‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 116 sur 285 · MAL · texte numérisé non relu

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Main-Forte, s. f. Aidn, socourB, nfi-

HisiîiiKMï. Prcler main-fork à <i\iPÀ<inun^ Lui vciiii' t'U aide.

Mairie, .v. /". llAtiiiinnl où Kir;.,^' l'administi-alion iniiiiicipnUMliuis les communes.

Maison, s. /'. Tout l)AliMU'iil, (juol qiH; soit son ^Mniro de coiistniclion, servant de demeure et de logis. Maison de ville. Maison do campagne. Maison à deux, à trois étages. Maison entre cour et jai-din.

Maisonnette, .v. /'. Petite maison.

Maître, s. m. Kn général, Celui qui a l'autorité, qui commande ou f[ui enseigne et dirige. — Qualiiication donnée A ce»'tains artisans qui prennent des apprentis, qui emploient et dirigent plusieui's ouvriers, qui ont des ateliers, ({ui font des entreprises. MaUre charpentier. Maître maçon. MaUre serrurier. Maître menuisier. Maître couvreur. — 8e dit également de Tous les artistes célèbres, architectes, peintres, sculpteurs, etc., particulièrement de ceux qui font école, qui ont des élèves ou des imitateurs.

Malandre. s. f. Nom donné À certains nœuds pourris, à certaines défectuosités qui se trouvent dans les bois de charpente. Les bois qui ont des malandres ne doivent pas être employés dans les constructions.

Malandreux, euse. adj. Qui a des malandres. Bois fïialandreux^ Bois qui a des nœuds pourris.

Malaxeur, s. m. Caisse circulaire en tôle ou en bois, au centre de laquelle tourne un arbre en fer armé de dents, qui sert à broyer, à triturer et mélanger la chaux, les mortiers et les ciments dans les grands chantiers de construction.

Mâle. adj. Se dit, dans les Beaux-Arts, de Tout ce qui est imposant, grave, expressif, de tout ce qui porte le caractère de la grandeur, de la force, de l'énergie.

— En Architecture, Se dit particulièrement Des proportions de l'ordre dorique, parce que, selon Vitruve, ces proportions sont modelées sur celles de l'homme, comme les proportions de l'ordre ionique l'ont été sur celles de la femme. — Les serruriers donnent le nom de mâles^ Aux gonds portant les mamelons qui entrent dans les anneaux des femelles ou femelots.

— Le Mâle (substant.). Partie des forces, ciseaux ou tenailles, qui est mobile.

Malfaçon, s. f. Tout défaut, tout vice existant dans une construction et provenant, soit de la mauvaise qualité des ma-

tériaux, 8oit de l'improhité, de l'ignoranee ou de la négligenr-e de l'architecte, do l'cMitrcqjrcncuc ou fies ouvriers. := (Vcst une malfaçon, en .MMconnerio : De ne pas poser les pieries sur leur lit ; De ne pas faire un cours d'assise de la môme épaisseur dans toute sa longueui*; Dfî le fei-mer d'un trop jKîtit clausoii", De jiOKei- des pierres dont les parements sont gnuchos; D'élever des murs qui n'ont \y,\H d'empatemrîut, de retraite, de fondement ou de fruit suffisant; de laisser des jarrets et balèvres aux voûtes; D'y asseoir des pierres ou moellons à plat, au lieu de les mettre en coupe; D'employer du mortier mal fait ou fait avec de mauvaise chaux; D'employer du plâtre, du ciment romain trop vieux, éventé ou noyé ; D'employer des fentons de bois, au lieu de fer, dans les languettes des tuyaux de cheminée ; De ne pas couvrir les chevètres suffisamment de plâtre ou de mortier ; De faire des plaques et incrustations dans des murs d'une épaisseur médiocre ; De no pas bien clouer les lattes pour les enduits et plafonds ; — p]n Charpenterie : De mettre en œuvre des bois défectueux, tortus, ou plus forts qu'il n'est nécessaire pour faire nombre dans le métré; De mettre trop de solives dans les planchers, de poteaux dans les pans de bois, de chevrons dans les combles ; De ne pas assembler les bois à tenons et mortaises ou autres coupes, suivant l'art, et de les arrêter en place avec des dents de loup ; — En Couverture : D'employer de la tuile mal cuite, de l'ardoise de mauvaise qualité; De leur donner trop de pureau ; de ne pas les attacher sur le lattis ; De faire les plâtres, ciments ou mortiers trop maigres ; — En Serrurerie : D'employer des fers de mauvaise qualité, aigres, cendreux, pailleux ou de force insuffisante; De faire les ancres, harpons et tirants trop longs ou trop courts ; De faire les pièces de fer trop grosses, quand elles sont payées au poids, ou, dans certains cas, de menus ouvrages sans solidité, des serrures mal garnies et mal rivées, afin d'avoir à les renouveler; — En Menuiserie : De mettre en œuvre du bois malandreux ou qui n'est pas sec ; De cacher l'aubier, les nœuds vicieux, les défauts de toutes sortes avec des tampons, de la futée ; De faire des panneaux et du parquet trop minces ; — En Vitrerie : D'employer du verre moucheté, gauche, onde, casilleux ; — En Carrelage : D'employer du carreau mal cuit, de mêler de la poussière dans le plâtre avec lequel on le pose; D'en faire les joints trop larges ; — Etc., etc.

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