édition nouvelle a paru en 1887 s'est occupé surtout des pseudonymes parisiens, signalant le nom supposé adopté par un grand nombre d'artistes dramatiques ou servant de signature à des articles de journaux qui, pour la plupart, ont cessé de paraitre. Nous avons indiqué également les auteurs supposés de divers écrits plus ou moins connus. Ce genre de supercherie littéraire s'est surtout montré dans l'antiquité çt au moyen âge, époque où la critique littéraire était complètement nulle.'' Il y aurait dans ce genre un travail considérable à faire, mais il n'entrait dans notre plan que d'en fournir quelques exemples.

Nous avons à l'égard de plusieurs pseudonymes, donné quelques démils

PREFACK.

IU

de bibliographie qui offriront intérêt, nous l'espérons du moins, et ensuite un aperçu sur diverses supercheries littéraires ou typographiques.

Les livres imaginaires, qui rentrent dans la catégorie des supercheries, et qui ne portent en général aucun nom d'auteur, nous ont paru devoir être signalés et nous nous sommes fait un plaisir de reproduire une notice fort curieuse sur les devises qu'ont choisies pour déguiser leurs noms de nombreux poètes du XVT siècle; elle est l'œuvre de M. Gustave Mouravit dont les travaux bibliographiques jouissent avec raison d'une haute estime.

Le nombre des ouvrages anonymes ou pseudonymes qui restent encore en mystère est des plus considérables ; nous en avons recueilli sans prétendre choisir, une assez grande quantité et nous faisons appel à la bonne volonté de; amis do ce genre d'études pour arriver à la solution de quelques-uns de ces problèmes.

Nous aimons à espérer que ce supplément sera accueilli avec bienveillance par le public spécial auquel nous l'adressons ; qu'ils en reconnaîtront l'utilité et qu'ils tiendront compte des longues et pénibles recherches qu'il a exigées.

Page 1