‹ Dictionnaire des ouvrages anonymesChapitre 298 sur 333 · IV. La juive du Château - Trompette · texte numérisé non relu

IV. La juive du Château - Trompette

Lccy, 1887, 3 vol. in-12.

PRADKL (Abraham du). [Nicolas dk Blkgnv].

Le Livre commode des adresses de Paris.

Blegny était un pharmacien qui. en publiant sous un nom suppose un répertoire des adresses de Paris, avait pour but principal de faire connaître les médicaments qu'il voulait vendre au public. Sa carrière Tut agitée, il fut arrête a Augers. et resta 8 ans prisonnier au château. Rendu a la liberté, il se retira a Avignon, alors terre papale, ct f mourut en lltt. a I âge de 80 aus.

Le livre que nous devons a ce triste personnage est curieux a plus d'un titre.

L'auteur prit le titre d'astrologue Liounois dans la première édition qui avait pour titre : » Les adresses de la ville de Paris, avec le trésor de* almanacUs, livre commode, en tous lieux, en tous temps ct en toutes conditions ».

De Blegny n'était pas Parisien. Nous ignorons, d'ailleurs, le lieu et la date de sa naissance : on peut supposer qu'il était originaire de Lyon.

Il débuta par divers ouvrages de médecine, œuvres de charlatanisme dont le succès fut assez grand. Il se lit ensuite journaliste médical ct sous le titre Je: « Nouvelles découvertes dans toutes les parties de la médecine ». il se mit a publier, en 1679. une sorte de gazette mensuelle qui tint ce qu'elle promettait. Toutes les découvertes étaient passée* en revue, mais bien entendu l'auteur ne vantait que les remèdes dont la vente devait lut rapporter quelques bcnè.ices.

Des plaintes s'élevèrent et. par arrête du Conseil en mi, il fut enjoint a de Blegny de cesser la publication de son journal ; mais cette interdiction n'eut pas de suites, de Blegny avait eu l'art de se I concilier quelques protecteurs puissants parmi le>- 1 quels lierait le propre frère du Roi. le duc d'Orléans, qui autorisa de Blegny a mettre sur sa boutique « Chirurgien ordinaire du corps de Monsieur ». Toutefois, des ordres plus formels le forcèrent, en 1083. a interrompre la publication a Paris de son journal qu'il transporta en Hollande, pays qui était alors le refuge de tous les écrivains brouilles avec la police française.

Un médecin de Niort nommé Gautier, éditait a | Amsterdam ce que lui envoyait de Blegny. On trouvait dans cette gazette toutes sortes de choses, des pièces de vers mêlées a de petits traites de médecine, des chansons avec leur musique, des nouvelles politiques, le tout mêle de beaucoup de méchancetés.

Pendant ce temps, Blegny faisait a Paris des cours de chirurgie et de pharmacie; il s'attira ainsi la haine de la Faculté irritée de voir un intrus empiéter avec arrogance sur son domaine.

Les ouvrages de médecine de Blegny sont tombes dans le plus profond oubli et «e méritent nullement d'en être retire*, mais le « Livre commode » mérite un meilleur sort. C'est ce qu'a très bien compris un f savant auquel tout ce qui concerne Paris a la fin da XVI1« siècle est connu dans ses moindres détails. M. Kdouard Fournier en publiant l'ouvrage de BlegtiT dans la Bibliothèque elzevirienue eu 1878 (2 vol. in-KK et en y joignant un commentaire très étendu, a rendu un service très important a toutes 1rs personnes qu'intéressent l'histoire intime de Pans a l'époque où allait se terminer le règne de Lobi*

PRÊCY (Jules de). [pLEirnv].

| Un des rédacteurs do la « Liberté ».

PROTOPLASTE

PYB.

PROTOPLASTE (Le Père). [Fléchibr].

Un Sermon facétieux publié sous ce nom a été attribué à Fléchier, mais cette attribution soulève bien des doutes.

PYB. (De). [Db PibracI.

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