‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 10 sur 285 · APP · texte numérisé non relu

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chitecturo, Tablette supérieure de l'nlléj^o d'une l'enùtre, et ^éiuM'aleinent toute eonstruelion de niaçoniuM'ie, chappcnteric, menuiserie, serrurtM-ie ou marbrerie, servant à api)uyer ou à soutenir à hauteur d'ap{)ui : ainsi, par exemple, les barres de fer ou de bois soellées dans les jamba^'es des fent^tres, et (jui permettent do s'accouder pour re^'arder à l'extérieur ; de mt^me aussi les murs ou balustrades pratiqués au bord d'une terrasse, les balcons et les rampes d'escalier, les gardefous d'un pont, etc.

Appui-main. s. m. Baguette ayant à

son extrcnule une l)oulo garnie de peau, dont se servent les |)eintres pour appuyer la main qui tient le pinceau. Au plur., Des appuis-main.

Aquarelle (on prononce Acouarelle).

s. f. l)i'ssin au lavis, dans lecjuel on emploie dilVerentes couleurs fransj)arcntes, ayant le moins d'épaisseur possible et qu'on a préparées avec de l'eau gommée pour les fixer.

Aqueduc, s. m. Canal construit de pieri-e ou de brique, |)our conduire do l'eau d'un lieu dans un auti'e, suivant une pente réglée, malgré les inégalités du terrain, et qui, par ce motif, est prati(|ué, tantôt à une cei-ttiine profondeur, tantôt à fleur du sol, tantôt en élévation, sur un ou plusieurs rangs d'arctules.

Arabe, Arabesque, adj. Se dit dTn genre d'ai-cliilecliin' que les Arabes intro- «luisirent en Kurope, nu moyen Age, et «pii consiste à n'admettie, dans les ornements et la décoration, nue des imitations de plaides et de feuillages, parce que la loi de Mahomet fléftMid toute rei)résenlalion de figures d'homnu's et d'animaux. Archileclure arahe. (lenre, style arabesque.

Arabesques, s. m. pi. Sortes d'ornements dont l'invention n été attribuée aux Arabes, mais qui furent employés bien avant eux jtar les llre«'s j>t les Humains, et qui consistent en des entrelacements de formes et de ligures imaginaires, en des assemblages, le plus souvent capricieux et fantasti(pies, de fruits, de fleurs, de monstres, d'animaux, de vases et d'attributs, sortis du cerveau de l'artiste sans autre dessein que celui «le former un enchaînement agréable à l'œil.

Arasement, s. m. .\ction de mettre de niveau, a la même hauteur, les diverses piéi*es d'un menu» ouvrage. — Vax Construction, Le lit supeiieur d'une assise de maçonnerie ou de pierres de taille, disposée sur un plan parfaitement horizontal, pour

en recevoir une autre ou pour commencer une reti-aite, poser une plinthe, une tablette, un entablement, une corniche.

Araser, r. a. Mettre do niveau un mur, un bâtiment, en élevant les parties basses à la hauteur de celle «pii est la plus élevée.

Arases, s. f. pi. Pierres de bas appareil qui servent ù araser un cours d'assise» à la hauteur des planchers ou des plinthes d'un bAtimcnt.

Arbalétier, Arbalétrier (on dit les deux), s. m. 1/une des principales pièces de bois servant à former le comble d'un bAtiment. Dans la construction des combles à deux égouts, les arbalétriers sont Deux charpentes (jui, posées oblitjuement dans la môme inclinaison, vont s'assembler par leur extrémité supérieure dans la pièce de bois perpendiculaire qu'on appelle aiguillé ou poinçon, et |)ar l'autre extrémité dans la i)outi-e horizontale qu'on nonuue entrait. L'assemblage triangulaii-e de ces (juatre jtièces foi'iue ce (pie les chai|tentiers appellent une ferme.

Arbre, s. m. En Mécanique, Se dit d'I'ne longue et forte pièce de bois ou de fer, posée au centre de certaines machines et sur laipielle se nu-ut ou pivote tout le mécanisme, l.'arbre ilun pressoir, d'un moulin, d'une grue. \. 'arbre d'une balance est la verge de fer à laquelle est suspendu le fléau de la balance. — Kn (îéométrie, ('e nu)t désigne lue j)oi-tion quclcoiupie du cercle, lorsqu'elle est moindre que sa moitié.

Arc. v. W. Kii .\rcliileclure, ( !e nom est donne A Tout assemblage de piei're, do moellon, de brique, à toute construction franchissant un espace plus ou moins grand au moyen d'une courbe, dont les extrémités vont s'appuyer sur deux points solides. — L'Arc se modifie de plusieurs façons et ses noms varient suivant les formes cpi'il alTccte : nous citerons les luincipaqx à leur ordre. =z Ane. uk Tuioml'UE, lV)rte monumentale construite en forme d'arc, accompagnée quelquefois do deux autres plus petites, et ornée de s<-ulplui'es en bas-relief et d'inscrqitions destinées h perpétuer le souvenir de grandes victoires ou des hauts faits d'un guenier fameux. L'Are de triomphe de V Etoile, à Paris, est probablement le plus beau (\m existe.

Arcade, s. f. Ouverture en arc ; voAle qui n'a que l'épaisseur du mur<lans lequel elle est pratiquée. I^es ouvertures de la grande galerie du Louvre et celles des

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gnlorios du l'nl/uH-Hoynl «ont form/'Ofl (Vuno Hi'rio (Varcades. — Fausse Arcade^ lUuifonccmont cintin, arcade fointn, hhdh oiivcrliin', priitirjiirc scmIciihmjI |Kjin' la dôcoriition et Iii syiiiùtrio.

Arcature. .v. /'. On dôsif^Mio pnr ce mot, l'iKî scrio (J'arcados do fM'tit(i diiiionsion, l)rali(jiu'»('s dans les édillcos rtdii^'iciix, et bion |)lutôt tN'stiiiécs ù lu décoralioii dos pnrlios lisses des murs sous les appuis dos fent^lros et sous les eornichcs, qu'à répondre à une nécessité do la construction.

Arc-Boutant. s. m. Pilier ou construction de niaronnerie finissant en demiare et dont rexlrémité s'appuie contre les reins d'une voûte ou contre un mur pour en retenir la poussée et empocher l'écartement. — Vax ('.liari)enleri(', Les pièces de bois employées à des usages analof,''ues reçoivent éj^Mlement le nom d'Arcs-Boutants ; on les appelle aussi quehiuefois Contre-Fiches.

Arc-Bouter. v. a. Soutenir, appuyer au moyen d'un arc-houtant. Arc-houter une voûte, un mur. C'est un massif qui arc-houte cette construction.

Arc-Doubleau. s. m. On donne ce nom à ÏArc qui, partant d'une pile à l'autre dans les édifices voûtés, forme comme un nerf saillant sous les berceaux, ou sépare deux voûtes d'arêtes. Son objet est de relier entre eux les piliers, colonnes ou pilastres, et de doubler l'intrados ou courbure intérieure des voûtes, pour les fortifier et les soutenir. Dans les voûtes gothiques, les arcs-douMeaux prennent aussi le nom de Nervures.

Arceau, s. m. Courbure d'une voûte en berceau ; partie cintrée d'une porte ou d'une fenêtre. — Petite voûte surbaissée d'un ponceau.

Archal (Fil d'). s. m. Fil de fer ou de laiton passé à la tîlière et rendu par cette opération aussi délié que possible.

Arche, s. f. Voûte, bandée en arc, qui couvre l'espace compris entre les culées d'un pont ou entre deux piles, et sous laquelle l'eau passe.

Archéologie (ArkéologieV^./'. Science des monuments de l'antiquité.

Archéologue (Arkéologue). s. m. Celui qui est versé dans l'archéologie.

Archet, s. m. Arc de baleine ou d'acier, courbé plus ou moins au moyen d'une corde attachée aux deux bouts", et dont certains ouvriers se servent pour tourner ou pour percer.

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Architecte, t. m. Nom gén<^rol do tous v\'\\\ (pii exercent l'art de i'nrchitecturo, qui professent Tort de hAtir. Ce nom, cependant, ne convient qu'à l'ai' ' mi comi)OHe et oi-rlonnc les plans d'ui ••,

qui en détermine les proportions, les distributions, les décorations, qui les fait exécuter sous ses ordres, et en récrie la dépense. Or, comme ces div. i-

tions, pour être bien faites. le

science considérable, le véritable architecte doit avoir sur toutes choses des notions aussi complètes que possible : il doit notamment, et avant tout, '"r

les diverses branches des math» . , '-s appliquées, particulièrement la statique, la dynamique et l'acoustique ; il est de rigueur aussi qu'il connaisse bien la législation et la .jurisprudence du FJ?Mimenl, les coutumes des lieux, les lois et règlements sur la voirie ; car ce n'est qu'à ces conditions qu'il saura faire preuve de suffisance et d'habileté, et qu'en même temps il évitera d'encourir les grandes responsabilités qui lui incomljent. — Les honoraires auxquels les architectes peuvent avoir droit sont assez souvent réglés de gré à gré avec les parties, mais, à défaut d'accord ou de convention spéciale sur ce point, ces honoraires sont calculés d'après un usage généralement admis partout, en France. Voyez Honoraires.

Architectonique. adj. Se dit de Tout

ce ({ui a rapport à l'architecture, à l'art de la construction. L'art architectonique. Des combinaisons architecto niques. Des rapports, des divisions, des proportions architectoniques. — Ce mot s'emploie aussi comme substantif féminin, et, dans ce cas, il signifie L'art de la construction, la science des règles et des principes qui s'y rapportent. A l'Ecole des Beaux-Arts, on enseigne Y Architectonique.

Architectonographe. s. m. Celui qui s'occupe de la description et de l'histoire des bâtiments.

Architectonographie. s. f. Description des bâtiments, des édifices, au point de vue de l'art.

Architectural, adj. m. Qui a rapport à l'architecture. Ce terme semble s'appliquer plus particulièrement à La partie matérielle, à la pratique de l'art de bâtir, tandis que le mot architectonique s'appliquerait de préférence à La partie scientifique et théorique de l'art.

Architecture, s. f. Le Dictionnaire de l'Académie française définit ce mot : « L'art « de construire, disposer et orner les édi- « fices ; )• et, suivant le Dictionnaire des

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Bonux-Arts, il signifie : « I/nrt de cons- « truiro d'une niunièrc durable, do bien tt disposer dans toutes leurs parties et u d'orner convenablement les édillees j)Uu blies et particuliers. « Au fond, ces deux définitions se ressemblent, et la seconde n'est qu'un développement de la première. — iJ'un autre côté, nous devons dire que y Architecture, à raison des travaux <le nature souvent bien difierentc auxcjuels elle est appli({uée, reçoit, selon lo cas, une qualification spéciale propre à caractériser chacune de ces diversos circonstances.

Ainsi, lorsfju'elle a pour objet la construction d'édifices destinés aux usages oi'dinaires de lu vie, tels que : Maisons, palais, théiUres, lu'ipitaux, prisons, mairies, marchés, abutloii's, lycées et colléj^'es, écoles de toutes sortes, usines, fabriques, etc., elle prend le nom iï Architecture Civile, si elle 8'ai)pli(îue à des églises, à des temples, ù des édifices consacrés au culte, on l'appelle Architecture Reli'jiensc ; on la nomme Rurale^ lorsqu'elle s'appli(|ue à des bAliments agricoles ; Hydraulique, lorsqu'elle s'occupe de la conduite, de la «lislribution ou de l'élévation des eaux, «les travaux d'endiguemenl, de la construction des ponts, canaux, barrages, etc. ; Militaire, lorsqu'elle est chargée do fortifier les villes, d'élaborer les moyens de défense et d'atb'Kjue des places do guerre, de construire les poudrières, les arsenaux, les casernes, etc.; Navale enfin, lorsque son objet est d'ordonner, de dirigei" la construction des navires, celle des ports, des magasins, des chantiers maritimes, etc., etc. — Kn tant ({u'cxpression du génie et de la civilisation des diverses épo(jues et des divers peuples, V Architecture comprend : 1" L'Ahcuitkctihk Anc.iF.NNE, dans la(|uclU\on dislingue ('elle des Assyriens et des Kgyptiens, Celle des (irccs et des Homains jusqu'au v* siècle inclusivement ; 2" I/Auc.hitkcturk In- DiKNNK, qui ne remonte guère au delà de trois siè«'les avant l'ère vulgaire, et dont la plujmrt des monuments datent du vu® au x« siècle ; .'}"' LWncHiTKCTunK Hysan- TiNK, pratirjuèe dans l'empire d'Orient, depuis Constantin, en 8'21, juscju'à la destruction do cet empire par Mahomet 11, en 1 iî);] ; 4** I/.Xnr.uiTKr.TunK Homank, en usage depuis l'.harlemagne, au ix° siècle, jusrpi'à la lin du xii", principalement dans le nord-ouest de rKuroi)e et le noi-d de l'Italie ; 5«> Otto .\Hc.niTK(,Tn«K de Thansi- TioN, dont lo stylo intermédiaire entre r.Vrc à plein cintre et l'Arc à tiers point ou ogival, sembla dominer en Kurope du milieu du xii" siècle jus(iu'à la tin du premier quart du xiii« ; G" L'Architecture

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