‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 117 sur 285 · MAL · texte numérisé non relu

MAL

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Malle, s. f. Espèce do collVo en bois ou en cuir, à couvercle arrondi ou bombé, à l'usM^'t' dos voyaj^'eurs.

Malléabilité, s. /'. Propriété quo posgèdcnl les niélaux de s'élendi'e sous lo maiteuu en lames ou on feuilles plus ou moins minces.

Malléable, adj. Qui peut «Mro étendu ou leduit en lames par Taflion du marteau ou la pression du laminoir. C'est l'or qui est le plus malléable des métaux.

Mamelon, s. m. Partie d'un fi:ond ou d'une tit'li(> a vase, nui a la forme ryliudrique et qui entre dans Treil «l'une j)enture ou dans la douille de l'aile sui)érieure de la liche. — Mamelon de treuil. Petit cylindre eneasti-é dans ehafjue extrémité jl'un treuil et (pii entre ilans les trous appelés lumières, servant à lo faire tourner.

Manche. 5. ///. Partie par où l'on prend un inslrunient, un outil, pour s'en sei'vir. Le manche d'une cofj^née. Le manche d'un marteau, d'un ciseau, d'une pioche.

Manche, s. f. Partie du vêtement où l'on Miel le bras, et, par extension, Tout ce (pli peut y ressembler et dont il est fait emploi dans l'industrie. — Tuyau ou conduit fait do cuir ou do toile, servant à divers usa^'cs. — Manche de pompe. Tuyau jjoudronné qui r(M;oit de la pomi)C l'eau (ju'on en fait sortir.

Manchon, s. m. Cylindre de terre cuite, de Itois OU do mêlai, dai/s lequel on l'ail pénétrer les extrémités de deux tuyaux pour les relier. — Cylindre en fer forj^é ou en fonte, dont on fait usage pour raeeitider deux axes bout à bout.

Mandrin, s. m. Nom donné par les lounieuis à Toute pièce qui se monte au moyen de vis sur un tour en l'air, cl «jui sert à lixer les oltjels qu'on veut tiavailler, soit en dedans, soit en dehors. Mandrin à pince. Mandrin à virole. — Les serrniicrs, forj^'crons et ajusteurs ai^pellent Mandrins, Certains outils «le fer ou d'acier dont ils se servent pour percer le fer, à chaud ou à froid, ou pour a*^randir un trou déjà percé. — Pièce creuse en fer forj^é ou en fonte, «lont on se sert pour reunir les deux extrémités d'une {v^o métallique, ou en ^ruise de moyeu pour supporter les bras d'une r«)ue hydraulique, — Kn M«muiserie, Poteau de bois brul que l'on place au «'entre d'une colonne creuse, et i|ui jiasse au travers et maintient les plateaux ou tourtes (jui y sont rapportées pour entretenir toutes les alaises formant le fût. Monizox, cité par Litthé.

Manège, s. m. Terrain entouré de nuus, couvert ou découvert, disposé pour exercer ou dresser les «•hevaux, et où l'on enseigne l'art et la pratitiue de l'équilation. — .\ppareil servant à faire fonctionner des machines et au moyen «luquel un axe vertical est mis en mouvement |)ar des animaux marchant ;"• r.Mit<)iii' imi un cercle horizontal.

Manette, a. f. Poignée do fer fixée sur le haut de la barre do la ban«'he ou plan- «die du mavon piseur.

Mangeoire, .v. f. .\uge «le bois ou do pierre, dans laquelle on depos«' le son, l'avoine ou aulr«'s aliments «U'slinés à lu nourriture dos animaux domestiques.

Maniement, s. m. Se dit, en général, de L'art de manier, «rcmi)l<»yer les nnitières, les objets ou instruments sur lesqu(ds ou avec les«|uels on liavaille. Lo maniement du crayon. Le maniement des couleurs ou «lu ]»inceau. Le maniement «lu ciseau, «lu marbre. Le maniement intelligent des outils et instruments <mi usage dans les divers ti-avau\ du bâtiment n«^ «lemando pas seulement «le la for«'e, «le l'habitude, voire de l'adresse et de l'habileté prati(|UO, il exige aussi bien souvent du goût et des connaissances spéciales assez étendues.

Manier, r. a. Toucher, prendre, saisir avec la main. — Se «lit, en particulier, Du plus ou moins de «lextérité avec hnjuello on se sert d'un outil, «l'un instrument, ou du plus ou moins «l'habileté avec la«juellc on li'availlc, «)n enqdoi»* une matière. Vn seri-urier manie le fer, la lime et le marteau, l'n ma(;on doit savoir manier ré«|uerre, lo lil à plomb, le marteau, la pierre, la truelle, le plAtie, le ciment et le mortier. = Manier à bout : — Kn ('.(ouverture, Helever la tuile ou l'ardoise d'une couverture, pour rénarer le lattis, remplacer les tuiles ou ar«loises cassées et refaire à neuf les solins; — Kn l\ivage, Pelever le pavé d'une cour, «l'une chaussée, d'une rue, pour renouveler la forme et remplacer les pavés usés ou cassés.

Manière, s. f. Dans les .\rts et les travaux (|iii sy rattachent, So «lit Du mo(lc d'exécution, rie la façon d'opérer parliculière à tel artiste, à tel andiitecte, à tel ouvrier ou fabricant, et qui imprime à ses œuvres, à ses travaux, à ses produits, un caractère propre qui les fait distinguer des œuvres, des travaux ou des joroduits de ses confrères.

Maniéré, ée. adj. nui sent tiop la recherche, I élude, 1 alieclation. .\rchileclure

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maniérée. KipiircH, dnipcrics maniérées.

Édillc.n (l'un {^'oTit maniéré.

Manive'le. .y. /'. Pirr-o do fm* ou fin l)()is r.iisanl doux coudus à \u\'^\(\ fli'Oit, dont iiiio d(3S l)i*unch(;s ho lixo \v,\v lo l)oiit sur l'axe d'iino rouo, d'iino rnacliino, et dont l'nutro l)ruii(dio forme lo manche par Io(|iud la main fait tonrrior la madiino ou la rouo. — Ti'inj^lo d(; fer (jiii |)asse à travers la loto de la vis d'un élau, i)0ur l'ouvrir ou lo fermer. z=z Vax Maçonnerie, Ihancard avec (îorde et crochet pour enlever les pierres.

Mannequin, s. m. Sorte de panier d'osioi" à chiii'o-voie. — Se dit, en Architecture, de La représentation d'un panier de fleurs et de fruits dans la décoration d'un édilico.

Mannequin, s. m. Figure de carton, de cire, do bois ou d'osier, dont tous les membres ont des jointures brisées imitant le jeu des articulations, et sur laquelle les peintres et les sculpteurs disposent des vêtements ou draperie, après lui avoir donné les attitudes de la figure qu'ils veulent représenter. On dit qu'une draperie sent le mannequin^ lorsque les plis en sont durs et roides.

Mannequinage. s. m. Genre de sculpture employé dans la décoration des édiîices et qui consiste dans la représentation de corbeilles ou paniers de fleurs et de fruits.

Mannequiné, éQ.part. p. et adj. Qui sent le mannequui. Draperies.^ étoffes mannequinées, Draperies, étoffes disposées sans naturel, sans grâce, avec roideur.

Mannequiner. v. a. Disposer sans grâce, sans naturel, sans rien changer à la roideur du mannequin.

Manœuvre, s. m. En général, Celui qui travaille de ses mains. — Se dit plus particulièrement Des ouvriers subalternes qui, dans les ateliers et chantiers de construction, sont employés à servir les ouvriers principaux, à déblayer les terres et les démolitions, à gâcher, à porter le mortier, la brique, le moellon, à rouler la brouette, battre les pieux, faire les épuisements, en un mot à tous les ouvrages qui demandent plus de force que d'intelligence.

Manœuvre, s.f. Opération des mains.

— Se dit, dans les Travaux, De l'action concertée, des mouvements d'ensemble des ouvriers et des machines pour l'exécution de quelque ouvrage qui demande de l'entente, comme pour battre des pieux.

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faire doBépuiRcmenlB. Im manœuvre d'une grue, d'un treuil, dune sonnette, d'un

chapfdot, d'urn; pfifnpc.

Manomètre, s. m. A|)papeil propre à faire connailre la force éiasliqiie des gaz et do la vapeur. Les manomètres h sidnitUnii particulièiemenl, comme apparoils de sûreté, aux chaudières des mucliines à vupeur.

Manouvrier. s. m. Se dit habituellemont D(;s ouvriers qui, n'ayant jjoint d'état spécial, sont employés a la journée dans les travaux de terrassement et autres de même nature.

Mansarde, s. f. Chambre [)ratiquéc dans ce (ju'on appelle un cornljle bi-isé, dit aussi comble à la Mansarde, disposé de manière que la partie inférieure, formant l'égout, soit roide et presque à plomb (lu mur, et la supérieure, qui porte le faîtage, en pente plus douce. — On donne également ce nom, à La fenêtre qui éclaire cette chambre et qui est i)ratiquée dans la partie presque verticale du comble. — Ce mot. Mansarde, tire son origine de Jules-Hardouin Mansard, architecte célèbre du xvii" siècle, qui, s'il n'a pas inventé, a vulgarisé du moins les couvertures à comble brisé et les ilispositions qui s'y rattachent ou en découlent.

Manteau, s. m. Vêtement long, ample, et ordinairement sans manches, qui se porte par-dessus les autres vêtements. = En Construction, Manteau de cheminée.

Partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus du foyer. — Faux manteau, Manteau de cheminée porté par des consoles ou des corbeaux, et non soutenu de fond par un chambranle. — Manteau de fer, Ban-e de fer droite ou en anse de panier, qui soutient la platebande d'un manteau de cheminée. =J/(f^7^teaio d'arlequin. Espèce de décoration, figurant une draperie, qui se trouve derrière la toile d'un théâtre.

Manufacture, s. f. Établissement dans lequel on fabrique en grand certains produits industriels, et qui est distribué en différents corps de bâtiments, comprenant des logements, des salles, des ateliers ou laboratoires, des magasins, des hangars et autres pièces nécessaires pour l'exploitation.

Manutention, s. f. Etablissement où l'on emmagasine des farines, et où Ton fabrique, on cuit et conserve le pain pour la troupe. Dans toutes les garnisons importantes, il y a une manutention des vivres militaires.

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Maquette- s. /'. Kn ScMilpturo, Vvoniit'i'o cltaiiclie, modôlt' informe ol en petit d'ini oiivia-^'o de ronde-hosse. \a'A imiquelles se l'ont «rordinaire eu terre yluiso ou on ciro.

Marbre, s. vi. Nom qui so donne, en général, a Toute variété de enicnire à j^'rains lins susceplihio do poli, et (jui j»ar sa l)lan('liein' ou par ses couleurs plus ou moin^ vives et divei'senuMit nuaneées

f>eul être employé pour la statuaire, pour a décoration des édillees et pour l'ameublement. Les marbres employés pou!* la statuaire sont, tout dal)oi-(l, les iitnrbres de Cariare, en Toscane, d'un blanc, pur, d'une cassure brillante, ayant l'aspect du sut're, puis ceux deCièncs, de l'Alj^érie et du dcpartcment de l'Isère. Les sculpteuis anciens se servaient pour leui-s statues «les marbres blancs de Parus et du l'enteliijue, de ceux de Lesbos, do C-hio, »lu l'rocoiu''se et de (pu'hpu's antres. Les marbres de décoration et d'aincnblcnuMit sont parmi les marbres aNtitjues, c'està-dire parmi ceux (jui ont été employés pai- les anciens et dont les carrières sont depuis lonj,'temps perdues ou épuisées, le rouçc d'K^'ypte, le jaune doré «le Laeédémone {inarmor croceum), le noir aJili- (jf(e, le vert anlbiue, la brèche rvdelte d.\lep et la brèche africaine-, et parmi les modernes, en Italie, \c jamie d(» Sienne et de Vérone, le vert de Florence, de Tralo, le blen-lurquin, <le (lènes, le ;?or/or (noir veiné de jaune) et la luninchelle grise; en Ksj)a}^Mie, le blanc «le Molina, le gris de 'r(dè(le, le noir de la Manche et iW la liiscaye, le noir veiné de blanc, de Murviedro, le violet de la (latalo^'ne, le rouge de Séville et de Molina, le vert de Clrenade, le rose veiné de Sanlia^'o, la lutiinchelle rouge, et, par-dessus tout, la brocatellc d'Ksi)a^'ne; en France, le languedoc ou incarnat «le Narbonne, le nankin de Valmij,'èi-e (.\ude), le campait «les l'yrèiu'cs, avec ses variétés roUf:e, verte et isabelle, le griotle de Narbonne, \c grand deuil et le petit deuil de l'.Xriéj^e, de l'Aube et des Hasses-Pyrénécs, la brèche «le Marseille, le blanc et le cipolin des ilautes-Alpes et de l'Isère, les veinés de Maine-el-Loii-e, les noirs et les jaspés do la Mayenne, le aVar/r-7'/([<^mf du Pas-de-Calais, etc., etc.; en lîelgi'jue, les noirs i\Q Dinan et «le Nanuir, et en particulier le marbre Sainte- Anne, r«ui en usajje pour les dessus «le meuble, et qui provient des environs de Mons, ainsi que le granité ou granitelle. li'Ani^leterre fournil ej.ralement des marbres en abon«lance, mais «jui sont moins cciiuuis. — Dans le Commerce, Ccrtaius

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