ARD
Ogivale, improprement nommée oothioi-'e, qui régna belle et sans mélange de 1"225 à i.îOO, mais qui, ensuite, de llJHO à 1500, par l'introduction et le mélange des Architectures Arabe et Sarrasine, dégénéra insensiblement, devint ce (ju'on est convenu d'appeler le Style rayonnant, et puis, par l'abus des lignes contournées, sinueuses, ressenddant à des fiammes, à des cœurs allongés, tomba dans toutes les exagérations ridicules du Style /7a;/lboyant ; 7** Enfin, l'.XncnrrKCTLHE de la Renaissance, dont l'aïquirition en Fi'ance, vers la tin du xv* sièele, fui le signal d'une réforme qui fit abandonner successivement co qu'il y avait de troj) luxuriant dans le style ogival, et i\\\\ retournant peu à peu, notamuïcnt dans sa seconde période, à partir de loMO, aux formes antiques, finit par ne plus admettre «pi'uno ornementation sobre, sévère, épurée par le goùl.
Architrave, s. f. Nom donné ù la première et à la principale des trois parties dont se compose l'entablement. \.' Architrave, au-dessus de la(|uelle esl la frise, pose immédiatement et horizontalement sur les chapiteaux des colonnes ou des pilastres. — Dans les édifices construits en pierre, V Architrave est la représentation du sommier ou poitrail de bois qui, dans les anciennes constructions en charpente, se jdayait en travers sur les piliers ou soutiens verticaux pour recevoir lo poids «le tout l'assemblage de la charpente du toit, dont il était comme le fondement.
Arcliitravé, ée. adj. Il n'y a guère qu luic circonslaneo dans laquelle ce mot soit employé : C'est quand, par suite d'un défaut de hauteur, il y a nécessité «le mutiler l'enlablemenl. en faisant reposer immédiatement la corniche sur Y architrave^ par la suppi-ession «le la frise inl«Minediaire. Al«)rs on dit que la comiche est architrnrée.
Archivolte, s. f. Hanfleau en saillie, de forme circulaire et plus ou midns orné, «jui ceint I«'s contours des voussoirs «l'une arcade, et «lont les extrémités inférieures viennent se terminer et reposer sur les impostes.
Archure. s. /". Cage circulaire de menuiserie, qui renferme les meules d'un moulin, et dont les piè«'es sont assemblées de manière à pouvoir être «lémontées, quand il faut rebattre les meules.
Ardoise, s. f. Pierre scliisteuse, d'un gris bhuiltre, pouvant se déliter (se diviser) en lames très-minces, et qui sert à
Alll':
couvrir Iph inninonH <'l m dnllcr l'inlrriiMir doH hnbitnlions. An^'ci'H est r.tK.riitni'' j)()iii' H08 enrriùros iV ardoise.
Ar6oatyle. .v. m. Kdifloo dont les coloniirs sont ln"'s-('doi^iiérs los unos doH nulles, dont rtMilrccoloinioiiU'nt <»hI ({iiel- «jui'l'ois de ffuiitro dianu'ti'os et jjIuh.
Arête. .V. f. On dôsi^Min par ci? mot, I/aii^Hc vif ou lo traurlianl forniT' ]y>\v la roncontro et la jonction do deux surl'aces, droites ou courbes, d'une pierre, d'une pi^co do bois, d'une Ijarre de fer ou de toule autre malicre. Lorsque ces nnf,'les sont francs, droils, ])icn avivés, et cpie lo bousin, les flaches ou l'aubier en ont (Hé enlevés soif^neusement, on dit dTne pierre, d'une poutre ou d'une solive, qu'elle a été taillée ou équarrie à tire arête. — \J arête d'une voûte est L'angle qu'elle forme à sa rencontre avec un mur ou avec une autre voûte.
Arêtier, s. m. Pièce de bois qui forme ranjjflo saillant ou l'arête de la croupe d'un toit, d'un pavillon ou de toute autre espèce de comble, et sur laciuelle sont assemblés les empannons de la croupe. — Les couvreurs nomment aussi Arêtier^ L'enduit do plaire, de ciment ou de mortier, qu'ils font le long d'un angle de couverture, pour couvrir et réunir l'extrémité des tuiles au-dessus des arêtiers de charpente. — I^es plombiers donnent égalernent le nom OC Arêtier (et quelquefois d'Erestier), Aux lames de plomb dont ils couvrent Varêtier de charpente dans les couvertures d'ardoise.
Arêtière. s. f. Tuile faîtière dont la forme épouse et recouvre l'angle des couvertures en terre cuite sur l'arêtier.
Argenteur. s. m. Ouvrier qui argenté les métaux, le bois et autres matières.
Argenture, s. f. Argent en feuilles très-minces appliqué sur la superficie de quelque ouvrage. — Art d'appliquer les feuilles d'argent sur un objet quelconque.
Argile, s. f. Sorte de terre glaise, dont certains ouvriers, les fondeurs, par exemple, se servent pour faire des moules, et qui sert aussi surtout à fabriquer la tuile, la brique et le carreau.
Argileux, euse. adj. Qui tient de l'argile, qui est formé d'argile. Terre argileuse. Terrain argileux. Couche argileuse.
Arithmétique, s. f. Science des nombres, art de calculer. L'étude de Varithmétique ne doit pas être négligée par les jeunes ouvriers.
ARQ
Armature. .?./'. AfiKcmblntfc de bol»
ou («juibuiaiHon (le hnrrcH et Je liens de for dofttinÛH l'i ninintcnir ou à ronHolidcr un ouvnij^e do miiçonMeri»', de charpenterie, ou Ich divers jinnneaiix de» g^nindc» verrières des cdiflc<'H relijçieux. — L'armature d'une poutre éclatée e»l composée ordinairement De platcs-hundes, d'étriers et de boulons. \ ,' arynature d'un enti-nit so compose Des deux tirants attachés solidement ù ses extrémités pour y mettre des ancres. — Les mouleurs et les sculpteurs donnent aussi lo nom d'Armature, .\ux carcasses rie fei* ou de bois, sur lesfpielles ils établissent, soit le plAtre, soit l'arpfile, soit la cire, dont ils se servent pcAir exécuter un modèle.
Armilles. s. f. pi. Petites moulures qui entourent en façon d'anneaux le chapiteau dorique, immédiatement au-dessous de Vote. Ces moulures carrées se nomment /îlets ou listeaux, lorsque, au lieu de tourner eirculairement, elles sont étendues en ligne droite.
Armoire, s. f. Meuble ordinairement de bois, fermé par une ou deux portes, garni de tablettes et de tiroirs dans l'intérieur et servant à renfermer toutes sortes de choses. Une armoire de noyer, d'acajou, de palissandre. Une armoire à glace.
Aronde (Hirondelle), s. f. Ce mot n'est guère usité que dans cette locution. Queue d'aronde. On dit : Un tenon à fjueiie d^aronde, un assemblage en queue d'aronde, une clef à queue d'aronde. La Qïïeue d^aronde. Sorte de crampon, ayant la forme en double d'une queue d'hirondelle, est un des assemblages employés dans la construction des édifices, ainsi que dans les arts mécaniques, pour unir et entretenir horizontalement, les bois, les marbres, les pierres et les métaux. Cet assemblage se compose d'un tenon plus large à son extrémité qu'à son collet, pratiqué au bord et ordinairement à la superficie de l'une des deux pièces que l'on veut joindre, et d'une entaille de môme forme creusée dans l'autre pièce, pour recevoir et emboîter le tenon. — Quelques personnes, pour se conformer à l'orthographe actuelle du mot Hirondelle, écrivent queue d/hironde, mais l'Académie française a consacré celle de queue d'aronde, en l'introduisant dans son Dictionnaire.
Arquer, x. a. Courber en arc. Arquer une pièce de bois, une barre de fer.
Arqué, ée. adj. Courbé en arc. Une poutre arquée, est une poutre qui commence à fléchir.
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Arrachement, s. m. Ou désigne par ce mol, Ia's harpes ou saillies ménagées clans un mur au moyen de démolitions ou par Varrachemenl do pierres dans telle ou telle i)Mrtie, alin (jue ces harpes ou saillies puissent servir à relier parl'aitement avec la ma(;onnerio ancienne les portions qu'on veut refaire ou toute autre construction (ju'il s'agirait d'y j«)indre. (jti.ind les maçons se» livrjMit à cette opération, ils appidlent cela former des arrachements. Les premières retombées d'une voûte, liées et engagées dans un mur, sont aussi des arrachements.
Arracher, r. a. Tirer dehors. On dit : Arracher des pierres d'un mui-, arracher des pilots de la terre.
Arrêt, s. m. Les serruriers donnent ce nom à In |)ctil tal(jn disposé dans les serrures |»our empêcher le pêne de courir, soit (|uo co talon fasse partie du pêne et tpi'il entre dans une encoi'he de la gAchelle, soit ([u'il n'en fasse pas partie; et (ju'il entre au contraire dans les encoches du pêne.
Arrêter, r. a. Fixer en sa place et à denïcuro. Arrêter une pierre^ La sceller avec du mortier, du plAtre ou du ciment. Arrêter les solives d'un plancher y Vax faire les solins et les sceller dans les murs.
Arrière-Bec. s. rn. Kpcron , partie trian^ajJaire de la pile d'un pont, du côté d'aval. (Juehiuefois V arrière-bec a la forme d'un rhombe, cpieliiuefois aussi son extrémité est circulaire. — On dit, au plur., Des arrière-becs.
Arrière-Boutique, s. f. Pièce placée inunedialenu'ul et de j)lain-pied derrière la bputique d'un marchand.
Arrière-Chœur, s. m. Second chœur place dcrrii'ie le maitre-autel des églises dans les monastères, et qui est exclusivement réservé aux religieux.
Arrière-Corps, s. m. Partie verticale d'un bâtiment ou d'une façade qui est en retraite d'une autre.
Arrière-Cour. s. f. Petite cour qui, dans la distribution d'un bâtiment, est ménagée pour éclairer les escaliers dérobés, les garde-robes, et (juelquefois aussi pour dégager et éclairer les appartements.
Arrière - Voussure . s. f. Sorte de voûte pralicpiee (ienieie une porte ou une fenêtre pour couronner l'embrasure.
Art. s. m. Méthode pour faire un ouvrage selon certaines règles. L'a;*/ de
l'architecture. L'a?*/ de construire. \.'arl du serrurier. — Art, signifie aussi L'industrie, le talent, le soin, l'habileté, qu'on a employés dans un ouvrage. On dira, par exemple, que la charpente ou la meluiiserie de telle maison a été faite avec beaucoup iVart. — Art, se dit aussi souvent poui' Profession, métier. C!e charpentier est habile dans son art. — On désigne sous le nom iVArts Libéraux^ Les professions où rintclligcnee a la plus grande part, et, sous le nom d'.lrAv Mécaniques^ ('eux qui exigent surtout le travail do la main ou l'emploi des machines. — La peinture, la sculpture, l'aiehitecturc, la musiaue et la danse, fornienl ce (ju'on appelle les Beaux- Arts.
Artichaut, s. m. Pièce de serrurerie consistant dans l'n assemblage de crocs et de pointes de fer, dont on garnit un mur ou le revers d'un fossé pour en defendro l'accès.
Artisan, s. m. ( )uvrier qui travaille aux arts mécani<juc8, qui exerce un métier.
Artiste, s. m. Nom donné à ccdui qui eullive les arts libéraux, (jui travaille dans un art où lo génie et la main doivent concourir. Les architectes, les j)eintres, les graveurs, les sculpteurs, les musiciens, sont des artistes.
Artistement. adj. Fait avec ai-t, avec indusliie, avec goût ; fait j»ar la main d'un artiste. Kdilice artistement construit. Sculpturt's artistement travaillées. Hosaces artistement fouillées.
Artistique, adj. Qui a rapport aux arts ou aux artistes ; qui est un produit de l'art, ou qui en a l'aspect. Bronze artistique. Procédés, combinaisons artistiques.
Ascenseur, s. m. En'Hn servant à élever des fardeaux du fond d'une mine à sa surface, d'un rez-de-chaussée à un étage supérieur. — Il existe à I*aris et sans doute ailleurs, dans les principaux hôtels et les grands établissements, des ascenseurs mus par la pression de l'eau, pour servir à monter en quelques instants les personnes aux étages supérieurs. Ces machines, telles (lu'on les construisait il y a une dizaine d années, n'offrant point une solidité suffisante, et des ruj)tures, compromettantes pour la sécurité de ceux qui s'y aventuraient, s'y étant quelquefois manifestées durant les ascensions ou les descentes, un constructeur -mécanicien d'.Vuxerre, W. Heurtebise, chercha à parer aux graves inconvénients quelles présentaient. .\prè9 de nombreux essais et
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tlim l'iiidos HÔriiniHCH, il chI iiiirvomi, il y M IroiH ou (jimlro niiH, à réaoïnlrn cr difliciUî i)r()l»lriuo : j^rAco à lui, nu moyen iVuiw Koupapo (lo HÙrclô et «le comhinni- S(»?is aussi simpN's (priii^^'énicMisos, Fuises (Ml acliou par li* l'ail uu'^nio de la rupturo, tout (laiij^'-cr (l'aiM-idcnl se li'oiivo instnnlnnéiuciil suppiiiiH'.
Ascension, s. f. A('ti(jii de. mouler, de s'élever. <.)uaiid une pompe est bien éla- ')lie, Vasccnsion àv. l'eau s'y l'ait faeilenuMil.
Aspect, .v. m. \'uc extérieure d'un objcl, d'un édiliee, d'un monument, d'une statue ; KlVet, sensation plus ou moins ajj^réable, que sa vue produit à celui qui le considère: Voilà uih3 maison qui se présente sous un bel aspect. H y a des édifices qui font mal à voir, considérés sous de certains aspects.
Asphalte, s. m. Espèce de bitume, qu'on tire de quelques lacs et principalement de la mer Morte ou tac Asphaltite, sur les eaux dui{uel il surnai^e à l'élat liciuide, cl qui, solidifié à l'air, devient compacte, noir, luisant et cassant comme la résine. L'industrie en fait emploi pour la composition du vernis. — Il existe un autre bitume glutineux, très-abondant en France, en Suisse, en Bavière, en Hongrie, qui reçoit également le nom d'a^phalte ; c'est celui-là qu'on emploie dans les constructions pour préserver les plâtres de l'humidité, et pour couvrir, en l'alliant à du sable fin, les trottoirs, les terrasses et le sol des rez-de-chaussée.
Aspirant, ante. adj. N'est guère usité qu'au féminin, dans cette locution, Pompe aspirante^ Sorte de pompe qui élève l'eau en faisant le vide ; à la diiférence de celle qui élève l'eau en la pressant, et que l'on nomme Pompe foulante.
Aspiration, s. f. Action par laquelle | une pompe élève l'eau en faisant le vide. |
Aspirer, v. a. Se dit Des pierres, dont | quelques unes sont par leur nature plus î propres que d'autres à s'unir avec le mortier. Le grès, par exemple, aspire mal le mortier, et pour cette cause on l'emploie peu dans les constructions.
Assemblage, s. m. Les charpentiers et les menuisiers désignent par ce mot, Les divers moyens qu'ils emploient pour joindre et relier ensemble les pièces de bois plus ou moins nombreuses disposées pour concourir à la formation d'un ouvrage. Les formes et les dénominations de ces assemblages varient à l'infini sui-
vant roH|)ècc do boiH qu'on emploie, «uivanl IcH exi^,'onecH loealcK, ou le pfcnre «1(5 travail qu'il K'ofpl d'exécuter, cependant on peut diio que c'est, en jçénénil, [>ar des lenons et dcH mortniHOK, par dcH «pieucH d'aroride, pai* dcH rainurcH ol nutrcH combinaisons unnlog^ucH qu'on obtient ees résullals.
Assembler, v. a. Joindre ensemble les dilïérenles pièces de charpente préparées et taillées pour In construction d'un j)an de bois, d'un cf^mble, d'un eloeher, ou l(;s diverses j)ièees de menuiserie disposées pour formel- une porte, un châssis de croisée, un lambris, etc.
Asseoir, v. a. Poser de niveau, solidement cl à demeui'c, une assise de piei-res, un ])laneher, un carrelage. Asseoir les fondements d'une maison. Asseoir une colonne sur sa base, une statue sur son piédestal.
Assiette, s. f. Manière dont une chose est assise, est posée sur une autre; situation qu'elle doit avoir pour être stable et solide. Dans ce dernier sens, on dit que les fondements doivent avoir plus d'«^siette que les murs qu'ils supportent. — Le mot Assiette^ exprime aussi L'emplacement, le terrain, qu'occupe un édifice, un monument, une ville, etc. Uassiette de votre maison est bien choisie.
Assis, ise. adj. Situé, bâti, placé. On dit qu'une ville est assise sur une rivière, qu'une maison est assise au bord d'une route, qu'un château est assis sur une montagne ou à mi-côte.
Assise, s. f. Rang de briques, de moellons ou de pierres de taille posées de niveau pour construire un mur. On dit : La première, la seconde, la troisième assise, pour signifier le premier, le second, le troisième rang de pierres. — Bâtir par assises réglées, C'est construire avec des pierres qui sont toutes de même hauteur, et dont le milieu répond exactement aux joints montants de Y assise inférieure.
Astragale, s. rii. Petite moulure ronde, qui embrasse le haut du fût d'une colonne, et sur laquelle pose le chapiteau. Lorsque cette moulure est employée ailleurs, dans un profil de corniche, par exemple, on l'appelle Baguette. Elle est quelquefois en grains longs et ronds, qu'on appelle Chapelets.
Astragalée. s. f. Profil d'une corniche terminée par un astragale.
Atelier, s. m. Lieu où travaillent réunis des artistes ou des ouvriers, tels que pein-
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